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  Cantique de L'Olivier Franc

.Histoire, Présent et Avenir du  Peuple de Dieu.

Historique,  méditations, actualités et Prophéties Bibliques
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Diverses études en PDF
Théologie du remplacement
(Une erreur lourde de conséquences)

Romains 11 : versets 16 à 29 16  Or, si les prémices sont saintes, la masse l'est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.
Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l'olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches.  Si tu te glorifies, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc : Les branches ont été retranchées, afin que moi je fusse enté. Cela est vrai ; elles ont été retranchées pour cause d'incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. Ne t'abandonne pas à l'orgueil, mais crains ; car si Dieu n'a pas épargné les branches naturelles, il ne t'épargnera pas non plus.
Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté ; autrement, tu seras aussi retranché.
Eux de même, s’ils ne persistent pas dans l'incrédulité, ils seront entés ; car Dieu est puissant pour les enter de nouveau.
Si toi, tu as été coupé de l'olivier naturellement sauvage, et enté contrairement à ta nature sur l'olivier franc, à plus forte raison eux seront- ils entés selon leur nature sur leur propre olivier.
Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement, jusqu'à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés ; Et ce sera mon  alliance avec eux, Lorsque j'ôterai leurs péchés.
En ce qui concerne l'Evangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.

Origine de la Théologie du remplacement

L’Eglise chrétienne jusqu'à la fin du second siècle, était composée très majoritairement de personnes d’origine juive. Mais l'Eglise grandissait rapidement par l’apport de nouveaux convertis d’origines païennes. Dès cette époque cohabitaient dans les assemblées, des chrétiens d’origine juive, dont les traditions d’Israël et les écritures saintes étaient bien intégrées, et des chrétiens de diverses origines païennes qui assimilaient lentement ce que les « pères » de l’Eglise (qui au premier siècle était des juifs) tentaient de leur enseigner.
Mais ces anciens païens convertis apportaient avec eux et dans les églises, leur vision gréco-latine de la foi, ce qui posait un délicat problème d’identité et d’application des paroles de Yeshoua (Jésus).
Croire à l'efficacité de la croix et donner son cœur au sauveur de l’humanité est une chose, comprendre clairement son message en est une autre, dépendant de l’inspiration du Saint-Esprit mais aussi de nombreux efforts d’apprentissage !
La bonne manière de faire, aurait été de prendre le temps d’intégrer, puis d’assimiler ces nouveaux venus par un enseignement scrupuleux des écritures, de la diplomatie et beaucoup d’amour, mais ceci représentait un cheminement bien plus long et bien moins gratifiant que de voir grandir les églises à grande vitesse.

La gloire d’être le dirigeant d’une grande église fut à l’origine de toutes les apostasies ! 
L’église romaine développa ainsi la théologie du remplacement, selon laquelle l’Eglise en tant que « vrai Israël » remplacerait le peuple d’Israël d’origine en tant que « pseudo Israël » soit disant détrôné, dans le programme de Dieu. (Il suffit de lire Romains 11 pour être convaincu de l’hérésie de cette doctrine.) Mais pour Rome le tour était joué ! Plus besoin d’enseigner longuement liturgie et Lois de Dieu aux païens récalcitrants et de les tracasser avec l’histoire et les usages d’Israël.

Ainsi fut inventée une nouvelle religion (le catholicisme) chose que Jésus n’avait pas ordonnée !
Il suffit de lire les évangiles pour être immédiatement convaincu.
Afin de soutenir ce nouvel enseignement si éloigné des paroles de Yeshoua (Jésus) , les « chrétiens » de Rome et d’ailleurs, développèrent la tradition théologique « ad ver-sus Judéos » (contre les Juifs), mettant en place une polémique anti-judaïque systématique.
Les Juifs furent déshérités de tout et l’Ancienne Alliance affublée du nom d’ancien testament pour mieux enterrer les anciennes coutumes, liturgies et Lois d’Israël.

Il était interdit de suggérer que l’alliance de Jérémie 31 incluait à la fois Israël et l’Eglise. 
La rédemption finale d’Israël, sur laquelle Paul avait si soigneusement fondé sa foi la plus profonde, était à peine mentionnée dans les écrits des « Pères » de l’Eglise. 
L’ostracisme anti-Israël qui régnait à Rome serait trop long à décrire en détails.

Pour donner un exemple d’antisémitisme : Au concile de Quinisexte en l’an 692, on ordonna qu’aucun membre du clergé, ni aucun laïc ne mange de pain sans levain qui aurait été cuit par un juif.

Ce n’est pas tout ; On changea les dates des fêtes, on latinisa les noms des personnages bibliques etc…

L’Eglise de Rome s’appropria non seulement l’héritage spirituel d’Israël mais aussi l’histoire nationale des Juifs, leurs patriarches et leurs prophètes. Avec le temps, tout l’arrière plan du judaïsme spirituel et national fut détrôné, déformé et revendiqué comme seule propriété de l’Eglise (romaine et orientale).
Pour parachever le tout et séduire plus encore les anciens païens, leurs vieilles idoles furent habilement métamorphosées en statues de « saints » visibles encore dans les nombreuses églises catholiques ; alors que le second commandement nous déclare :
Exode 20:4  Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.
Ce n’est pas tout, le paganisme fut artificiellement christianisé et le christianisme largement hellénisé pour créer une religion hybride, ce que n’avait aucunement demandé Jésus.
On inventa le culte de la vierge pour remplacer le culte d’Isis et Osiris, les processions des idoles remplacées par les processions des « Saints », les prêtres et les moines en remplacement des prêtres païens, l’eau bénite pour remplacer l’eau lustrale des égyptiens etc.

La structure hiérarchique du catholicisme Romain avait mis main basse sur l’héritage de Dieu. Au lieu que l’assemblée des croyants (l’Eglise) soit structurée collégialement et dirigée par le SAINT-ESPRIT, comme l’avait institué Jésus, elle était devenue une armée obéissante dirigée par un empereur…
Comment les théologiens du remplacement argumentent leur position ?
(Nous commentons leurs affirmations en bleu)

Ils prétendent que :
1) Selon les théologiens du remplacement, Etre un fils d’Abraham, c’est avoir foi en Jésus-Christ. Galates 3 : 29 si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse. Ce verset montrerait que la filiation d’Abraham est vue au sens spirituel, et non en termes nationaux.
C'est en partie spirituelle et biblique absolument vrai, mais physiquement totalement faux car être la postérité d'Abraham même de manière spirituelle, greffe  immédiatement le païen converti sur l'Olivier Franc qui est la représentation symbolique du peuple d'Israël.
Si ce n'était pas le cas, Dieu aurait deux peuples ou en aurait renié un, ce qui n'a aucun sens car Dieu ne change jamais ses promesses, et ne profère aucun mensonge. Dieu n'a pas deux peuples !

2) Selon les théologiens du remplacement, La promesse de Canaan pour Abraham était seulement un « point de départ ». Le vrai pays promis est le monde entier (Romains 4 : 13 En effet, ce n'est pas par la loi que l'héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c'est par la justice de la foi.)
C’est donc selon ces théologiens l’Eglise qui hérite le monde.
Cette affirmation biaisé est vraie, mais ne valide absolument pas la théologie du remplacement, car le mot grec "Eglise" qui signifie assemblée, est le nom usuel qu'ont donné les chrétiens à la partie d'Israël qui a reconnu et accepté son Messie Yeshoua Ha Mashiah (Jésus)! c'est donc Israël qui doit évangéliser le monde entier.

3) Selon les théologiens du remplacement, La nation d’Israël était seulement la semence pour la future "Eglise" qui commencerait, incorporant le peuple et les nations (Malachie 1 : 11 Car depuis le lever du soleil jusqu'à son couchant, Mon nom est grand parmi les nations).
Encore une fois quel est le rapport direct avec la théologie du remplacement et qui parmi les nations connaît le véritable nom de YHWH ?

4) Selon les théologiens du remplacement, Jésus aurait dit, que les Juifs avaient perdu leurs privilèges spirituels, et qu’ils étaient remplacés par d’autres personnes (Matthieu 21 : 43 C'est pourquoi, je vous le dit, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.)
Certes, nombre de juifs qui sont tombés dans l’endurcissement et ont momentanément perdus leurs privilèges spirituels, mais l’Epître aux romains vient éclaircir parfaitement ce verset car Dieu ne remet jamais en cause ses propres paroles !
Les Apôtres posent cette question dans Actes 1 : 6 et 7 Alors les apôtres réunis lui demandèrent:
Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d'Israël ? Il leur répondit : Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.
Il suffit de lire : La question posée par les Apôtres porte sur royaume d’Israël terrestre et Yeshoua répond clairement, mais sans le dénoncer, que ce royaume sera rétablit au temps de Dieu ! Où est-il question d’un quelconque remplacement ?

5) Selon les théologiens du remplacement, Un véritable Juif est né du Saint Esprit, qu’il soit à l’origine un Gentil ou un Juif (Romains 2 : 28-29 Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement ; et la circoncision, c'est celle du coeur, selon l'esprit et non selon la lettre.)
Entièrement d’accord, mais ceci a-t-il un quelconque rapport avec l’annulation des promesses de Dieu faites à Israël en que peuple terrestre, et est-il ici question de la théologie du remplacement ?

6) Selon les théologiens du remplacement, l’Apôtre Paul montre que l’Eglise est réellement le même « olivier » qu’Israël. Par conséquent, vouloir distinguer entre Israël et l’Eglise est une idée erronée.
Les gens d’origine juive ayant besoin d’être greffés à nouveau dans l’Eglise, autrement dit dans l’Israël véritable (Romains 11 : 17à23) (voir le verset plus haut) 
Rien de plus véridique ! Il ne faut pas distinguer l’Eglise et Israël ; ce que nous-nous évertuons à expliquer sur ce site. Il est totalement vrai que les inconvertis d’origines juive et autres ont besoin d’être greffés ou regreffés sur l’Olivier Franc d’Israël. Mais ceci a-t-il un rapport avec la doctrine du remplacement ?

7) Selon les théologiens du remplacement, Toutes les promesses de l’Ancien Testament faites à Israël, à moins qu’elles s’accomplissent historiquement avant la première venue de Christ, sont maintenant la propriété de l’Eglise.
Elles ne doivent pas être interprétées de manière charnelle ou littérale, mais spirituellement et symboliquement.
Par conséquent, les références de l’Ancien Testament concernant Israël, Jérusalem, Sion, et le Temple, quand ils sont des prédictions, se réfèrent à l’Eglise (2 Corinthiens 1 : 20 car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui (l’Amen); c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.)
Nous lisons simplement que les promesse de Dieu sont en lui et par lui (Le Corps de Christ) ! Nous serons entièrement d’accord avec cela ; en ajoutant que  « tout Israël sera sauvé en lui et par lui » et qu’en conséquence, les promesses faites à Israël nation terrestre et spirituelle seront également accomplies en lui et par lui, ce qui n’évoque en rien un quelconque rejet de qui que ce soit !
Ce verset n’a donc encore une fois aucun rapport avec la théologie du remplacement !

Dans le Nouveau Testament toutes ces choses sont à comprendre spirituellement (voir Galates 4 : 22 à 26 Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre.
Mais celui de l'esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes  sont deux alliances. L'une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c'est Agar, car Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c 'est notre mère…)  Ici nous ne sommes plus sur le même plan car le verset compare la terre actuelle avec les nouveaux cieux et la nouvelle terre qui seront établis après le jugement dernier.
Il n’y a encore une fois aucun rapport avec l’Israël et l’Eglise terrestre d’hier et d’aujourd’hui.
Certes le verset parle d’ancienne et de nouvelle Alliance mais pas dans le temps actuel !

Ephésiens 2 : 19 à 22 19  Ainsi donc, vous (les païens convertis) n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. (Israël) Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire.
Encore un fois le verset vient appuyer notre propos : Si nous sommes concitoyens et pas citoyens c’est bien qu’il y a deux types de citoyens !  Les anciens païens convertis sont « édifiés sur le fondement » et n’ont en aucun cas crées leur propre fondement !

Attraits séducteurs de la théologie du remplacement : 
C’est historiquement bien enraciné dans l’Eglise (« Pères » de l’Eglise, Luther, les Réformateurs).
C’est d’abord un intérêt intellectuel, car cela ne demande pas une interprétation littérale de la Bible.
Cela suscite un attrait naturel, parce que cela va de paire avec une vision des « choses de la fin », qui va à l’encontre des enseignements fantaisistes sur la fin des temps, lesquels ont été courants dans l’Eglise durant le dernier siècle. Cela flatte le caractère humain, qui a des difficultés à accéder au thème de l’élection des autres.

Mais cette fausse doctrine a créé un doute dans les esprits

Voici quelques questions que l’on se pose silencieusement dans les églises : 
1) L’Eglise est-elle le « Nouvel Israël » ?
2) Le peuple d’Israël en tant que tel a-t-il un rôle signifiant dans le plan de Dieu ?
3) Les promesses de Dieu pour la terre d’Israël sont-elles toujours actuelles ?
4) L’Etat moderne d’Israël a-t-il un sens prophétique, ou est-il un accident de l’histoire ?
5) comment comprendre les prophéties ?
6) À quel moment la bible parle de l’Israël terrestre, de l’Israël Eglise et de l’Israël réuni ?

Pour répondre à ces questions il nous semble que savoir lire est largement suffisant !
Inutile d’épiloguer puisque l’apôtre Paul nous a déjà tout dit !

1) toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine
Rien de nouveau ; les convertis sont greffés en tant que participants sur le tout de l’Olivier Franc image d’Israël et du Corps de Christ.

2) sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte.
Certainement que la culture biblique ne vient pas des Gaulois !

3) Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages,
Oui c’est un « sod en hébreu » (un mystère) pour certains et une évidence pour d’autres, que le Dieu trois fois Saint ne renie jamais ses paroles. Que ce qu’il a annoncé aux descendants charnels d’Abraham leur sera accordé et ce qu’il a promis aux enfants spirituels d’Abraham aussi !

4) c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement, jusqu'à ce que la totalité des païens soit entrée.
Comme nous l’affirmons il y a deux parties qui constituent l’Israël selon Dieu. Une qui est momentanément tombée dans l’endurcissement et l’autre qui c’est donné le nom d’Eglise.

5) Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés ; Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j'ôterai leurs péchés.
Quoi de plus clair : Dieu veut et fera que tout Israël soit sauvé, ce qui signifie que les promesses faites aux enfants descendants d’Abraham sont toujours effectives et seront accomplis !

6) En ce qui concerne l'Evangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.
Ici encore quoi de plus clair : les Juifs sont encore par ignorance et à cause des erreurs de l’Eglise des ennemis de Jésus-Christ, mais ceci ne remet aucunement en cause leur élection.
Ils sont donc à la fois ennemis et quand même Elus et aimés de Dieu, ce qui devrait faire réfléchir Nombre de théologiens…

7) L’état d’Israël moderne né en 1948 a-t-il un sens prophétique ?
Il est certain que de nombreuses prophéties se sont accomplies avec le retour des Juifs en terre sainte et que ce retour marque une étape majeure de nombreuses prophéties.
L’ETAT d’Israël actuel représentent-il la nation d’Israël selon Dieu ?
Il y a une certaine distance entre la coupe et les lèvres qu’il nous est difficile de franchir aujourd’hui. Mais il est certain qu’il n’y a pas de rapport direct entre le peuple d’Israël selon Dieu et la création d’un état par les instances internationales.

Conclusion

Une des plus grandes tragédies qui soit survenue à l’Eglise fut sa séparation de ses racines culturelles juives, rupture qui fut la cause de nombreuses hérésies, et de déviations de la vérité biblique et du style de vie biblique. La descente de l’Eglise occidentale dans le Moyen-âge ténébreux, qui fut une période de ténèbres intellectuelles et spirituelles s’étendant du 5ème au 15ème siècle a été certainement le résultat de cette séparation, …

La nature de la perte subie par l’Eglise au travers de sa séparation de ses origines hébraïques.
Selon la pensée hébraïque, tout est théologique, c'est-à-dire que les Hébreux ne font aucune différence entre les domaines sacrés et séculiers de la vie. Ils considèrent tous les aspects de la vie comme un tout. Tout est du ressort de Dieu. Il a une part dans tout ce qui se passe, que ce soit des épreuves ou des joies. Et les êtres humains ont une conscience de Dieu dans tout ce qu’ils font.
Le psalmiste parle clairement de cet aspect de la pensée hébraïque  Proverbes 3 : 6 « J’ai constamment l’Eternel sous mes yeux. » (Psaume 16 : 8) Ceci est aussi enseigné dans le Proverbe : « Reconnais-le dans toutes tes voies et Il aplanira tes sentiers ».
Ainsi, Dieu est considéré comme contrôlant à la fois la fécondité (Genèse. 30 :22) et la stérilité (1 Samuel 1 : 5-6). Le livre de Ruth donne des exemples concrets de cet enseignement déclarant que « l’Eternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain » (Ruth 1 :6) (En référence à l’aide apportée lors d’une famine qui avait ravagé la ville de Bethlehem
et le pays de Juda.) Naomi dit à ses belles-filles : « Le Tout-Puissant m’a rempli d’amertume. » (Ruth 1 :21) en référence à la disparition récente de son époux et de ses deux fils en Moab.

Ainsi donc, selon la pensée hébraïque, toutes les circonstances de la vie quelles soient bonnes ou mauvaises, n’arrivent pas par hasard, mais sont sous le contrôle souverain du Tout-puissant Dieu.
Ce n’est pas l’expression d’un fatalisme, mais la reconnaissance de la souveraineté de Dieu.

L’Eglise a malheureusement mis l’accent sur la distinction entre les domaines sacrés et séculiers de la vie, au travers des mouvements monastiques des cloîtres et des couvents.
W.D. Davies a donné un résumé des implications historiques de cette perte dans le contexte de la séparation de l’Eglise d’avec la Synagogue. Une double moralité est apparue : une moralité plus élevée pour une vie hors du monde et une moralité plus basse pour une vie dans le monde. L’affirmation selon laquelle tous les aspects de la vie étaient sacrés et qui caractérisait la synagogue, fut ignorée.

Le monde chrétien se divisa malheureusement en deux : personnes civiles et personnes religieuses, institutions séculières et sacrées ; les personnes et les choses saintes étant placées au-dessus des choses non saintes. L’entièreté de la vie sur laquelle le Judaïsme mettait l’accent, fut perdue.

Le Protestantisme n’échappa pas à ce dualisme « sacré-séculier ».
Le divorce de la religion avec la vie fit partie du prix payé pour avoir négligé la Synagogue.
Ceci demeure vrai malgré la séparation qui existe dans le Judaïsme entre les choses pures et impures et la séparation du monde qu’implique l’observation de la loi ; au travers de toutes ces « séparations » le Judaïsme essayait de prendre au sérieux l’application de la Loi, à savoir la volonté de Dieu, pour la vie dans son ensemble.
Un exemple de cela a récemment été mentionné dans la revue d’une paroisse de campagne, ainsi il est noté : « Le Doyen Alford de Canterbury n’était pas populaire parmi ses concitoyens victoriens parce qu’il aida à remettre en place des cultes de « moisson » dont s’étaient débarrassés les Réformés et que les Puritains avaient tenté de garder bien enterrés.
En général, les ecclésiastiques de l’époque victorienne étaient opposés à ce type de culte parce que le séculier et le sacré devaient être maintenus à bonne distance l’un de l’autre.

Dieu n’a jamais eu l’intention que l’Eglise, qui est le corps des croyants en Jésus-Christ, soit séparée des ses racines juives. L’Eglise Primitive était évidemment entièrement juive et  ses premiers représentants étaient juifs (ceci a été spécifiquement mentionné par Eusébius), jusqu’en 135 AP. JC au moment où des non-Juifs sont devenus évêques de Jérusalem.

Scofield relate que jusqu’à la 2ème révolte juive en 133 AP. JC, treize évêques juifs chrétiens de Jérusalem sont mentionnés.
Il a été estimé que près de 20% de la population de l’Israël du premier siècle a pu reconnaître que Jésus était le Messie !
3000 vinrent au Seigneur à la fête de Shavuot ou Pentecôte (Actes 2 : 4).
Peu de temps après, quelques 5000 hommes juifs (sans compter les femmes et les enfants) devinrent croyants en Jésus-Christ (Actes 4 :4).
Plus tard, le récit indique qu’une « grande foule de sacrificateurs obéissaient à la foi ». (Actes 6 :7) Il est possible que ces responsables aient mis en corrélation le moment de la mort de Yeshoua (Jésus) avec le moment où le voile du temple s’est déchiré du haut vers le bas.
Environ 25 ans plus tard, lorsque Paul revint de son 3ème voyage missionnaire, il rencontra les anciens de l’Eglise de Jésus qui soulignèrent que le nombre de croyants avait atteint des dizaines de milliers.
 Actes 21 :20 « Quand ils l’eurent entendu, ils glorifièrent Dieu puis ils lui dirent : Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru et tous zélés pour la loi. »
Le mot grec « murias » utilisé ici signifie « une dizaine de milliers, une myriade ou nombre indéfini, une multitude innombrable, un nombre illimité. » C’est dans ce sens que ce mot est traduit ailleurs dans le Nouveau Testament. Cela implique donc un grand nombre de croyants en Yeshoua, qui étaient tous des Juifs religieux.

L’image biblique du plan de Dieu pour l’Olivier franc est donnée dans Romains 11 : 16 à 26 et utilise cette image d’un olivier pour représenter Israël et ses racines : les patriarches – Abraham, Isaac et Jacob etc. De cette racine est issu le peuple juif. Pendant ce temps là, les Gentils étaient un olivier sauvage, privés de ces racines riches et à qui le fermier n’avait pas donné une attention spéciale et qui pour une grande partie ne portait pas de fruits. (Ephésiens 2 : 12) Les croyants juifs dans le Messie constituent une continuité vraie et vivante de cet olivier.
Comme  un certain nombre de juif n’ont pas cru,  ils ont été retranchés de l’olivier et les Gentils croyants (issus de l’olivier sauvage) ont été greffés sur la racine d’Israël au travers de leur foi dans le Messie. (Ephésiens 2 :13) La sève qui donne la vie et qui nourrit les branches sauvages (l’Eglise des gentils) coule depuis la racine et le tronc d’Israël (Romains 11 : 17-18). Ainsi, plutôt que de remplacer Israël, l’Eglise des Gentils est greffée dans et sur Israël.
Les branches retranchées peuvent être regreffées par la foi, encore plus simplement que n’importe quel gentil, tel que cela se passe actuellement et se passera de façon croissante jusqu’à ce que tout Israël soit sauvé.
(Romains 11 :23)


Il n’y a qu’un olivier cultivé et il n’y a qu’un Israël, pas deux. L’Eglise des Gentils n’est pas un nouvel Israël, mais elle a été incluse dans la communauté d’Israël. (Ephésiens 2 :12)
Ainsi les Juifs non sauvés (l’Israël naturel retranché), les Juifs sauvés (branches naturelles attachées à l’arbre) et les croyants gentils (branches sauvages greffées), chacun participe pour sa part à cet Israël unique. Dieu n’a jamais dit qu’Il en avait fini avec le vieil arbre.
Il n’a pas brisé son alliance avec Israël. Il déclare que le reniement par l’Eglise de sa connexion avec Israël et de ses racines juives, est une arrogance qui mérite Son jugement. (Romains. 11 : 20 à 22)

Pour finir par une note plus heureuse, il faut savoir que des chrétiens bibliques fidèles ont existé dans toutes les époques et sous tous les horizons. Ils n’étaient naturellement pas sans reproche quant à leur pratique de la foi, mais ils avaient en commun de chercher à se conformer, tant bien que mal à la parole de Dieu et d’avoir été très largement persécutés pour cela.

Romains 11 : versets 16 Or, si les prémices sont saintes, la masse l'est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.

Réjouissons-nous, le Saint-Esprit de Dieu est de loin plus puissant pour éclairer la vérité et pour convaincre de péché que la faiblesse humaine dans toutes ces représentations !

Compilation de réflexions par l’équipe de l’Olivier Franc




  
La fallacieuse théologie du remplacement
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La Foi en Yeshoua par Beth Yeshoua