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Cantique de l'Olivier Franc
Bible et +
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Dérives
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Cantique de l'Olivier Franc

.Histoire, Présent et Avenir du  Peuple de Dieu.

Méditations

Pessah et Pâque ou Pâques


L'équipe de Cantique de l'OLivier Franc


Exode chapitre 12 versets 1 à 28


Exode 12 : 1 et 2 YHWH (L'Eternel) dit à Moïse et à Aaron dans le pays d'Egypte : Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l'année


C'était le premier commandement de Dieu pour Israël !


Nous pouvons donc dire qu'à partir du Chapitre 12, l'Eternel ordonne, que le (1er Nissan) mars /avril soit le premier jour de l'année spirituelle de Dieu, à la place de Roch-ha-chana, (le 1er Tichri) Sept /oct qui est le jour du nouvel an solaire et Cosmique habituel.  

Nous passons donc depuis ce 1er Nissan, d'un comptage Solaire, à un comptage spirituel du temps !

A partir de ce jour, le peuple de Dieu, vivra dans le temps de Dieu !  En relation permanente avec Dieu !

Voilà pourquoi le calendrier à une importance spirituelle capitale pour le peuple d'Israël, et également pour les chrétiens qui peuvent grâce à lui découvrir encore plus de merveilles de Dieu !


Projetons-nous maintenant vers le premier siècle de l'Eglise


Conformément au commandement de Dieu, les premiers Chrétiens, (qui étaient souvent des Juifs), célébraient la fête de (Pessah) Pâque (sans S), à la bonne date du calendrier de Dieu ! C'est-à-dire le soir du 14 Nissan, la journée du 15 Nissan et pendant 7 jours consécutifs ! C'était le commandement de Dieu ! Mais et à juste titre les chrétiens qui fêtaient la Paque souhaitaient également fêter la Résurrection de Yeshoua (Jésus) qui eu lieu le premier jour de la semaine hébraïque c'est-à-dire un dimanche. Il y avait donc un problème de coordination entre la pratique juive et chrétienne au sujet de cette fête, mais Pâque demeurait une fête commune aux deux communautés.  

Mais le temps passa et de plus en plus de nouveaux chrétiens d'origine païenne entrèrent dans l'Eglise.

Rien de plus normal et d'agréable à YHWH (l'Eternel), mais par voie de conséquence, la proportion de chrétiens d'origine Juive s'amoindrit, ainsi que leur influence dans l'Eglise….

 Nous sommes maintenant au début du 4em siècle….


Sous l'empire romain il y avait plusieurs sortes de personnes, il y avait : Les juifs fêtaient Pessah (Pâque) le 15 Nissan dans leurs synagogues, les Chrétiens a la même date dans leurs Eglises et à quelques jours près les Païens fêtaient le nouveau soleil qui était la fête d'Astarté dénommée aussi de Beltis la Reine des cieux, qui porte aussi le nom d'Easter qui signifie œuf ! (Nous trouvons ici l'origine des œufs de Pâque)


L'église de Rome devenant de plus en plus influente trouvait fort désagréable d'être contraint de demander à un rabbin (seul capable de faire le calcul des fêtes mobiles) de bien vouloir lui indiquer la date de la fête de Paque.

De plus et pour mettre un peu d'ordre dans toutes ces fêtes, l'Empereur Païen Constantin, (qui pensait que l'Eternel et Jupiter était le même Dieu) eu l'idée ingénieuse de dissoudre, par une forme de syncrétisme, la fête Biblique de Pâque, dans la Fête Païenne du printemps ! Pour ce faire, il Convoqua en 325, les 250 Evêques Latins, au concile de Nicée, lesquels décideront, sous sa présidence que « Les Pâques », Cette fois avec un S, seront dorénavant célébrées, le 1er Dimanche après la 1ère pleine lune qui suit l'équinoxe de printemps.

 

L'enfer est pavé de bonnes intentions !


On peut dire que l'évêque de Rome, qui était à cette époque le pape Sylvestre, aura échangé la parole de Dieu, et les racines de l'Olivier Franc contre quelques oripeaux sacerdotaux ! Car en échange de ses bons services, on ne peut plus conciliants, il reçu des mains de Constantin, les emblèmes du pouvoir impérial que sont : La Mitre, le Pallium, la pourpre et le sceptre impérial, qui sont le costume du pape d'aujourd'hui.

Changement de ton :

Jusqu'à présent les évêques agissaient comme des frères aînés envers l'Eglise ; ils exhortaient, ils conseillaient, ils reprenaient le plus souvent avec douceur. L'Eglise avait donc une direction plutôt collégiale.

Mais à partir de Sylvestre les évêques de Rome agiront comme des chefs et souvent comme des despotes !


Observez le ton péremptoire de sa  bulle : « Si un évêque, un prêtre ou le diacre ose, après ce décret, célébrer la Pâque (à une autre date), le Concile jugera qu'ils soient anathèmes de l'Église.  Ce concile non seulement les éliminera de leur ministère, mais aussi tous les autres qui osent communiquer avec eux. »  (Satan pouvait frotter les mains !)


Les Pâques romaines avec un  S, mettaient tout le monde, dans un même panier Pagano-catholique !


Pourtant la parole de Dieu avait bien prévenu les chrétiens, de ce genre de dérives :


2 Corinthiens 6:14  Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ?   Ou qu'y a t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?


On peut donc sérieusement se demander de quelle autorité les Evêques Romains, se sont-ils, arrogé le droit de toucher aux ordonnances de Dieu ?

Bien sûr, les chrétiens ne sont plus sous la condamnation de la loi et il faut rappeler que pour un vrai Chrétien, le passage par-dessus qui est la signification de Pâque c'est tous les jours, et chaque fois que nous partageons la Sainte cène !

Mais pour prévenir la confusion, et pour ne pas donner de cautions à l'ennemi, je pense qu'il serait bon d'éviter le jour décrété par les Païens, et d'éviter également de mettre un S au mot Pâque ! (Ce que les juifs prennent pour une marque de paganisme et plus encore d'ignorance des sources de notre propre religion !)

Il n'est absolument pas question dans mon propos de retourner à l'Ancienne Alliance, mais simplement de ne pas oublier les dates liturgiques et d'étudier les significations spirituelles et prophétiques de chacune des Fêtes de l'Eternel, pour en tirer des enseignements capitaux !


Petite Etude de la Fête de Pâque


Pessah qui se déroulait sur 7 jours : Du soir du 14 Nissan, au soir 21 Nissan, jour de la traversée de la mer rouge ! Le déroulement de ces 7 jours de Pâque, a donc un aspect prophétique important ! 

(Car selon la bible, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour !)


Cette Première Pâque commémore : 

- Le sacrifice de l'agneau pascal… SANS DEFAUT (il fallait l'observer pendant 4 jours du 10 au 14 Nissan)

- La liberté retrouvée, lors la sortie d'Egypte après 430 années en Egypte. 

- La naissance du peuple d'Israël,… lors de la traversée, de forme baptismale des eaux de la mer rouge !   


En réalité cette première Pâque, cet agneau sacrifié, ce sang sur les linteaux des portes, préfiguraient la libération par l'Evangile du salut en Yeshoua Ha Mashiah !


Qui commémore :

- Le sacrifice de l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, et sa résurrection d'entre les morts ! 

- L'affranchissement, (le rachat de nos péchés) par la rédemption (rachat) en (Jésus-Christ) !

- La Nouvelle Naissance du peuple spirituel de Dieu, symbolisée par la traversée des eaux, du baptême !


C'est pourquoi regarder la Pâque dans sont aspect d'un déroulement en sept jours, incluant la traversée des eaux de la mer rouge est capital pour notre compréhension du salut !

Il est donc important de comprendre que, Les eaux du déluge, les eaux de la mer rouge, et celles du  Baptême, SYMBOLISENT la mort à son ancienne vie (1ere mort) et la résurrection à une vie nouvelle éternelle en Christ ! L'arche de Noé, La maison, et le peuple d'Israël etc. Étaient aussi des préfigurations « du Corps de Christ ! »

Voilà pourquoi le Baptême est si important !


- Parce que tant que l'Arche de Noé était à sec, Noé et sa famille n'étaient pas encore en sécurité !

- Parce que tant qu'Israël n'avait pas encore traversé la mer, Pharaon pouvait encore les rattraper ! 


Il faut traverser les eaux, pour ne pas rester sur les terres de l'ennemi !

 

Il faut mourir à son ancienne vie, pour que la seconde mort n'ait plus de pouvoir sur nous !

En traversant les eaux du baptême « en Jésus-Christ » nous plaçons un fleuve infranchissable entre l'ennemi de nos âmes et nous ! (Satan ne peut rien contre nous !) C'est pourquoi la parole nous dit que : celui qui croit en Christ et qui sera Baptisé sera sauvé ! Marc 16 :16


Donc la fête de Pessah et la Pâque Chrétienne (sans S) célèbrent l'Evangile de Christ !

 

La naissance d'un peuple mis à part dans un lieu fermé, qui traverse les eaux : (L'ARCHE du Corps de Christ !)

Apocalypse 11: 19 Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l'Arche de son alliance apparut dans son  temple.

Si la parole emploie le mot Arche " tébah" (un coffre en forme de bateau) c'est pour nous avertir que l'on ne peut pas être dedans et dehors en même temps. On est dans l'Arche porte fermée ou on tombe dans la mer pour si noyer !  (L'homme ne peut être qu'en Christ ou dans le monde !)


Lire  Exode chapitre 12 : 12 


Question : Pourquoi l'Eternel a t-il choisi d'appliquer son fléau, sur les premiers nés ?

Parce les premiers nés étaient consacrés pour devenir prêtres au service des idoles !

En frappant les prochains prêtres Egyptiens, L'Eternel condamnait du même coup l'Idolâtrie !

Et il y a une chose très importante à souligner :

Dieu n'a pas dit tout les premier nés Egyptiens mourront, mais tous les premiers nés, du pays d'Egypte mourront !

Tous les premiers nés vivant sur le sol d'Egypte qu'ils soient égyptiens, hébreux, et même les animaux !


YHWH (L'Eternel) Dieu avait donc promulgué, un Décret de mort sur tous, SANS EXEPTION !


Parce que Dieu a plusieurs attributs !


Parce que Dieu est Amour et il est « Père céleste » Bien sûr, mais qu'il est aussi « Le Grand Juge ! » et qu'un juge intègre ne peut pas faire de passe droit, ni se déjuger !   (Dieu ne juge jamais arbitrairement !)

Il y avait donc un empêchement légal, pour que Dieu leur accorde son salut, et ceci nous concerne directement.


(Notre Dieu, Trois Fois Saint, ne transgresse jamais ses propres paroles, sauf quand il accorde sa Miséricorde insondable qui est la prérogative de sa Majesté !)


Esaïe 45 :23 Je le jure par moi-même, (Dit Dieu) La vérité sort de ma bouche et ma parole ne sera point révoquée... 

Si Dieu le juge a dit : «  le salaire du péché c'est la mort » Le salaire des pécheurs sera donc la mort  pour tous !


Dieu ne pouvait donc pas épargner le peuple d'Israël sans transgresser ses propres paroles !

Mais Dieu, qui est « Père céleste » désire plus que tout pardonner !


Voilà le tableau des difficultés !


Un Père, Juge incorruptible, doit juger et condamner, selon sa propre loi, son propre enfant criminel !

S'il acquitte son fils, il est un mauvais juge, et s'il le condamne il est un mauvais Père !


Comment sortir de cette impasse ? Dieu nous donne sa réponse !


Genèse 22: 8 Abraham répondit : Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l'agneau pour l'holocauste.


Exode 12 : 11 Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C'est la Pâque de l'Eternel.


Pessah (Pâque) !  Le « passer par dessus » de Dieu de cette impossibilité légale !


« La pâque de YHWH (l'Eternel) » YHWH se pourvoira lui-même de l'agneau !


Romains 3 : 25  C'est lui (Christ) que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice ! (Psaume 40 7 à 8)


Dieu le juge a condamné, mais Dieu le père a dit :  «Voici je viens » 

C'est Moi-Même qui vais subir ton châtiment !

 

« En Jésus-Christ » Dieu a pourvu lui-même à l'agneau du sacrifice !


Pour que la lettre de La loi soit accomplie une fois pour toute ! (2 Corinthiens 3:6 La lettre de la loi a tué Christ et l'Esprit l'a vivifié !)


C'est pourquoi Jésus a dit en Matthieu 5 :17  Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu, non pour abolir, mais pour accomplir la loi.


Christ a donc été crucifié en premier lieu, pour satisfaire, pour accomplir, et pour maintenir la justice de Dieu !

C'est parce que la justice de Dieu le juge a été parfaitement exécuté « Tout est accomplit » en Jésus-Christ, que  le Père Céleste, juge intègre peut désormais nous accorder sa Grâce, en ne voyant de nous collectivement, que le Sang de Yeshoua Ha Mashiah son fils unique (Jésus-Christ) !


Dans la Pâque Juive il fallait faire disparaître de la maison, la moindre trace de levain.

(De choses qui peuvent fermenter.) Une image du péché !  Ne rien emporter provenant de l'Egypte ! 

- Symbole que l'on retrouve avec Le lavage des Pieds, que Jésus a instauré juste avant la Cène !


1 Corinthiens 5 : 7 dit ceci : Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé.


Nous avons encore besoin de nous laver les pieds de chasser le levain des choses du monde qui pourraient entrer dans l'assemblée des frères ! Et ce levain entre chaque fois dans l'Eglise quand on cherche à interpréter la parole de Dieu pour l'adapter à son époque.  

Souvenons-nous que les Hébreux ont emporté les vases d'or des Egyptiens, mais ils en on fait une Idole !


Trois actes humains pour être sauvé


Exode 12 : 22 Vous prendrez ensuite un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux de la porte avec le sang qui sera dans le bassin. 


Il fallait donc accomplir trois actes précis, pour que les premiers nés soient épargnés.


1) Il fallait sacrifier un agneau sans défaut.  (Prise de position dangereuse, à cause du culte de Khnoum)

2) Il fallait appliquer son sang sur le linteau de la porte de Sa maison ! (Une façon de se faire repérer !)

3) Et Il fallait donc être courageux ! Car cet acte de rébellion était puni de mort !


Mais pour les hébreux, c'était un acte de libération des chaînes de l'idolâtrie !


En affichant le sang sur la porte les Hébreux ont fait Un acte de sanctification (mis a part) avec l'Hysope !     


Psaumes 51: 7  Purifie-moi avec l'hysope et je serai pur ; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.

Ce passage pose donc la Question :


- Serions-nous encore capables de prendre de tels risques ?

- Serions-nous encore capables de nous débarrasser du vieux levain ?

- Aurions-nous le courage, de prendre le risque d'être rejeté en affirmant des vérités bibliques ?


Romains 10:10  Car c'est en croyant du cœur  qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut,


Dieu n'avait pourtant pas besoin d'une indication, pour savoir où étaient les Hébreux !


Pourquoi Dieu voulait-il, que le sang soit sur la porte ?


Pour que son peuple prenne position pour lui ! (Dieu ne sauve donc personne de force !) Ce qui met en défaut l'un des cinq points du calvinisme.


Le sang, de l'agneau resté dans le bassin  ou sur le sol, n'aurait sauvé personne !


- Il fallait faire cet acte d'appartenance courageux, d'appliquer le Sang sur la porte de Sa maison !     

- Ce qui signifie plusieurs choses : La mort de Jésus-Christ, satisfait parfaitement la justice de Dieu !

- Mais faut-il encore s'approprier, et proclamer son salut, donner une Preuve d'adhérence à Dieu !

- Il faut que les dominations spirituelles et humaines puissent constater clairement votre position pour Dieu !


Comme nous le savons tous désormais, nous sommes sauvés par la Grâce et par la Foi, « en Jésus Christ ! » Ainsi dès l'instant de notre salut, tous les enfants de Dieu ne forment plus qu'un seul corps !

Le Corps de Christ, qui est l'Olivier Franc, ses branches et ses feuilles (l'Eglise) !

C'est pourquoi nous pouvons dire, que nous sommes collectivement sauvés en Jésus-Christ ! Dans le Corps de Christ, qui est un lieu fermé d'une porte étroite comme L'Arche de Noé qui en était une figure !  


Matthieu 7:14  car étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent. C'est pourquoi le Verset 22 est important : Nul de vous ne sortira de sa maison jusqu'au matin !


Dieu a donc dit, que le salut serait pour ceux qui sont dans la maison ! Pas devant la maison ! Si un enfant d'Israël était sorti de sa maison le jour de Pessah, il serait mort.


Attention ! Devant l'église on entend les prières, on entend les cantiques, on peut saluer ceux qui entrent, mais en réalité on est encore dehors !

Attention ! De ne pas avoir un pied dans l'arche un pied dans l'eau, si non on tombe dans l'eau !

Attention ! Pour le grand voyage de la vie éternelle, l'Arche voyagera porte fermée !

Attention ! Reconnaître Yeshoua (Jésus) comme Seigneur, Sauveur et Maître, ce n'est pas adhérer à une confession d'église, ni devenir le groupie du pasteur ou du curé du coin !

Attention donc : de ne pas rester devant la porte ou sur le pas de la porte de la Qéhila (l'Eglise) !

Attention encore : Nous ne parlons pas ici, ni de l'institution humaine, ni du bâtiment de l'église, Mais Du Corps de Christ !

 

C'est être dans l'Arche du Corps de Yeshoua Ha Mashiah


Luc 13:25  Quand le père de famille sera entré, et qu'il aura fermé la porte, et que vous, étant dehors, vous vous mettrez à heurter et à dire: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous; il vous répondra: Je ne sais d'où vous êtes.


Les herbes amères nous rappellent l'âpreté de l'Esclavage


L'âpreté de l'esclavage en Egypte pour les hébreux.

Et l'âpreté du souvenir de nos anciens péchés, pour un enfant de Dieu !


Le pain sans levain, évoque l'urgence du départ


Pas le temps de laisser la pâte lever ! Avoir une attitude PERMANENTE d'attente de Dieu et du retour du Messie !


Exode 12:11  Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C'est la Pâque de l'Eternel.

Et c'est une puissante évocation de l'enlèvement de l'Eglise   


Les Hébreux ont quitté le sol égyptien le septième jour, au son de la trompette le (shofar)

Et l'Eglise rejoindra aussi Christ, à l'aube du septième jour, Biblique, et au son du même (chofar !)


Pâque nous rappelle donc, que nous devons nous tenir spirituellement prêts !


Prêt pour la vie éternelle et la rencontre avec notre Seigneur. 


C'est le commandement de Dieu !



  

Similitudes et les différences

Entre Pessah (Pâque) et le repas du Seigneur

L'Equipe de Cantique de l'Olivier Franc


Marc 14 : 22 à 25  « Pendant qu'ils mangeaient, Yeshoua (Jésus) prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, Il le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et  ils en burent tous. Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour beaucoup. Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai de nouveau dans le royaume de Dieu »


Le repas du Seigneur que les religieux ont encodé en tradition et nommé, la Sainte Cène pour les uns et la messe pour les autres, est l'aboutissement dans la personne de Yeshoua (Jésus) d'une institution Divine nommée « Pessah » (passage) et qui raconte l'historique d'un passage de l'état d'esclave à celui d'homme libre, le tout à l'intérieur d'un peuple élu.

Pessah et le repas du Seigneur symbolisent une même libération et pour le repas du Seigneur, le passage de l'état de pécheur perdu à celui d'enfants de Dieu libéré du péché par la Grâce de Dieu, par le moyen de la croix et de la foi et greffé au peuple élu par la Nouvelle Alliance.

 

Pessah ou Pâque est une leçon de gestes, un « sôd » mot hébreu traduit improprement par « mystère » mot qui sous entend une impossible compréhension de tous, Alors que Pâque et la Sainte Cène sont un message spirituel non verbale ; une proximité avec Dieu, rendue possible à ceux qui ont la foi.


Une réalité historique et biblique sur le repas du Seigneur.


Le récit de Paul est le plus ancien document que nous ayons sur le Repas du Seigneur. La révélation lui en fut donnée par le Seigneur lui-même. 1 Corinthien 11 : 20 à 23  Vers l'an 51.

En organisant l'église de Corinthe, l'apôtre avait prescrit la célébration de ce repas, en soulignant l'autorité de son enseignement à ce sujet par cette parole : « J'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné. »


Mais il y là un flou artistique introduit par le concile de Nicée et qui perdure chez les catholiques les protestants. Les chrétiens fêtent Pâque à une date choisie par l'empereur Constantin a la place de la date commandée par YHWH le 15 nissan et les 8 jours suivant.

Autre élément, les chrétiens célèbrent le repas du Seigneur (la Sainte Cène) qui en réalité est une forme de célébration de Pâque, mais renouvelée traditionnellement le plus souvent le dimanche.


Il faut savoir que cette célébration renouvelée chaque dimanche n'était jamais pratiquée par les chrétiens du premier siècle qui célébraient pâque à la même date que les juifs et le repas du Seigneur plutôt le samedi. (Il y a eu divergence sur ce sujet entre l'Apôtre Pierre et Paul)

Il y a donc dans l'esprit de trop nombreux chrétiens une sorte de flou artistique entre la Sainte Cène et la fête de Pâque. Deux célébrations liturgiques distinctes, qui en réalité biblique n'en sont qu'une !


Que dit la Bible ?

La lecture des Evangiles nous montre clairement que Yeshoua (Jésus) n'a jamais demandé qu'on lui rendre un culte, ni que l'on célèbre Pâque tous les samedi ou dimanche, puisque selon ses propres paroles, Jésus a simplement demandé à ses fidèles de partager les éléments de la Pâque entre eux et en souvenir de lui, mais sans donner d'autres instructions.

A la lecture des Paroles de Yeshoua (Jésus) on pourrait imaginer que la fréquence de ce partage du pain et du vin ne devrait se pratiquer qu'une fois par an à Pâque.


L'Apôtre Paul ajoutera ceci, lors d'un repas qui n'était pas celui de Pâque :

1 Corinthiens 11: 25 et 26  De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et  dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.


Avec les paroles de Paul les choses évoluent, puisque l'Apôtre nous invite à se souvenir du sacrifice de Christ en partageant le pain et le vin, TOUTES LES FOIS ou vous boirez et mangerez et que 2 ou 3 chrétiens sont réunis pour ce repas. 

Pourquoi 2 ou 3 ? Matthieu 18:20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je (Jésus) suis au milieu d'eux.


En réalité il n'y a pas de divergence dans ces deux passages car il est évident que même si Yeshoua n'a pas expressément demandé de se souvenir de lui tous les jours ; Il n'a pas non plus demandé de ne se souvenir de lui et de son si grand salut qu'une fois par an ! Quel impact et quel changement de vie produirait une telle attitude… La joie de son salut est une joie permanente pour tous les enfants de Dieu et cette joie ne peut être organisée en une simple liturgie annuelle.


Conclusion de notre première approche : Un chrétien devrait donc partager le pain et le vin en souvenir de la mort et de la résurrection de Christ TOUTES LES FOIS où il partage ces éléments avec au moins 2 ou 3 autres chrétiens.


Mais nous n'avons pas le droit dirons plusieurs nous ne sommes, ni Rabbin, ni Curé, Pasteur !


Nous répondrons : « Avez-vous lu dans la bible une quelconque interdiction à ce sujet ? »


Pourquoi ne faisons-nous pas cela ? Parce que les ecclésiastiques de tous bords, ont mis main basse sur la liberté de culte, en prenant un pouvoir que Dieu ne leur avait pas octroyé.


Quelle attitude adopter ? L'épître aux Galates nous dit : Galates 5:1  C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.


Etant libérés de la condamnation de la Loi, mais absolument pas de la LOI, les enfants de Dieu devraient fêter la Pâque de la bonne manière et à la bonne date du calendrier de Dieu, puis par observance des prescriptions de Yeshoua, de se souvenir de son sacrifice et de sa résurrection et de réjouir de leur salut aussi souvent qu'ils le désirent, en en partageant le Repas du Seigneur n'importe quel jour de la semaine et pourquoi pas, plusieurs fois par semaine. 


Libre mais respectueux


Lors de la Pâque sous la Nouvelle Alliance, nous célébrons la libération physique de l'esclavage en Egypte du peuple hébreu qui est l'image de notre libération spirituelle du monde du péché acquise par la mort et la résurrection de Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ).

Mais n'oublions pas que Pâque est aussi un contrat de mariage entre Dieu et son peuple pour l'Ancienne Alliance, et un mariage qui deviendra effectif dans la Nouvelle Alliance.

Le pain symbolisant l'agneau immolé, mais aussi le corps de Christ, qui est le prix payé pour le rachat du peuple de Dieu et le vin, devient le symbole du sang, rempart de la colère de Dieu mais aussi de l'acceptation des épousailles du peuple de Dieu avec le corps spirituel du fils de Dieu. 


Le repas du Seigneur est  donc un signe communautaire qui témoigne de notre vie communautaire. C'est un rappel constant du sacrifice de Christ. C'est un repas qui nous met au pied du mur, un aide-mémoire de nos engagements maritaux envers le fils de Dieu.

 

Actes 2:42 « Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières ».


Le Repas de Pessah (Pâque)


Ce repas est une célébration collective et individuelle, autour d'éléments chargés de symboles, qui relient, le passé, le présent, le futur, c'est une révélation et des fiançailles (une Alliance).

C'est une Proclamation Devant Dieu, devant les enfants de Dieu, les non croyants et devant les puissances maléfiques.


C'est le symbole suprême de la délivrance par ces quatre promesses de Dieu.


Wehotséti  « Je vous ferai sortir de dessous les corvées de l'Égypte »

Wehitsalti  « Je vous délivrerai de leur servitude qu'ils vous imposent »

Wegaalti    « Je vous délivrerai avec un bras étendu et avec un grand jugement »

Welaqahti « Je vous prendrai pour Moi comme peuple et serai votre Dieu »


1- Les quatre fois où le mot « Kos » (coupe), est répété à propos de pharaon dans la Genèse 40 :11à 13

2- Avec les quatre royaumes qui ont opprimé Israël, les chaldéens, les perses, les grecs, les romains

3- Avec à la fin des temps les 4 coupes de destruction ou de la colère de Dieu que le créateur va déverser sur les peuples (Esaïe 51:17, 22, Jérémie 25 :15 et 17, Psaumes 75:8  (75-9) Habakuk 2:16, Zacharie 12:2, Apocalypse 14:10)

4- Et les 4 coupes de délivrance pour son peuple (Psaumes 116:13, Jérémie 16 :7, 1 Corinthiens 10:16)


Le passé est aussi un présent et qui se tourne vers l'avenir :


Pâque ou Hag ha-Pessah, la fête du passage, du "saut" est un mot qui signifie « Passage » C'est le passage d'un état à un autre, une libération, une nouvelle vie et une véritable Nouvelle Naissance.

Exode 12 : 6 à 8 On immolera (un agneau) entre les deux soirs. On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera. Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères…

L'institution de Pâque et les ordres Divins au sujet de l'Agneau Pascal, n'ont donc qu'un seul et même but ; nous montrer le Plan prophétique du Salut que YHWH avait préparé pour son peuple et pour l'humanité toute entière.

Exode 12 : 13 Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Egypte.


Le souvenir de la Pâque Juive et de l'agneau immolé, le souvenir de la Pâque avec Yeshoua (Jésus), le souvenir de l'Agneau de Dieu immolé sur la croix pour les péchés du monde, souvenir de sa résurrection, le souvenir de son propre salut et l'espérance de son prochain retour.


La Pâque au temps de Yeshoua son symbole messianique et sa pratique


Le Hametz Pour célébrer ce miracle de la délivrance de l'esclavage d'Egypte, Avant que la fête ne commence, les Juifs recherchent et détruisent toute nourriture à base de levure se trouvant dans leur maison, pour s'en débarrasser le temps de la fête.

Le levain, synonyme de « péché » se dit en hébreu « hametz » et la semence, la semence de Dieu se dit « tzémah », vous remarquerez qu'en permutant la première et la dernière lettre du mot hébreu « hametz » vous obtiendrez le mot « tzémah »  qui est donc l'absolu « contraire ».

Cette recherche du Hametz est à rapprocher de 1 Corinthiens 5 : 6 : « Christ notre Pâque (agneau pascal) a été immolé », est symbolise pour les chrétiens l'introspection personnelle sur ses péchés qui doivent être confessés. 1 Jean 1:9  Si nous confessons nos péchés, il  est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.


Le déroulement


Our'hatz : On lave les mains du chef de famille qui est déclaré « roi » au milieu des siens.

Yeshoua (Jésus) a magnifié ce rite en lavant les pieds de ses disciples signifiant ainsi qu'ils étaient désormais entièrement purs, mais qu'étant contraint de vivre dans ce monde, ils étaient encore sujet à pécher, qu'il fallait donc qu'ils confessent à Dieu leurs péchés, confession symbolisée par le lavage des pieds. 1 Jean 1:9


Les Quatre questions : Pessah est une leçon de gestes destinée à faire connaître ou se souvenir des miracles et des promesses de Dieu. Pour cet effet Il est coutume que des enfants ou convives posent les questions de savoir ; « Pourquoi cette nuit est-elle différente de toutes les autres nuits ? »


Voici quatre types de questions :


1-Les autres nuits, nous mangeons du hametz (levain) ou de la matza ; pourquoi cette nuit nous ne mangeons que de la matza.

2-Les autres nuits, nous mangeons toutes sortes de légumes ; pourquoi cette nuit nous mangeons seulement des herbes amères.

3-Les autres nuits, nous ne trempons pas même une fois ; pourquoi cette nuit nous trempons deux fois.

4-Les autres nuits, nous mangeons soit assis, soit accoudés ; pourquoi cette nuit, nous nous accoudons


Ces questions montrent qu'on ne doit JAMAIS prendre le pain et le vin, sans CONNAITRE et accepter par la foi, la signification précise de nos gestes.


L'Agneau : Pour ce qui est de l'agneau pascal, les Juifs contemporains n'ayant plus le temple pour immoler un agneau dans les règles, depuis l'an 70, le remplacent par un os d'épaule d'agneau qui sera passé au-dessus des têtes des participants trois fois en proclamant : « Autrefois, nous étions esclaves, maintenant, nous sommes libres, ce jour, nous sommes ici, mais l'année prochaine à Jérusalem ».

Y avait-il de l'agneau sur la table de la Pâque que Yeshoua a présidé ?

Très probablement mais il n'en est pas fait mention dans la Nouvelle Alliance, peut-être pour mettre en évidence le fait que l'agneau n'était qu'un symbole et que Yeshoua (Jésus) est le véritable agneau de Pâque. 

C'est étonnant de constater que les juifs sans le savoir, ont des rituels qui parlent de Yeshoua.

L'agneau passe au dessus de leurs têtes il est tout proche d'eux entre leur esprit et Dieu le Père.

Il passe trois fois : une fois pour le père, une fois pour le fils et une fois pour le Saint-Esprit.

Et ils parlent de leur libération, de leur retour à Jérusalem et prophétiquement de la nouvelle Jérusalem et des nouveaux cieux décrits dans l'Apocalypse de Jean.


Pour les Chrétiens cet agneau n'a donc plus sa place en tant qu'holocauste, puisque l'agneau de Dieu Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ) est mort et ressuscité une fois pour toute.


Trois pains sans levain symbole de la triple sainteté de Dieu Saint, Saint, Saint est l'Eternel des Armées - Isaïe 6 : 3 ; C'est donc, la  tri-unité d'YHWH, le seul Elohim (Dieu(x)) qui est un pluriel.

A l'origine il y a avait la fête des pains sans levain (ag ha-matsoth) qui était la fête des récoltes.  Le pain symbolise donc à la fois, la récolte de l'œuvre de la première Alliance et la semence de la Nouvelle Alliance.

C'est aussi le pain de la multiplication des pains qui fut une image prophétique de l'Israël spirituel élargie à l'humanité toute entière, que nous retrouvons en romains 11 sous l'image de l'Olivier franc, qui est la « qéhila » ou assemblée des enfants de Dieu traduit en grec par Ekklesia et en français par Eglise !

Le pain symbolise le Corps du Mashiah (le Corps de Christ) offert en rançon pour nos péchés.

Sur un plateau on place la première matza puis on la recouvre d'une serviette blanche, par-dessus cette serviette on place la seconde matza elle-même recouverte d'une serviette blanche.

On casse en deux la seconde matza et on garde la plus grande moitié que l'on cache sous la nappe en tant qu'aphikomen pour la fin du repas ; brisé en plusieurs morceaux et distribué aux convives.

 

« Aphikomen » mot greco-araméen qui se traduit par « Aphik = chef, komen = relevé, revenir » ou « le Maître est revenu » ce mot symbolise magnifiquement le Corps de Yeshoua son ministère terrestre et son prochain retour.

Un vrai symbole du sacrifice de Christ : En effet il suffit de regarder la matza pour constater que ce pain est rayé de griffures et percé de petits trous qui rappellent parfaitement le supplice qu'a enduré le Messie sur la croix.

L'Oint de Dieu traduit en grec par (Christos) fut comme la matza enveloppé dans un linceul blanc dont il est sorti pour être partagé et répandu sur beaucoup.


Le Vin : Il faut savoir que le récit de la Pâque dans la Torah (l'Exode), ne fait mention d'aucune coupe. Il est d'ailleurs étrange alors que dans le rituel juif plusieurs coupes sont présentes, que la seule mention biblique d'une coupe en rapport direct avec la Pâque se trouve dans le Nouveau Testament. Quand Jésus a célébré cette fête de Pessah avec ses disciples, il a levé une coupe au moins à deux reprises, lors du repas. Luc 22 : 17 à 20

Dans les Écritures hébraïques, la coupe est souvent utilisée comme symbole du jugement de Dieu.

C'est pourquoi cette coupe de délivrance par le Sang de Christ sur lequel le jugement de Dieu est tombé, nous lave de tous les péchés. Psaume 116:13 nous dit : « Je lèverai la coupe du salut et j'invoquerai le nom du Seigneur ».

Ainsi, le symbole de la coupe véhicule aussi bien l'idée de colère que celle du salut, aussi bien l'image du jugement que celle de la bénédiction.


Mais cette coupe est aussi le vin des fiançailles que les jeunes filles du temps de Jésus buvaient pour donner leur accord au mariage ! C'est la coupe de la Nouvelle Alliance comme le dit :

1 Corinthiens 11:25  De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en  mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.


(Voir sur notre site l'article sur mariage et Cène prophétique)



Comment une ou plusieurs coupes ont pu s'introduirent dans la liturgie de Pâque est un mystère. Néanmoins nous savons que Yeshoua (Jésus) a observé la Pâque et que la coupe était une partie officielle du rituel de son époque ordonné par la Michna qui demande à ceux qui célèbrent la Pâque, de boire quatre fois de la coupe ou de quatre coupes durant le repas. (Talmud Yerouchalmi Pessahim10:1) Ce qui signifie que Yeshoua a observé les justes prescriptions de son époque.


Du temps de Jésus-Christ, lors de la pâque, quatre coupes étaient distribuées lors du repas Pascal exprimant quatre étapes de l'histoire douloureuse d'Israël. Exode 3 : 7 à 8 : J'ai vu la souffrance de mon peuple … j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs … je suis descendu pour le délivrer … pour le faire monter dans un bon pays».

Une cinquième coupe placée au centre de la table restait sur la table sans être consommée.



Que représentent telles :


1- Coupe d'Introduction on récite la bénédiction du Kiddoush autour de la première coupe de vin qui symbolise l'élection du peuple d'Israël. Puis le chef de famille se lave les mains Our'hatz. Cette première ablution peut être rapprochée de l'épisode du lavement des pieds, en Jean 13.

2- Souvenir de la délivrance. « La coupe des plaies » Coupe de Délivrance. Cette deuxième coupe est bue après la récitation de la Haggadah, qui relate la libération de l'esclavage.

3- La bénédiction que Dieu offre en fonction de l'Alliance. Coupe de Bénédiction. 1 Cor 11.

C'est la coupe de la fin du repas de fête, accompagnée de longues actions de grâce : baroukh'atah adonaï, béni sois-tu, Éternel, notre Dieu, Roi de l'Univers…

4- La quatrième coupe, dite Coupe de la colère accompagne le Hallel qui est l'éloge et le remerciement à Dieu du sauvetage des violences physiques du peuple hébreu.

On emplit la coupe puis on dit le shephokh chamatekha : « répands ta colère sur les peuples qui ne te connaissent pas, sur les empires qui n'invoquent pas ton nom »

(Chez les juifs de notre époque, la cinquième coupe est parfois amalgamée avec la quatrième)


C'est de cette coupe que parlait Yeshoua quand il dit :

Marc 14:36 « il dit Abba, Père, toutes choses te  sont possibles, éloigne de moi cette  coupe ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.

Cette coupe, de colère est celle du sang de Christ versé pour la multitude et donnée aux apôtres.


5- La coupe supplémentaire de l'espérance messianique (la coupe d'EliYahou). C'était la coupe de la révélation encore cachée sous la première Alliance.

Elle n'était pas bue. C'est la Coupe du royaume, la coupe de la miséricorde par le Sang de Yeshoua.

Le rite attaché à la quatrième coupe est le suivant : Cette coupe plus haute et plus large que les autres, emplit de vin est réservée à Eliyahou (Élie, le prophète) On ouvre la porte de la maison et on souhaite baroukh haba, (béni soit celui qui vient), adressée à Eliyahou le prophète.

Il suffit de traduire en français le nom de Eliyahou qui signifie « Mon Dieu est Yahou » ou « Mon Dieu est YHWH » pour imaginer que c'est probablement cette quatrième coupe que Yeshoua aurait prise pour instituer la Sainte Cène, signifiant ainsi sa qualité d'incarnation du Dieu YHWH.

Yeshoua dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance (Brith Hadasha) en mon sang qui est répandu pour vous » (Lire aussi Luc 22 : 14 à 20).

Lorsque Yeshoua (Jésus) prit cette quatrième coupe, alors que depuis des générations cette coupe restait sur la table sans être bue... soudainement, cette coupe s'éclaira de sa révélation messianique, signifiant qu'à présent, le Messie fils de Dieu est là... transformant ainsi cette coupe prophétique en coupe de rédemption.


Les quatre coupes furent regroupées dans la seule coupe de la Cène chrétienne, mémorial et révélation trop superficiellement expliquée et commémoration de Alliance entre Yeshoua et son peuple.


Les herbes amères (Maror) de l'esclavage et de la souffrance du peuple hébreu, qui devient la rédemption obtenue par l'amertume, la souffrance et la mort du fils de Dieu sur la croix.

C'est ainsi que Jésus n'a pas aboli le seder (repas) de la Pâque mais l'a pleinement accompli, en lui donnant une fois pour toutes son sens le plus profond.


Le repas du Seigneur


C'est un repas communautaire.

Le pain sans levain est rompu, brisé, symbolisant le corps de Christ brisé pour nos iniquités en rançon pour nos péchés collectifs, pour les péchés du monde entier ; les péchés du passé, du présent et de l'avenir.

Le Sacrifice du Mashiah (Christ) est universel pour tous les hommes !

Oui les péchés du monde entier, même de ceux qui n'ont pas la foi !

L'unique différence entre les enfants de Dieu sauvés par grâce et les perdus, est que ceux qui refusent ce si grand cadeau du salut par grâce n'en bénéficieront pas, par la seule cause de leur propre refus.

La grâce de Dieu ne se mérite pas, elle ne se gagne pas, elle s'accepte ou se refuse ! 


Le vin est partagé entre tous, il symbolise le sang de Christ qui enlève le péché du monde.

L'Assemblée locale bois le vin symbolisant l'acceptation collective du mariage avec le Mashiah le Christ, mariage qui porte le nom de Nouvelle Alliance.


C'est aussi un repas Individuelle. Le pain est mâché symbolisant notre responsabilité personnelle de la mort de Christ. Ce ne sont pas les romains ou les juifs qui ont crucifiés Yeshoua (Jésus) c'est moi personnellement, c'est mon péché et c'est le péché qui est en moi qui en est le responsable.

Le vin est bu symbolisant l'acceptation personnelle de notre rédemption en Jésus-Christ du lavage de nos péchés et de notre acceptation personnelle du mariage avec Christ (la Nouvelle Alliance)


Nous pourrions dire, que lors du Repas du Seigneur, la prise du pain procure la tristesse d'être le responsable de la mort de Christ, alors que la prise du vin procure la joie de son salut.


Les sentiments du participant à la Cène sont donc difficiles à décrire car Ils sont à la fois contrits soulagés et joyeux. Il y a des sentiments de reconnaissance envers Christ, de l'affliction sur son propre état, et de la joie d'être l'enfant d'un si Grand et admirable Sauveur.


Quels  sont les gestes du repas.


  1. Se préparer spirituellement par une introspection personnelle, chercher le hamets (le levain) qui existe encore dans nos cœurs et prier le Père céleste de nous pardonner. 1 Jean 1:9


     
  2. Manger : C'est un aliment. Nous avons tous besoin de nous nourrir. Par là, nous montrons que nous sommes dépendant de cet aliment. Nous sommes dépendant de Dieu et lui disons que tout ce qui nous avons, vient de Lui. Nous disons « Je ne me suffit pas à moi même j'ai besoin de toi »

Nous confirmons ainsi notre acceptation des clauses du contrat de la Nouvelle Alliance.


c) Mâchage : Mâcher le Corps de Christ qui est la parole faite chair, c'est se rappeler que Christ a été brisé pour soi personnellement, c'est repasser les évènements de Pâque dans son esprit, les répéter, s'en imprégner. Je ne me contente pas d'avaler tout rond, mais ma volonté est en action.


d) Avaler : Accepter ce qui vient de l'extérieur. C'est avoir confiance en la grâce de Dieu par le sang de Christ et proclamer par ce geste visible de tous « Oui ! J'adhère par la foi à la Personne et aux paroles du Mashiah, de Christ ».


e) Nous assimilons. Ce morceau de pain va être assimilé et devenir une partie de nous-mêmes. Nous sommes en présence d'un Pain : Ce pain est brisée, anéantie sous sa forme première. Mais elle se reconstitue en devenant une partie de chacun de nous, qui ensemble et unis formons un seul corps ; celui du Christ. Le Corps de Christ au commencement et le Corps de Christ en Finalité.


f) Boire le vin. C'est une transmission de sainteté, et c'est le signe visible de notre acceptation des fiançailles avec Christ. C'est un mariage de sang et une Nouvelle Alliance.


g) Le Futur révélé. La transition est bien choisit pour parler de la Pâque, du futur révélé, de façon collective et personnelle. Futur révélé car ce repas est aussi une répétition du banquet des Noces de l'Agneau. Tout est préparé. Nous n'avons qu'à mettre les pieds sous la table.


Apocalypse 3:20 « Voici: je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi »


Apocalypse 19:7  car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée,


h) À la fin repas de Pessah (Pâque) on chante des Psaumes du Hallel (Psaume 118 par exemple)

C'est cela qu'ont fait Yeshoua et ses disciples. Matthieu 26 : 30 Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers.


Que dirions-nous donc pour conclure


Que chacun donc s'éprouve lui-même, qu'il évalue la qualité de sa pratique de la Pâque et de la Cène et voit si elles sont conformes aux écritures et qu'ainsi il partage, le pain et Le vin en souvenir de son Sauveur, dans l'espérance de son avènement et en rendant grâce pour son si grand salut.


1 Corinthiens 5 : 6 à8  C'est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain fait lever toute la pâte ? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé.

Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.




  

 

Dimanche ou Sabbat / Sabbat et dimanche


Pierre Desbordes


Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ) nous dit : Jean 10 :35 « L'écriture ne peut être anéantie ».


Que doivent penser les chrétiens au sujet du Sabbat ? Le dimanche le remplace t-il, faut-il pour obéir à Dieu, et lui rendre un culte le samedi. Est-il possible ou nécessaire de faire les deux ?

Tentons modestement de répondre à ces importantes questions au travers des textes de la bible.


Première constatation : Le Sabbat était en vigueur avant la Loi ! 


Genèse 2:3  Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait crée en la faisant.  (Même chose en Hébreux 4:4)

Bien avant la loi du Sinaï YHWH (l'Eternel) avait déjà établi le septième jour en tant que jour de repos.

Nous observons ici que Dieu s'applique à lui-même le Sabbat, ce qui place la barre très haute.


Exode 12:16  Le premier jour, vous aurez une sainte convocation ; et le septième jour, vous aurez une sainte convocation. On ne fera aucun travail ces jours-là…

Le premier jour (Dimanche) et le septième jour (Samedi) sont des jours de Sainte convocation.  Nous sommes ici avant la loi.


Exode 16:23  Et Moïse leur dit : C'est ce que l'Eternel a ordonné. Demain est le jour du repos, le sabbat consacré à l'Eternel … Un jour consacré à Dieu ! Nous sommes ici avant la Loi.


Au sujet de la manne Exode 16:26  Pendant six jours  vous en ramasserez ; mais le septième jour, qui est le sabbat, il n'y en aura point. Nous sommes ici encore avant la Loi.


Exode 16 : 29 et 30  l'Eternel vous a donné le sabbat ; c'est pourquoi il vous donne au sixième jour de la nourriture pour deux jours. 30  Et le peuple se reposa le septième jour.

Nous sommes ici encore une fois avant la Loi.


Le Sabbat est donc une ordonnance Divine pour le peuple d'Israël

ordonnance promulguée bien avant la Loi !


Seconde constatation : le Sabbat est devenu une Loi de Dieu !

Sur les premières tables de la Loi, Dieu ordonne le Sabbat Exode 20 : 8 et 9 Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.

Le Sabbat est confirmé mais nous voyons ici que la Sainte convocation du premier jour a disparu, Voir Exode 12:16.

Les Dix commandements sont répétés encore une fois en (Exode 23 : 10 à 13)

Le Sabbat est un cadeau de Dieu que doivent accepter tous les hommes qui désirent plaire à Dieu.


Le Sabbat est le quatrième des dix commandements. Réaffirmé sur les secondes tables de la Loi en Exode 31: 12 à 14 L'Eternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur: Vous ne manquerez pas d'observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l'Eternel qui vous sanctifie. Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort ; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple. 


Plusieurs choses dans ce passage :

1) Il y a aussi les Sabbats de la terre tous les 7 ans. (Lévitique 25:4)

2) Le Sabbat un signe auquel on connaîtra que l'Eternel qui vous sanctifie.

3) celui qui n'observe pas le Sabbat sera retranché du milieu de son peuple. 


Les questions qui devraient intéresser les chrétiens, sont donc les suivantes :


1) L'Èglise remplace t-elle Israël comme l'Eglise Romaine l'affirme ? Si votre réponse est oui chercher très vite les bases bibliques de votre affirmation. (Vous trouverez ci-dessous les origines, l'histoire et motivations de cette doctrine).

2) Les chrétiens d'origine païenne ont-ils été greffés selon l'épître aux romains chapitre 11 sur l'Olivier Franc qui est Israël et une image du Corps de Christ ?

3) Les chrétiens d'origines païennes font-ils désormais partie du peuple de Dieu et quel est le nom du peuple de Dieu, le peuple Elu ?

4) Quelles sont vos interrogations par rapport à Exode 31: 12 à 14 ?


La bible commande : 1 Corinthiens 11:28  Que chacun donc s'éprouve soi-même…  sur ces sujets.


Troisième constatation : Le Sabbat est peut-être un avertissement ?


Exode 35 : 2 le septième jour sera pour vous une chose sainte ; c'est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Eternel.  Un jour de repos Saint, et consacré à l'Eternel !

Peut-être ne vaut-il pas mieux ne pas prendre de risque le jour du Sabbat car Dieu se repose !

Si Dieu se repose il ne nous protège peut-être pas ? Ce n'est évidemment pas une doctrine !


Néhémie 10:31  de ne rien acheter, le jour du sabbat et les jours de fête. Un jour pour faire de graves erreurs !


Jérémie 17:21  Ainsi parle l'Eternel : Prenez garde à vos âmes ; Ne portez point de fardeau le jour du sabbat  Dangereux de bricoler le samedi !


Au sujet du ramassage de la manne : Exode 16 : 27  Le septième jour, quelques-uns du peuple sortirent pour en ramasser, et ils n'en trouvèrent point. Travailler ce jour, peut être inefficace…


Le Sabbat de la terre tous les 7 ans. (Lévitique 25:4) Si les agriculteurs suivaient cette règle leurs champs produiraient peut-être mieux… ?


Nous retrouvons le Sabbat dans la nouvelle Alliance et sous un jour nouveau :


2 Corinthiens 3:6  nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit ; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie.

Essayons maintenant de déterminer l'Esprit du Sabbat


Jacques 2:10  Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. (Les commandements)

En d'autres termes la Loi doit être appliquée à la lettre, sans quoi il y a péché contre toute la Loi !


Le Sabbat légaliste est donc hors de porté des personnes les plus légalistes.

Exode 20 : 10  Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes.

Pour accomplir le Sabbat légaliste de manière parfaite et être sans péché, il faut donc que personne ne travaille « ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes ».

Une entreprise ouverte le samedi et tenue par une étrangère brise le Sabbat !

Je demanderai donc humblement que celui qui pratique le Sabbat à la lettre selon Exode 20, veuille bien nous jeter la première pierre en nous écrivant sur le forum de ce site.


Romains 5 : 20  Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé… 

Les Lois de Dieu sont LA PERFECTION, que des êtres imparfaits devraient appliquer à la lettre, ce qui leur est parfaitement impossible.

D'où la Question : Dieu aurait-il été trop optimiste envers les hommes ?


Bien sûr que non ! La Loi nous a été donnée pour que nous-nous appliquions à l'accomplir avec les forces que nous avons. Juges 6:14  L'Eternel se tourna vers lui, (Gédéon) et dit : Va avec cette force que tu as…


Aimer Dieu consiste donc a suivre le difficile chemin de la sanctification en ayant pour objectif la PERFECTION Divine, en tentant modestement de nous en approcher chaque jours de notre vie.


2 Corinthiens 3:6  Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit ; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie.

Christ nous a rendus capables d'accomplir, si ce n'est la lettre, mais l'esprit de la Loi, ce qui est à la portée de tous les enfants de Dieu avec un cœur bien disposé.

Ce n'est pas d'où nous partons qui compte mais où nous arriverons à la fin de nos jours.


Matthieu 12:8  Car le Fils de l'homme est maître du sabbat.

Nous voyons que Yeshoua (Jésus) n'a aucunement annulé le Sabbat puisqu'il en est le Maître et le Sabbat lui-même. Ceux qui sont sauvés sont donc « En Yeshoua Ha Mashiah » (En Jésus-Christ) et dans le Sabbat de Dieu.


2 Corinthiens 5:17  Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Il s'agit désormais d'un Sabbat en esprit et en vérité un repos de Dieu.

Certains pourraient penser que puisque les chrétiens sont sauvés par Grâce « en Jésus-Christ », il sont dans la paix de Dieu, dans le Sabbat de Dieu et qu'ils n'ont donc plus à pratiquer le Sabbat terrestre. Mais cette conclusion serait contraire aux paroles même de Jésus qui a dit :


Yeshoua (Jésus) a dit : Marc 2:27 : Le sabbat  a été  fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat. Car Matthieu 12 : 8  le Fils de l'homme est maître du sabbat.


Hébreux 4 : 9 à 11 Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes. Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.


« Comme Dieu s'est reposé des siennes (ses œuvres) »  Le Sabbat n'est donc pas une œuvre !


« Efforçons-nous donc d'y entrer ».  Il y a un effort à accomplir, ce qui n'est pas le cas du salut !


« ne donnez pas l'exemple de la désobéissance »  Il faut obéir à Dieu !


Marc 2:27  Le sabbat  a été  fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat, C'est un don de Dieu.


Et nous lisons que le signe de celui qui entre dans le repos de Dieu, est de se reposer de ses œuvres !


Le Sabbat est donc un cadeau « perpétuel »de Dieu fait aux hommes de son peuple !


Un jour de repos physique et spirituel où certaines actions sont possibles voir obligatoires


Exode 31:15  On travaillera six jours, mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Eternel. Reposer son corps est une action positive, un bienfait hautement spirituel.


Lévitique 16:31.  Un jour choisi par Dieu pour humilier son âme devant Dieu !


Psaumes 92:1  Cantique pour le jour du sabbat. Il est beau de louer l'Eternel, Et de célébrer ton nom, ô Très-Haut !  Un bon jour pour chanter des cantiques !


Marc 1:21  Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d'abord dans la synagogue, et il enseigna.  Un jour pour enseigner la parole de Dieu !


Luc 4:16  le jour du sabbat.  Il (Jésus) se leva pour faire la lecture,  Un bon jour pour lire la Bible.


Luc 14 : 4  un Sabbat Jésus avança la main sur un homme, et le guérit. Un jour pour faire du bien !


Matthieu 12:12  Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat. Un jour pour secourir.


Matthieu 12:1  En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat… Un jour pour se promener dans les champs.

Des pharisiens reprochèrent à Jésus de manger des épis de blé.  Matthieu 12 : 3 et 4 Jésus leur répondit: N'avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; comment il entra dans la maison de Dieu, et  mangea…  Si nous avons faim nous mangeons.


- Un temps pendant lequel nous avons l'occasion de méditer sur les questions essentielles de la vie.

- Le sabbat est le moment idéal pour PRIER, sans être oppressé par la vie quotidienne.

- Un jour pour chercher la présence de Dieu.

- Un jour pour rendre un culte à Dieu.

- Un jour pour faire une promenade en famille dans un site naturel et observer la création de Dieu.

- Un jour que nous pouvons utiliser pour encourager les gens, par nos témoignages…

- Un jour pour inviter des enfants de Dieu à prendre un repas (Matthieu 25 :34-36 ; Jacques 1 :27).


L'alliance la plus importante


Exode 31 : 16  Les enfants d'Israël observeront le sabbat, en le célébrant, eux et leurs descendants, comme une alliance perpétuelle.


Un jour pour circoncire : Lévitique 12:3  Le huitième jour, l'enfant sera circoncis. En hébreu « Brit Milah » ce qui signifie : (Alliance par la coupure)

Quand le huitième jour après la naissance d'un enfant intervenait un jour de sabbat on devait impérativement le circoncire, rompant ainsi la Sabbat pour réaliser ce commandement.

En effet pour circoncire un enfant, il fallait effectuer toutes sortes d'actions, telle que faire bouillir de l'eau etc. Actions qui sont traditionnellement interdites un jour de Sabbat.

Ce qui signifie que la circoncision de la chair et de l'Esprit est plus importante, yeux de Dieu que le Sabbat. Mais cette vérité ne remet aucunement en cause l'Alliance du Sabbat.


Il y a donc l'Alliance du Sabbat, l'Alliance de la circoncision et l'Alliance du Cœur !


Un jour de Sabbat un enfant de Dieu doit donc avoir un cœur circoncis !


Les sacrifices ne sont plus à l'ordre du jour quand on est dans la Grâce en Jésus-Christ !

Le Sabbat en l'esprit et selon Christ, est un jour de repos qui doit être agréable, sans esprit légaliste !

Aucun travail servile ne doit être accompli, ce qui n'empêche en aucun cas de faire toutes sortes de bonnes œuvres ou de méditations, dès l'instant où ces choses sont faites avec plaisir et sans fatigue !


Mais le dimanche ne remplace t-il pas le Sabbat ?


Que nous dit la Bible au sujet du travail le dimanche ? 

1) Dieu travaille car il créa la lumière le jour et la nuit le premier jour  Genèse 1:5

2) Cueillir le premier jour  Lévitique 23:40  Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres

3) Esdras voyage Esdras 7:9  il était parti de Babylone le premier jour du premier mois…

4) Jean 20:1 Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, (pour s'occuper du corps de Jésus)

5) 1 Corinthiens 16:2  Que chacun de vous, le premier jour de  la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité, afin qu'on n'attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

Le dimanche certains faisaient des réserves…

Le nouveau testament nous montre donc que des travaux étaient réalisés le dimanche, ce qui est en opposition complète avec l'idée du remplacement du Sabbat par le dimanche.

Un seul verset pourrait évoquer un simple repas le dimanche, ce qui n'autorise pas d'en faire une doctrine puisque la parole n'évoque absolument pas un culte :

Actes 20:7 Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu'à minuit.

Ce verset ne signifie aucunement qu'ils ne rompaient pas le pain les autres jours !

Car Jésus nous dit : 1 Corinthiens 11:26  chaque fois que vous faites ces choses vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne !

C'est-à-dire n'importe quel jour et pour n'importe quel repas !


Rien n'empêche donc les chrétiens de rendre un culte à Dieu tous les jours de la semaine, dimanche inclut, mais cela ne remplace en rien le Sabbat, du samedi ! 


Mais il semblerait plus plus biblique de rendre un culte à Dieu le Samedi.


D'où vient cette habitude de rendre un culte le dimanche ?


De l'église de Rome, et de sa théologie du remplacement par substitution !

Substitution : des idoles païennes, par les effigies de « saints » Chrétiens !

Remplacement d'Israël par l'église romaine ! (Changement du calendrier, des fêtes etc.) 

Le but était de créer un fossé infranchissable en coupant en deux l'Olivier Franc.

Pour remplacer ses racines et sa sève nourricière, par les dictâtes d'un pouvoir politique pyramidal calqué sur la hiérarchie militaire de l'armée romaine et créer ainsi une religion parfaitement adaptée au despotisme ecclésiastique et au monde païen habitué à l'Empire !


L'Origine du culte du dimanche, premier et non dernier jour de la semaine, a pour origine une fête instituée par l'Empereur romain NERON qui voulait honorer MITHRA, dieu de la lumière assimilé au dieu grec du soleil, HELIOS. Cette fête du soleil était célébrée chaque semaine le dimanche, « dies solis » (Sunday en anglais) et chaque année au solstice d'hiver « Noïo El » en Grec (nouveau soleil !)


Par décret du 7 mars 321, Constantin déclara donc ceci : « Au jour vénérable du soleil, que les magistrats et les habitants se reposent, et que tous les ateliers soient fermés ».


A partir du 7 mars 321 Les chrétiens romains devront donc se conformer à la pratique du dimanche, pour célébrer la résurrection du « Soleil de justice ». En un tour de main, le culte du soleil de Mithra devenait le culte de Christ (certes la lumière du monde), mais qui n'avait pas demandé cela !


Autre décret : De l'empereur Constantin à A. Helpidius : « Tous les juges, tous les citadins et toutes les occupations doivent se reposer durant le jour honorable du soleil » (Code Justinien III.12, de feriis, 3).


Canon 29 du Concile de Laodicée en 364 « Les chrétiens ne doivent pas judaïser en se reposant le jour du sabbat, mais doivent travailler en ce jour en honorant plutôt le jour du Seigneur le dimanche, en se reposant ».


Ce qui prouve que les chrétiens de l'époque, chômaient le samedi sans quoi cette directive aurait été inutile !


Marcion ordonnait de jeûner le samedi, parce que c'est le repos du Dieu des Juifs.

«Nous jeûnons en ce jour afin de ne pas accomplir ce jour, ce qui était ordonné par le Dieu des Juifs » (Epiphanes, Adversus haereses 42, 3, 4). Sans commentaire…


L'église romaine a illégitimement modifié certains principes bibliques

Vers l'an 400, saint Augustin (théologien Romain) proclamait que « les docteurs de l'Église ont décrété que toute la gloire du Sabbat juif lui est transférée [au dimanche]. « Observons donc le jour du Seigneur de la même manière que les anciens ont reçu l'ordre d'observer le sabbat »

Dans l'encyclopédie Catholique, dans la section sur les Dix Commandements, on peut lire : « En revanche, l'Église - après avoir transféré le jour du repos, le sabbat juif, ou septième jour de la semaine, au premier [jour de la semaine - dimanche] fit du 3ème Commandement [que nous classons 4ème] un commandement se référant au dimanche en tant que le jour devant être sanctifié comme le jour du Seigneur ».

Sans vergogne et sans crainte on change les commandements de Dieu…

Le culte du dimanche fut donc instauré du fait de la prétendue « autorité » détenue par l'Église de Rome de modifier un principe biblique. Là encore, les autorités ecclésiastiques romaines prétendent sans la plus petite preuve, que c'est ce que les apôtres souhaitaient.

Un grand chambardement extrabiblique effectué sans la moindre crainte de déplaire à Dieu.

Que faut-il retenir ?


Il ne faut en aucun cas confondre le dimanche et le jour du Sabbat !

- Le Sabbat est une ordonnance de Dieu !

- La fraction du pain, est possible n'importe quel jour, ce qui implique le dimanche également…

- Sachons quand même que le culte du dimanche, est un choix dicté par la tradition romaine, qui peut se justifier par la résurrection de Christ un dimanche, qui est devenu un jour de joie pour les sauvés ! - - Mais le dimanche n'est pas « Le jour du Seigneur » qui reste et demeure le samedi, le Sabbat.

Ici encore l'emploi du mot Seigneur, soit à la place du tétragramme YHWH en hébreu « Yahvé », soit à la place de Christ provoque ces problèmes lexicologiques. (Voir vocabulaire biblique)

Esaïe 13:6  Gémissez, car le jour (Yôm) de l 'Eternel (Yahvé) est proche…

Le jour du Seigneur dans l'AT c'est  « Yôm Yahvé » qui se traduit par : Le Jour de YHWH.


Exode 12:16  Le premier jour, vous aurez une sainte convocation ; et le septième jour, vous aurez une sainte convocation. On ne fera aucun travail ces jours-là…

Nous sommes ici encore une fois avant la loi avec ceci de particulier :

Le premier jour (Dimanche) et le septième jour (Samedi) sont des jours de Sainte convocation.

Qui peut le plus peut le moins : Tous les enfants de Dieu sont libres de célébrer la résurrection de Jésus le dimanche qui est un jour justifié par le fait que Yeshoua (Jésus) est ressuscité ce jour là.

Le dimanche est un jour de réjouissance et Dieu n'empêche personne de se réjouir, surtout de la résurrection de son Fils Jésus. 

Mais cette célébration ne remplace en aucun cas le Sabbat !


Dire que nous ne sommes plus sous la Loi, est une affirmation, ni juste, ni biblique !

Il vaudrait mieux dire : « que nous ne sommes plus sous la condamnation de la Loi », ce qui n'est pas exactement la même chose ! Car qui pourrait prétendre qu'un chrétien aurait le droit de tuer de voler ou de se corrompre ? Christ n'est pas mort sur la croix pour faire de nous des enfants de débauche !


Alors comment monter à Dieu notre reconnaissance pour son si grand salut ?


Comme nous ne sommes plus sous la condamnation de la loi, Dieu ne nous condamnera pas si nous péchons contre sa Loi, puisque Christ a payé le prix de nos transgressions en mourrant sur la croix.

Ce qui n'empêcherait nullement Dieu de nous punir dans le but de nous redresser…

Deutéronome 8:5  Reconnais en ton cœur que l'Eternel, ton Dieu, te châtie comme un homme châtie son enfant.

Apocalypse 3:19  Moi (Dieu), je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.

Donc pas de condamnation, ni de remise en cause de notre salut si nous travaillons le jour du Sabbat, mais peut-être quelques désagréments ou manque de réponse à nos prières !...

Il faut avoir conscience que lorsque nous ne respectons pas les paroles de Dieu, nous commettons un péché volontaire contre Dieu en attristant le Saint-Esprit, lequel sera bien moins disposé d'exaucer nos prières !

Comment imaginer qu'un père offrirait un cadeau à son enfant qui vient de lui désobéir délibérément ? S'il le faisait il encouragerait la désobéissance et ne serait donc pas un bon père.


Voilà le moyen de montrer à Dieu notre reconnaissance pour son si grand salut ?


Dieu sait bien que nous sommes pécheur par nature, mais il est heureux quand nous lui offrons notre effort de suivre ses ordonnances et pour commencer par l'esprit de son Sabbat, qui est en réalité le plus facile des commandements, qui est d'être dans un esprit de repos le samedi, sans en faire une contrainte légaliste !


Yeshoua reconnaît nos difficultés et met le Sabbat à notre porté.


Yeshoua (Jésus) a dit : Marc 2:27 : Le sabbat  a été  fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat, 

Yeshoua n'a pas annulé le Sabbat ! Sans reproduire obligatoirement tout le cérémonial liturgique, quand le septième jour arrive, nous devons cesser de poursuivre nos occupations habituelles dans lesquelles Dieu n'est pas toujours impliqué.

En ce jour de Sabbat, quoi que nous fassions, Dieu doit en faire intrinsèquement partie. C'est ce que certains chrétiens font le dimanche, mais qui ne remplace aucunement le Sabbat.

Paul écrit en Romains 2 :13 : « Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la METTENT EN PRATIQUE qui seront justifiés. »


Que chacun donc s'éprouve lui-même et qu'ainsi il prenne conscience de l'importance des paroles de Dieu en respectant ses ordonnances ; C'est comme cela que nous plairons à Dieu.

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Une réflexion solitaire est toujours sujette à caution, aussi voici ce qu'en disent :


LES METHODISTES   dans le Theological Dictionnary, au mot « Sabbath » on lit :

« En hébreu, sabbat signifie repos, c'est le septième jour de la semaine […] Il faut avouer qu'il n'y a pas de loi, dans le Nouveau Testament, concernant l'observance du dimanche qui est le premier jour. »


LES PRESBITERIENS  « The Christian at work », 19 avril 1883 et janvier 1884 :

« Certains ont essayé d'édifier l'observance du dimanche sur un commandement apostolique, mais les apôtres n'ont pas du tout donné d'ordre en cette matière »


LES ANGLICANS Isaac William, D.D., Plain Sermons on the Catechism, volume 1 :

« Où trouver, dans les Ecritures, que nous devons observer le premier jour ? Il nous est commandé de garder le septième mais, nulle part, il ne nous est ordonné d'observer le premier jour […] La raison pour laquelle nous considérons que le premier jour de la semaine est saint, au lieu du septième, tient du même raisonnement que celui par lequel nous observons beaucoup d'autres choses. Ce n'est pas parce que la Bible le dit, mais parce que l'Eglisenous enjoint de le faire. »


LES EPISCOPAUX Philip Carrington, Toronto Daily Star, 26 October 1949 :

« Le commandement biblique déclare que nous devons nous reposer le septième jour. Il s'agit du samedi. Nulle part, dans la Bible, il n'est établi que le culte devrait se tenir le dimanche. »


LES BAPTISTES Harold Lindsell (éditeur), Christianity Today, 5 novembre 1976 :

« Il n'y a rien, dans les Ecritures, qui nous demande d'observer le dimanche au lieu du samedi comme un jour saint. »


LES CONGREGATIONNALISTES « il est très clair que, même si nous observons rigidement et avec dévotion le dimanche, nous n'observons pas le Sabbat… le Sabbat a été fondé sur un commandement divin spécifique. On ne peut pas s'appuyer sur un tel commandement en ce qui concerne l'obligation d'observer le dimanche… Il n'existe pas une seule phrase dans le Nouveau Testament qui suggère que nous encourons une pénalité quelconque en violant la supposée sainteté du dimanche ». Dr. R. W. Dale, The Ten Commandments, pp. 127-129.


LES DISCIPLES DU CHRIST : « Mais, diront certains, « il a été changé du septième jour au premier ».

Où ? Quand ? Et par qui ? Personne ne peut le dire. Non, il n'a jamais été changé, et ne pouvait l'être, à moins que la création ne soit refaite, car la raison sous-jacente doit être changée avant l'observance, et encore faut-il qu'elle puisse l'être ! Ce ne sont que des fables de vieilles femmes que de parler de changer le Sabbat du septième jour au premier. S'il l'a été, c'est par le même auguste personnage qui, d'office, a changé les temps et la loi - je crois que son nom est 'docteur Antéchrist' ». Alexander Campbell, The Christian Baptist, vol. 1, no. 7, p. 164, 2 février 1824.


LUTHER à propos de Exode 16 :4, 22-30. Concernant le Sabbat : « Vous pouvez donc constater que le Sabbat est venu avant la Loi de Moïse et a existé depuis le début du monde. « C'est d'une façon toute spéciale que les gens pieux, ceux qui ont conservé la véritable foi, se sont assemblés et ont fait appel à Dieu en ce jour ».  Traduit de : Auslegung des Alten Testaments(Commentaire de l'Ancien Testament), dans Sämmtliche Schriften (Collection des Écrits), édité par J.G. Walch, Vol. 3, col. 950 [éditions St. Louis de Luther's Works, 1880].


Dwight L. Moody « Le Sabbat était obligatoire en Eden et il a été en vigueur depuis ce temps. Ce quatrième commandement débute par les mots « Souviens-toi » illustrant que le Sabbat existait déjà lorsque Dieu a écrit la Loi sur les tables de pierre au Sinaï. Comment les hommes peuvent-ils prétendre que ce commandement a été aboli alors qu'ils admettent que les neuf autres sont toujours obligatoires ? D. L. Moody, Weighed and Wanting, pp. 47, 48.


  


Le chrétien face la Loi de Dieu


Par l’équipe de Cantique de l’Olivier Franc


Posons-nous quelques questions et observons les réponses de la bible.


L’ancienne Alliance et la nouvelle nous affirment que la base de la vie du croyant c’est d’observer les commandements de Dieu.


Exode 15:26  Il dit : Si tu écoutes attentivement la voix de YHWH (l'Eternel), ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d'aucune des maladies dont j'ai frappé les Egyptiens ; car je suis YHWH (l'Eternel), qui te guérit.


Aucune différence dans la Nouvelle Alliance ! La base de la vie chrétienne consiste également  à garder les commandements de Dieu et la foi au témoignage et à la Personne de Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ). 

Apocalypse 12:17 Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus.
Apocalypse 14:12 C’est ici la persévérance des saints,
qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.


Paul affirme : Romains 7:12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.


Partant de cette constatation d’autres questions surgissent…


Un mot pour résumer la Loi


Quel est le plus grand des commandements ? Y en a-t-il un plus important que les autres ?
Matthieu 22: 36 à 40 Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ?

Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.


En disant cela Yeshoua (Jésus) était totalement conforme à la loi stipulée dans :

Deutéronome 6:5  Tu aimeras YHWH (l'Eternel), ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force.

Lévitique 19:18 Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Eternel.


Oui Mais


Comment aimer Dieu qu'on ne voit pas ?   Comment aimer Dieu de tout son cœur ?
1 Rois 8:61 Que votre coeur soit tout à YHWH (l’Eternel), notre Dieu, comme il l’est aujourd’hui, pour suivre ses lois et pour observer ses commandements.


L’AMOUR ! Oui mais ce n’est pas si facile…


Peut-on dire j'aime Dieu et ne pas faire ce qu'il commande ?

la bible est claire !
1 Jean 5:3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles,
Jean 14:15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.
Jean 14:21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui.
Jean 15:10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.
2 Jean 1:6 Et l’amour consiste à marcher selon ses commandements. C’est là le commandement dans lequel vous devez marcher, comme vous l’avez appris dès le commencement.


Il y a donc un rapport direct et indissociable entre l’Amour et les ordonnances de Dieu


1 Corinthiens 13:1  si je n'ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.

  

C’est quoi l’Amour et qu’est-ce qui prouve que l’on aime Dieu ?


L’amour suit un processus naturel qui forme une sorte de gradation qualitative et quantitative qui s’exprime par plusieurs sentiments.


Lorsqu’on aime  la première évidence est que l’on apprécie la compagnie de l’être aimé, on lui fait confiance, on adhère à ce qu’il dit, et pour couronner le tout on suit ses avis, il en va de même avec Dieu notre Père !


L’Amour n’est pas un sentiment subjectif, mais un sentiment qui s’évalue qualitativement au regard de l’attitude de chacun


C’est parce qu’on aime son Seigneur, que l’on adhère à ses paroles, et que l’on désire lui faire plaisir en accomplissant sa volonté pour lui faire plaisir, mais aussi parce qu’on estime que ses conseils sont bon pour nous.

Il n’y a donc dans cette attitude aucun esprit de légalisme et aucune attente de récompense !


Les personnes d’esprit légalistes offrent des sacrifices souvent parce qu’ils ont peur de Dieu. Parce qu’ils doutent de leur salut ou quelquefois pour obtenir un pardon ou pour effectuer une sorte de remboursement impossible de la grâce !

Mais les enfants de Dieu qui aiment leur Père Céleste, savent ce qu’est vraiment la Grâce de Dieu, et offrent à leur Seigneur la meilleure conduite possible, sans rien attendre en retour puisqu’ils ont déjà tout reçu, mais par pur altruisme amoureux en remerciement pour son si grand pardon !


Comment garder les commandements ? 
Luc 18:11-14 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, (dit Jésus) celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.


L'humilité est le contraire de l'orgueil qui est la racine de beaucoup de péchés !
Michée 6:8 On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Eternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

Observer les commandements sans amour véritable, par crainte ou de manière légaliste dans l’attente d’une récompense est condamné par Dieu.


Se croire en règle avec Dieu par ce que l’on a observé ses commandements est une attitude orgueilleuse également condamné par Dieu.


Comment être ami avec Dieu ?
Jean 15:14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.

Exemple d'Abraham
Jacques 2:23 Ainsi s’accomplit ce que dit l’Ecriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu.
Genèse 26:5 parce qu’Abraham a obéi à ma voix, et qu’il a observé mes ordres, mes commandements, mes statuts et mes lois.


Comment adorer Dieu, et peut-on l'honorer en vain ?
Jean 4:24 Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. (les commandements de Dieu sont la vérité. voir Ps 119:151)
Matthieu 15:9 C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes.
1 Corinthiens 7:19 La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien, mais l’observation des commandements de Dieu est tout.


Peut-on connaître Dieu sans aimer ses commandements qui émanent de son amour ?
1 Jean 2:4 Celui qui dit: Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui.


Les commandements de Dieu sont-ils un fardeau ?
1 Jean 5:3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles,
Matthieu 11:28-30 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger
Psaumes 112:1 Louez l’Eternel! Heureux l’homme qui craint l’Eternel, Qui trouve un grand plaisir à ses commandements.


Les commandements sont-ils le reflet de l'amour de Dieu ?
1 Timothée 1:5 Le but du commandement, c’est une charité venant d’un coeur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère.
Romains 13:8-9 Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements: Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Galates 5:13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres.
Matthieu 7:12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.
Luc 6:31 Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux.
Michée 6:8 On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Eternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu.
Pratiquer la justice, c’est garder les commandements!
Psaumes 119:172 Que ma langue chante ta parole! Car tous tes commandements sont justes.


Que comprend-t-on par les commandements de Dieu ?
Jacques 2:10-11 Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. En effet, celui qui a dit: Tu ne commettras point d’adultère, a dit aussi: Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d’adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens transgresseur de la loi.
Ephésiens 6:2 Honore ton père et ta mère c’est le premier commandement avec une promesse,
Matthieu 5:27-28 Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère.  Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur.
Matthieu 19:18 Lesquels ? lui dit-il. Et Jésus répondit: Tu ne tueras point; tu ne commettras point d’adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage;
Marc 10:19 Tu connais les commandements: Tu ne commettras point d’adultère; tu ne tueras point; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; tu ne feras tort à personne; honore ton père et ta mère.
Luc 18:20 Tu connais les commandements: Tu ne commettras point d’adultère; tu ne tueras point; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère.
Romains 13:9 En effet, les commandements: Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.


Les commandements de Dieu sont donc les dix commandements et tous ceux qui en découlent


Quel est le résultat de la vie sans les commandements de Dieu ?
2 Timothée 3:1-5 Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là.
Romains 1:29-30 étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde.
Colossiens 3:5 Faites donc mourir votre nature terrestre : l’inconduite, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité qui est une idolâtrie.
2 Pierre 2:14 Ils ont les yeux pleins d’adultère et insatiables de péché; ils amorcent les âmes mal affermies; ils ont le coeur exercé à la cupidité; ce sont des enfants de malédiction.
Galates 5:19-23 Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses.


Les commandements de Dieu sont-ils une protection ?
Romains 7:12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.
Psaumes 119:98 Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis, Car je les ai toujours avec moi.
Psaumes 119:172 Que ma langue chante ta parole! Car tous tes commandements sont justes.
Néhémie 1:5 et je dis: O Eternel, Dieu des cieux, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements!
Psaumes 119:166 J’espère en ton salut, ô Eternel! Et je pratique tes commandements.


Les commandements ne sont que vérité !
Psaumes 119:151 Tu es proche, ô Eternel! Et tous tes commandements sont la vérité.
Romains 2:20 le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité; 
Psaumes 119:172 Que ma langue chante ta parole! Car tous tes commandements sont justes.


En conclusion voici ce que disent l'Ecclésiaste et l'apôtre Paul :
Ecclésiaste 12:13 Ecoutons bien la conclusion de tout ce discours : Sois rempli de respect pour Dieu et obéis à ses commandements, car c’est là l’essentiel pour l’homme.
1 Corinthiens 7:19 La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien, mais l’observation des commandements de Dieu est tout.


On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Eternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu. Michée 6:8 


Soyez rempli de respect pour Dieu et obéissez à ses commandements, car c’est là l’essentiel pour l’homme. Ecclésiaste 12:13 


Yeshoua a dit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement.

Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.

Bonne Méditation

La dîme ou l'offrande que dit la bible ?

Ou

Quelle est la bonne pratique de toutes les lois de Dieu

L'équipe de Cantique de l'Olivier Franc


Matthieu 5 : 16 et 17 (Jésus dit ceci) 16  Que votre lumière luise ainsi devant les hommes afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.


Nous ne pouvons « donner » à Dieu, puisqu'il est le Créateur de l'univers, et de tout ce qu'il contient.

Tout Lui appartient depuis toujours ; nos corps et nos esprits, puisque notre vie est un don de Dieu, ainsi que tout ce que nous estimons être notre propriété et qu'il a bien voulu que nous disposions.


Psaume 24 :1 A YHWH (l'Eternel) la terre et ce qu'elle renferme, le monde et ceux qui l'habitent !

Psaume 50 :7-12 « Écoute, mon peuple ! Et je parlerai; Israël ! Et je t'avertirai. Je suis Dieu, ton Dieu. Ce n'est pas pour tes sacrifices que je te fais des reproches; tes holocaustes sont constamment devant moi. Je ne prendrai pas un taureau dans ta maison, ni des boucs dans tes bergeries. Car tous les animaux des forêts sont à moi, toutes les bêtes des montagnes par milliers; je connais tous les oiseaux des montagnes, et tout ce qui se meut dans les champs m'appartient. Si j'avais faim, je ne te le dirais pas, car le monde est à moi et tout ce qu'il renferme. »

Aggée 2 :8 « L'argent est à moi, et l'or est à moi, dit l'Éternel des armées. »

Romains 11 :35 « Qui Lui a donné le premier pour qu'il ait à recevoir en retour ? »

Le Seigneur Jésus-Christ a dit dans Luc 14 :33 : « Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple.


Dîme ou offrande, la réponse à cette question est évidente.

Nous ne pouvons donner à Dieu a qui tout appartient, ce qui implique que nous ne pouvons lui donner quoi que ce soit de matériel ou même de spirituel, et nous attendre à ce qu'Il ait une dette envers nous.

La bonne intelligence de cette question, est que nous pouvons éventuellement restituer à Dieu une partie des biens qu'il nous a donné, en sachant bien qu'il n'a aucun besoin matériel de nos offrandes !


Il y a certes une loi de semer et de récolter, et des récompenses pour des bonnes œuvres accomplies. Mais, contrairement aux doctrines très populaires sur la prospérité, nous ne devons et ne pouvons, jamais agir en espérant que Dieu ait la plus petite sorte de dette envers nous.

Dieu qui a créé l'univers, le soutient par Sa Parole, et par sa TOUTE PUISSANCE. Il n'a absolument pas besoin de nos œuvres bonnes ou mortes, ni du si microscopique pouvoir de notre misérable argent.

Matthieu 3 :9 Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.

Dieu pourrait donc et sans aucune limites, transformer des simples cailloux en chemins de pièces d'or !


Ce que Dieu veut obtenir de nous, c'est notre amour, et Il veut l'obtenir dans une bonne attitude

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Avant d'aller plus loin nous voudrions affirmer que notre sujet n'est absolument pas de décourager quiconque de donner la Dîme, mais de l'aider à la donner

 de la manière qui plait à Dieu. Façon d'agir dans l'amour, qui est valable pour toutes les autres lois

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Dîme ou Offrande, Loi ou Zèle Amoureux ?

Peut-être les deux et dans quel ordre ?


Commençons notre méditation avec les passages préférés des docteurs légalistes.

Ceux qui enseignent l'observance légale de la dîme essaient de prouver que cette pratique était requise bien avant que Dieu ait donné la loi à Moïse. Ces derniers se basent sur quelques versets suivants.


Genèse 14 :18-20 « Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin; il était sacrificateur du Dieu Très-Haut. Il bénit Abram, et dit : Béni soit Abram par le Dieu Très-Haut, maître du ciel et de la terre ! Béni soit le Dieu Très-Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout

« Vous voyez », disent-ils, « la dîme était une pratique nécessaire et obligatoire aux jours d'Abraham »


Cependant, lisons le contexte, du chapitre entier

La première chose que vous observerez en lisant bien est que le « tout » en question du verset 20 n'appartenait pas à Abram. Ce « tout » était la propriété d'autres personnes, incluant son neveu Lot qui avait été capturé par les armées de divers rois.

Abram et un petit groupe de ses serviteurs étaient allés combattre contre ces armées et contre toute attente, avaient gagné la bataille. Aussi Melchisédek le prince de la paix reconnaissait que c'est Dieu qui leur avait donné cette victoire vraiment miraculeuse. (v.20)

Notez les commentaires d'Abram que vous lirez versets 22-24. Rien du butin ne lui appartenait avant la bataille et bien qu'il était en droit de s'accaparer de tout le butin, il refusa d'en prendre sa part :« je ne prendrai rien de tout ce qui est à toi…. » (v.23)

Abram a donc donné 10% du butin dans un geste de reconnaissance de l'action de Dieu, en constatant que Dieu avait favorisé leur victoire et qu'il évitait ainsi à plusieurs, des vies entières d'esclavage.


Un autres verset nous parle encore de dîme : Genèse 28 :20-22 « Jacob fit un vœu, en disant : Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s'il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l'Éternel sera mon Dieu; cette pierre, que j'ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras. »

« Vous voyez », disent certains, « donner la dîme était une pratique nécessaire aux jours de Jacob, bien avant que la Loi soit donnée. »


Mais lisez précisément ce que Jacob dit : c'était une promesse conditionnelle, (un vœu) avec cinq conditions !


1)- SI Dieu est avec moi

2)- SI Dieu me garde

3)- SI Dieu me donne du pain à manger

4)- SI Dieu me donne des habits pour me vêtir

5)- SI je retourne en paix à la maison de mon père (ce qui arriva quelques 25 ans plus tard.)


Jacob dit : « ALORS je donnerai 10% à Dieu de tout ce qu'Il me donnera »….


Si cela à un rapport direct avec la dîme légale, ceci nous inviterait à faire comme Jacob, une liste exhaustive de tout ce que nous désirons obtenir de Dieu, et donner à Dieu 10% uniquement lorsque nous aurons tout reçu. Une sorte de marchandage avec Dieu !

Dans le verset ci-dessus nous voyons bien que Jacob en est encore aux balbutiements de sa rencontre avec Dieu et qu'il n'est pas encore celui que Dieu nommera Israël.  Il n'avait pas encore découvert, que l'on ne négocie jamais avec YHWH (l'Eternel) !


Posons nous donc la bonne question : Quel était le but de donner la dîme dans l'Ancien Testament ?


La première chose à savoir, c'est qu'il y avait 4 types de dîmes dans l'Ancien Testament


1. Les gens payaient une dîme générale aux Lévites.

Nombres 18 :21 « Je donne comme possession aux fils de Lévi toute dîme en Israël, pour le service qu'ils font, le service de la tente d'assignation. »

Toutes les tribus d'Israël, excepté les Lévites, avaient une zone géographique qui leur était désignée en héritage. Mais les Lévites, en récompense de leur travail parmi la nation, recevaient 10% du reste de la population.

Les fonctions des Lévites étaient :


-Service du Temple

-Inspecteurs et conseil en santé public.

-Force policière et gestion des éventuels conflits.

-Faire respecter la loi.

-Département de la justice

-Département de l'éducation


En d'autres termes, les Lévites étaient le « Service Public et religieux » en Israël, soutenu par un système de taxes appelé « les dîmes ». (Ce qui démontre la supériorité de la gestion divine, car avec 10% des revenus du peuple les lévites répondaient à tous les besoins des individus, ce qui était bien moins coûteux que nos impôts.)


2.  Les Lévites payaient la dîme de la dîme générale aux prêtres

Nombres 18 :25-31 « L'Éternel parla à Moïse et dit : Tu parleras aux Lévites, et tu leur diras : Lorsque vous recevrez des enfants d'Israël, la dîme que je vous donne de leur part comme votre possession, vous en prélèverez une offrande pour l'Éternel, une dîme de la dîme; et votre offrande vous sera comptée comme le blé qu'on prélève de l'aire et comme le moût qu'on prélève de la cuve. C'est ainsi que vous prélèverez une offrande pour l'Éternel sur toutes les dîmes que vous recevrez des enfants d'Israël, et vous donnerez au sacrificateur Aaron l'offrande que vous en aurez prélevée pour l'Éternel… »

Il faut savoir que tous les prêtres étaient des Lévites mais tous les Lévites n'étaient pas des prêtres.

Les prêtres descendaient d'Aaron et avaient des responsabilités spécifiques, en ce qui a trait à l'adoration dans le temple. La deuxième dîme garantissait la sécurité financière des prêtres et protégeait, le système du temple.


3.  Le peuple gardait une dîme pour payer leur pèlerinage annuel à Jérusalem.

Deutéronome 14 :22-26 « Tu lèveras la dîme de tout ce que produira ta semence, de ce que rapportera ton champ chaque année. Et tu mangeras devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira pour y faire résider son nom, la dîme de ton blé, de ton moût et de ton huile, et les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, afin que tu apprennes à craindre toujours l'Éternel, ton Dieu. Peut-être, lorsque l'Éternel, ton Dieu, t'aura béni, le chemin sera-t-il trop long pour que tu puisses transporter ta dîme, à cause de ton éloignement du lieu qu'aura choisi l'Éternel, ton Dieu, pour y faire résider son nom. Alors, tu échangeras ta dîme contre de l'argent, tu serreras cet argent dans ta main, et tu iras au lieu que l'Éternel, ton Dieu, aura choisi. Là, tu achèteras avec l'argent tout ce que tu désireras, des bœufs, des brebis, du vin et des liqueurs fortes, tout ce qui te fera plaisir, tu mangeras devant l'Éternel, ton Dieu, et tu te réjouiras, toi et ta famille. »

Le peuple d'Israël devait se rassembler trois fois par an à Jérusalem, à l'endroit désigné par Dieu, pour les grandes fêtes légales. Dieu leur demandait de faire des économies pour la fête.


Quel Dieu magnifique !

Dieu s'assurait que chacun ait suffisamment de ressources disponibles pour qu'ils puissent entrer pleinement dans ces temps de réjouissances, en imposant à tous de mettre de côté 10% de leur revenu annuel pour cet effet.

Notez le verset suivant (27) « Tu ne délaisseras point le Lévite… » Ceci faisait référence à la première dîme. En d'autres mots, la troisième dîme pour les fêtes annuelles ne devait pas être confondue avec la dîme générale pour les Lévites.


4.  Le peuple payait une dîme pour les pauvres, les orphelins et les veuves.

Deutéronome 14 :28-29 « Au bout de trois ans, tu sortiras toute la dîme de tes produits pendant la troisième année, et tu la déposeras dans tes portes. Alors viendront le Lévite, qui n'a ni part ni héritage avec toi, l'étranger, l'orphelin et la veuve, qui seront dans tes portes, et ils mangeront et se rassasieront, afin que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tous les travaux que tu entreprendras de tes mains. »

Cette dîme allait aux pauvres, aux veuves et aux orphelins.

C'est ce que nous appelons aujourd'hui «l'Aide Sociale». Cette dîme était payable tous les trois ans, ce qui équivaut à un tiers d'un dixième par année.


Donc et sauf erreur de notre part, les gens du peuple payaient en tout 13,33% de Dîmes annuelles et devaient de plus réserver 10% de leurs revenus pour le pèlerinage à Jérusalem


A qui doit on l'impôt…

Romains 13 :7 « Rendez à tous ce qui leur est dû : l'impôt à qui vous devez l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l'honneur à qui vous devez l'honneur. »


Dans le Nouveau Testament, et sous la grâce nous voyons que rien n'est changé

Nous contribuons toujours et plus encore que 10% pour financer le Service Public et le système d'Aides Sociales avec notre argent, si mal utilisé, par des gouvernants qui rejettent la loi de Dieu.


Apportez toutes les dîmes…

Malachie 3 :10 « Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison; mettez-moi de la sorte à l'épreuve, dit l'Éternel des armées, et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. »

Nous avons ci-dessus le verset préféré des enseignants sur l'obligation légale de la dîme.


Mais regardons y de plus près


Rappelez-vous qu'il existe 4 sortes de dîmes en Israël, sous l'Ancienne Alliance.


De quelle dîme s'agit-il donc ici ?

Néhémie 10 :38 « Le sacrificateur, fils d'Aaron, sera avec les Lévites quand ils lèveront la dîme; et les Lévites apporteront la dîme de la dîme à la maison de notre Dieu, dans les chambres de la maison du trésor . »


Laquelle des quatre dîmes est-il question ici dans Malachie ? La dîme payable par le peuple ?

NON ! Malachie n'est pas en train de réprimander le peuple, mais il réprimande les Lévites, ce qui devrait conduire à plus d'humilité certains prédicateurs.


Quand et dans quelle circonstance s'applique la dîme ?

Malachie 4 : 4 « Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, auquel j'ai prescrit en Horeb, pour tout Israël, des préceptes et des ordonnances. »  Voilà la portée de Malachie.

Pour tout Israël c'est-à-dire pour la théocratie gouvernementale du peuple d'Israël en tant que nation vivant sous les préceptes merveilleux de la loi de Dieu.

Ce qui n'est ni le cas des Israéliens d'aujourd'hui, ni des chrétiens qui vivent actuellement dans les nations. Mais la loi de Dieu sera de nouveau en vigueur pendant le gouvernement Divin du millénium !


Que doivent faire les chrétiens d'aujourd'hui


Nous ne vivons pas sous la condamnation de la Loi, nous vivons sous la grâce venue par Jésus-Christ.

Si nous espérons accomplir toute la loi c'est courageux et c'est partir d'un Très bon sentiment, mais c'est un espoir sans lendemain car selon la lettre aux  Romains 5:20  La loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la  grâce a surabondé…

Si nous accomplissons les seules lois qui nous conviennent, un peu comme les chalands dans les supermarchés, nous sommes sous la malédiction car nous n'observons pas toute la loi !


Galates 3 :10 « Car tous ceux qui s'attachent aux œuvres de la Loi sont sous la malédiction; car il est écrit : Maudit est quiconque n'observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi , et ne le met pas en pratique. »


Si nous choisissons de vous placer sous la Loi parfaite de Dieu, cela serait parfait pour un être parfait comme Yeshoua (Jésus) qui était sans péché

Mais pour nous, ce choix nous place sous la malédiction de cette loi, pour la simple raison que nous ne sommes pas parfait, et que par conséquent nous ne pouvons accomplir pleinement cette Loi à cause du péché qui nous en empêche !

Le but de la Loi est donc d'agir en tant que tuteur pédagogue : Galates 3 :24 « Ainsi la Loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. »


Suivre la Loi de Dieu par amour et par reconnaissance ou s'y soumettre par légalisme


Après avoir mis les choses au clair entrons maintenant dans le cœur du sujet.

Si le Saint-Esprit a mis dans nos cœurs le profond désir d'accomplir une belles œuvres, de nous soumettre a la Parole de Dieu en accomplissant une, plusieurs lois ou donner 10% de nos revenus, non pas comme une dîme obligatoire, mais comme une offrande volontaire de reconnaissance à Dieu ; cela est très juste et très bon…  C'est un sacrifice de reconnaissance (Lévitique chapitre 7).


Accomplir la Loi par reconnaissance est la seule façon de faire plaisir à notre Seigneur ! 


Mais cette offrande ne devra revêtir en notre esprit, que la forme d'un cadeau que nous désirons offrir à la Personne Divine que nous aimons, sans attente d'elle une quelconque rétribution, ni la moindre satisfaction d'un devoir accompli.


La grâce est un cadeau gratuit de Dieu pour le salut des hommes,

L'observance de la Loi doit être une offrande gratuite des hommes par reconnaissance à Dieu.


Si nous sommes dans cette disposition de coeur, notre geste sera alors en parfaite harmonie avec la grâce !

Si nous sommes sous la Grâce du salut en Yeshoua ha Mashiah, Jésus-Christ a parfaitement accomplit la Loi de DIEU en mourant sur la croix ! Comme nous le lisons dans la parole :


Galates 5 :1 C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.  Il n'y a donc rien à ajouter à ces paroles.


Avoir conscience de l'impossibilité d'accomplir toute la Loi, en déduire que l'on est sous la condamnation, mais que la Croix du calvaire a effacé l'acte don les ordonnances nous condamnaient, est l'état d'esprit nécessaire à la tentative de plaire à Dieu en pratiquant ses ordonnances.


Le premier Conseil d'Église

 (Il y en a toujours qui veulent placer des jougs sur les épaules des autres)


Au début de l'Église, certains essayaient de persuader les chrétiens d'origines païennes (les Gentils) de tenter d'appliquer la Loi de Moïse. Une discussion s'éleva et le premier Conseil d'Église a eu lieu.

Actes 15 :1-2, 4-5, 13, 29-20 « Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant : Si vous n'êtes pas circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés. Paul et Barnabas eurent avec eux un débat et une vive discussion; et Barnabas, et quelques-uns des leurs, monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens, pour traiter cette question…Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l'Église, les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.

Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu'il fallait circoncire les païens et exiger l'observation de la loi de Moïse…Lorsqu'ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit…C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang. »


Le verset 5 répond à la question : Les chrétiens d'origine païenne doivent-ils observer la Loi de Moïse (ce qui, évidemment, inclus les dîmes) ?


Le verset ci-dessus montre qu'Ils ont simplement reçu quatre instructions ; s'abstenir :


1)- Des viandes sacrifiées aux idoles (ce qui se pratique encore en Asie)

2)- De l'impudicité (que nous voyons se répandre partout)

3)- Des animaux étouffé (de nos jour le pigeons tué par strangulation)

4)- Du sang (que la plupart des chrétiens prennent à la légère en mangeant du boudin)


Il est donc étrange de voir certains prédicateurs attacher tant d'importance à la dîme, et si peu aux quatre instructions d'Actes 15 qui sont pourtant si explicites !


Yeshoua (Jésus) recommandait-Il les dîmes ?

Luc 11 :42 « Mais malheur à vous, pharisiens ! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l'amour de Dieu : c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses. »

Lorsque Yeshoua a dit « c'est là ce qu'il fallait pratiquer », voulait-Il dire que nous devions payer les dîmes ?

Regardez Son commentaire en contexte. A qui Yeshoua (Jésus) parlait-Il ? Aux pharisiens ! Qu'est-ce qui caractérisait les pharisiens ? Ils se considéraient comme «séparés selon la Loi » c'est ce que le mot «pharisien» signifie. Paul qui était pharisien, l'a dit de lui-même en Philippiens 3 : 3à6.


En d'autres termes ceux qui ont pour louable et inaccessible objectif d'être parfaits (donc sans aucun péché) devraient aussi payer la dîme et accomplir également les 612 autres commandements, par obéissance parfaite à la Loi de Dieu.

Yeshoua (Jésus) disait donc à ce groupe de gens, qui s'enorgueillissaient d'accomplir précisément les commandements de la Loi. Qu'ils devraient continuer de le faire, mais de la bonne manière, c'est-à-dire, sans négliger, la justice, l'amour de Dieu, ainsi que l'amour de leurs prochains ; ce qui est un sublime objectif, mais hors de porté d'un pécheur ; ce que son tous les humains.

Jésus recommandait à ces pharisiens si vaniteux d'eux-mêmes, de ne pas oublier que la première Loi est l'amour, de Dieu et de leurs prochains et que s'ils étaient parfaits en cet amour, le fait de payer leurs dîmes par reconnaissance et non par légalisme serait une œuvre bonne aux yeux de Dieu.


Au sujet de la dîme payée par deux hommes différent, qui fut justifié ?

Yeshoua (Jésus) nous parle de deux hommes dont l'un donnait sa dîme et l'autre non.

Luc 18 :10-14 « Deux hommes montèrent au temple pour prier; l'un était pharisien, et l'autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; Je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n'osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre. Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé. » 

Celui qui sera justifié sera celui qui considère lui-même son état de pécheur et en est affligé.


Donner la dîme par légalisme, c'est la malédiction des « rois »

1 Samuel 8 :11-18 « Il dit : voici quel sera le droit du roi qui régnera sur vous. Il prendra vos fils, et ils les mettra sur ses chars et parmi ses cavaliers, afin qu'ils courent devant son char; il s'en fera des chefs de mille et des chefs de cinquante, et il les emploiera à labourer ses terres, à récolter ses moissons, à fabriquer ses armes de guerre et l'attirail de ses chars. Il prendra vos filles, pour en faire des parfumeuses, des cuisinières et des boulangères. Il prendra la meilleure partie de vos champs, de vos vignes et de vos oliviers, et la donnera à ses serviteurs. Il prendra la dîme du produit de vos semences et de vos vignes, et la donnera à ses serviteurs. Il prendra vos serviteurs et vos servantes, vos meilleurs bœufs et vos ânes, et s'en servira pour ses travaux. Il prendra la dîme de vos troupeaux, et vous-mêmes serez ses esclaves. Et alors vous crierez contre votre roi que vous vous serez choisi, mais l'Éternel ne vous exaucera point. »


C'est la malédiction de ceux qui se placent sous l'autorité de la Loi d'une organisation, au lieu d'avoir un rapport direct et étroit avec DIEU !  C'est se placer sous l'esclavage spirituelle de cette organisation.


- C'est se sentir coupable alors que nous sommes justifiés !

- C'est se placer sous un joug de servitude !

- C'est minimiser le sacrifice de Christ !

- C'est perdre la joie de son salut !

- C'est risquer de voir Dieu ignorer nos prières.


Dieu ne peut répondre à ceux qui placent leur confiance ou leur croyance en l'homme, et dans leurs œuvres mortes. Si Dieu répondait, Il renforcerait votre confiance dans la chair.

Les dîmes peuvent êtres corbans


Marc 7 :9-13 « Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. Car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère; et : Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu t'assister est corban, c'est-à-dire une offrande à Dieu, vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère, annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d'autres choses semblables. »

Si nous avons de l'argent dont notre famille a besoin mais que nous le gardions en prenant pour prétexte de le donner « en dîme », nous agissons comme les pharisiens de l'époque. Nous disons que votre argent est « corban » et Yeshoua (Jésus) déclare qu'en faisant cela, nous annulons la Parole de Dieu.


Qu'enseigne le Nouveau Testament sur « donner » ?

Nous devons être convaincu sur le fait que nous appartenons entièrement à Dieu, et par conséquent, nous-nous présentons devant notre propriétaire, Dieu et Maître auquel nous devons tout.


Romains 12 :1 « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. »


2 Corinthiens 8 :1-5 « Nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu qui s'est manifestée dans les Églises de la Macédoine. Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. Ils ont, je l'atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au-delà de leurs moyens, nous demandant avec de grandes instances la grâce de prendre part à l'assistance destinée aux saints. Et non seulement ils ont contribué comme nous l'espérions, mais ils se sont d'abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu. » 

Ces premiers chrétiens donnaient avec joie selon leurs moyens et selon les besoins de leurs frères en Christ.


Notre offrande doit découler de votre relation avec le Dieu vivant.


La qualité de notre motivation est Capitale !

Jean 3 :16 « Car Dieu a tant aimé le monde, qu'Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. »

La plupart des gens ignorent de placer ce verset dans le contexte de l'offrande « donner » mais le don de Dieu est notre fondation et notre modèle, pour pouvoir donner nous-mêmes. 


Notez trois choses concernant le don de Dieu :

1)- Sa motivation est l'amour, comme nous l'avons dit plus haut !

2)- En donnant Son Fils, Il Se donne Lui-même. 

3)- Son don était en réponse à notre besoin, afin que nous ne périssions point.


La dîme est une forme de don sacrificiel que Dieu place plus bas que l'amour.

1 Corinthiens 13 :3 « Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert de rien. »

Dieu regarde au cœur, la dîme, le don ou l'offrande sans amour ne l'impressionne pas.

Notre motivation seule est importante pour Dieu !


1 Samuel 16 :7  L'Eternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Eternel regarde au coeur.

Nous devons donner en réponse à un besoin.

Actes 4 :34-35 « Car il n'y avait parmi eux aucun indigent; tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres; et l'on faisait des distributions à chacun selon qu'il en avait besoin. »

Actes 11:27-29 « En ce temps-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L'un d'eux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l'Esprit qu'il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude. Les disciples résolurent d'envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.  »


Secrètement et humblement

Matthieu 6 :1-4 « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »

Nous devons donner en secret, humblement, en reconnaissant en nous-même que nous sommes redevable envers Dieu de tout. Aussi si nous nous sentons apaisé de donner la dîme ou quoi que cela soit, c'est que nous avons une méconnaissance de la grâce de Dieu !


Si nous décidons de bon coeur de donner 5%, 10% voir beaucoup plus…

Ce geste ne diminuera en rien notre dette envers Dieu, mais cette offrande volontaire sera agrée par Dieu !


Selon nos moyens

2 Corinthiens 8 :12 « La bonne volonté, quand elle existe, est agréable en raison de ce qu'elle peut avoir à sa disposition, et non de ce qu'elle n'a pas. »

Si nous avons 100 € ou $ et que nous devions 100 € ou $ à quelqu'un et qu'au lieu de rembourser notre dette nous donnions ce montant à une organisation caritative, Dieu n'acceptera pas votre offrande qui sera impure.


Dieu n'acceptera pas de votre part, de l'argent qui appartient a un autre que vous-même !

Ne soyons pas non plus séduits par le slogan de la dîme loto : « donnez par la foi et attendez-vous à Dieu, qui vous le rendra au centuple ». La Bible enseigne clairement que « donner » de cette façon est inacceptable à Dieu.

Il faut donner sans attendre de retour, puisque nous avons déjà reçu notre cadeau du salut gratuit !


Toutes œuvres que nous pourrions accomplir doivent être faites dans ce même esprit d'offrande à Dieu sans attente de rétribution. Une offrande destinée uniquement à être l'expression de notre reconnaissance et de notre amour pour Dieu !


Dans la joie  (c'est à la joie de donner que l'on reconnaît si c'est par légalisme ou si c'est par amour)

2 Corinthiens 9 :7 « Que chacun donne comme il l'a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie. » 


La Bible enseigne clairement ici de donner ce que nous sommes heureux de donner


La Bible n'enseigne pas de donner plus que nous pouvons vraiment donner et ensuite prétendre que nous sommes contents. Dieu veut que nous donnions ce que nous avons résolu, et qui nous est possible de donner. Si nous constatons que nous ne pouvons donner aucun montant avec joie, c'est la signe que nous avons un important problème spirituel à résoudre.


De bon cœur

Exode 25 :2 « Qu'ils m'apportent une offrande; vous la recevrez pour moi de tout homme qui la fera de bon cœur. » 

Cette offrande concernait la construction du tabernacle, la chose la plus importante de l'Ancien Testament. Dieu désirait recevoir seulement de ceux qui donnaient de bon cœur. Rien de tout cela n'a changé dans le Nouveau Testament.


Avec ces mots « Joie et Bon cœur »

Nous avons une sorte de baromètre de notre amour pour Dieu !

I corinthiens 11 : 31  nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions jugés.


Combien sommes-nous capable de donner avec joie et de bon cœur ?  La loi parfaite est de 10% !

- Si nous ne sommes pas capables de donner quoi que cela soit, de bon cœur et avec joie, cela signifie que nous avons un sérieux problème spirituel…

- Si nous donnons avec joie et de bon cœur,3%, 5% ou 7% notre amour pour Dieu est donc perfectible.

- Si nous donnons 10% ou plus toujours avec joie et de bon cœur, la seul évidence est que selon la parole de Dieu nous sommes des hommes heureux et dans la joie parfaite de notre salut !


En conclusion : L'offrande faite de bon cœur, dans un esprit de reconnaissance envers Dieu est tout ce que Dieu attend de nous. C'est la bonne attitude pour exprimer notre amour envers lui !


Mettre sa vie en accord avec le plus grand nombre de lois dont notre amour pour Dieu est capable, en reconnaissance et pour l'amour de Dieu, est le chemin de la sanctification, et une juste offrande agrée de Dieu.

Mais se conformer à la loi par tradition ou dans un esprit légaliste et sacrificielle, dans l'espoir d'obtenir des bénédictions ou des indulgences, ou une meilleure place au ciel, est le reniement du sacrifice de la croix !


Donnez avec un cœur nouveau voilà ce que Dieu désire pour nous


Ezékiel 36 :26 Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.


C'est une prophétie que nous sommes invités à réaliser dans nos vies.




  

Huit vérités fondamentales sur la grâce de Dieu


L'équipe de Cantique de l'OLivier Franc d'après le livre la Grace de Lewis Sperry Chafer


Jean 1:17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ


Première vérité : Le mot Grâce en hébreu :

Exode 33:19 YHWH  (l’Eternel dit à Moïse) : je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde.


Le mot Grâce en hébreu est le mot : « Chanan ou hannah les orthographes occidentales diverges » qui se traduit en français par : Grâce, pitié miséricorde, compassion, accorder.

(C’est accorder gratuitement un avantage) 

Il y a aussi le prénom « Hannah » qui signifie comblé de grâce. Ces deux mots se prononcent de la même façon : Ranna.


Le mot miséricorde en hébreu est le mot : « Racham ou hacham » il a la même étymologie que « hannah » et se traduit de la même manière par : grâce, miséricorde, compassion etc.

(la aussi c’est accorder gratuitement un avantage)


Il est difficile de définir une  véritable différence entre ces deux mots toutefois…


La Grâce est le don gratuit accordé légalement par Dieu, en tant que Grand Juge ; alors que la Miséricorde Insondable, serait une Grâce (pas forcément la vie éternelle) accordée par Dieu en tant que Roi, de manière souveraine et donc imprévisible. 

Il serait fort imprudent de penser, que refusant de faire la paix avec Dieu durant toute sa vie, en demandant à Dieu le Grand Juge d’accorder sa Grâce, le pécheur invétéré pourrait quand même obtenir Miséricorde le jour de son jugement !

Demander de son vivant la Grâce de Dieu par la repentance et en vertu du sacrifice de Christ, c’est être assuré de la recevoir, alors que mépriser cette offre généreuse, serait jouer a la roulette russe avec sa vie éternelle en misant son éternité sur l’éventuelle Miséricorde du Tout Puissant !

D’où la question à laquelle nous ne répondrons pas : Pourquoi DIEU accorderait-il sa Miséricorde à quelqu’un qui a refusé sa Grâce ?


Le mot hébreu «Racham» a aussi un dérivé « RachamÌm» signifie : viscères, coeur, et se traduit également par : Miséricorde. Ce mot« Racham ou Rèchèm » fait allusion à l’utérus de la mère.


La Miséricorde et la Grâce de Dieu représentent l’amour insondable et viscéral d’une mère. D’une mère qui donne sa vie pour sauver ses enfants. C’est l’Amour viscéral de Dieu qui offre en holocauste son Fils unique pour le salut du monde !


Seconde : La Grâce n’est pas refusée pour cause de déchéance totale (Jean 3 :18)

En effet seule une personne déclarée coupable peut être graciée, ce qui est le cas de tous les hommes qui sont par nature pécheurs, et condamnés à mort selon la loi de Dieu. Romains 6:23  Car le salaire du péché, c'est la mort.

La Grâce en Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ) est donc offerte à tous les hommes de toutes les nations, et de toutes les générations ! 1 Timothée 2:4 

Suite de Romains 6 : 23 mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.


Tite 2:11  Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.


Troisième : La grâce de Dieu ne s’exerce pas en rapport avec l’abondance du péché.

Romains 5 :20 là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

Dieu n’exerce jamais sa Grâce en suppléant ou en appoint de ce qui pourrait manquer de « sainteté », ou de pureté dans la vie ou la réputation d’un pécheur.

Pour des gros ou pour des petits péchés s’ils en étaient, Christ a souffert une fois la mort sur la croix et son sacrifice parfait et suffisant lave le pécheur tout entier de ses souillures !

Pour bien comprendre cette notion il faut s’imaginer deux hommes pécheurs représentés par deux plages. L’une serait remplie de détritus (de péchés) et l’autre n’aurait seulement qu’une petite souillure (un tout petit manquement). Il faut bien comprendre que ces deux plages seront lavées par la même vague puissante et gigantesque qui emportera tout sur son passage laissant derrière elle deux plages parfaitement immaculées comme aux premiers jours de la création.


Ce sera plus qu’un grand lavage, ce sera une renaissance !


Jean 3 :7  Ne t'étonne pas (Dit Jésus) que je t'aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau.


2 Corinthiens 5:17  Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.


Le Sacrifice de Christ sur la Croix transforme celui qui croit en un homme nouveau !


Quatrième : La Grâce ne peut contracter de dette envers Dieu.

La Grâce étant une faveur non payée de retour, est par nature sans récompense quant à des obligations, passées, présentes ou futures envers Dieu. Ephésiens 2:8

Malheureusement par manque de compréhension fondamentale ; la Grâce de Dieu est souvent minimisée par des braves gens, très bien intentionnés qui voudraient offrir à Dieu quelques compensations pour sa Grâce ! (Nous retrouvons d’ailleurs cette idée fausse dans de nombreux cantiques tel que « je t’aime en retour »)

La Grâce, dans sa définition même, est toujours un acte gratuit (Jean 10 :28 ; Romains 6 :23)


Il est important de souligner que dans la bible personne n’a jamais « rendu grâce » à Dieu ! (C’est pourtant une phrase très utilisée chez les chrétiens.) Certes « rendre grâce » en français signifie remercier mais le mot (rendre) porte en lui le ferment d’une erreur majeure au sujet de la Grâce de Dieu. Car le mot «Rendre» dans toutes ses acceptions ne s’adresse jamais à Dieu, en matière de Grâce ou de Miséricorde ! (Vérifiez dans vos bibles)

Le seul verset qui pourrait induire cette erreur est celui de la lettre de Paul à Philémon ou Paul remercie les chrétiens de leurs prières.

Paul « rend donc ici grâce aux chrétiens pour leurs prières », mais en aucun cas à Dieu !

Philémon 1 :22 qui En même temps, prépare-moi un logement, car j'espère vous être rendu, grâce à vos prières.

Rendons donc à Dieu de tout ce qui nous est demandé par la bible : Rendez l’honneur, rendez gloire, rendez témoignage, racontez ses bienfaits autour de vous et surtout rendez l’amour etc. Mais ne chercher jamais à rendre la Grâce que Dieu vous a accordé, car une Grâce est un don gratuit qui ne peut se rembourser. Tenter de le faire serait même une véritable offense à Dieu !


La Grâce ne peut donc jamais se rendre à Dieu sous aucune forme que cela soit !


Les bonnes œuvres sont nécessaires, mais sans idée de compensation, ni de remboursement quelconque ou même partiel de la Grâce car : Romains 4:4 Or, à celui qui fait une oeuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due….

Aussi lorsque nous voulons remercier Dieu évitons d’utiliser ce verbiage trompeur de (rendre grâce) et disons lui simplement : « Merci Seigneur ».


Cinquième : La Grâce n’agit jamais dans le juste acquittement d’une dette.

Esaïe 52:3  Car ainsi parle l'Eternel : C'est gratuitement  que vous avez été vendus, Et ce n'est pas à prix d'argent que vous serez rachetés.

1 Corinthiens 7:23 Vous avez été rachetés à un grand prix (Celui du sang du fils de Dieu)


Rien ne peut égalé la Vie du Fils de Dieu !


Ephésiens 4:7  Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. 

C’est-à-dire que la grâce de Dieu ne s’applique qu’en vertu de la vie de Jésus offerte sur la croix !


Ce qui signifie que la Grâce ne peut être mesuré ou évaluée par rapport au péché.


Ephésiens 1:7  En lui (Christ) nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce,


Sixième : La Grâce de Dieu, n’est pas l’acquittement trop généreux d’une dette.

Elle est entièrement indépendante de la personnalité ou des éventuels mérites du coupable.

Elle n’est pas moins grande pour un « grand pécheur » qu’elle le serait s’il avait moins péché !


Pour l’unique raison que cette dette a été payée par le Sang de Jésus-Christ sur la croix.


Romains 3:25  C'est lui (Christ) que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice


La Grâce est l’effacement légal, judiciaire et total de notre dette envers Dieu !


Colossiens 2:14  il (Christ) a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix;


Septième : La Grâce précède le pardon des péchés. (Parfois d’un « instant »)


Avant la Grâce Jésus-Christ a souffert et est mort sur la croix !


C’est par sa résurrection que nous pouvons entrer dans une vie nouvelle en Jésus-Christ

Il a porté sur lui-même la totalité des jugements de Dieu contre le péché (Jean 1 :29)

En conséquence la Grâce est une absolution judiciaire accordée à un débiteur, pour la raison que sa dette a été payée en entier par un autre.

Faut-il encore que le coupable accepte sa sentence et reconnaisse sa culpabilité.

La Grâce accordée, déclare le pécheur qui demande grâce, judiciairement juste, aux yeux de Dieu, s’il reconnaît son état de coupable pécheur.

En ce qui concerne le pardon des différents péchés dans le détail de la confession, ce n’est pas comme la Grâce un acte légal de Dieu envers les pécheurs inconvertis, mais un acte d’Amour du Père céleste envers les graciés qui sont devenus ses enfants et sont donc sauvés pour l’éternité.


Pour être sauvé il faut demander grâce, ce que Dieu accorde immédiatement, puisque c’est sa parole ; mais pour être réconcilié avec le Père Céleste, faut-il encore lui demander pardon de ses péchés par la confession, ce que Dieu accorde aussi immédiatement puisque c’est aussi sa parole.


La conversion suit donc cet disposition : Lorsqu’un pécheur constate son état de perdition, il tremble. Psaumes 111:10  La crainte de l'Eternel est le commencement de la sagesse, puis il implore Dieu de lui accorder sa Grâce, qui lui est accordée aussitôt par le Dieu d’Amour, en vertu du sacrifice de Christ.

Conjointement convaincu par le Saint-Esprit de la noirceur de sa souillure, il prie Dieu de lui pardonner ses péchés ; lequel tel un Père fidèle et juste lui pardonne aussitôt. Ainsi la pleine relation familiale avec son Père Céleste est enfin rétablie !

1 Jean 1:9  Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.


La justification par la Grâce est l’acte légal du Grand Juge, et le pardon des péchés par la confession et la repentance, est un acte d’Amour Paternel. Les deux actes sont rendus possibles par la croix.

Hébreux 10:18  Or, là où il y a pardon des péchés, il n 'y a plus d'offrande pour le péché.


Huitième : Si nous sommes rachetés, nous ne serons pas revendus si nous péchons !

Le mot hébreu « ga’al » traduit en latin « rédemptio » qui a donné « rédempteur » en français peut se traduire plus explicitement par « racheteur ».

Hébreux 9:15  c'est pour cela qu'il (Christ) est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort (de Jésus-Christ) étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis.

Ephésiens 1:7  En lui nous avons la rédemption (le rachat) par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce,

Avant d’avoir obtenu Grâce, le pécheur appartenait au prince de ce monde c’est-à-dire Satan.

Jean 8:44  Vous avez pour père le diable

En mourrant sur la croix Christ a payer avec son Sang le prix de notre rançon, c’est pourquoi le gracié a été l’objet d’une terrible transaction dont le prix fut la mort du Fils de Dieu dans d’atroces souffrances !


Romains 8:1  Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. 


S’il n’y a plus de condamnation il n’y a plus d’exclusion possible !

Car personne ne peut être jugé deux fois pour le même crime.

Aucun enfant de Dieu ne peut donc perdre son salut !


Mais attention !

Hébreux 10:26  Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,


Dans ce cas, il vaut mieux faire très attention car Dieu nous punira de notre vivant !

Ce n’est pas parce que nous sommes graciés pour la vie éternelle, lavés de nos péchés, et devenus Enfants de Dieu, que Dieu ne peut pas nous punir durant notre vie pour les fautes que nous commettrions !

Au contraire Dieu peut éventuellement ne pas corriger ceux qui ne sont pas ses enfants, mais il corrigera certainement et plus souvent ceux qui lui appartiennent car il les aime !

Et Dieu le ferait dans ce cas, non pour exclure, mais pour sanctifier ses enfants comme un Père Aimant corrige ses enfants pour leur bien. 

Proverbes 3:12  Car l'Eternel châtie celui qu'il aime, Comme un père l’enfant qu'il chérit.

Hébreux 12:6  Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils.


La confession efface les péchés du racheté de devant Dieu.


Une seule chose est donc à faire pour un racheté sauvé par grâce :

Lire 1 Jean 1 :1 à 2 :2 « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité…

Mes petits enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » 


Psaumes 32:1  De David. Cantique. Heureux celui à qui la transgression est remise, À qui le péché est pardonné !




  

Les premiers Chrétiens et le sang


Dieu dit à Noé, au sortir de l'Arche :

 

Genèse 9: 3 et 4 Tout ce qui se meut et possède la vie vous servira de nourriture, je vous donne tout cela au même titre que la verdure des plantes. Seulement, vous ne mangerez pas la chair avec son âme, c'est-à-dire le sang. 

 

Le mot âkal en hébreu, phagein dans la traduction grecque dite des Septante (effectuée par des Juifs d’Alexandrie à partir du IIIe siècle av. J.-C.), est sans équivoque. Il signifie « manger », « consommer » au sens strictement alimentaire, digestion comprise, d’ailleurs le verbe pour dire uniquement « digérer » a la même racine en hébreu et s’écrit de la même façon.

Nous constatons que cet interdit alimentaire est répété à plusieurs reprises dans la Bible. En Lévitique 3 :17 ; 5 :26 et 27 ; 17 : 10 à 14 ; Deutéronome 12 : 23 et 24 ; puis 15 : 23 ; et en I Samuel 14 : 32-34).

Aussi pour pouvoir être consommé, l’animal devait avoir été égorgé et son sang répandu « à terre comme de l’eau » (Deutéronome 12 :16 à 24 ; 15 : 23).

Celui qui enfreignait cette règle devait être « retranché de son peuple » (Lévitique 7 : 27). L’interdit touchait même le résident étranger (Lévitique 17 : 10).

La règle lévitique, plus stricte encore, étendait cette interdiction à la consommation de graisse : Lévitique 3 :17 C'est pour tous vos descendants une loi perpétuelle, en quelque lieu que vous demeuriez : vous ne mangerez ni graisse ni sang..

 

C’est encore le verbe âkal, « manger », qui est employé ici. Il est d’ailleurs précisé un peu plus loin qu’il était parfaitement permis d’utiliser la graisse pour n’importe quel autre usage :

 

Lévitique 7 : 23. Vous ne mangerez pas de graisse de taureau, de mouton ou de chèvre. La graisse d'une bête morte ou déchirée pourra servir à tout autre usage, mais vous n'en mangerez point. 

 

Concernant la graisse, le texte est donc sans équivoque.   Concernant le sang, il n’est pas aussi précis.

Car au contraire de la graisse, le sang ne pouvait à l’époque être considéré autrement qu’à des fins alimentaires.

 

Les motifs de l’interdiction, rapportés dans le livre du Lévitique, sont donc essentiellement d’ordre cultuel en relation directe avec le pardon des péchés.

Ce sang, YHWH l’a donné pour accomplir le rite d’expiation.

Lévitique 17 : 11 et 12  Car l'âme < nephesh > de la chair est dans le sang. Je vous l'ai donné sur l'autel, afin qu'il servît d'expiation pour vos âmes < nephesh >, car c'est par l'âme <05315> que le sang fait l'expiation. C'est pourquoi j'ai dit aux enfants d'Israël : Personne d'entre vous ne mangera du sang, et l'étranger qui séjourne au milieu de vous ne mangera pas du sang.


Un peu d’histoire


 Après la crucifixion de Jésus et la conversion de Paul, le christianisme, d’abord considéré comme une dissidence juive, s’étend rapidement au monde païen. Cette expansion va très vite poser un problème aux Juifs convertis : les nouveaux venus du paganisme doivent-ils observer eux aussi la Loi mosaïque ? Les responsables chrétiens se réunissent alors à Jérusalem en 49 apr. J.-C. sous l’égide de Jacques, « le frère du Seigneur », pour répondre à cette question cruciale. Après un débat houleux, c’est Jacques qui prend la décision finale à laquelle la majorité se rallie :

Actes 15 : 19 et 20  C'est pourquoi je juge, moi, qu'il ne faut pas tracasser ceux des païens qui se convertissent à Dieu. Qu'on leur mande seulement de s'abstenir de ce qui a été souillé par les idoles, des unions illégitimes, des chairs étouffées et du sang. 

 

Cette prohibition du sang, qui vient ici immédiatement après celle des chairs étouffées, n’est évidemment qu’une simple reprise de l’interdit alimentaire déjà formulé à maintes reprises dans l’Ancien Testament. Il s’agit de ne pas consommer de sang, comme on peut ne pas consommer de vin ou de viande. L’interdit sera rappelé à deux reprises, en ces termes, dans le Livre des Actes : il convient de « vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées » (Actes 15 : 29 et 21 : 25).

 

Toutefois cet interdit n’était qu’alimentaire, car du temps de Yeshoua (Jésus), même les Juifs les plus scrupuleux utilisaient le sang à des fins médicales* ! 

Ces mêmes Juifs auraient pourtant certainement préféré être mis à mort, plutôt que de risquer d’enfreindre la loi mosaïque, en mangeant des viandes non saignées, par exemple.

 

Cet interdit alimentaire fut-il respecté par les premiers chrétiens ?

Pour les judéo-chrétiens, c’est-à-dire les chrétiens venus du judaïsme, la question ne se pose même pas : ceux-ci, en effet, jusqu’à leur totale disparition, ne consommèrent jamais de sang. Ils continuèrent pour la très grande majorité à respecter les lois alimentaires et le repos sabbatique, notamment, jusqu’à être eux-mêmes considérés comme hérétiques par la partie des chrétiens issus du paganisme (à partir de la deuxième moitié du IIIsiècle).

 

Du côté des pagano chrétiens, les documents sur leurs pratiques sont peu nombreux.

Ils sont toutefois suffisamment éloquents pour que nous soyons en mesure, d’un point de vue historique, d’apporter une réponse claire et définitive à cette interrogation.

Le témoignage le plus ancien remonte à 177 apr. J.-C., c’est-à-dire à la terrible persécution venue frapper la communauté chrétienne de Lyon. Eusèbe de Césarée (début du IVe siècle) nous a conservé une copie de la fameuse Lettre des Martyrs de Lyon rédigée à l’issue de cette persécution et qui fut alors envoyée à plusieurs communautés pour servir de témoignage.

Tandis que les chrétiens font l’objet de maintes calomnies et qu’on les supplicie pour leur faire avouer des crimes qu’ils n’ont pas commis, une femme, sous la torture, répond à ses bourreaux : « Comment ces gens-là mangeraient-ils de petits enfants, alors qu'il ne leur est même pas permis de manger le sang des animaux sans raison ? » Histoire ecclésiastique, V, I, 26.

 

Au IIe siècle, l’interdit alimentaire du sang continue d’être respecté par les chrétiens, dans l’importante communauté de Lyon, et très vraisemblablement, dans le reste de la Gaule.


Mais qu’en est-il ailleurs ?

À  Rome comme à Carthage, la situation n’est pas différente, ainsi qu’en témoigne le prêtre Tertullien s’adressant aux païens (197 apr. J.-C.) :

« Rougissez de votre aveuglement devant nous autres chrétiens, qui ne regardons pas même le sang des animaux comme un des mets qu’il est permis de manger, et qui, pour cette raison, nous abstenons de bêtes étouffées et de bêtes mortes d’elles-mêmes, pour n’être souillés en aucune manière de sang, même de celui qui est comme enseveli dans les chairs. Aussi, pour mettre les chrétiens à l’épreuve, vous leur présentez des boudins gonflés de sang, bien convaincus que ce mets est défendu chez eux et que c’est un moyen de les faire sortir du droit chemin. Comment pouvez-vous donc croire que ces hommes qui ont horreur du sang d’un animal (vous en êtes persuadés) sont avides de sang humain ? » Apologétique, IX, 13, 14.

 

Tertullien est catégorique.

Pour lui, un croyant ne peut consommer du sang et demeurer chrétien.

On peut donc en déduire que cet interdit alimentaire était encore majoritairement respecté par l’ensemble du monde chrétien à la fin du IIe siècle et au début du IIIe siècle. Déduction confirmée par Minucius Félix qui écrit à Rome dans le premier tiers du IIIe siècle :  « Pour nous, c’est un sacrilège d’être témoin ou d’entendre parler d’un homicide et nous nous gardons avec tant de précaution du sang humain que même le sang des bêtes comestibles n’est pas admis dans nos aliments. » Octavius, XXX, 6.

 

Origène, qui écrit à Alexandrie, nous apprend que le fameux interdit était toujours observé vers 240 apr. J.-C. : « Il fut décidé par les apôtres de Jésus et les anciens qui étaient rassemblés à Antioche, et comme ils le dirent eux-mêmes, par le Saint-Esprit, d’adresser aux fidèles venus de la gentilité une lettre leur interdisant de manger seulement ce dont ils déclarèrent nécessaire de s’abstenir : c’est-à-dire les idolothytes, les viandes étouffées et le sang. En effet, l’idolothyte est offerte aux démons et il ne faut pas que l’homme de Dieu participe à la table des démons. Les viandes étouffées, parce que le sang n’en est point séparé et qu’on le présente comme la nourriture des démons qui se repaissent de ses exhalaisons, l’Écriture les interdit, ne voulant pas que nous ayons la même nourriture que les démons ; car peut-être, si nous prenions des viandes étouffées, certains d’entre eux s’en nourriraient en même temps que nous. Et ce qui vient d’être dit des viandes étouffées peut montrer clairement pourquoi on s’abstient du sang. » Contre Celse, VIII, 29, 30.

 

Ce sont en tout cas les raisons que l’on pouvait invoquer au milieu du IIIe siècle pour expliquer cet interdit.

L’interdiction (de consommer) du sang, en effet, avait très tôt été associée à l’interdiction des viandes sacrifiées aux idoles. Dès lors qu’avec l’expansion du christianisme et la christianisation de l’Empire romain les sacrifices aux divinités païennes n’ont plus été pratiqués, la prohibition du sang tomba elle aussi rapidement en désuétude, du moins dans la partie latine de l’Empire romain.

Assez curieusement, elle resta encore longtemps en vigueur dans sa partie grecque (Empire byzantin).

Le texte qui suit date de la fin du IXe ou du début du Xe siècle. Il s’agit d’une loi de l’empereur d’Orient Léon VI dit le Philosophe (886-912 apr. J.-C.).

Nous la reproduisons dans son intégralité.

Constitution LVIII

 Que le sang ne doit point servir d’aliment.

 

Dieu enseigna autrefois à Moïse qu’on ne devait pas se nourrir de sang, et depuis les apôtres ont également établi qu’on devait s’abstenir de cet aliment. Cependant, quoiqu’il ait été considéré comme grossier et dangereux, tant sous l’ancienne loi que sous la nouvelle, les hommes sont si entêtés et si pervers qu’ils n’ont eu aucun égard à cette défense. Ils ont, au contraire, les uns par l’appât du gain, les autres par gourmandise, violé impudemment la loi qui l’avait faite, et ils se nourrissent de sang, quoique cela leur ait été défendu. Il nous a été rapporté en effet qu’ils en font des boudins et les mangent ainsi comme leur aliment ordinaire. Or, ne croyant pas devoir tolérer une pareille chose, et souffrir qu’on viole les préceptes de Dieu et qu’on déshonore l’état par l’usage de ce mets, invention impie de l’avidité des hommes, nous défendons à tout individu, soit de s’en servir, soit de le vendre ; et nous faisons savoir que quiconque sera reconnu avoir, au mépris des lois divines, préparé du sang en forme d’aliment, soit qu’il le vende ou qu’il l’achète, aura tous ses biens confisqués, et, après avoir été battu de verges et honteusement rasé, sera exilé à perpétuité. De plus, comme les magistrats des villes auraient pu prévenir ce crime s’ils avaient exercé une surveillance assez active, ils seront, par le même jugement et pour avoir rempli leurs fonctions avec négligence, condamnés à payer dix livres d’or.

   

Ces témoignages anciens sont unanimes pour nous montrer deux choses :

De nombreux chrétiens, jusqu’au Xe siècle au moins, excluaient le sang de leur alimentation. Ceux-ci avaient parfaitement et unanimement compris l'obligation consignée dans le Livre des Actes de s'abstenir de sang, comme le simple interdit alimentaire de ne pas en manger. Ils respectèrent scrupuleusement cette défense de façon Ininterrompue depuis le temps des Apôtres jusqu’au milieu du IIIe siècle, au moins.


L’obligation de préserver la vie prévaut sur la Loi !


Ainsi l’interdiction maintes fois réitérée dans la Bible de ne pas répandre le sang innocent (Deutéronome 19 : 10 à 13 ; 21 : 8 ; etc. ; Isaïe 59 : 7 ; Jérémie 7 : 6 ; Habacuc 2 : 8 à 17) Tombe quand il est question de sauver une vie. Il ne saurait être interprétée comme une obligation de refuser tout autre acte chirurgical induisant une effusion de sang.

Le commandement biblique consigné dans le seul Livre des Actes de « s’abstenir » de sang ne saurait en aucun cas servir de justification au refus d’une transfusion sanguine.


Luc 12:23  La vie  est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement.


Rappelons, du reste, que d’après d’autres textes du Nouveau Testament « aucun aliment n’est à proscrire » et nous renvoyons le lecteur à I Timothée 4 : 4 ; Romains 14 : 14 ; I Corinthiens 8 : 8 ; Hébreux 9 : 10 ; Marc 7 : 18et 19 et passages parallèles.

 

I Corinthiens 10 : 27Si un non-croyant vous invite et que vous acceptiez d'y aller, mangez de tout ce qui vous est offert, sans poser de question par motif de conscience. 

 

L’Apôtre Paul autorisait même, à la condition de ne pas choquer un frère, la consommation des viandes sacrifiées aux idoles, laquelle consommation avait pourtant été clairement interdite au concile de Jérusalem, en 49 apr. J.-C., en même temps que celle des viandes étouffées et du sang (I Corinthiens 8 : 1à13 ; 10 : 23 à33).

Il est en ce cas bien évident que la question de la transfusion sanguine, généralement pratiquée lorsqu’une vie humaine est en danger, n’aurait pas même alors fait l’objet d’un débat.

Notons d’ailleurs que pour tout Juif respectueux de la Loi mosaïque, la question ne se pose même pas : « Lorsqu’il y a doute de danger pour la vie, il faut suivre l’opinion d’indulgence », lit-on dans le Talmud (Shabbat, 129a).


Jésus lui-même n’aurait certainement pas tenu un autre discours. Et rappelons du même coup que, de son temps, le sang (non ingéré) était alors recommandé par les rabbins et utilisé comme remède par les Juifs (voir supra). Il faut bien voir, enfin, que la transfusion n’est pas une ingestion. Lors d’une ingestion, le sang consommé est irrémédiablement détruit et transformé en énergie, alors qu’il reste vivant lors d’une transfusion comme lors d’une greffe d’organe et prend aussitôt ses fonctions dans le nouveau circuit.


Thierry Murcia (Historien)  Spécialiste du christianisme primitif et du judaïsme antique.


* Passage de la Mishna à méditer (recueil de législations rabbiniques consignées vers 220 apr. J-C, et appliquées du temps de Jésus) :

« Le sang des bipèdes [dont l’homme] est semblable au sang des animaux [quadrupèdes] en ce qu’il rend les semences réceptives [à l’impureté] et au sang des reptiles [animaux rampants] par le fait que l’on n’est pas coupable en cas de consommation. » Bikourim, II, 7.