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Cantique de l'Olivier Franc
Bible et +
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Dérives
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Cantique de l'Olivier Franc

.Histoire, Présent et Avenir du  Peuple de Dieu.

  

Histoire

Chaque peuple reçoit son nom d'après celui de son fondateur


NOTRE RECHERCHE EST BASEE SUR LA BIBLE, LE LIVRE DES JUBILES ET SUR LES ECRITS DE L'HISTORIEN JUIF DU 1ER SIèCLE FLAVIUS JOSEPH

Pour une bonne compréhension du texte, nous avons utilisé les noms actuels des différents personnages, puis entre parenthèse et en italique, leurs noms d'origine en hébreu ou araméen avec leur traduction.

En noir et en italique les versets bibliques

En noir les écrits de Flavius Joseph

En vert les versets du livre des jubilés

En bleu le nom des personnages et des villes ou peuples

En rouge nos commentaires

Jubilés VIII : 10 Au commencement du trente-troisième jubilé, ils répartirent la terre en trois lots, pour Sem, Cham, et Japhet respectivement. C'était dans la première année de la première semaine du jubilé.

   Les enfants de Noé (Noah = repos tranquille) étaient nés cent ans avant le déluge et eurent eux-mêmes des fils, qu'on honora en donnant leurs noms aux lieux où ils s'implantèrent.

Le nom de la femme de Noé n'est pas mentionné dans la bible, mais nous le découvrons dans le livre des jubilés sous le nom d'Emzara.


Sem fils de Noé, eut cinq fils, qui habitèrent l'Asie jusqu'à l'océan Indien, en commençant à partir de l'Euphrate.


Genèse 10:22  Les fils de Sem furent: Elam, Assur, Arpacschad, Lud et Aram.

1 Chroniques 1:17  Fils de Sem : Elam, Assur, Arpacschad, Lud et Aram ; Uts, Hul, Guéter et Méschec.


Élam (= Caché) eut pour descendants les Élaméens, ancêtres des Perses.

Daniel 8:2 Suse, la capitale, dans la province d'Elam et pendant ma vision, je me trouvais près du fleuve d'Ulaï.

Jubilés IX : 2 Sem divisa (son territoire) entre ses fils. La première part échut à Elam et à ses fils : la région à l'est du tigre, jusqu'à atteindre l'orient de toute la terre de l'Inde.


Assour (Assur = heureux) fonde la ville de Ninos et donne son nom aux Assyriens, qui eurent une fortune exceptionnelle. Une ancienne ville qui fut capitale de l'Assyrie jusqu'en 879 av JC était située sur la rive droite du Tigre et associé au dieu Assour. Ses ruines se trouvent actuellement à Qal'at Sherqat en Irak actuelle.

Jubilés IX : 3 A Assur échut la deuxième part : Tout le pays d'Assur, Ninive et Sinear, jusqu'à proximité de l'Inde. (Sa frontière) remonte et longe le fleuve (Tanaïs) (Le nouveau nom du fleuve Tanaïs est le Don qui prend sa source au sud de Moscou et coule sur 2000 Kms avant de se jeter dans la mer d'Azov qui est une petite mer peu profonde très proche du nord de la mer Noire.


Arphaxad (Arpacschad =forteresse des chaldéens) nomma ses sujets Arphaxadéens ; ce sont les Chaldéens. (Territoire situé entre les cours inférieur du Tigre et de l'Euphrate.)

Jubilés IX : 4 A Arpaxad échut la troisième part : Tout le pays qui est le territoire des Chaldéens, à l'est de l'Euphrate près de la mer Erythrée, toutes les eaux du désert, jusqu'à proximité de la langue de mer regardant vers l'Egypte, tout le pays du Liban, le Sanir et l'Amanus, jusqu'à proximité de l'Euphrate.

L'Amanus est une chaîne de montagnes du Sud-Est de la Turquie appelée Nur Dağları.

Jubilés IX : 13 les îles de Kamaturi échurent par le sort en héritage aux fils d'Arpaxad.


Aram (élevé) fut le chef des Araméens, que les Grecs appellent aussi Syriens. Il s'agit du territoire qui se situe entre la Syrie actuelle jusqu'au mont Ararat.

Jubilés IX : 5 A Aram échut la quatrième part : Tout le pays de Mésopotamie entre le Tigre et l'Euphrate, au nord des Chaldéens jusqu'à proximité de la montagne d'Assur et le pays d'Ararat.


Loud (Lud lutte) ceux qu'ils appellent aujourd'hui Lydiens étaient autrefois les Loudiens. C'était un ancien pays d'Asie mineure situé sur la mer Egée et dont la capitale était Sardes.

Jubilés IX : 6 A Loud échut la cinquième part : la montagne d'Assur et tout ce qui en dépend jusqu'à atteindre la grande mer. Il atteint l'est d'Assur son frère.


Des quatre fils d'Aram, l'un Ous (Uts= qui consulte boisé), fonde la Trachonitide et Damas, située entre la Palestine et la Cœlé-Syrie. Oul (Hul = cercle) fonde l'Arménie, Gather (Guéter = crainte) les Bactriens, (Iran) Mésas (Masch = étiré) les Mésanéens (peut-être la Syrie) leur ville s'appelle aujourd'hui Spasinou Charax.

Et Hébér qui le fut père de Jouctas (Jokthan = petitesse) et de Phaléc (Peleg = division), qui fut appelé ainsi parce qu'il naquit lors du partage des territoires : phalec, Hébreu, veut dire partage.

Genèse 10:25  Il naquit à Héber deux fils : le nom de l'un était Péleg, parce que de son temps la terre fut partagée, et le nom de son frère était Jokthan.


Ce Jouctas, fils d'Hébér, eut pour fils Elmôdad (Almodad = non mesuré) , Saléph (Scheleph = celui qui dédaigne), Azermôth (Hatsarmaveth = village de mort), Iraês (Jerach = nouvelle lune), Adôram (Hadoram = Honneur noble), Aizèl (Uzal = je serai immonde), Déclas (Dikla = bosquet de palmiers), Ebal (Obal =dépouillé), Abimaë (Abimaël = Mon père est Maël), Sabeus (Séba = sept, un serment ou un homme), Ophairès (Ophir = pays de l'or), Evilalès (Havila = cercle), Jôbab (Jobab = un désert).

Ceux-ci, à partir du fleuve Côphen, habitent quelques parties de l'Inde et de la Sérique (Chine Mongolie et nord de la Russie), qui y confine.


Arphaxad âgée de trente cinq ans engendra Salès (Schelach = bourgeon) et celui-ci d'Hébér (la région au-delà). D'après son nom, les Judéens étaient appelé Hébreux dans le principe.

Genèse 10:24  Arpacschad engendra Schélach; et Schélach engendra Héber.


Voilà ce qu'on peut rapporter des enfants de Sem.


Genèse 10 : 32  Telles sont les familles des fils de Noé, selon leurs générations, selon leurs nations. Et c'est d'eux que sont sorties les nations qui se sont répandues sur la terre après le déluge.


Cham fils de Noé : Les enfants de Cham occupèrent les pays qui s'étendent depuis la Syrie et les monts Amanos et Liban jusqu'à la mer (Méditerranée) d'une part, et jusqu'à l'Océan de l'astre.

Les noms de quelques-uns de ces pays se sont perdus tout à fait ; d'autres, altérés ou changés en d'autres noms sont méconnaissables ; peu se sont gardés intégralement.

Genèse 10:6  Les fils de Cham furent: Cusch, Mitsraïm, Puth et Canaan.


Des quatre fils de Cham, l'un, Chous (Cusch = noir brûlé par le soleil), a vu son nom épargné par les siècles. Les Éthiopiens, ses sujets, s'appellent eux-mêmes encore aujourd'hui et sont appelés par tout le monde en Asie Chouséens.

Cusch est le premier fils de Cham dans la liste des Soixante-dix Nations enregistrées à la fois dans Genèse 10 et 1Chroniques 1.

Jubilés IX : 1 Cham divisa (son territoire) entre ses fils : la première part, vers l'est échut à Coush. A l'ouest de celle-ci, la part de Misrayim ; à l'ouest de celle-ci celle de Pout; à l'ouest de celle-ci celle de Canaaan; à l'ouest de celle-ci(il y avait) la mer.


Mestré (Mitsraïm = Egyptien) fut l'ancêtre des Mestréens, eux aussi, ont vu leur nom demeurer.

Nous appelons ce pays, l'Égypte et les Égyptiens les Mestréens. (Il s'agit ici des anciens Egyptiens qui sont aujourd'hui les coptes et qui vivaient en Egypte avant l'invasion des arabes)


Phout (Puth = un arc) fonda la Libye et nomma de son nom les habitants Phoutiens. Il y a même un fleuve dans le pays des Maures qui a ce nom : plusieurs historiens grecs en font mention, ainsi que du pays qu'il baigne, la Phouté. Mais ce pays a changé de nom ; celui qu'il a aujourd'hui vient d'un des fils de Mestraïm, Libys (La Libye) ; je dirai prochainement pourquoi on en est venu à l'appeler aussi Afrique. (L'Afrique du nord)

Nahum 3:9  L'Ethiopie et les Egyptiens innombrables faisaient sa force, Puth et les Libyens étaient ses auxiliaires.


Chanaan (Canaan = commerçants, marchants) quatrième fils de Cham, s'établit dans le pays qui est aujourd'hui la Judée ; il l'appela de son nom Chananée. (Les anciens habitants du pays de Canaan) (Géographiquement Israël et Palestine actuelles)

Genèse 9:25  Et il dit : Maudit soit Canaan ! Qu'il soit l'esclave des esclaves de ses frères!


Ces fils de Cham eurent des fils à leur tour.


Chous (Cusch) eut cinq fils :

La caractéristique la plus évidente de ce groupe des fils de Cusch en Éthiopie, et aussi en Afrique subsaharienne, c'est qu'ils sont noirs de peau, d'où le patronyme Cusch (kush, SHD 3568), ce qui signifie tout simplement noir.

Genèse 10 : 7 Les fils de Cusch : Saba, Havila, Sabta, Raema et Sabteca. Les fils de Raema : Séba et Dedan.


Sabas (Saba = homme boisson) donna naissance aux Sabéens, (royaume de Saba Yémen d'aujourd'hui) 

Leur pays considéré comme étant, le plus probable, La contrée de Saba, au nord de Adulis en Erythrée actuelle, sur la côte ouest de la mer Rouge


Évilas (Havila = cercle) aux Éviléens, les Gétules d'aujourd'hui la région de la Mauritanie


Sabath (Sabta = frappant) aux Sabathéniens, que les Grecs appellent Astabariens (Arabie);


Regmos (Raema = crinière de cheval) fonda les Regméens (Peuple d'Ethiopie occidentale) Dans la complainte sur Tyr d'Ézéchiel la tribu de Raamah est mentionnée avec Shéba en tant que peuple mercantile fournisseur des habitants de Tyr.

Raema eut deux fils  Genèse 10 : 7 Les fils de Raema : Séba et Dedan. Flavius Joseph ajoute Joudad qui fonda les Joudadéens, (Peuple de l'Éthiopie occidentale) 


Sabacathas ( Sabteca) aux Sabacathéniens ( ?)


Nemrod (Nimrod = rebelle), fils de Chous, resta parmi les Babyloniens, dont il fut le tyran, comme je l'ai déjà indiqué antérieurement. (L'Irak d'aujourd'hui)

1 Chroniques 1:10  Cusch engendra Nimrod; c'est lui qui commença à être puissant sur la terre.


Mestraïm (Mitsraïm = Egyptiens territoire des Coptes) eut huit fils, qui occupèrent tous la contrée aujourd'hui désertiques qui s'étend depuis Gaza jusqu'à l'Égypte.


Phylistin (immigrant) est le seul dont le pays ait conservé le nom ; les Grecs l'appellent, en effet, Palestine, la part qui lui échut.


Quant aux autres, Loudiim (ludim = vers les tisons), Enémétiim (Anamim = affliction des eaux) et Labiim (Leabim = flammes) qui seul s'établit en Libye donna ainsi son nom à la contrée, Nédem,(Aux environs de la Tunisie actuelle) Phéthrosim, Chesloïm et Chephthorim, on ne sait rien d'eux, hormis leurs noms… 


Chanaan (Canaan) eut aussi des fils :


Genèse 10:15à 18 Canaan engendra Sidon, son premier-né, et Heth et les Jébusiens, les Amoréens, les Guirgasiens,  les Héviens, les Arkiens, les Siniens, les Arvadiens, les Tsemariens, les Hamathiens.

Ensuite, les familles  des Cananéens se dispersèrent.

Selon Flavius Joseph : Des sept autres, Evéos, Chetlaios, Jebouséos, Amorréos, Gergéséos, signés dans les Saintes Écritures : les hébreux détruisirent leurs villes.


Genèse 10 : 19  Les limites des Cananéens allèrent depuis Sidon, (Liban) du côté de Guérar, jusqu'à Gaza (territoire palestiniens), et du côté de Sodome, de Gomorrhe, d'Adma et de Tseboïm, jusqu'à Léscha. Lieu du sud-est de la Palestine dans la région présumée de Sodome et Gomorrhe


Sidon, (abondance de poissons) qui bâtit en Phénicie une ville, à laquelle il donna son nom et que les Grecs encore aujourd'hui nomment Sidon ; (ville du Liban)

Un grand peuple de marchands et de navigateurs : Esaïe 23:2  Soyez muets d'effroi, habitants de la côte, Que remplissaient les marchands de Sidon, parcourant la mer !


Amathous,(Hamath = forteresse) bâtit Amathous, que ses habitants appellent encore aujourd'hui Amathe (Ville de la, vallée de l'Oronte entre Hoems et Alep); les Macédoniens l'ont appelée Épiphanie du nom d'un des épigones. (Hamah en Syrie actuelle)


Aroudaios eut l'île d'Arados ; Arucéos habitait Arcé dans le Liban. Actuellement Arados est une petite île syrienne de la Méditerranée à quelques encablures de la ville syrienne de Tartus.


Japheth Fils de Noé (Yepheth = qui s'étend) était l'aîné des fils de Noé.

1 Chroniques 1:5  Fils de Japhet : Gomer, Magog, Madaï, Javan, Tubal, Méschec et Tiras.

Les descendants des sept fils de Japheth se sont dispersés sur un territoire commençants aux montagnes de Taurus (chaîne de montagne turque) et Amanus (au nord du Liban) Puis ils s'avancèrent en Asie jusqu'au fleuve Tanaïs (Le Don : fleuve de Russie qui prend sa source à Toula au sud de Moscou) et en Europe. Puis vers l'est jusqu'en Asie et vers le sud jusqu'à Gadeïra (Cadix en Espagne), occupant le territoire qu'ils rencontraient et où personne ne les avait précédés ; ils donnèrent leurs noms à ces contrées, qui devinrent plus tard des nations.


Gomar (Gomer= accompli, achevé) Son territoire s'étend des Montagnes Taurus et Amanus en Asie Mineure (en face de la Crète) à la rivière Tanaïs (coule du sud de Moscou jusqu'à la mer Noire) et dans toute l'Europe à Cadix en Espagne. Selon Flavius josèphe : Ceux que les Grecs appellent aujourd'hui Gaulois, on les nomma Gomariens, parce qu'ils avaient été fondés par Gomar.

(Les Galates peuples Celtes et Certains Européens du pourtour méditerranéen jusqu'à l'Oural et même jusqu'en Asie) parmi ces peuples ont compte les Cimmériens peuple indo-européen et les Celtes, que les Romains appelaient Galli (Gaulois). A ce nom s'apparente la variante Galates, devenue propre aux Celtes établis en Asie mineure.

Jubilés IX : 7et 8 Japhet lui aussi divisa entre ses fils le territoire dont il avait hérité. La première part échut à Gomer, à l'est, depuis le nord jusqu'au fleuve Tanaïs.


Magog (Gog = montagne) fonda les Magogiens, appelés ainsi de son nom, et que les Grecs nomment Scythes (Les tatares originaire de Turquie, qui sont les peuples nomades indoeuropéen. Mais peut-être également la vaste région allant de la Turquie actuelle et une grande partie de la Russie jusqu'a Moscou.

Nous savons par l'histoire irlandaise et écossaise que ces personnes ont fondé les Scoto-Milésiens qui occupaient l'Irlande et l'Écosse comme les derniers conquérants de ces secteurs avant que les Normands en prennent possession. Les Gallois sont également entrés en Grande-Bretagne et plus tard, certains sont entrés en Irlande

Jubilés IX: 8 Dans le nord, toute la (Région) intérieure échut à Magog, jusqu'à atteindre la mer Méotide.

Ezékiel 38:2  Fils de l'homme, tourne ta face vers Gog, au pays de Magog, Vers le prince de Rosch, de Méschec et de Tubal, Et prophétise contre lui!


Mados (Maday = terre du milieu) aux Madéens, les Mèdes, selon les Grecs, Javan à l'Ionie (pourtour de la mer Egée) et à tous les Grecs et aux Latins. Genèse 10:4  Les fils de Javan : Elischa, Tarsis, Kittim et Dodanim.  Les Mèdes étaient situés dans la région montagneuse du nord-ouest des Élamites, qui représentaient les Perses dans ce qui était la Perse et est maintenant l'Iran.

Jubilés IX : 9 A Madaï échut sa part, de sorte qu'il possède (un territoire allant) de l'ouest de ses deux frères jusqu'aux îles et jusqu'aux côtes (en face) des îles.


Javan (Yavane = souple) La bible identifie Alexandre de Macédoine comme le roi de Javan, qui est rendu par le Roi de la Grèce. Les cinq grandes îles seraient la Corse, Sardaigne, Sicile, Chypre et Crète.

Javan est l'ancêtre des Grecs Ioniens ou insulaires et côtiers d'Anatolie, et l'autre est un descendant de Jokthan.

Jubilés IX : 10 A Javan échut la quatrième part : Toutes les îles est les îles qui sont en face de Loud.


Thobel ou Tubal fonde les Thobéliens, qui habitaient une partie du Caucase et un autre groupe qu'on appelle aujourd'hui les Ibères et qui sont (habitaient la cote méditerranéenne de l'Espagne).

Selon l'Extrait de Bérose en l'an 143 après le déluge qui correspondrait a l'an 2155 de la création Tubal, envoyé par Bel ou Saturne, roi de Babylonie institua la nation des Celtibériens et lui donna des lois.

Selon les Écritures et l'histoire profane, les descendants de Tubal, ainsi que ceux de Magog, Gomer, Méschec et d'autres forment une grande confédération asiatique du nord et du centre qui comprend des parties de la Russie, la Mongolie et la Chine.

Jubilés IX : 11 A Toubal échut la cinquième part : Le milieu de la langue de terre qui s'avance vers la part de Loud, jusqu'à une deuxième langue, de l'autre coté de la deuxième langue […] Une troisième langue.


Mosoch (Méschec = étiré), fonda les Mosochènes qui s'appellent aujourd'hui Cappadociens (Turquie actuelle) ; de leur ancienne dénomination un vestige subsiste : ils ont une ville du nom de Mazaca, (Kefaria ville du centre de la Turquie) ce qui indique, pour qui comprend, que tel était autrefois le nom de tout le peuple.

Jubilés IX : 12 A Méshék échut la sixième part : Tout ce qui est au-delà de la troisième langue, jusqu'à atteindre l'est de Gadir.


Thiras (Tiras = désir) donna son nom aux Thiriens, qu'il gouvernait ; les Grecs en ont fait les Thraces (peuple indo européen Bulgares des Balkans).

Jubilés IX : 13 A Tiras échut la septième part : quatre grandes îles au milieu de la mer, proches de la part de Cham.


Telles sont les nations fondées par les fils de Japheth.


Gomar (Gomer = accompli, achevé) eut trois fils :


Aschanaz (Aschkenaz = aspergé de feu éparpillé) Aschanaz fonda les Aschanaziens, que les Grecs appellent Réginiens (?) Sans apporter de preuves certaines ont  attribue a Gomar par son fils Ashkénaze la paternité des peuples originaires de l'Allemagne.


Riphath (Riyphath = qui écrase et qui parle) Fonda les Riphathéens, aujourd'hui Paphlagoniens. (Entre la Bithynie et le pont de l'Asie au nord de la Turquie actuelle) 


Thorgam (Togarma = tu la brisera) Fonda les Thorgaméens, qu'il plut aux Grecs d'appeler Phrygiens

Il fut l'ancêtre des peuples Turcs, Bulgares, Alains, Khazar, Azerbaidjanais, Kazakhs, Uzbeks et Kirghizes.


Javan, fils de Japheth, eut aussi trois fils :

Genèse 10:4  Les fils de Javan : Elischa, Tarsis, Kittim et Dodanim.


Élisas (Elischa = dieu de celui qui vient) donna son nom aux Eliséens, qu'il gouvernait, - ils s'appellent aujourd'hui Eoliens (adorateurs d'Éole dieu du vent) (occupèrent la région de Delphes Grèce)


Tharsos (Tarsis = jaspe jaune) donna son nom aux Tharsiens ; c'était le nom antique de la Cilicie : la preuve en est que la plus importante de ses villes, qui en est la capitale, s'appelle Tarse, par le changement du Th en T. (région au sud de la Turquie actuelle)


Chéthim (kittim = qui domine) eut l'île de Chéthima, (aujourd'hui Cypre) ; de là le nom de Chéthim donné par les hébreux à toutes les îles et à la plupart des contrées maritimes ; j'invoque en témoignage l'une des villes de Cypre qui a réussi à garder cette appellation ; ceux qui l'ont hellénisée l'ont appelée Kition, ce qui diffère à peine du nom de Chetim.


Telles sont les contrées possédées par les fils et les petits-fils de Japhet.

Une chose que les Grecs ignorent sans doute et que j'ajoute avant de reprendre mon récit où je l'ai laissé, c'est que ces noms sont arrangés à la façon des Grecs, pour l'agrément de mes lecteurs ; dans notre pays, ils n'ont pas cette forme-là : leur structure et leur terminaison reste toujours semblable à elle-même ; ainsi Nôchos se dit Noé, et le nom conserve la même terminaison à tous les cas.


Dodanim Fils ou descendant de Javan. Plusieurs lisent dans l'Hébreu, Rhodnnim, et croient qu'il peupla l'île de Rhodes


L'équipe de Cantique de l'Olivier Franc

Qui sont aujourd'hui Juda et les fils d'Israël, et qui sont aujourd'hui

 Joseph, Ephraïm et toute la maison d'Israël

(Etudions l'Olivier Franc)


Israël est le nom d'un pays, d'un peuple sorti de l'esclavage en Égypte, et par extension spirituelle, du salut du monde entier en Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ) … mais...


Il faut savoir que :


Tous les enfants d'Israël qui sortirent d'Égypte avec Moïse n'étaient pas des hébreux.

Exode 12 :38 : Une multitude de gens de toute espèce montèrent avec eux ; ils avaient aussi des troupeaux considérables de brebis et de bœufs.”

Nombres 15 :16 : Il y aura une seule loi et une seule ordonnance pour vous et pour l'étranger en séjour parmi vous.”


Tous les juifs ne sont pas des enfants de la tribu d'Israël.

Puisque ceux des dix tribus qui composaient le peuple d'Israël se sont assimilés aux autres peuples.

La grande majorité des juifs sont donc originaires des tribus de Juda, Benjamin et Lévi.


Mais les juifs sont descendants de Jacob et font donc partie du grand peuple Israël qui quitta l'Egypte avec Moïse.

Il y a donc un véritable problème de définition de ce que nous voulons dire lorsque nous parlons du peuple d'Israël !


Certains qui se disent juifs ne sont pas d'Israël selon la sagesse de Dieu.

Romains 9 :6  Car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël,


Certains de ceux qui se disent chrétiens ne le sont pas non plus…


Certain hébreux sont sauvés en Yeshoua (Jésus-Christ).

Ce qui est le cas de tous les juifs du premiers siècle et des siècles suivants qui reconnurent Yeshoua (Jésus) comme Messie et sauveur.


Certains juifs et non juifs sont vraiment Israël selon Dieu et donc sauvés.

Romains 10 :13  Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.


Tous les élus ne sont pas forcements sauvés.

Israël étant le peuple élu, tous les enfants d'Israël sont potentiellement élus, mais ne sont pas forcement sauvés par Grâce.

La preuve est que tous les enfants d'Israël ne reconnaissent pas Yeshoua Ha Mashiah (J-C) comme Seigneur.

Et la bible n'affirme nul part que les sauvés par Grâce soient aussi forcements élus, ce qui ne veut pas dire que les sauvés n'aient pas à faire des bonnes œuvres pour Dieu.


Tous les Israéliens (habitants d'Israël) ne sont pas forcements, ni juifs, ni croyants.


En revanche :


Tous les enfants d'Israël qui partirent d'Égypte avec Moïse eurent un point commun.

Ils eurent également de nombreux points communs avec les chrétiens :


Apôtre Paul qui était Juifs avant de reconnaître Yeshoua comme Messie disait :

1 Corinthiens 10 :1à4 : “Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé au travers de la mer, qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.”


Mais tous les hébreux n'ont pas quitté l'Égypte.

Certains ont choisi délibérément de rester sur place préférant demeurer esclave, que de suivre le Dieu de Moïse.

C'est dans la nature de certains humains que de préférer le malheur connu que l'inconnu !


Selon wikipedia  l'Exode 12 : 37 indique un nombre de 600 000 familles en partance. Ce chiffre est à nouveau répété dans le livre des nombres où Moïse, sur ordre de Dieu (Nombres 1.1), effectue un dénombrement de tous les mâles âgés de vingt ans et plus. Deux ans après la fuite d'Égypte, ils sont au nombre de 603 550 (Nombres 1.46). Les spécialistes estiment que ces chiffres ne sont pas plausibles.


Exode 12 : 37 et 38 Les enfants d'Israël partirent de Ramsès pour Succoth au nombre d'environ six cent mille hommes de pied, sans les enfants. Une multitude de gens de toute espèce montèrent avec eux…


Un gros problème de traduction des mots élèph et alaphim :

Effectivement ce compte de 600 000 hommes est un véritable conte reproduit par des traducteur qui se sont copie les uns les autres sans s'arrêter sur ce détail d'importance et qui décrédibilise les écritures.

Le problème est que les traducteurs utilisent un mot chaldéen qui ne sera en vogue que neuf siècles plus tard à l'époque de Daniel !

Exemple : le roi Belchatsar donna un grand festin à ses grands au nombre de mille. Le mot utilisé est (alaph) qui signifiait mille en araméen.

Traduire (élèph) qui est un mot hébreu par mille comme (alaph) qui est un mot araméen et en faire de plus un multiplicateur alors que la multiplication n'était pas encore inventée est surprenant.

Nous devrions donc revoir un peu nos chiffres et diviser par mille tous les nombres dépassant mille avant la déportation a babylone.

D'ailleurs un simple calcul de la consommation d'eau potable pour 600 000 et plus personnes rend la chose impossible ! (La valse des chiffres de François Gaillac) Il s'agissait donc de 600 hommes de pieds plus leurs femmes et enfants plus des gens de toutes espèce.


Voyons maintenant qui sont les enfants de Jacob Israël avec la prophétie des deux morceaux de bois.


Ézéchiel chapitre 37 versets 15 à 23 :  Et la parole de l'Éternel vint à moi, disant, Et toi, fils d'homme, prends un bois, et écris dessus, Pour Juda, et pour les fils d'Israël, ses compagnons. Et prends un autre bois, et écris dessus, Pour Joseph, le bois d'Ephraïm et de toute la maison d'Israël, ses compagnons. Et rapproche-les l'un de l'autre, pour qu'ils soient un seul bois, et ils ne seront qu'un dans ta main.

Et quand les fils de ton peuple te parleront, disant, Ne nous déclareras-tu pas ce que signifient pour toi ces choses ? dis-leur, Ainsi dit le Seigneur, l'Éternel, Voici, je prendrai le bois de Joseph, qui est dans la main d'Ephraïm, et les tribus d'Israël, ses compagnons; et je les mettrai sur celui-ci, savoir sur le bois de Juda, et je les ferai être un seul bois, et ils seront un dans ma main. Et les bois sur lesquels tu auras écrit seront dans ta main, sous leurs yeux. Et dis-leur, Ainsi dit le Seigneur, l'Éternel, Voici, je prendrai les fils d'Israël d'entre les nations où ils sont allés, et je les rassemblerai de toutes parts, et je les ferai entrer dans leur terre; et je les ferai être une seule nation dans le pays, sur les montagnes d'Israël, un seul roi sera leur roi à tous; et ils ne seront plus deux nations, et ils ne seront plus divisés en deux royaumes. Et ils ne se rendront plus impurs par leurs idoles, et par leurs choses exécrables, et par toutes leurs transgressions; et je les délivrerai de toutes leurs habitations où ils ont péché, et je les purifierai; et ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu.


Luc 1 :31 : “Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.”
Luc 1 :33 : “Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin.”


La maison de Jacob est donc la représentation du peuple de Dieu avec le Messie à sa tête.

Même si c'est encore l'évidence aujourd'hui, Il serait faux de croire que Dieu aurait deux peuples Israël et l'Eglise !

C'est la fallacieuse doctrine romaine du remplacement d'Israël par l'Eglise qui provoque cette erreur !


Car Dieu n'a pas deux fils ... Dieu annonçait par la bouche de Moïse : Exode 4 :22  "Tu diras à Pharaon : Ainsi parle l'Eternel : Israël est mon fils, mon premier-né. Je te dis : Laisse aller mon fils, pour qu'il me serve"


Jean 3 :16  Car Dieu a tant aimé le monde qu 'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.


Si Israël est le fils premier né de Dieu et que Yeshoua (Jésus) est son fils unique la conclusion est simple.


Dieu n'a qu'un seul fils Yeshoua, (Jésus) symbolisé dans l'Ancienne Alliance par le peuple de Jacob Israël, et dans la nouvelle Alliance par l'Arche du Corps de Yeshoua (Corps de Jésus-Christ)


De la Genèse à l'Apocalypse et jusqu'au nouveaux cieux et à la nouvelle terre, Dieu n'à donc qu'un seul Fils et qu'un seul Peuple, représenté dans l'ancien Testament par la Grande assemblée. Grande Assemblée que nous retrouvons dans le nouveau testament traduit du Grec sous le nom d'Eglise qui est le Corps de Christ.

Il est donc intéressant de bien analyser ce que représente la maison de Jacob Israël.


Historiquement la maison de Jacob Israël fut divisée après le schisme de Roboam et de Jéroboam vers 975 av JC en deux royaumes.

Par Jéroboam le Royaume du Nord (les israélites) 10 tribus La Maison d'Israël qui étaient composées des tribus de Ruben, Siméon, Issacar, Zabulon, Dan, Nephtali, Gad, et Aser

La Maison de Joseph : 2 tribus en sont issues celles de Manassé et d'Éphraïm.


Qui sont Manassé et 'Ephraïm ?


Genèse 48 : 3 à 14  Jacob dit à Joseph : Le Dieu tout-puissant m'est apparu à Luz, dans le pays de Canaan, et il m'a béni.  Il m'a dit : Je te rendrai fécond, je te multiplierai, et je ferai de toi une multitude de peuples; je donnerai ce pays à ta postérité après toi, pour qu'elle le possède à toujours. Maintenant, les deux fils qui te sont nés au pays d'Egypte, avant mon arrivée vers toi en Egypte, seront à moi; Ephraïm et Manassé  seront à moi, comme Ruben et Siméon. Mais les enfants que tu as engendrés après eux seront à toi; ils seront appelés du nom de leurs frères dans leur héritage.

[ 8 Israël regarda les fils de Joseph, et dit : Qui sont ceux-ci ? Joseph  répondit  à son père : Ce sont mes fils, que Dieu  m'a donnés ici. Israël dit : Fais-les, je te prie, approcher de moi, pour que je les bénisse.

[13]  Puis Joseph les prit  tous deux, Ephraïm de sa main droite à la gauche d'Israël, et Manassé de sa main gauche à la droite d'Israël, et il les fit approcher de lui. Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d'Ephraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé  : ce fut avec intention qu'il posa ses mains <03027> ainsi, car Manassé était le premier-né.


Ephraïm et Manassé sont donc les deux fils que Joseph fils de Jacob avec une égyptienne alors qu'il était en Egypte.


Que symbolisent-ils dans la bible ?


Deutéronome 33 : 13 à 17  Sur Joseph il dit : Son pays recevra de l'Eternel, en signe de bénédiction, Le meilleur don du ciel, la rosée, Les meilleures eaux qui sont en bas,

Les meilleurs  fruits  du soleil, Les meilleurs fruits de chaque mois, Les meilleurs produits des antiques montagnes, Les meilleurs produits des collines éternelles, Les meilleurs produits de la terre  et de ce qu'elle renferme . Que la grâce de celui qui apparut dans le buisson Vienne sur la tête de Joseph, Sur le sommet de la tête du prince de ses frères !

De son taureau  premier-né  il a la majesté ; Ses cornes sont les cornes du buffle ; Avec elles il frappera tous les peuples, Jusqu'aux extrémités de la terre : Elles sont les myriades d'Ephraïm, Elles sont les milliers de Manassé.


Ephraïm et Manassé  qui sont donc des égyptiens, nés en Egypte, symbolisent les peuples des Nations du monde qui se convertiront au Dieu d'Israël, c'est-à-dire à Yeshoua (Jésus) !


Le Royaume du nord était donc composé d'enfants d'Israël, mais qui ne sont pas tous resté Juifs car il furent emmenés en captivité par e roi Assyriens Salmanasar  en 721 av JC et dispersés par la suite sur toute la surface de la terre.

Ce Royaume du nord des enfants d'Israël dont faisaient partie Ephraïm et Manassé.


Certains retournèrent chez eux pour former le peuple Samaritains. Peuple méprisé des juifs car ils avaient mélangés le culte de l'Eternel avec celui des idoles, et pris pour femme des étrangères.


2 Rois 15 :29 : “Du temps de Pékach, roi d'Israël, Tiglath-Piléser, roi d'Assyrie, vint et prit Ijjon, Abel-Beth-Maaca, Janoach, Kédesch, Hatsor, Galaad et la Galilée, tout le pays de Nephtali, et il emmena captifs les habitants en Assyrie.”


Par Roboam le Royaume du Sud (les israélites juifs) : 2 tribus composées de : La maison de Juda et celle Benjamin plus les Lévites (tribu dédiée au service du Temple de Jérusalem)

Le Royaume du sud fut lui aussi emmené en captivité, mais cette fois par les Babylonien et en 598 av JC. La plupart sont retournés en Judée vers 455 av JC avec Néhémie.

C'est de ces deux tribus avec les Lévite dont sont issues la grande majorité des juifs d'aujourd'hui.


2 Rois 24:10 : “En ce temps-là, les serviteurs de Nebucadnetsar, roi de Babylone, montèrent contre Jérusalem, et la ville fut assiégée.”

2 Rois 24:15 : “Il transporta Jojakin à Babylone ; et il emmena captifs de Jérusalem à Babylone la mère du roi, les femmes du roi et ses eunuques, et les grands du pays,”

La maison de Jacob Israël est également représentée dans la bible par un olivier.


Olivier Franc composé de la maison d'Israël, de celle Juda, que symbolisent les racines, les branches franches symbolisent les enfants d'Israël qui ont acceptés Yeshoua (Jésus) comme Messie, et des branches greffées symbolisent les enfants des nations qui placent leur foi en Yeshoua (Jésus-Christ).  


Jérémie 11 :16 : “Olivier verdoyant, remarquable par la beauté de son fruit, Tel est le nom que t'avait donné YHVH l'Eternel ; Au bruit d'un grand fracas, il l'embrase par le feu, et ses rameaux sont brisés.


Jérémie 11 :17 : YHVH L'Eternel des armées, qui t'a planté, Appelle sur toi le malheur, A cause de la méchanceté de la maison d'Israël et de la maison de Juda, Qui ont agi pour m'irriter, en offrant de l'encens à Baal.”


Romains 11:17 : “Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui était un olivier sauvage, tu as été greffé au milieu d'elle, et rendu participant de la racine nourricière de l'olivier,”


Romains 11:24 : “Si toi, tu as été coupé de l'olivier sauvage selon sa nature, et greffé contrairement à ta nature sur l'olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier.”


Jérémie 31 :31 : “Voici, les jours viennent, dit YHVH l'Eternel, Où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,”


Hébreux 8 :8 : “Car c'est avec l'expression d'un blâme que le Seigneur dit à Israël : Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, Où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,”


Les rachetés des maison d'Israël et de Juda, seront ceux qui ont acceptés Yeshoua (Jésus) comme Messie sont sauvés par la foi. Certains le feront bien tardivement et avec humiliation… Lors du retour du Messie.


Zacharie 12:10  Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.


Les rachetés de la maison d'Israël qui ne sont pas d'origine juive sont :


- Les non juifs descendants physique du Royaume du nord de la tribu d'Ephraïm et de Manassé, mais qui ont acceptés Yeshoua comme Messie, et son donc sauvés par la foi.


- Les non juifs descendant des peuples des nations et qui ont eux aussi acceptés Yeshoua comme Messie et qui sont eux aussi sauvés par la foi.


Dieu voulant que tous les hommes soient sauvés par la grâce et par la foi : 1 Timothée 2 :4  qui veut que tous  les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.


Aussi la prophétie nous annonce que : Ezéchiel 37 :16 : “Et toi, fils de l'homme, prends une pièce de bois, et écris dessus : Pour Juda et pour les enfants d'Israël qui lui sont associés. Prends une autre pièce de bois, et écris dessus : Pour Joseph, bois d'Ephraïm et de toute la maison d'Israël qui lui est associée.


La maison de Jacob Israël sera donc restaurée et unifiée.


Les racines et les branches seront un jour prochain rassemblées pour porter enfin de bons fruits, par Yeshoua (Jésus) sur l'ordre de Dieu qui dit ceci :


Ezéchiel 37 :17 : Rapproche-les l'une et l'autre pour en former une seule pièce, en sorte qu'elles soient unies dans ta main.”


Ezéchiel 37 :22 : “Je ferai d'eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d'Israël ; ils auront tous un même roi, ils ne formeront plus deux nations, et ne seront plus divisés en deux royaumes.”

Ezéchiel 37 :24 : “Mon serviteur David sera leur roi, et ils auront tous un seul berger. Ils suivront mes ordonnances, ils observeront mes lois et les mettront en pratique.”


Certainement David ne ressuscitera pas ! Quand Dieu parle de David il évoque probablement pour nous la descendance du roi David qui n'est autre que Yeshoua Ha Mashiah ou (Jésus-Christ)


Il faut donc comprendre ce dernier verset par Mon serviteur Yeshoua sera leur Roi !


En conclusion le ministère de Yeshoua le Messie (Jésus-Christ) est de rassembler « en lui-même » (En Christ)  tous les exilés de Jacob Israël.


Exilés d'Israël représentés par les deux morceaux de bois qui symbolisent, pour le premier Juda (tribu du Sud juifs) Israël (tribu du nord perdues), et pour le second L'Église.


Ezéchiel chapitre 37 versets 15 à 23 :  Et la parole de l'Eternel vint à moi, disant, Et toi, fils d'homme, prends un bois, et écris dessus, Pour Juda, et pour les fils d'Israël, ses compagnons. Et prends un autre bois, et écris dessus, Pour Joseph, le bois d'Ephraïm et de toute la maison d'Israël, ses compagnons.


Jérémie 23 :6  En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure ; Et voici le nom dont on l'appellera : L'Eternel notre justice.


Romains 11 :26  Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit : Le libérateur viendra  de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés ;


Dieu n'a qu'un seul peuple.


L'Equipe de Cantique de l'Olivier Franc


  

LES « JUIFS MESSIANIQUES » ET LE RETOUR DU MESSIE


Pasteur Paul Guennassia


Osée 3:4-5 « Les enfants d'Israël resteront longtemps sans roi, sans chef, sans sacrifices, sans éphod et sans théraphim. Après cela, les enfants d'Israël reviendront; ils chercheront l'Eternel leur Dieu, et David leur roi ; et ils tressailliront à la vue de l'Eternel et de sa bonté dans la suite des temps »

Pendant 20 siècles le peuple d'Israël est resté dans les conditions énumérées par la prophétie ci-dessus.

Mais, le temps est venu où beaucoup de Juifs reviennent à l'Eternel et au Fils de David, Yeshoua le Messie. On les appelle « Yehoudim Meshihim », « Juifs Messianiques ».

Jérémie le prophète exprime très justement ce qui se passe dans cette dernière partie du 20ème siècle : « En ces jours, en ce temps-là, dit l'Eternel, les enfants d'Israël et les enfants de Juda reviendront ensemble. Ils marcheront en pleurant, et ils chercheront l'Eternel leur Elohim (Dieu) ». Ils s'informeront du chemin de Sion.


Ils tourneront vers lui leurs regards.   Jérémie 50 4-7 « Venez, attachez-vous à l'Eternel par une alliance éternelle qui ne soit jamais oubliée ! Mon peuple était un troupeau de brebis perdues ; leurs bergers les égaraient, les faisaient errer par les montagnes. Elles allaient des montagnes sur les collines, oubliant leur bercail. Tous ceux qui les trouvaient les dévoraient, et leurs ennemis disaient : nous ne sommes point coupables, puisqu'ils ont péché contre l'Eternel, la demeure de la justice, contre l'Eternel, l'espérance de leurs pères ».


Ces deux passages bibliques montrent à l'évidence les sujets sur lesquels nous allons écrire.

Notre but n'est pas de créer des polémiques ou des disputes de mots mais simplement rétablir des vérités bibliques oubliées qu'il faut remettre en place, parce qu'elles ont été déformées durant 20 siècles. Sachons bien que le retour de Yeshoua (Jésus) est proche et qu'à son retour il demandera des comptes à tous, Juifs et Chrétiens.

Dans l'histoire biblique, il y a eu à toutes les époques un "reste", C'est-à-dire des JUifs fidèles à la Torah comme Esaïe le prophète le mentionne en Esaïe 10: 20 à 22 "Le reste d'Israël et les réchappes de la maison de Jacob, cesseront de s'appuyer sur celui qui les frappait. Ils s'appuieront avec confiance sur l'Eternel, le Saint d'Israël. Le reste reviendra, le reste de Jacob, au DIEU PUISSANT (EL GUIBOR). Quand ton peuple, ô Israël, serait comme le sable de la mer, un reste seulement reviendra 

C'est bien d'ailleurs ce que le shaliah ou apôtre Paul déclarait en parlant des Juifs : Romains 11:5 « De même aussi dans le temps présent, il y a un reste selon l'élection de la grâce »


La résurrection du pays d'Israël en 1948, un réveil de conscience c'est produit chez beaucoup de Juifs provoquant chez eux un retour "aux sources" de la Bible. Un grand nombre d'entre eux ont découvert le Messie et Seigneur Yeshoua, dont toutes les Ecritures annonçaient la venue, le ministère : sa mort, sa résurrection et l'annonce de son retour. Ce réveil a provoqué, évidemment, la naissance d'assemblées messianiques en Israël et dans le monde entier.

Nos frères chrétiens évangéliques, habitués à un certain formalisme de la foi, se sont effrayés ne sachant plus quoi penser ou dire. C'est ce que les gens d'Athènes ont dit au shaliah Shaul de Tarse (Paul) après son discours à l'Aréopage : Actes 17:19-20 « Pourrions-nous savoir qu'elle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes ? Car tu nous fais entendre des choses étranges ». 


Ce n'est pas une nouvelle doctrine, ni des choses étranges que nous prêchons, mais des vérités bibliques facilement vérifiables et très importantes à la veille du retour du Messie Yeshoua, qui a dit : Apocalypse 22:20 « Je viens bientôt ». Il faut que nos frères chrétiens comprennent que nous ne sommes pas là pour faire de la concurrence, mais pour rassembler les brebis perdues de la maison d'Israël (Matthieu 10:6


D'abord il est bon de savoir qu'Israël a été victime d'un terrible complot satanique. 

Trois terribles principautés diaboliques l'ont attaqué  les esprits d'aveuglement, d'assourdissement et d'assoupissement à cause de nos chefs religieux d'autrefois qui n'ont pas compris que Yeshoua (Jésus) était le Messie annoncé par les Ecritures. Cependant, les nations dites chrétiennes ont été victimes, elles aussi, des mêmes principautés diaboliques. Elles n'ont pas compris qu'Israël est le peuple choisi, élu et témoin malgré lui au sein des nations où il est dispersé.


Cependant, durant ces deux mille ans, les nations ont pu bénéficier de l'annonce de la Bonne Nouvelle et beaucoup ont trouvé le Sauveur et Seigneur. Le shaliah ou apôtre Paul a dit en parlant d'Israël : Romains 11:11, 25-26 « Est-ce pour tomber qu'ils ont bronché ? Loin de là ! Mais, par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens, afin qu'ils soient excités à la jalousie... une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement jusqu'à ce que la totalité des païens soit entrée, et ainsi tout Israël sera sauvé » .


La Bible pourrait être comparée à un puzzle, C'est-à-dire un dessin découpé en morceau, puis reconstitué en cherchant à remettre en place chacune des parties.

Pour comprendre le plan divin, il faut donc mettre les morceaux les plus importants en place.

Pour la Bible, le point central est Yeshoua le Messie dont toute l'Ecriture parle.

Ensuite se trouve Israël tout autour, car Yeshoua disait à juste raison : Jean 4:22 « Le salut vient des Juifs ». Déjà dans ce verset se trouvent les priorités : le salut (en hébreu "YESHOUA") vient (c'est par la Bible que nous connaissons ce que Dieu a préparé) des Juifs (donc Israël par la tribu de Juda).


Quand dans ce cadre est déjà placé Yeshoua (que les nations Gentils appellent Jésus) et ensuite Israël, d'où découle la Kehilah (que les nations appellent Eglise), alors toutes les prophéties prennent leur place l'une après l'autre et le grand dessin divin, préparé depuis la création devient très clair.

Alors seulement, on peut comprendre l'expression tant de fois employée par le Seigneur Yeshoua : Matthieu 6:9-10 « Le royaume de Dieu est proche » qui est rendu par les Juifs et Chrétiens de la manière suivante : "Avinou Sheba'shamaïm, tavo malMuteha" ... « Notre Père qui es aux cieux, que ton règne vienne »


Rappelons-nous la dernière conversation des disciples avec Yeshoua, après sa résurrection et avant son départ vers les deux depuis la Montagne des Oliviers : Actes 1:6-7"Alors, les shlihim (apôtres) réunis lui demandèrent: Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d'Israël ? Il leur répondit : ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité".


Quelques pensées "flash" pour provoquer la réflexion des Juifs et Chrétiens :


1. La Kehilah (appelée Eglise ou Ecclesia) donc l'Assemblée des croyants au Messie, du monde entier est née, ne l'oublions pas, du peuple d'Israël. Elle a pris son sens sur "l'olivier franc" (Romains 11:17-18), par les prophètes, le Messie Yeshoua, les shlihjm (apôtres), les premières assemblées messianiques en Israël, auxquelles les païens sauvés ont été ajouté en vue du retour du Seigneur.


Au début du ministère de Yeshoua et de ses shlihjm, les pensées, les expressions, le vocabulaire entier avaient une connotation hébraïque et non pas grecque ou latine. Quand Paul et Barnabas ont été à Antioche (Actes 11:26), ils ont facilité l'intégration des Grecs (Gentils des nations) à l'Assemblée.

Pour cela, les mots ont été adaptés à la mentalité de ces peuples.

C'est ainsi que Yeshoua est devenu "Yesous", puis Jésus. Mashiah (Messie) fut appelé Christos, ensuite Christ, et les disciples des nations sont devenus des chrétiens. Cependant, à Jérusalem on appelait toujours les disciples "Yehoudim Meshihjm" (Juifs Messianiques). 


2. Comme les Gentils devenus Chrétiens étaient de plus en plus nombreux, ceux-ci ont commencé à vouloir se séparer des Juifs. Je cite ce que le Dr. Ruth Fleischer de Londres à écrit à ce sujet : "En 134-135 au cours de la révolte de Bar Kohba, les croyants gentils ne voulaient pas participer au combat des juifs contre Rome. En conséquence, en se séparant des Juifs, ils ont commencé à rejeter toute chose qui pouvait être considérée comme juive" (fin de citation. Voir TMPI no: 124).


3. Origène, théologien de l'époque, va amplifier cette séparation, et plus tard, Saint Augustin et d'autres feront leur possible pour cette séparation avec les Juifs qu'on appelait "Nazaréens".

Au Concile de Nicée, la séparation devint définitive avec la suppression des "fêtes juives" (qui en réalité, d'après la Bible sont "les fêtes de l'Eternel", Lévitique 23:1-2).

Aussi le shabbat fut-il remplacé indûment par le dimanche, provoquant ainsi l'idée erronée que l'Eglise aurait remplacé Israël.


D'une manière générale, ces graves erreurs souvent volontaires, n'ont pas été rectifiées, ni dans le catholicisme, ni dans le protestantisme d'où est issu le monde évangélique de notre ère. Cependant et heureusement, des Chrétiens évangéliques de plus en plus nombreux, commencent à comprendre la place d'Israël dans le plan de Dieu.

Malgré tout, il existe aussi certains "a-millénaristes" qui persistent encore dans les doctrines erronées croyant que l'Eglise a remplacé Israël et par conséquent, toutes les prophéties bibliques concernant Israël doivent être réinterprétées d'une manière spirituelle à leur convenance, même si, sous nos yeux, les prophéties se confirment, par exemple, la restauration du pays et du peuple D'Israël.


4. Dès le début de l'histoire biblique, les Ecritures montrent clairement qu'Israël est et reste un peuple à part.

Balaam dans le livre des Nombres 23:9, disait très justement : "C'est un peuple qui a sa demeure à part et qui ne fait point partie des nations." Dans Galates 2:7, il est montré que Shimon Pierre était le shaliah des circoncis (des Juifs), tandis que Paul était envoyé vers les païens. Il s'agit donc de deux ministères bien distincts.

Yeshoua a parlé de deux troupeaux en disant à ces auditeurs Juifs: Jean 10:16"J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène, elles entendront ma voix et il y aura un seul troupeau et un seul berger". Cela rejoint l'intention divine qui nous est rapportée en Esaïe 56:1-8 et que nous vous conseillons de lire attentivement, surtout les versets 5,7 et 8.

 

Il est vrai que le mur de séparation est tombé (Ephésiens 2:14), mais l'évidence montre qu'Israël doit rester avec son identité, sa racine et sa culture. Yeshoua, depuis les deux, affirme cette identité juive : Apocalypse 22:16 « Je suis le rejeton et la postérité de David, l'étoile brillante du matin ». En outre, Apocalypse 5:6 dit ceci : "Voici le lion de Juda, le rejeton de David a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept Sceaux ».


Le christianisme doit retrouver sa racine hébraïque. Paul affirme aux Romains que l'olivier sauvage (les Gentils des nations) a été greffé sur l'olivier franc (Romains 11:17-24). Dans Romains 11:18 nous trouvons ceci: "Ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n'est pas toi qui porte la racine mais que c'est la racine qui te porte."

Jusqu'à ce jour les deux branches de l'olivier, Juifs et Gentils sauvés par grâce par le sang de l'Agneau et nés de nouveaux, sont placés côte à côte sur le blason d'Israël et le blason de Jérusalem (Menorah où lion de Juda encadrés par les deux branches de l'olivier).


Les vrais Chrétiens nés de nouveau, doivent se souvenir des paroles si réalistes de Paul, par rapport à la responsabilité de l'Eglise envers Israël : 1 Tim. 5:8 "Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu'un infidèle". Tous ceux qui lisent la Bible connaissent l'histoire touchante de Naomi et Ruth où, typologiquement, on peut reconnaître la fille (l'Eglise) prenant soin de sa vieille mère (Israël).

Je disais plus haut que les Juifs et Chrétiens « nés de nouveau » forment les deux branches de l'olivier. 

Dans l'Ancienne Alliance, Zacharie le prophète voit ces deux oliviers (Zacharie 4:2-3,11-14 et dans l'hébreu, le verset 14 les appellent "les deux fils de l'huile" (sh'nei benei-hayitshar). Nous savons que l'huile symbolise l'Esprit Saint.

Une comparaison intéressante pourrait peut-être mieux faire comprendre les relations spirituelles qu'il doit y avoir entre Juifs et Chrétiens sauvés tous les deux par grâce. Shaliah Paul disait dans un sens mystique : 1 Cor. 12:27 "Vous êtes le corps du Messie (Christ pour les Gentils), et vous êtes ses membres".

Dans son épître aux Colossiens 1:18, il dit que Yeshoua (Jésus) est la tête du corps de la Kehilah (Eglise), et en Ephésiens 2:16 et 3:6 parlant des Juifs et des Chrétiens, "qu'ils forment un même corps". 

Regardons donc cette réalité typologique. Il y a une tête, le Messie, un corps, Juifs et Gentils avec des membres couplés. Nous avons deux yeux, deux oreilles, deux bras, deux jambes. Qu'ils soient à gauche ou à droite, chacun de ces membres est utile. Ainsi devraient être les relations des Juifs et Gentils formant le corps du Messie. Si vous coupez ce corps dans le sens vertical de la tête au pied, il est alors mort. N'est-ce pas l'état dans lequel christianisme et judaïsme se trouvent aujourd'hui par leur séparation ?


5. Nous respectons les Chrétiens qui sont en accord avec la Bible. Nous savons qu'ils sont nos frères dans la foi, mais nous déplorons les erreurs commises lorsque l'ont dit à un Juif qui croit au Seigneur : "Vous n'êtes plus Juif mais Chrétien ; ce qui bibliquement est faux. Le plus grave, c'est qu'en leur faisant croire cela, ils perdent leur identité, leur racines, leur culture et deviennent une "pierre d'achoppement" pour leur frères Juifs qui les considèrent alors comme des renégats (apostats).


Paul, shaliah (apôtre) des Gentils a affirmé plusieurs fois: Galates 2:15-16 "Je suis Juif, Hébreu, Israélite"et non pas j'étais Juif. Après avoir crû au Messie dans son épître aux Galates il affirme : «Nous sommes Juifs ! ». Nous savons qu'ils y a beaucoup de Juifs dans les églises, parce

qu'en découvrant la vérité de la Bible, ils se sentent attirés vers des assemblées évangéliques qui sont conformes à l'Ecriture. Nous n'avons rien contre cela.

Cependant souvent, ils ignorent l'existence des assemblées messianiques qui pourraient les aider à cultiver et conserver leur identité, leur culture, leurs racines juives, et encore plus, apprendre à témoigner auprès de leur propre peuple. Le Seigneur a dit : Romains 1:16 Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'IsraëlShaliah Paul se réfère à ce même principe en disant : "Au Juif premièrement".

En parlant justement des Juifs, il répète : Romains 10:14-15"Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s'ils ne sont pas envoyés? ".

Ceci nous montre d'une manière incontestable l'importance d'un témoignage juif, par des Juifs, depuis une assemblée juive messianique où, bien entendu, Juifs et Gentils se trouvent ensemble.

Au cas, où il n'y a pas d'assemblée messianique dans leur entourage, il est normal qu'ils trouvent leur place dans une assemblée évangélique, fidèle à la Parole de Dieu. Mais, la priorité devrait être, pour les enfants d'Israël, une assemblée messianique pour les raisons expliquées ci-dessus.


6. Pourquoi des assemblées messianiques ? D'abord, n'oublions pas que les premiers disciples ont fondé, dès le début, de telles congrégations à Jérusalem, en Israël. C'est encore le cas en Israël à notre époque. La recrudescence des "Assemblées Messianiques" dans le monde est un fait prophétique. Tout a commencé à partir de la renaissance de l'état d'Israël en 1948, mais surtout depuis la prise de Jérusalem en 1967. Par cela, nous avons compris que le retour du Messie est proche.

Toutes les assemblées messianiques sont centrées vers le pays d'Israël, où nous voyons et attendons l'accomplissement des multiples prophéties bibliques avec le retour à Jérusalem de son Roi-Messie. Lisez attentivement ce passage messianique du Psaume 132:13-18.

En outre, pourquoi n'y aurait-il pas des assemblées messianiques, puisque dans nos pays, existent des assemblées italiennes, espagnoles, portugaises, arabes, chinoises etc ?

Nous précisons d'ailleurs que notre foi est biblique et notre "déclaration de foi" est la même que celle de beaucoup d'églises évangéliques ... mais avec le rajout oublié par tous concernant les promesses que Dieu a données à Israël. Vous pouvez avoir cette "déclaration de foi" dans nos Centres Messianiques de Paris et Bruxelles, ou vous pouvez la commander (voir page de nos adresses).


7. On nous reproche d'être des "judaïsants" ! Nous ne comprenons pas toujours ce que nos frères Chrétiens veulent dire par ce terme, souvent employé avec mépris. Examinons quelques unes des accusations qu'on nous adresse :

On prétend que nous sommes "sous la loi", mais laquelle ? Celle des dix commandements ? Elle n'a jamais été rejetée par le Messie qui dit même :"Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes. Je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul yod (la plus petite lettre hébraïque) ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé" (Matthieu 5:17-18. Lisez aussi le verset 19).


Peut-être, par "judaïser" sous-entend-on que nous ne voulons pas accepter les traditions chrétiennes qui ont été inventées par les hommes.

Ou encore, par "judaïser", nous accuse-t-on d'être sous les règles édictées par les rabbins (613 commandements appelés "Halaha"). Ceci est absolument faux. Les multiples commandements que Dieu a donné à Israël après leur sortie d'Egypte étaient valables autrefois pour la conservation du peuple.

Mais nous, les israélites de la Nouvelle Alliance, libérés par le Messie, nous savons que Romains 14:17 "le royaume de Dieu ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie par l'Esprit Saint".


Nous avons connu Celui (le Messie) qui a renversé le mur de séparation et a Ephésiens 2:15 "anéanti par sa chair (ou sa mort) la loi des ordonnances dans ses prescriptions". Aussi, dans l'épître particulièrement adressée aux Juifs messianiques il nous est dit qu'il s'agissait Hébreux 9:10 "des ordonnances chamelles imposées seulement jusqu'à une époque de réformation".


Peut-être utilise-t-on le terme "judaïser" comme référence à la célébration du Shabbat. N'oublions pas dans ce contexte, que ni le Messie ni ses disciples n'ont jamais nié la valeur du Shabbat, à condition de ne pas tomber dans les obligations imposées par les rabbins (39 commandements qui sans cesse déclarent "ne fais pas", "ne touche pas" etc). Notre Shabbat est un jour de joie et de liberté dans le Seigneur.


Encore, on nous critique de célébrer les fêtes écrites dans Lévitique 23 ou ailleurs dans la Bible (par exemple Pourim, Esther 9:27-28,32). Il ne s'agit pas "des fêtes juives", mais des "fêtes de l'Eternel" (Lévitique 23:2). Beaucoup de chrétiens ignorent que ces fêtes, par leur symbolisme, annoncent la venue et le ministère du Messie Yeshoua.

Chacune de ces fêtes devient ainsi un moyen puissant pour proclamer le message du salut en Yeshoua aux Juifs et même aux Gentils des nations.

C'est pourquoi le shaliah Paul proclame : 1 Cor. 5:7-8 "Car Messie (Christ), notre Pessah(Pâque) a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité ».


Avez-vous remarqué que la Bible montre toujours les Juifs et les Gentils ensembles ? 

On retrouve cette fusion biblique depuis les origines par les mariages approuvés par Elohim (Dieu). Isaac a épousé Rebecca qui était de Mésopotamie (Genèse 24:10,15). Joseph épousa Asnath, une égyptienne (Genèse 41:45). Moïse a épousé Sephora, une madianite (Exode 2:15-21).

Boaz a pris pour femme Ruth la Moabite (Ruth 4:10,13). De cette dernière alliance est issu le roi David et plus tard le Messie Yeshoua (Ruth 4:17-22, Matthieu 1:1,5-6). En outre, parmi les Gentils (ou gens des nations) que le Seigneur a utilisés pour aider Israël, on relève les noms tels que : Balaam, Cyrus, les mages, la femme Samaritaine etc.


9. La raison profonde de l'union des Juifs et des Gentils se trouve en Yeshoua. 

Tous les deux, ils sont dans le service du même Seigneur en attendant son retour pour la Kehilah qu'ils représentent ensemble (Matthieu 24:27,30, 1 Thessaloniciens 4:14-17).

Plus de 300 passages bibliques annoncent le retour du Messie Yeshoua. De nombreuses fois, il a proclamé : "Je reviendrai", "Je viens bientôt". En plus, ensemble ils reconnaîtront leur Messie comme Roi sur la terre.


Sur la croix à Golgotha était écrit cette inscription prophétique : "Yeshoua de Nazareth, roi des Juifs" (Jean 19:19). Voir aussi Actes 1:6-7). Il régnera à Jérusalem qui ainsi deviendra "la capitale du monde" (Lisez 132:13-18, Zacharie 8:2-3, chapitre 14:9-10).

La Bible affirme aussi que les "croyants", après leur résurrection et enlèvement au retour de Yeshoua (lire 1 Cor. 15:51-53 et 1 Thess. 4:13-17), reviendront avec Yeshoua à Jérusalem (Zacharie 14:4-5) et "régneront avec lui pendant mille ans" (Apocalypse 20:6). Cette attente du règne du Messie ("Royaume Messianique", aussi appelé "Royaume d'Israël") est très profonde dans la pensée juive. Notre peuple a été élevé et éduqué dans cette Hatikvah (espérance) depuis des siècles.

La mission des Juifs et Chrétiens "croyants" en Yeshoua est clairement indiquée dans Esaïe 62 entier. Voici quelques extraits : "Pour l'amour de Sion je ne me tairai point, pour l'amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos jusqu'à ce que son salut paraisse comme l'aurore et sa délivrance comme un flambeau qui s'allume. Alors les nations verront ton salut et tous les rois ta gloire" (versets : 1-2). "Sur tes murs, Jérusalem, j'ai placé des gardes. Ils ne se tairont ni jour ni nuit.

Vous qui la rappeliez au souvenir de l'Eternel, point de repos pour vous ! Et ne lui laissez aucun relâche, jusqu'à ce qu'il rétablisse Jérusalem et la rende glorieuse sur la terre " (versets 6-7). "Franchissez, franchissez les portes ! Préparez un chemin pour le peuple ! Frayez, frayez la route, ôtez les pierres ! Elevez une bannière vers les peuples !


Voici ce que l'Eternel proclame aux extrémités de la terre : dites à la fille de Sion : voici ton Sauveur (en hébreu "YISHEH" = la racine du mot YESHOUA) arrive... on les appellera peuple saint, rachetés de l'Eternel ; et toi, on t'appellera recherchée, ville non délaissée " (versets 10-12).


EN CONCLUSION. Nous, "Juifs Messianiques", appelés par Dieu à rassembler sous les ailes du Messie "les brebis perdues de la maison d'Israël" dans les "Assemblées Messianiques" du monde entier, nous voulons rappeler à tous les croyants ces paroles de Gamaliel adressées au Sanhédrin : Actes 5:38-39 "Si cette entreprise ou cette oeuvre vient des hommes, elle se détruira, mais si elle vient de Elohim (Dieu), vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d'avoir combattu contre Elohim" (Dieu).


Nous travaillons séparément et peut-être avec des méthodes différentes, mais le but est le même : préparer le retour du Messie Yeshoua. Respectons les ministères l'un de l'autre ! Le Seigneur bénira le travail de chacun. Lisons la Bible, libres des traditions et des préjugés établis par les religions.


Juifs et Gentils, préparons le retour du Messie Yeshoua !

Shalom

Pasteur Paul Guennassia

  

Connaissance du judaïsme

Pour une approche Messianique.

Par Paul Ghénnassia.


Nous allons faire deux lectures, la première se trouve dans Esaïe 29 : 9 à 16 :

« Soyez stupéfaits et étonnés ! Fermez les yeux et devenez aveugles ! Ils sont ivres, mais ce n'est pas de vin ; ils chancellent, mais ce n'est pas l'effet des liqueurs fortes. Car l'Eternel a répandu sur vous un esprit d'assoupissement ; Il a fermé vos yeux (les prophètes), Il a voilé vos têtes. Toute la révélation est pour vous comme les mots d'un livre cacheté que l'on donne à un homme qui sait lire en disant : lis donc cela ! Et qui répond : je ne le puis car il est cacheté ; oui comme un livre que l'on donne à un homme qui ne sait pas lire en disant : lis donc cela ! Et qui répond : je ne sais pas lire. Le Seigneur dit : quand ce peuple s'approche de Moi, il m'honore de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de Moi, et la crainte qu'il a de Moi n'est qu'un précepte de tradition humaine. C'est pourquoi je frapperai encore ce peuple par des prodiges et des miracles ; et la sagesse des sages périra, et l'intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra. Malheur à ceux qui cachent leurs desseins pour les dérober à l'Eternel, qui font leurs œuvres dans les ténèbres et qui disent : qui nous voit et qui nous connaît ? Quelle perversité est la vôtre ! Le Potier doit-Il être considéré comme de l'argile, pour que l'ouvrage dise de l'ouvrier : Il ne m'a pas fait ? Pour que la vase dise du Potier : Il n'a pas d'intelligence ? »


1ère partie

En parallèle nous lisons dans la Nouvelle Alliance et dans Matthieu 15 

Matthieu 15:1 à 14 « Alors des Parouchim (les pharisiens) et des Sophérim (scribes) vinrent de Yéroushalaïm (Jérusalem) auprès de Yeshoua (Jésus) : « pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains quand ils prennent leurs repas. Ils leur répondit : et vous pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? Car Dieu a dit honore ton père et ta mère et celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous dites : Celui qui dira à son père ou à sa mère : ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère, Ainsi vous annulez la Parole de Dieu au profit de votre tradition. Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous quand il a dit : Ce peuple m'honore des lèvres mais son cœur est éloigné de Moi, c'est en vain qu'ils m'honorent en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. Ayant appelé la foule, Il lui dit : écoutez et comprenez. Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme. Alors les disciples s'approchèrent et lui dirent : sais-Tu que les Pérouchim (les pharisiens) ont été scandalisés des paroles qu'ils ont entendues ? Il répondit : Toute plante que n'a pas plantée Mon Père Céleste sera déracinée. Laissez-les ; ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. »


Malheureusement c'est tristement vrai pour le peuple d'Israël, et pour toute une partie du Christianisme aussi.

Ainsi l'Histoire d'Israël révèle plusieurs étapes. Le peuple a connu la grâce de Dieu et depuis la révélation du Sinaï nous observons qu'il y a eu des périodes de croissance et parfois de décadence.

Cette histoire d'Israël, est faite de haut et de bas, de bas et de haut, de haut et de bas comme chez toute organisation et créature.

Malheureusement pour le peuple d'Israël, pour notre peuple, nous n'avons pas su saisir les leçons reçues de l'histoire et c'est à l'époque de la venue du Messie, qu'est survenu le grand tournant.

C'est à cette époque que nos sophérim (scribe), nos parouchim (pharisien), que tous nos chefs religieux, que tous nos « hommes de Dieu » qui avaient en main la Parole de Dieu, qui avaient reçu la révélation et les signes évidents, qui auraient dû leur permettre de reconnaître le Messie et de le présenter au peuple !

Malheureusement, c'est là que le dérèglement s'est produit ! Et c'est depuis cette époque, que notre peuple d'Israël est dans une grande souffrance. On peut dire qu'avec la venue du Messie, s'est produit le plus grand déraillement de l'histoire juive dans l'histoire d'Israël. Nous avons carrément délaissé la Parole de Dieu, et sont enseignement, pour prendre un chemin, d'homme.

Un chemin de tradition au lieu d'être un chemin de foi. C'est pour cela qu'à l'époque de la venue du Messie, s'est produit le tragique déraillement d'Israël.

Pour comprendre les raisons de cette tragédie, il faut savoir qu'à l'époque de la venue du Seigneur, Il y avait différents courants religieux. En lisant la Bérit'Hadacha (la nouvelle Alliance), vous y trouverez tous ces courants comme les pharisiens, les saducéens, les hérodiens, les esséniens, on nous parle des scribes, du sanhédrin, des zélotes, et des messianiques qui suivaient Yeshoua.


Pour comprendre la situation, il nous faut connaître ces différents courants.

Même si c'est le leitmotiv général, vous devez savoir que tous les pharisiens n'étaient pas des hypocrites comme tous les Suisses ne sont pas d'une précision absolue !  ous remarquez également que les courants religieux au temps du Seigneur sont les mêmes que l'on retrouve aujourd'hui ! Les noms ont changé mais c'est les mêmes courants.


Pour comprendre Il s'agit d'examiner les caractéristiques de cette doctrine.

Les pharisiens, on les appelait les maîtres du Talmud et plus loin je dirai ce qu'est le Talmud.

On les appelait les maîtres du Talmud et c'était un parti très influent et s'appelait Parouchim ou Pharisiens, terme qui signifie « les séparés ».

Mais à vouloir trop se séparer du monde, on devient rapidement des hypocrites, des étroits d'esprit avec des œillères. Il y en beaucoup de personnes comme cela dans nos assemblées.


La séparation, n'est souvent pas la séparation d'une étroitesse d'esprit.


Comme un pharisien ne devait pas regarder quelque chose de mauvais, par exemple s'il rencontrait une femme sur son chemin, il n'avait pas le droit de poser ses yeux sur elle, il détournait donc la tête, pour ne pas souiller son regard.

Aujourd'hui encore, vous retrouvez ces mêmes pharisiens. Je me souviens avoir vu en Israël, une dame s'approcher pour dire bonjour et d'un air méprisant le religieux répondit : « ne vous approcher pas madame, vous allez me souiller ». Simplement Parce que c'était une femme.

Du pharisaïsme on en retrouve aujourd'hui même chez certains chrétiens qui s'attachent plus à la lettre qu'à l'Esprit de la lettre et aux commentaires de la lettre plus qu'à la lettre elle-même.

Les Pharisiens était des croyants avec un bon fondement, parce qu'ils croyaient à toute l'écriture. Mais ils croyaient à l'interprétation qu'ils avaient eux-mêmes, de l'écriture, ce qui a conduit aux écrits du Talmud qui a crée la tradition.

Alors les Pharisiens vous diront oui, oui bien sûr il y a la Parole écrite mais, il y a aussi la tradition. Le résultat c'est que les pharisiens d'aujourd'hui ont, deux révélations. : La révélation écrite, qui est la bible, et la révélation orale qui serait venue de Moïse et se serait transmise de père en fils, jusqu'à aujourd'hui. Une révélation orale qui permettrait d'interpréter la révélation écrite.


Il y a là un grand danger car si  la révélation orale doit interpréter la révélation écrite, alors laissez-moi vous dire qu'il va y avoir des erreurs.

Regardez un exemple très précis : C'était un exercice qu'on faisait quand on était jeune dans le scoutisme. On se mettait en rond à dix personnes, et le chef de file communiquait à quelqu'un un message qui devait parvenir jusqu'au dernier. Déjà la 2ème personne avait déformé au moins une lettre et finalement quand le message arrivait au dernier, tout le monde se mettait à rire car le message était transformé. C'est pour cela que Dieu n'a jamais voulu transmettre oralement, comme on l'a prétendu.

Ce que je crois et ce que nous, nous croyons avec l'Ecriture, c'est que Moïse a eu la révélation de Dieu directement de tout ce qui s'est passé et c'est pour cela que nous avons une Bible sûre, et il en est de même pour tous les autres livres de la Bible parce que c'est la Parole de Dieu révélée qui nous est parvenue.

En tout cas je remarque que les Pharisiens qui, pourtant, prétendaient croire à toute la révélation, qui annonçait la venue du Messie de manière suffisamment évidente pour tous les rabbins de l'époque. Et bien ces mêmes pharisiens étaient les premiers opposants au Seigneur le Messie.

Pour la raison que lorsqu'on a une idée faussée dans la tête, c'est difficile d'en démordre.

Ils avaient décidé que le Messie qui viendrait serait un libérateur du joug romain, conforme à leurs pensées, en oubliant de vérifier si Dieu était d'accord avec eux.

Dieu disait pourtant : « Esaïe 55:8 Car vos pensées ne sont pas mes pensées et vos voies ne sont pas mes voies. » Nous les créatures humaine ne déformons pas la pensée du Seigneur. Quelquefois Dieu prend des voies qui nous étonnent souvent, mais nous devons obéir à Dieu tout simplement.

Vous comprenez la colère du Seigneur quand Il a dit : «Matthieu 15:3 vous avez annulé la Parole de Dieu au profit de votre tradition ». Comme c'est vrai ! Parfois je suis affolé quand je regarde dans un journal, par exemple « tribune juive », où on vous dit : « Alors Moïse a dit un jour à des anges qui le visitaient ceci et cela… ». Je regarde dans ma Bible et je ne trouve rien de ceci, d'où ça vient-il ? Une simple invention ! Un rabbin un jour s'est mis à déclarer que Moïse a reçu un jour la visite d'un ange et qu'il a dit ceci et cela. Si ce n'est pas écrit, c'est donc une déformation !

On oublie ce qui est écrit dans l'écriture et on va inventer des choses qu'un cerveau un petit peu fécond a créé. Voilà le grand malheur ! Les chrétiens noteront que les commentaires bibliques de plusieurs « « Pères de l'Eglise » » sont eux aussi empreints d'ajouts dramatiques.

C'est pour cela que ces pauvres pharisiens étaient tellement sûrs que le Messie qui viendrait serait un Messie de gloire, qui les justifierait et qui ferait d'eux des élites ont rejeté Yeshoua qui était le tout le contraire de ce qu'ils espéraient, surtout lorsqu'il leur a dit : Matthieu 23:15  Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne…

Personne n'aime beaucoup les insultes. Mais cela, ce n'était pas une insulte, c'était une vérité ! Leur drame est que Yeshoua leur a dit des vérités qu'ils ne voulaient pas accepter.

On peut donc dire qu'un pharisien, est quelqu'un qui a voulu mettre la tradition  et sa propre interprétation à la place des écritures.

Malheureusement aujourd'hui même tout le judaïsme est orienté par les pharisiens. Aujourd'hui on peut dire que le pharisaïsme a envahi tout le peuple d'Israël, une grande partie en tout cas ; c'est vrai qu'il y a une fraction qu'on appelle les libéraux, c'est une autre catégorie.


En face des Pharisiens il y avait les Saducéens.

C'était le parti du grand prêtre à l'époque de Yeshoua, car le grand prêtre n'était pas pharisien, il était Saducéen. Le défaut des Saducéens était d'être l'opposé des pharisiens. Les pharisiens croyaient à l'écriture, contrôlée par eux-mêmes et  arrangée à leur sauce de traditions.

Les Saducéens, étaient des rationalistes qui ne croyaient pas à toute l'écriture. Par exemple ils ne croyaient pas à la résurrection des morts, ils ne croyaient pas aux anges. Vous comprenez pourquoi le grand sacrificateur qui était un sadducéen, ne s'est même pas dérangé quand il est allé dire à Hérode qui le lui avait demandé « Michée 5:2 (5-1) Et toi Bethléem, de toi sortira pour Moi etc… »

Le grand prêtre n'est même pas allé voir. Parce que pour eux cette attente du Messie n'était que des enfantillages ! Résultat, il a manqué le coche, il a manqué l'arrivée du Seigneur et c'est bien dommage pour lui. Plus tard les mêmes souverains sacrificateurs vont le conduire à Golgotha et vont se dresser contre le plan de Dieu et vont périr misérablement. Donc les Saducéens étaient le parti du Grand Prêtre à l'époque de Yeshoua, c'étaient donc des rationalistes qui ne croyaient pas toute l'écriture et qui cherchaient surtout à composer avec l'occupant romain, car ils ne voulaient pas avoir d'histoire.

S'il fallait sacrifier le Messie, pas de problème pour eux qui n'y croyaient pas vraiment ! La preuve c'est que le souverain sacrificateur a prophétisé sans le savoir, il a dit quelque chose qui était dans son cœur, il a dit : «Jean 11:50  vous ne réfléchissez pas qu'il est dans votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas.

C'était le plan de Dieu, mais cette phrase devenue verset, montrait l'état d'esprit qui était le sien.


Les Saducéens, étaient donc des gens qui cherchaient à composer avec l'occupant romain. On peut les apparenter aujourd'hui avec les juifs libéraux. Les libéraux ne se montrent pas trop et arrangent aussi la Bible à leur manière. Ont retrouve ce genre de comportement dans certains milieux chrétiens qui s'arrangent avec l'esprit, les modes et politiques du monde.


Puis il y a une 3ème catégorie, c'était les Hérodiens.

Le Seigneur a parlé des Hérodiens. Les Hérodiens étaient des partisans d'Hérode, le soi-disant roi juif, en réalité c'était un roi qui était en partie juif, mais n'avait rien d'un croyant en Dieu. Il ne pratiquait pas même un semblant de religion. Ces Hérodiens voyaient d'un bon œil, que le pouvoir romain prenne une grande place en Israël. La religion n'avait qu'un sens relatif pourvu que Rome puisse avoir toute la place dans la Judée. C'est au sujet de ces Hérodiens que le Seigneur a dit qu'ils étaient comme des renards…


Il y avait un autre parti qu'on appelait les Zélotes.

Les Zélotes, on les appelait aussi les Sikères. C'était un parti mystico-politique, comme il y en a aujourd'hui encore. Ils pensaient qu'on pouvait allier la politique avec le mysticisme de Dieu et qui avaient espéré la venue d'un Messie combattant pour eux. Je crois qu'en faisaient partie quelques disciples du Seigneur. Par exemple l'apôtre Pierre, vous avez vu que Pierre avait une épée.

Les sikères, les zélotes donc, étaient renommés, ils avaient un poignard, comme une courte épée qui était cachée dans le vêtement. Dès qu'ils avaient l'occasion de tuer un romain ils le faisaient avec ce poignard. Pierre qui avait cette épée, faisait peut-être partie des zélotes avant qu'il ne découvre que : celui qui emploie l'épée périra par l'épée, et c'est ce que le Seigneur lui a dit. Pierre a sorti l'épée et a coupé l'oreille de Malchus. (Jean 18:10)

Vous ne trouvez pas qu'il y a des gens aujourd'hui qui ont toujours une épée, il ne l'ont pas à la main mais dans la bouche et sont toujours en train de couper les oreilles des autres. Ils sont zélés mais c'est un zèle amer, ce n'est pas le vrai zèle. Ils voulaient installer le royaume messianique par la force. En Israël, il y a un parti qui a décidé qu'il fallait détruire tous les chrétiens, détruire tous les arabes et finalement je me demande qui ils ne veulent pas détruire et s'ils ne veulent pas se détruire eux-mêmes. C'est le parti du rabbi Kahan, qui a déclaré : « Ici en Israël nous devons tuer tous les chrétiens et tuer tous les arabes ».

Si on regarde l'histoire, on s'aperçoit que les zélotes se sont détruits eux-mêmes dans la grande bataille de l'an 70, où ils en étaient arrivés à se tirer l'épée entre eux et se sont détruits les uns les autres. La Bible dit : « si vous vous mordez les uns les autres, vous serez détruits les uns par les autres ».

Dans le judaïsme comme dans le christianisme on retrouve les mêmes éléments, Les mêmes choses, les mêmes défauts !


Il y a encore une autre catégorie qu'on appelle les Esséniens.

C'était une secte qui rejetait le grand prêtre, ils ne voulaient pas obéir au grand prêtre et vivaient une vie ascétique et monacale, ils avaient décidé d'une séparation totale d'avec les femmes.

Les pauvres femmes, elles sont toujours le problème des faibles hommes ! Il y en a même qui ce retirent dans des monastères pour s'y protéger de leurs éventuelles et propres tentations.

Ils ne voulaient pas s'approcher des femmes et ni de s'approcher des gens de Jérusalem qui étaient d'après eux corrompus, ils ne fallait pas s'approcher des autres juifs qui étaient en dehors de leur voie. Il n'y avait qu'eux même les esséniens qui étaient les purs, les grands purs, les Hassidim ou les Tsadikim. Ce sont aujourd'hui les Hasidim et les tsadikim avec leurs papillotes et leur grand air inspiré….

On tombe si vite dans des travers terribles et parfois dangereux sous prétexte de religion.

Je me rappelle de ces Hassidim et ces tsadikim qui sont venu un jour me faire des histoires à l'assemblée de Paris rue Saint Maur, ils nous ont menacés en disant que nous n'étions pas des juifs et que nous n'avions rien à faire. Quand ils ont vu que ça ne réussissait pas, ils ont commencé à faire des petites réunions de prières le soir et prier contre nous, et quand ils ont vu que ça n'avait pas de résultat, il nous ont fait parvenir une carte dans laquelle ils disaient : « Ghénnassia, tu vas sauter toi et toute ta bande avec toi, on a mis une bombe. »

Le dimanche matin suivant quand j'ai lu la carte, j'ai dit à tout le monde: « On va sauter de joie, il y a une bombe aujourd'hui ». On n'a jamais vu cette bombe exploser mais on a explosé de joie ce jour-là!

Ils ont dû être Vraiment en colère ces pauvres Hassidim, ces religieux. Qu'est-ce que vous voulez, les esséniens sont encore parmi nous. Pourtant Les Esséniens de l'époque de Yeshoua avaient pourtant la qualité d'avoir caché la parole de Dieu que nous retrouvons aujourd'hui à Qumrân.


Le Sanhédrin

Il y a une autre catégorie, je vous ai parlé des saducéens et je vous ai dit qu'à la tête d'Israël il y avait un souverain sacrificateur et il faisait partie de la secte des saducéens. Mais n'oubliez pas qu'il y avait un collège qui prenait toutes les décisions en Israël et ce collège s'appelait le Sanhédrin.

Le Sanhédrin était composé de 70 personnes composé en partie de pharisiens, en partie de Saducéens plus le souverain sacrificateur.

Savez-vous ce qui s'est produit dans le procès contre Yeshoua ?

Le procès a eu lieu à une heure qu'il ne fallait pas, en pleine nuit, et on n'a pas convoqué les 70 personnes. Joseph d'Arimathée qui était membre, n'avait pas convoqué. La décision de la mort de Yeshoua a été prise à toute vitesse, on a mis la plupart des membres devant le fait accompli.

Et c'est pour cela que Joseph d'Arimathée qui était un messianique dans son cœur a réagi comme vous le savez. Et même Gamaliel, le grand Gamaliel était pour ainsi dire avec son cœur avec les messianiques et ce Gamaliel a dit quand on a accusé les apôtres : « comment peut-on faire quelque chose contre ces gens là sans les entendre… ». On l'a presque traité de messianique.


Il y a maintenant une 8ème catégorie que l'on appelle les Messianiques.

On les appelait et on les appelle encore de la même manière : Mahaminim. Dans le talmud quand on veut parler de certains hérétiques on les appelle des « minim » c'est « des riens du tout ».

Mahaminin « vient du mot Amen qui veut dire vérité », « les croyants de la vérité ». Et jusqu'à aujourd'hui les messianiques s'appellent entre eux « les mahaminim » c'est à dire des gens qui ont la vérité et la foi. Et c'est tout à fait l'opposé des juifs religieux. À Jérusalem on les appelle les Datim.

Il y a les Mahaminim qui sont les croyants messianiques et les Datim qui sont ces religieux qui font des histoires et des problèmes en Israël. Voilà toutes les catégories de gens qui existaient au temps de Yeshoua.

Les Mahaminim ont compris qu'il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, Et que si Dieu prend des décisions qui sont différentes à nos pensées, ce n'est pas nous qui avons raison, c'est Dieu qui a raison.


Maintenant il faut dire comment la Bible s'est transmise.

Nous savons tous que la Bible est composée de 39 livres dans l'ancienne alliance et 27 livres dans la nouvelle alliance. Nous préférons le mot alliance à testament. Car testament signifie que quelqu'un est mort, or si ceux qui les ont écrits sont morts, Dieu est vivant et Yeshoua est toujours vivant et ressuscité. Cela fait donc 66 livres qui nous appartiennent et qui sont notre héritage.

Dans l'ancienne alliance, il y a 3 parties :

La Torah, c'est à dire les cinq livres de Moïse, les Névihim c.a.d. les prophètes, et les Khétouvim qui sont tous les autres écrits, ce qui fait trois parties.

Ces trois parties ont été rassemblées sous un nom composé de la contraction des trois parties. Le Te ou Ta de Torah, Na de navihim, et le Kh de Khétouvim, ce qui donna le mot TenaKh. (le kh est adouci comme le Hêt' se prononce comme un « R » sec) (Se prononce Tenar ou tanar).


C'est pour cela que quand les juifs font référence à l'ancienne alliance, la Bible, ils disent : « le TENAKH ». Et quand ils vous disent est-ce que vous avez lu le TENAKh il faut savoir de quoi il s'agit. Si vous répondez : « J'ai lu l'ancienne alliance », c'est parce que vous ne comprendrez pas ce à quoi il fait référence, mais en réalité c'est le même livre.

Rappelez-vous que le Messie a dit à ses disciples ces paroles évocatrices, dans Luc où Il fait référence à ces trois parties ; souvent on n'a pas compris ce que cela signifiait et pourtant c'était très clair quand on sait que l'ancienne alliance se divise en trois parties. Désormais vous saurez que du temps de Yeshoua il n'y avait pas d'autre Bible que le TENAKH c.à.d, l'Ancienne Alliance, la nouvelle Alliance a été écrite après.


Lisons dans Luc 24 :44 ce que dit le Messie à ses disciples après Sa Résurrection : « Il leur dit : c'est là ce que Je vous disais lorsque J'étais encore avec vous, qu'il fallait que s'accomplit tout ce qui est écrit de Moi dans la Loi de Moïse (Torah) dans les prophètes (Névihim) et dans les psaumes (c'est sous entendu avec tous les autres écrits Kétouvim) ».

Autrement dit, Yeshoua leur a déclaré « qu'il fallait que s'accomplisse tout ce qui est écrit de Lui dans la Torah, les névihim et les kétouvim ».

Avec ce passage Yeshoua leur ouvrit donc l'esprit pour qu'ils comprennent les écritures.

 «Matthieu 17:23 Jésus  leur dit: Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes ; ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera ».

Les trois parties sont mentionnées par le Messie. C'est ainsi que les disciples comprirent de quoi Il leur parlait : Torah, Névihim, kétouvim.

Mais les Rabbins ajoutaient dès l'époque de Yeshoua, leurs propres et divers commentaires oraux des écritures. Ce sont ces commentaires oraux qui deviendront le Talmud.

Talmud, qui est devenu le véhicule de la tradition orale juive, et qui en réalité n'a plus rien d'orale puisqu'elle a été mise par écrits entre et l'an 200 à 350.

Selon les Rabbins pharisiens, la Torah écrite serait inapplicable, s'il n'existait pas la torah orale. Autrement dit, la Sainte et Pure Parole de Dieu, n'aurait de valeur et ne pourrait être appliqué, sans les commentaires d'hommes cultivés certes, mais qui par nature sont pécheurs.

Tout le problème réside ici ; un commentaire peut-être édifiant, le commentaire du premier commentaire commence à poser des problèmes graves et le commentaire de plusieurs autres commentaires peut faire dire n'importe quoi au texte de base.


Comment la torah orale s'est elle propagée ?

En 587 avant la venue du Messie Yeshoua, le temple de Salomon a été détruit et le peuple juif a été déporté à Babylone. Devant cette épreuve, il fallait maintenir la vie juive en exil en l'absence du Sanctuaire. C'est ainsi que les Sophérim, les scribes furent chargés d'écrire les rouleaux.


Vous avez remarqué que le Seigneur a eu affaire à trois sortes de gens qui étaient contre Lui : Les Pharisiens, les Saducéens et les scribes. Et les trois s'entendaient très bien.

Ces Sophérim (Scribes) étaient chargés d'écrire tous les textes, mais ils étaient surtout les spécialistes d'écrire la tradition et d'interpréter à leur manière.

On pourrait comparer ces Sophérim à certaines écoles théologiques chrétiennes, attention il y a de bonnes écoles bibliques qui enseignent la Parole de Dieu et qui vivent dans une atmosphère spirituelle, et c'est très bien ; Mais dans certains milieux du protestantisme, du catholicisme et du haut judaïsme, on forme des rabbins, des prêtres ou des pasteurs avec une espèce de connaissance qui vient de toutes sortes d'enseignements humains.

Quand ils y sont entrés ils avaient la foi, et quand ils en ressortent ils n'ont plus de foi du tout !

Ils ne croient même plus en ce qu'ils annoncent. Il y a aujourd'hui des rabbins qui ne croient plus à ce qu'ils disent, ils le font par habitude, et des pasteurs aussi. Ces faux religieux, sont devenus des philosophes appointés pour transmettre une doctrine.

On pourrait les comparer à ces Sophérim-là étaient qui étaient chargés d'écrire la Torah écrite, ils devaient la transmettre, mais ils y ajoutèrent leur commentaires, leur torah orale, qui formera le talmud dont nous allons parler.


Le Talmud. Qu'est-ce que c'est que le Talmud ?

Le Talmud ça donne des maux de tête parce que le Talmud est en réalité un livre composé au fil des siècles à partir des écoles d'enseignements de rabbins très renommés et du sanhédrin, qui étaient composé de 71 membres (70 + le souverain sacrificateur).

Les maîtres qu'on appelait des rabbis, (maître ce dit rabbi) ont ajouté leurs enseignements oraux et de nombreuses explications à tous les textes de l'écriture, si bien que finalement, comme l'a fait remarquer le Seigneur : «Matthieu 15:6  (15-5) Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. 

Après la destruction du temple en l'an 70, deux maîtres vont aider à la constitution de ce Talmud qui n'existait qu'en embryon. Jusqu'alors, c'était les récits des uns et des autres sans classement particulier. Le Premier a organiser le Talmud s'appelait rabbi Akiba et l'autre s'appelait rabbi Méir.

Ce sont eux qui collecteront et classeront les notes personnelles de leurs élèves. Ce sont ces mêmes notes qui seront au 3ème siècle collationnées par rabbi Juda. On le surnommait  « le saint ». Il va ordonner 61 traités regroupés en 6 séries qui ensembles deviendront la michna.

La Michna, c'est à dire l'enseignement à répéter, est donc ajouté à la Parole de Dieu et deviendra un abrégé de la torah orale, destinée à être apprise par cœur. Il fallait donc que les étudiants apprennent par cœur ce qui n'était pourtant pas la Parole de Dieu.

Les langues courantes que l'on employait à ce moment-là étaient l'hébreu et l'araméen.

Au fil des ans, on va s'apercevoir que le texte de la Michna était trop condensée, on mettra donc par écrit les commentaires et les discussions que la Michna avait provoquées.


Rendez-vous compte qu'au fil des ans, quelqu'un a pris un passage de l'écriture par exemple : « Genèse 1 :1 au commencement Dieu créa les cieux et la terre ».

A partir de ce verset quelqu'un commencera à dire : « Oui mais avant que la terre n'existe il y avait ceci et cela », un autre va dire : « oui mais Dieu n'a pas créé la terre de cette manière ».

Cela fait déjà deux commentaires. Ces premiers commentateurs vont mourir, d'autres vont venir, vont discuter le passage dans les écritures et vont discuter aussi sur les commentaires et finalement ils ajouteront autre chose et 500 ou 600 ans plus tard, on s'aperçoit que le texte : « au commencement Dieu créa le ciel et la terre », a disparu pour faire place aux enseignements des rabbins qui se contredisent les uns les autres.

Finalement après avoir lu le Talmud, le lecteur ne sait plus quoi penser puisqu'il a au moins six opinions différentes et que le texte de la parole de Dieu a disparu.  Voilà où on en arrive quand on commence à vouloir enseigner Dieu au lieu de le laisser nous enseigner Lui-même.


Après la Michna on a créé la Guémara, qui sera le complément de la Michna et l'ensemble des deux livres va constituer le Talmud, qui signifie « un enseignement », et qui constituent, les matériaux pour l'étude. C'est ainsi le Talmud a prit la place de l'écriture dans la vie juive.

Il faut savoir que l'immense majorité des juifs ignorent ce qui est écrit dans les Ecritures, parce qu'on leur dit : « Vous ne pouvez pas analyser l'écriture si ce n'est par le Talmud ».

Donc ils sont obligés d'étudier dans les Yéchivot' c-à-d, les écoles le Talmud, et l'Ecriture est mise de côté. C'est donc les hommes avec leurs limitations, qui ont interprété la pensée de Dieu et nous devrions croire ce que ces mêmes hommes disent, et écarter ce que Dieu a dit !


Il faut également savoir qu'il n'y a pas 1 Talmud mais 2 Talmud !

Vous avez le Talmud de Jérusalem dont la rédaction c'est terminé au 4ème siècle et vous avez le Talmud de Babylone dont la rédaction c'est terminé au 6ème siècle.

Le Talmud de Babylone a été fait dans la diaspora (dispersion des juifs) et il est beaucoup plus volumineux. Quant à la Guémara, elle a été rédigée en araméen.

Les maîtres, les rabbis qui enseignaient la Michna et le Talmud on les a appelé les Tanaïm, c.a.d. les enseignants, les maîtres supérieurs qui s'étaient octroyés le droit de faire passer leurs pensés personnelles et d'interpréter la parole de Dieu pour le commun des mortels.

Puis ceux qui ont écrit la Guémara sont appelés des Amoraïm c.a.d des interprètes.

Les enseignants se sont donc donnés le droit d'enseigner ce qu'ils estimaient juste, et les interprètes interpréteront ce que les enseignants ont enseigné.

Enfin ceux qui rédigeaient le texte définitif furent appelés les Saboraïm c.a.d. les techniciens.

Vous avez donc à faire à trois sortes de démolisseurs qui vont saboter l'Ecriture.

Résultat, le peuple d'Israël ne sait rien de ce qui est écrit dans l'Ecriture.


Le message du Talmud va se présenter sous deux formes : la Halakha c-à-d, la marche à suivre concernant les prescriptions légales et ces prescriptions légales sont terribles : ne fais pas, ne Colossiens 2:21 goûte pas, ne touche pas, rien que des interdits. On ne sait plus si on le droit de bouger dans quoi que ce soit, tellement ces « maîtres » ont mis des barrières, qu'on ne trouve pas dans la Bible,  de tous les côtés !

A ce sujet la Halakha sont les prescriptions légales par exemple la vaisselle, il ne faut pas manger dans n'importe quelle vaisselle, il faut changer de vaisselle si c'est la vaisselle de la viande et si c'est celle des aliments à base de lait, ce sont deux services de vaisselle différents. Cette tradition vient de ce qu'il ne faut pas, disent-ils mélanger la viande et le lait.

Les « maîtres » sont plus exigeants que Dieu Lui-même ! Parce que figurez-vous, et c'est la parole de Dieu, que les trois anges qui sont venus parler à Abraham, les trois ensembles ou un parmi ces trois étaient Dieu Lui-même, qui va se mettre à parler et manger avec Abraham : Genèse 18 : 7 et 8 Et Abraham courut à son troupeau, prit un veau tendre et bon et le donna à un serviteur, qui se hâta  de l'apprêter. Il prit encore de la crème et du lait, avec le veau qu'on avait apprêté, et il les mit devant eux. Il se tint lui-même à leurs côtés, sous l'arbre. Et ils mangèrent.

Quelqu'un va dira : « oui mais il y a un passage où Moïse a dit : Exode 23:19 Tu ne cuiras pas le petit dans le lait de sa mère ». Et c'est sur ce passage qu'il y a toute une Halakha d'interdiction tout un mélange, alors que ce passage est simple à lire. « Exode 23:19 Tu ne cuiras pas le petit dans le lait de sa mère »

Pour comprendre le verset il suffit de savoir lire ce qui signifie simplement ceci : Il ne faut pas cuire un veau dans le lait de sa propre mère. Ce qui n'exclut pas le lait d'une autre vache.

Vous voyez, ces traditions sont faites par des hommes dans lesquelles il n'y a rien de Dieu !

Il faut s'en tenir à la parole de Dieu. Il ne faut pas interpréter la Parole de Dieu !

2 Pierre 1:20  sachant tout d'abord vous-mêmes qu'aucune prophétie de l'Ecriture ne peut être un objet d'interprétation particulière…

Je vous ai cité le judaïsme mais on pourrait citer un autre cas. Je me rappelle d'un frère chrétien, qui est venu avec nous en Israël, et il a été scandalisé de nous voir prendre des photos. Alors je lui dit : «  mais qu'est-ce qu'il vous arrive ? Pourquoi ça ? »

Il me répond : « il est écrit tu ne te feras aucune représentation ! »

Je lui dis : « mais qu'y a t-il écrit ensuite ? Tu ne feras aucune représentation des choses qui sont dans le ciel, ça veut dire tu ne représenteras pas Dieu ! Je suis d'accord, mais prendre une photo d'un individu ce n'est pas Dieu. »

C'est pourquoi, il faut que le Seigneur élargisse les pensées, qu'Il nous donne une vision large, que nous ne soyons pas avec des œillères, car la bêtise des êtres humains est sans limite.


Les « maîtres » du judaïsme, ont faussé complètement le judaïsme.

Une femme, Mme Cohen est venue me voir un après midi et m'a dit : « Monsieur, j'ai été révoltée contre le judaïsme. Je suis allée trouver des rabbins en leur demandant de m'expliquer quelque chose et ils m'ont répondu : ne vous approchez pas de moi, Madame ! Parce que les femmes n'ont rien à apprendre ! » IL faut savoir que même un homme qui s'approche d'un chef religieux pour lui demander des explications peut être ainsi rejeté !

Ne soyons pas sectaires, mais soyons des gens qui regardons l'Ecriture, qui cherchons la volonté de Dieu, qui désirons faire ce que Dieu a dit, sans sectarisme. Regardez, le Messie, Il s'est approché de tous ceux qui avaient besoin de Lui, hommes et femmes ! Même la samaritaine était offusquée : « Jean 4:9 Comment ! toi un juif tu t'approches de moi qui suis une femme ? »

C'est ainsi que le Seigneur lui montra que très précisément, Il était venu, non seulement pour les femmes, non seulement pour les juifs, mais pour les samaritains, et pour tout le monde. Il était venu pour lui apporter la grâce, comme Il veut l'apporter à chacun d'entre nous.

Vous savez, le Seigneur a dit : «Matthieu 25:40  On vous fera comme vous avez fait aux autres. »

Si nous ne voulons pas être mal jugés par les autres, commençons donc à ne pas juger les autres mais au contraire à comprendre leur état d'esprit pour les aider à leur faire comprendre et en même temps à les faire profiter de la liberté que nous avons reçu nous-mêmes, dans le Nom du Messie béni qui a accompli tout ce qu'il faut pour nous. AMEN !

Merci Seigneur pour ces enseignements, Tu montres encore une fois combien l'être humain, a tendance à vouloir constamment changer les plans que Tu as fixés Toi, pour les adopter certes, mais à sa manière et selon sa propre pensée.

Seigneur nous voulons être obéissants nous rappelant qu'il est écrit : Que le Messie Lui-même a appris l'obéissance par les choses qu'Il a souffertes.

Ce qui signifie que si le Messie, le Fils de DIEU,  qui est Dieu Lui-même, a appris l'obéissance, alors combien devons-nous nous-même apprendre à obéir à Ta Volonté, non pas celle des hommes mais à celle de Dieu. Car il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes.

Le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour les enfants d'Israël, mes frères, c'est qu'ils soient sauvés. Permets Seigneur qu'enfin le peuple d'Israël ait les yeux ouverts, les oreilles ouvertes et qu'il puisse entendre enfin Ta Parole telle qu'elle est, par la voix de la ShéHina (présence de Dieu) Ton Esprit, au moyen d'hommes et de femmes qui ont réellement trouvé la Vérité afin qu'ils ne soient plus trompés et ne soient plus conduits dans un chemin d'erreurs.  Au Nom de Yeshoua qui vient bientôt.    Amen.


2ème partie

Il est malheureux que beaucoup d'entre nous qui nous intéressons au peuple d'Israël et qui prions pour eux, quand on est confronté à un rabbin ou à quelqu'un qui connaît bien la tradition, alors on ne sait plus quoi répondre. Combien de fois j'ai vu des frères et des sœurs me dire : « Que faudrait-il dire dans ce cas-là ? » Je crois que nous manquons d'information.

Nous n'avons rien contre le peuple d'Israël bien au contraire, puisque nous aimons notre peuple et nous voulons les sauver, mais nous croyons malheureusement que le judaïsme depuis 2 000 ans a complètement faussé le plan de Dieu. C'est une tragique méprise pour le peuple d'Israël, une tragique erreur qui a causé des dégâts sans précédent.

C'est pourquoi, nous voulons remettre les choses dans leur plan prophétique pour bien montrer la valeur d'un judaïsme messianique et non pas d'un judaïsme rabbinique.

Nous voulons donc éclaircir leur vision des choses pour nos frères chrétiens et juifs messianiques, pour que nos autres frères du judaïsme rabbinique retrouvent les vérités bibliques.

Nous voulons aussi que les chrétiens considèrent avec une véritable attention, ce que représente leurs racines et sur quoi sont ils greffés car le christianisme est issu d'Israël.


Tous ceux qui désirent connaître la parole de Dieu ont toujours à faire avec le peuple d'Israël dont toute la Bible parle.

Seulement il y a Israël et Israël ! Ne sont pas Israël tout ceux qui descendent d'Israël. Ce n'est pas moi qui dis ça, c'est l'apôtre Paul. Mais ceux qui deviennent Israël sont ceux qui ont fait une alliance nouvelle avec le Seigneur.

Dans la première partie, j'ai essayé de vous montrer les différents courants religieux au temps du Seigneur. Il y avait (je vous fais un rappel) les pharisiens, les Saducéens, les Hérodiens, les Esséniens, les Zélotes, les scribes, le sanhédrin et les messianiques.

Cela fait déjà pas mal de monde n'est-ce pas ? Les pharisiens étaient un parti influent, qui croyaient à toute l'Ecriture, d'accord, mais qui l'avaient entourée d'une espèce de haie, si bien que finalement c'était «Colossiens 2:21 ne goûte pas, ne touche pas», et ce n'était finalement que des notes négatives si bien qu'aujourd'hui on a encore les pharisiens au milieu de nous dans le judaïsme et même dans certaine sphères du christianisme.

D'autre part il y avait aussi les Saducéens, et eux, ne croyaient pas à toute l'Ecriture, ils croyaient à ce qui leur plaisait et ils arrangeaient ça à leur manière. Ils ne croyaient pas aux anges et à la vie éternelle ni à la résurrection. Ils ne croyaient qu'aux choses matérielles et aujourd'hui je crois que les Saducéens ne manquent pas aussi (aussi bien dans le judaïsme que dans le christianisme).

Il y avait aussi les Zélotes, un parti mystico-politique. Leur but, le poignard à la main, on les appelait les « sikères » (Pierre en faisait peut-être partie car il avait une épée et a d'ailleurs coupé l'oreille de Malchus). Les Zélotes voulaient d'une manière violente imposer le royaume de Dieu.

Il y avait aussi les esséniens, ils rejetaient le grand prêtre et même la manière de faire le sacerdoce dans le temple à Jérusalem (là je suis d'accord avec eux).

Les esséniens vivaient confinés entre eux, et ne devait jamais s'approcher des femmes. C'est de leur doctrine non biblique que vient la séparation entre les femmes et les hommes.

Nous retrouvons cette attitude dans les sphères chrétiennes où l'homme est le maître et la pauvre femme une créature presque d'impur. Cette dérive non biblique est fausse, car le Seigneur nous a montré par son attitude et ses paroles, qu'homme et femme sont égaux devant Dieu !

Il y avait aussi les Hérodiens, qui pensaient qu'en participant volontairement à l'influence romaine, les sphères juives auraient plus d'avantages par l'assimilation. Aujourd'hui encore des nouveaux hérodiens font disparaître leur origine juive pour être comme les autres. C'étaient des libéraux ouverts à toute la culture grecque et romaine. Scruter l'histoire est toujours utile car les libéraux ne manquent pas dans les sphères judaïques et chrétiennes.

Il y avait aussi les scribes, ils étaient chargés de copier l'écriture et malheureusement ils passaient plus leur temps à copier les écrits des rabbins que les écrits de l'Ecriture. Les scribes, sophérim étaient souvent mélangés aux pharisiens et aux Saducéens contre le Seigneur. Le Seigneur en a eu des ennemis !

Il y avait aussi le sanhédrin et son souverain sacrificateur. C'est lui qui avait la dernière parole quand les 70 prenaient les décisions pour le peuple d'Israël. Il faut savoir que le procès de Yeshoua conduit par le souverain sacrificateur a été fait en dépit du bon sens et en dépit de la loi juive. Ça s'est passé en pleine nuit, sans que l'ensemble des 70 du sanhédrin soit rassemblé. Le jugement à charge contre Yeshoua était donc illégal et injuste


Vous voyez quand les hommes commencent à faire leur volonté, ça devient vite une dictature.


Et puis, il y avait les messianiques qui suivaient le Messie Yeshoua. Ils furent appelés « les méchiHim » et aussi « les mahaminim » c.a.d, des « gens croyants » sous entendu que le mot « croire » vient du mot « foi » et le mot c'est « émèth » en hébreu d'où vient le mot « amen » qui se traduit encore mieux par « j'adhère à ». C'est pourquoi on les appelait « mahaminim ». Dans le Talmud on les nomme par dédain « les minimes » (quelque chose qui n'a pas d'importance)

Hé bien, Dieu soit béni ! Les minimes sont les maximes ! maximus !

Car les premiers chrétiens étaient en grand nombre d'origine juive, et il y a aujourd'hui à peu près 500 000 juifs messianiques à travers le monde. Puisse le Seigneur faire que les 16 millions de juifs croient au Messie  qui revient bientôt et nous l'attendons de tout notre cœur !

Rappelez-vous que les mots « méchiHim » qui veut dire messianiques à son contraire « les datim » c.a.d, religieux. Voilà pour le rappel de la première partie.


Nous allons faire la lecture pour introduire le message de ce soir :


Josué 1 : 8-9 : « Que ce livre de la Torah (de la loi), ne s'éloigne pas de ta bouche. Médite-le jour et nuit pour agir fidèlement selon tout ce qui est écrit. Car c'est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c'est alors que tu réussiras. Ne t'ai-Je pas donné cet ordre ? Fortifie-toi et prends courage, ne t'effraie pas, ne t'épouvante pas car l'Eternel Ton Dieu est avec toi dans tout ce que tu entreprendras ».

Les enfants d'Israël ont pris ce passage au mot, si bien que jour et nuit il y a toujours des enfants d'Israël qui lisent la parole de Dieu ce qui est la meilleure des choses, en y ajoutant la lecture des commentaires que Dieu ne leur a pas ordonné de lire.

La 2ème lecture c'est Yeshoua qui parle de la Torah et de Moïse qui a apporté la révélation au peuple d'Israël en disant : Jean 5 : 45-47 Ne pensez pas que Moi Je vous accuserai devant le Père, celui qui vous accuse c'est Moïse en qui vous avez mis votre espérance car si vous croyez Moïse vous me croiriez aussi parce qu'il a écrit de Moi. Mais si vous ne croyez pas ses écrits comment croirez-vous à mes paroles. »

Dans la première partie je vous disais qu'il y avait au fond deux sortes de Torah dans la pensée juive. La torah orale et la Torah écrite. La torah orale est une falsification parce que Dieu n'aurait jamais confiance de donner à des hommes une Torah ou un enseignement de bouche à oreille. Il a toujours voulu que ses paroles soient écrites.

Pourquoi ? Tout simplement parce que nous déformons tout ce qui vient de l'homme et de Dieu.

Si nous n'avions pas reçu d'écrits noirs sur blanc, nous aurions tôt fait de tout transformer.

 À chaque fois qu'un rabbin parle d'un passage de l'écriture, il fera toujours des références abracadabrantes sur : Abraham qui aurait dit ceci, ou Josué qui aurait dit cela » et encore d'autres inventions ! Moïse, on lui a fait dire beaucoup de choses qu'il n'a jamais dites parce que ce qu'il a dit est écrit dans la Parole.

La vraie question serait de savoir d'où tirent-ils ses informations, ces choses qui auraient été dites par Moïse ? Moïse inspiré par la révélation de Dieu a écrit les cinq livres de la Torah. Nous croyons à la Torah écrite, à l'enseignement écrit. Ce qui est grave c'est que pour l'Israël rabbinique il y a deux révélations. Ils disent qu'on ne peut pas comprendre la loi écrite ou la Bible sauf si on passe par la loi orale. En d'autres termes : « vous ne devez pas croire ce que Dieu a dit, mais il faut croire ce que les rabbins ont dit ». Vous rendez-vous compte des conséquences ? Ça fait 2 000 ans que le peuple d'Israël est dans cette confusion. Ils citent parfois la bible, mais la leçon qu'ils en tirent vient toujours de ce que le Talmud a dit ou ce que les rabbins ont dit. Jamais de ce que Dieu a dit. Ce qui a fait dire au Seigneur Yeshoua : « Marc 7:13 vous avez annulé la Parole de Dieu par votre tradition. »

Il était en colère quand Il a dit cela et c'est vrai qu'on a annulé la Parole de Dieu par des traditions d'hommes. Ces hommes se sont mis à écrire selon les lubies de leurs têtes, si bien qu'aujourd'hui nous avons deux Talmud ! Le Talmud de Jérusalem et un plus gros le Talmud de Babylone. C'est tout un ensemble d'écrits dans lesquelles il y a souvent de la magie et des choses qui viennent de l'esprit un peu enflammé, de certains rabbins, producteurs d'allégations sans précision de sources, et qui n'ont parfois rien à voir avec la Parole de Dieu !


Maintenant parlons de la Torah.

Ce nom Torah est important parce que en réalité, l'ancienne alliance est un ensemble de trois parties : la Torah composée de cinq livres qu'on appelle le Pentateuque, les Névihim c.a.d, les prophètes et les kétouvim c-à-d, tous les autres écrits ce qui fait trois parties.

Regardons les cinq premiers livres : Ils ont été inspirés et copiés par Moïse. Ce qu'il y a de particulier chez les juifs c'est qu'ils ne les nomment pas comme nous les nommons nous. Pour eux le titre du livre est le premier mot de ce livre si bien que pour :

La Genèse, c'est « Béréchit' » c-à-d, « commencement » car commencement est le 1er mot de la genèse.

L'Exode c'est « chémot' » c-à-d, « les noms » en effet l'exode commence par : voici les noms
Le Lévitique c'est « vayiqra » c.a.d, « Il appela » en effet le lévitique commence par : Il appela
Les Nombres c'est « bamidbar » c.a.d, « dans le désert » en effet les nombres commencent par : dans le désert.

Le Deutéronome c'est « Dévarim » c.a.d, « les paroles » en effet le Deutéronome commence par : voici les paroles

Le Deutéronome sont l'exhortation de Moïse et la récapitulation des lois divines et dont la plus important que nous trouvons au chapitre 6 :4 à 9 qui est une répétition : « ch'ma Israël, Adonaï élohénou, Adonaï éHad » En français : « écoute Israël l'Eternel notre Dieu l'Eternel est Un. Voici tu le graveras dans ton cœur,… tu te rappelleras,… tu enseigneras…en voyage etc. » 

Combien la Parole de Dieu est importante. Et c'est curieux de voir le peuple d'Israël qui répète trois fois par jour le « ch'ma Israël » et fait exactement le contraire de cela.

Il est écrit «Deutéronome 6 : 5à 7  Tu aimeras l'Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. ETC. »

Et ce qu'ils étudient, ce n'est pas la Parole de Dieu, ce n'est que les commentaires d'hommes.

Pourtant la Bible dit par Moïse : Apocalypse 22:19  et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie »

Malheur donc à celui qui enlève un mot de ma Parole dit le Seigneur !

C'est pourquoi je crois que qu'il est bon d'insister auprès de vous frères et sœurs, nous qui avons la prétention de croire en Dieu et de croire au Seigneur, de ne jamais nous séparer de l'écriture et de ne jamais mettre nos idées, ni les idées d'autres hommes à la place de l'écriture.

Il souvent confortable et parfois utile de lire certains commentaires biens fondés, mais Dieu vous parlera toujours directement par la lecture et l'étude de sa parole. Les commentaires des hommes les plus prestigieux ne doivent jamais remplacer l'étude directe de la parole de Dieu. « Psaumes 119:160 ta Parole est la vérité ! Et Jean 17:17»

Les hommes peuvent dire des choses intéressantes, mais il n'est jamais facile de savoir si ces commentaires sont biens fondés ! C'est pourquoi la lecture directe de la parole est primordiale et vous ne devez jamais prendre la parole d'un homme à la place de la parole de Dieu.


La lecture de la torah écrite dans les synagogues.

À un moment donné, on va ouvrir un rouleau parmi ceux rangés derrière un grand rideau de velours rouge (symbole du sang). Ce sont des rouleaux de parchemin en peau d'un animal pur, Lévitique chapitre 11. La peau était et est toujours tannée pour cet effet car la Torah ne n'écrivait pas sur n'importe quelle peau.

Le texte était écrit à la main avec un roseau et c'est ce que l'on fait encore aujourd'hui. Une Torah n'est pas imprimé elle est écrite à la main avec un roseau ou une plume d'oie et le texte ne comporte ni voyelle ni signe de ponctuation. Dans les bibles en hébreu, il y a eu des petits signes sous les lettres et au-dessus qui furent ajoutées, afin de pouvoir prononcer les syllabes.


La Torah, est lue régulièrement dans la synagogue du début de l'année à l'autre. C'est ce que l'on appelle la ronde de la Torah. Vous ne verrez un rabbin mettre le doigt sur le rouleau des écritures, c'est sacré (kadoch) car le Nom de Dieu est écrit dessus. Pour éviter de toucher d'un doigt impur la Thorah, le  lecteur a dans sa main un doigt en argent (symbole du rachat) c'est une tige avec au bout une main qui tend l'index et s'appelle le Yad' (la main).

Dieu utilise parfois l'aveuglement des aveugles pour convaincre car à leur insu et au travers du symbole de l'argent, les Rabbins affirment sans le voir, que la Parole de Dieu a été donnée  pour le rachat  de l'humanité au travers d'une rançon et du Nom de Dieu. C'est comme si c'était la main de Dieu qui montrait le rachat dans le Messie tout au long de l'écriture.


Dans le Talmud, il y a deux sortes d'écrits. Ce qu'on appelle la Halakha et la hagada. La Halakha, ce sont toutes les formes imposées par le rabbinat d'interdictions. Le rabbinisme dis « il ne faut  pas ! » et le christianisme dis « il faut ! » 

Dans les 613 commandements, il y en a plus de 300 qui interdisent quelque chose.

Et nous affirmons que ce que Dieu interdit est bon, utile et parfait.

Mais les Rabbins ont largement compliqués ces justes interdictions. Ce qui fait que si des personnes suivent les commandements compliqués par les rabbins, ils se sentiront toujours coupables.


Voici un exemple : les rabbins disent vous ne mangerez pas avec la même vaisselle, la viande et les aliments à base de lait. Si bien que dans les foyers juifs, il y a deux sortes de service de vaisselle pour l'usage courant. Et il y a une autre vaisselle qui est multipliée par deux pour la semaine de Pessah, afin que la vaisselle de l'année qui a été en contact avec le pain ayant du levain ne soit pas utilisée pendant cette semaine de pain sans levain.

Nos amis messianiques en Amérique nous ont raconté une petite histoire humoristique pour montrer jusqu'où ça va l'hypocrisie. On raconte qu'un fils d'Israël est venu et disait : « Tu sais, j'ai trois dentiers. » L'autre est étonné : « trois dentiers ? »

Il répond : « oui, bien sûr, j'en ai un pour manger la viande, et quand je mange du fromage ou autre produit laitier je change de dentier je prend le 2ème. Tu sais à quoi me sert le 3ème ? Et bien quand je veux manger du jambon j'utilise le 3ème. »

Vous comprenez où l'hypocrisie peut mener ! Mais ne nous moquons pas du peuple d'Israël parce qu'on l'a conduit à l'hypocrisie qui existe sous d'autres formes dans les sphères chrétiennes.

Certains religieux de tous bords ont cette fâcheuse tendance de vouloir placer leurs ouailles sous un joug bien plus pesant que ce que le Seigneur demande.

Soumettre pour mieux dominer, voila la tendance naturelle de l'orgueil humain !


Les erreurs du judaïsme sont les mêmes erreurs que l'on retrouve dans le christianisme.

La hagada ce sont les histoires et les récits. Par exemple, la hagada de Pessah qui raconte comment les enfants d'Israël sont sortis d'Egypte. C'est bien, car on raconte la Bible, mais à côté de cela, on raconte que rabbi karsone a dit cela ; rabbi untel a dit ça et finalement on a mis à côté du texte biblique d'autres récits qui n'ont plus rien à voir avec lui.

Si je vous disais, mes amis, dans votre Bible il y a une partie de légende et une partie de réalité, vous seriez les premiers à me dire: « c'est où tout ou rien. Ou bien la Parole est inspirée entièrement ou alors ce sont des histoires ».

Mes amis je crois que le Parole de Dieu est entièrement inspirée. Malheureusement trop de rabbins, dans leur désir de se faire valoir et d'embellir leur prédication, ont ajouté et rajouté tant de choses, que finalement on croit bien plus les légendaires récits explicatifs, que la Parole de Dieu.

J'ai entendu des enfants d'Israël me dire : « vous savez, Abraham un jour il a rencontré… » et ils me racontent une histoire qui n'est pas dans ma Bible. Puis ils affirment que c'est écrits sont dans la Bible. ERREUR ! C'est écrits ne sont que dans le Talmud.

Pour eux, Bible et Talmud c'est pareil.

Malheureusement les rabbins sont devenus des prestidigitateurs qui ont transformés la Parole de Dieu et annulé la Parole de Dieu pour la remplacer par des paroles des hommes.


Par exemple : Il y a une nuance très grave dans le Nom de Yeshoua transformé par les rabbins en Yéchou. Yeshoua veut dire Dieu sauveur ou Dieu délivre (Yé-shoua).

L'ange avait dit : Matthieu 1:21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Yeshoua (Jésus) c'est lui qui  sauvera son peuple de ses péchés.

Le christianisme a transformé le Nom de Yeshoua en Jésus car il est passé par le canal grec Yésous, ce qui est dommageable, mais seulement pour la bonne compréhension des textes.

Mais dans le milieu juif, vous entendrez quand vous parlerez de Yeshoua à un enfant d'Israël, si c'est un religieux, il vous reprendra en disant : « vous parlez de Yéchou ! ».

Attention mes amis, il y a un blasphème caché derrière ce mot Yéchou.

Dans Le Sefer Toledot Yeshou, les six lettres de Yéchou sont formées des initiales d'une phrase inventée par des rabbins signifiant « qu'on efface son nom »

Alors que le beau Nom de Yeshoua qui veut dire « Dieu Sauveur », « Dieu libérateur ». On trouve d'ailleurs et tous les juifs peuvent le vérifier immédiatement. Dans Esaïe 49 :8 le Nom Propre du Messie Yeshoua bien caché sous le mot « salut » qui est une linguistiquement correcte, mais fallacieuse traduction.  «Esaïe 49:8 Ainsi parle YHWH (l'Eternel) au temps de la grâce je t'exaucerai au jour du salut < Yeshoua > je te secourrai». Ici le Nom Propre de Yeshoua a été remplacé par le mot « salut » !

En hébreu il y a écrit : ouv yom Yeshoua azartiHa, qui se traduit mieux par : « Au jour de Yeshoua Je te secourrai ». Ainsi au jour où un homme qui s'appellera Yeshoua, accomplira la parole de Dieu, (selon les écritures) le secours de Dieu qui te sera apporté.

La Bible montre donc depuis des siècles que le Nom de Yeshoua est le Nom du Messie.


Un jour où un homme qui venait à notre réunion et à qui je parlais de Yeshoua me répondit : « Ah ! vous parlez de Yéchou » Je lui répondais : « non ! Yeshoua ! » Il me dit : «non, Yéchou » et il répétait un mot en hébreu.

Vous savez ce que les rabbins ont fait ? Ils ont ordonné de ne plus appeler Jésus, Yeshoua qui veut dire « Dieu sauveur » mais qu'il faudrait l'appeler Yéchou, car ils ont voulu prendre que les trois premières lettres י Yod, ש chine, ו vav et c'est un blasphème qui veut dire : י Yod pour Ymar qui veut dire : effacer, ש Chine pour Chémo qui veut dire : le nom  et ו vav pour véziHon qui veut dire : le souvenir. Ce qui sa traduit par : que son nom soit effacé ! Quel blasphème !

Aussi faites attention quand vous entendez cela, vous ne devez pas l'accepter et vous devez tout de suite lui répliquer : « non, c'est Yeshoua Dieu sauveur ! » en citant Esaïe 49:8  !


Les musulmans profèrent le même blasphème :

sig'na aïssa (sauveur Aïssa c.a.d. Yeshoua) mais certains musulmans vous diront Sid'na Aïssa c.a.d. celui qui fait des disputes c-à-d. Jésus celui qui fait des disputes.


Nous ne devons pas accepter ce mot Yéchou.

Ne nous laissons pas séduire par les interprétations erronées des rabbins, ni même des pasteurs ou  des prêtres, car dans le milieu chrétien d'aujourd'hui, On met aussi et trop souvent la parole des hommes et leurs commentaires à la place de la Parole de Dieu.

Ce qui compte c'est ce que Dieu a dit, et ce qu'il souhaite nous dire personnellement. Il nous faut donc un jugement éclairé du Saint-Esprit, pour bien se laisser imprégner par la Parole de Dieu.

Les livres Juifs et chrétiens pullulent dans les librairies et il est certain que certains peuvent avoir écrits de bonnes choses, mais il y aura toujours une forme d'interprétation provoqué par l'arrière plan de celui qui écrit. Son analyse sera donc empreinte d'a priori, de ses lacunes, et ne sera donc jamais à la hauteur de l'éclairage du Saint-Esprit et d'une relation directe avec la parole de Dieu.

 

La parole de Dieu doit donc prévaloir sur tout autre écrit ou commentaire !


« Merci pour ta Parole Seigneur et merci parce que Tu n'as pas permis que nous restions dans nos erreurs. Le judaïsme et d'autres sphères du christianisme, sont souvent tombées dans l'erreur et sans le vouloir ont blasphémé ton Nom. Désormais nous n'accepterons plus ces blasphèmes, nous avons enfin trouvé Celui qui rempli nos vies. Nous avons trouvé Yeshoua le Messie béni d'Israël, dans le sang duquel nous avons la rédemption parfaite.

Acclamons Yeshoua plus que jamais le Messie d'Israël, le Dieu sauveur et libérateur par lequel, Toi Dieu Tout Puissant Elohim, Tu t'es révélé dans nos vies et dans nos cœurs. Nous voulons Seigneur nous laisser conduire par Ton Esprit Saint dans toute la vérité afin de mieux te connaître, de mieux te servir, de mieux te chercher et d'être prêt pour le grand jour quand Tu reviendras Seigneur.

Au Nom de Yeshoua et dans la personne bénie du Messie.

Amen. »


Paul Ghénnassia

  

DICTIONNAIRE CHRONOLOGIQUE DES CONCILES


D'après le Dictionnaire des conciles de 1767 avec approbation et privilège du Roi.

Contenant une somme de tous les conciles et canons.

Editeurs la veuve Didot Paris

et

Histoire des conciles d'après documents originaux

Par Charles Joseph Hefelle

Abbaye Saint-Michel de Farnborough

Letouzey et Ané Editeurs Paris

et

Chronologie des papes de Jean Mathieu-Rosay

1988 by Marabout Alleur (Belgique)


Introduction


Les textes ci-dessous présentés sont tirés d'ouvrages rédigés sous le regard de l'église Catholique romaine et sont donc empreint de la vision romaine des évènements relatés.

Aussi nous vous invitons à prendre note des Informations suivantes :

1) La première attestation documentée de l'utilisation du mot « Pape » pour désigner un chef religieux, ne remonte qu'à l'an 306 à Alexandrie, et le premier évêque de Rome auquel le titre hiérarchique et pontifical de Pape fut attribué, ne sera que Jules 1er qui régna de 337 à 352.

2) Vous trouverez également dans les textes ci-dessous le mot « Saint » comme Saint Victor. Cet adjectif reflète dans l'esprit des auteurs catholiques la qualité de Saint de l'église romaine ce qui n'est pas exactement le sens biblique de cette expression qui signifie dans le bible, chez les juifs et chez les protestants : « mis a part ou Elu pour une œuvre au service de Dieu »

3) Vous trouverez aussi le mot « Pâque » écrit soit avec un S « Pâques ou Pâque sans S.

L'origine de cette différence remonte au concile de Nicée en 325, lorsque l'empereur Constantin voulu unifier les différentes opinions concernant cette fête célébrée par les juifs, les chrétiens mais aussi pour les païens qui fêtaient le solstice à peu près à la même date.

Pâque sans « S » représente donc soit la Pâque juive de l'ancienne Alliance soit la Pâque chrétienne de la nouvelle Alliance qui était célébrée par les premiers chrétiens à la même date que les juifs.

Pâques avec un « S » représente l'ordonnance impériale de fédération de toutes les composantes religieuses de l'empire.

4) vous trouverez le mot église avec un (E) majuscule et parfois avec un (é) minuscule pas toujours à bon escient.  La raison en est que lorsqu'un catholique romain parle de l'Eglise et des églises locales, il entend l'Eglise universelle catholique et met toujours un (E) majuscule.

Alors que la bible évoque quelquefois des églises locale comme celle de Corinthe, dans ce cas il faudrait mettre un (é) minuscule, et parfois l'Eglise qui est le Corps de Christ et dans ce cas il est indispensable de mettre un (E) majuscule.

5) vous trouverez les termes « hérésie » et « Secte »employés pour discréditer tel ou tel opposant aux dogmes catholiques. Malheureusement les écrits de ces éventuelles sectes ayant le plus souvent été détruits par autodafés, il est difficile de vérifier si leurs affirmations ou dogmes étaient hérétiques ou non. Aussi nous vous invitons à prendre le recul nécessaire devant de telles affirmations. 

6) Certains passages seront de couleur marron pour souligner leur intérêt et nos commentaires seront de couleur bleue ainsi que les versets bibliques pour ne pas modifier les documents existants.


Un point important à souligner, est que les différentes composantes du christianisme, divergent sur les conciles et les décisions qu'ils reconnaissent :


1) L'Église Catholique reconnaît vingt et un grands conciles œcuméniques.

2) L'Église Orthodoxe ne retient que les huit premiers conciles qui sont avant la séparation de l'Église d'Orient et d'Occident en 1054.

3) les Églises Protestantes et l'Église Anglicane ne reconnaissent que les quatre premiers conciles.


La question que chacun devrait se poser est de savoir si Yeshoua (Jésus) a ou n'a pas demandé aux croyants de créer une religion, de structurer militairement son organisation en prenant le pouvoir sur le peuple des enfants de Dieu, et par quel moyen estimer la qualité et l'inspiration divine d'une décision humaine, quelle fut collective en concile ou non ? 

Nous laisserons ces questions à votre méditation personnelle en espérant que la lumière de Dieu éclairera votre entendement !


Les conciles

 Ou

 Les décisions humaines, qui ont forgé notre... "interprétation de ce qu'est la foi"


Au nombre des manifestations les plus importantes dans la vie de l'Eglise se rangent les Conciles ou Synodes. Ces deux termes synonymes concilium signifient avant tout une réunion laïque et, dans un sens plus courant, depuis la main mise des religieux sur l'héritage de Dieu, une assemblée ecclésiastique, c'est-à-dire une réunion des prétendus chefs1 de L'Eglise convoqués pour délibérer et statuer sur les affaires religieuses.

On trouve la première fois le mot concilium dans les écris de Tertullien en l'an 200 après Jésus-Christ.

Ce qui prouve que Yeshoua (Jésus) n'a jamais prononcé ce mot, ni inauguré ce type de cérémonial.

On dénombre une cinquantaine de conciles dits apostoliques, et presque autant de schismes, les deux étant le plus souvent liés. Ce qui démontre que les plus puissants ont souvent la majorité, que la majorité n'est pas une preuve de la qualité des décisions et que ce sont les vainqueurs qui réécrivent l'histoire en ostracisant voir en exterminant leurs opposants. 


1 Matthieu 23 : 8 à 10 Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs ; car un seul est votre Directeur, le Christ.


Conciles de Jérusalem entre 50 et 52

Contre les Judaïsants


Le premier concile, qui ne portait d'ailleurs pas ce nom, fut tenu par les apôtres, a Jérusalem, entre les années 50 et 52, (d'autres parlent de 47 à 49), pour trancher la question relative a l'obligation pour les convertis à Yeshoua (Jésus) de suivre ou non la loi Mosaïque.

Certains voulaient obliger les païens convertis non seulement à se faite circoncire, mais encore à l'observance de toute la Loi.  Cette première controverse aboutit au désaccord qui opposera Saül (Paul) aux fidèles d'origines Juive au sujet de la foi, et de la Loi. (Actes chapitre 15)

Cette mésentente est sans doute la plus importante du christianisme, au vu des avertissements dont les diverses épîtres abondent.

Dans le Temple de Jérusalem, Saul est assailli par la foule des Juifs qui l'interpellent :

Actes 21: 28 Voici l'homme qui prêche partout et à tout le monde contre le peuple, contre la loi et contre ce lieu ; il a même introduit des Grecs dans le temple, et a profané ce saint lieu.

Une foule qui a reçu Jésus en triomphe à Jérusalem et qui se souvient que Jésus respectait la Loi et n'admettait pas qu'un iota y soit ôté ! (Matthieu 5:18)

Loin d'imaginer la naissance d'une nouvelle religion, les disciples de Jésus, n'avaient pas consigné par écrit la vie de leur Seigneur. C'est donc après la venue de Paul et de ses disciples que tout a changé et que des écrits chrétiens ont commencé à apparaître.

Dès le début, les désaccords religieux ont agité le monde judéo-chrétien, car les églises n'étaient pas encore embrigadées sous la coupe de Rome.


Décisions de Lin évêque de Rome de 67 à 76

Successeur immédiat de l'apôtre Pierre


Saint Lin originaire de Tucia, et contemporain de l'apôtre Paul qui fait allusion a lui dans sa lettre à Timothée, aurait décidé que dans les assemblées chrétiennes les femmes devraient avoir la tête voilée.


En 125 se tint un synode de tous les évêques de la Sicile, présidé par Eustache de Libybée et Théodore de Palerme. Ce synode instruisit la cause des héracléonites secte gnostiques dont la doctrine affirmait qu'aucun péché ne pouvait compromettre le salut de celui qui avait été baptise.

Le synode envoya ses actes à Alexandre, pour qu'il décidât dans cette affaire.

Nous avons ici le début de la doctrine catholique du salut par le baptême.


En 152, Les gnostiques colarbasiens, furent anathématisées par Théodote, évêque de Pergame en Mysie, et par sept autres évêques réunis en synode.

Colarbase, qui vivoit dans le IIe siècle de l'Eglise, et étoit lui-même disciple de l'hérésiarque Valentin. Aux dogmes et aux rêveries de son maître, Colarbase avoit ajoûté que la génération et la vie des hommes dépendoient des sept planètes ; que toute la perfection et la plénitude de la vérité étoit dans l'alphabet grec, et que pour cela Jésus-Christ étoit nommé alpha et omega. 

Nous avons ici les premières tendances à helléniser la parole de Dieu.


Sous l'évêque de Rome Anicet de 155 à 166

D'un autre synode de Rome tenu sous Anicet évêque de Rome, sur la question de la célébration de la fête de Pâque, à l'époque où Polycarpe, évêque de Smyrne, lui rendit visite.

A l'époque des apôtres et dans les années qui suivirent, il ne fallait pas seulement distinguer deux partis : les pauliniens et les pétriniens (judaïsants), mais qu'a côte des chrétiens orthodoxes de Judée qui, comme Pierre et Jacques le Majeur, observaient entièrement l'ancienne loi, mais ne faisaient pas dépendre d'elle le salut et ne voulaient pas en faire une obligation pour les gentils.

On voit un autre parti, ebionito-juif, qui ne voulait pas se dégager du judaïsme et maintenait pour tous les chrétiens l'obligation d'observer la loi.

Dans les premiers siècles de l'Eglise, de nombreux disciples de Christ célébraient la fête de Pâque, non seulement en se conformant a la date juive, mais encore d'après la coutume juive.

Nous trouvons pour la première fois chez les chrétiens une divergence relative à la célébration de la fête de Pâque, vers le milieu du IIe siècle.

C'est aussi vers cette date que le mot catholique apparaît sous la plume d'Ignace d'Antioche vers 107 et peu après dans un document appelé le « Martyr de Polycarpe » évêque de Smyrne en 155-156)


Un groupe de chrétiens Les quartodécimans observaient la Pâque prescrite par l'ancienne loi (le 14 nisan) et l'auteur des Philosophoumena dit que l'observation scrupuleuse des paroles de l'Ancien Testament les a conduits à célébrer la fête le 14 nisan parce que le Christ avait célébré la Pâque en ce jour.

Chez les Juifs, l'habitude de manger l'agneau pascal n'existait qu'à Jérusalem, et depuis la destruction de la ville on avait perdu l'habitude d'immoler l'agneau. Mais les quartodécimans avaient conservé l'usage de considérer comme jours de fêtes dans le Nouveau Testament les jours auxquels ces fêtes étaient ordonnées par l'Ancien Testament.

Contrairement a l'usage adopté par les quartodécimans, les autres chrétiens, célébraient la fête de la délivrance (la Pâque) un dimanche (le premier dimanche après le 14 de nisan) parce que le Christ ressuscita le dimanche et qu'il couronna ainsi I'oeuvre de la délivrance.


Concile d'Hieraple 160 ou 170.


Tenu par Saint Apollinaire, évêque du lieu et vingt trois autres évêques, qui retranchèrent de l'Eglise Montan qui contrefaisait la parole de Dieu et se disait être le Saint-Esprit dans des actes de fureur ou il perdait la raison. Lui et deux femmes Prisique et Maximille avaient formé une secte les Cataphyres.


Sous l'évêque de Rome Eleuthère de 174 à 189

Il s'éleva contre les interdictions que voulaient imposer les gnostiques et les marcionistes et décréta que nulle nourriture ne doit être méprisée.

Nouvelle éloignement d'avec l'Ancienne Alliance.

Marcion concluait selon sa propre exégèse à l'existence de deux principes divins ; le Dieu de colère de la Bible hébraïque et Dieu d'amour de l'Évangile, dont celui des textes chrétiens est le Dieu suprême.

Première introduction d'une idée dualiste dans la pensée chrétienne.


Concile de Rome 196.


Sous l'évêque de Rome Victor de 189 à 198

Ce concile fut convoqué pour décider que la Pâque devait se célébrer un dimanche après le 14 de la lune. La même année il se tint divers conciles sur le même sujet, parmi lesquels on compte ceux de Césarée en Palestine, de Pont de l'Asie, de Corinthe, d'Osrhoen et de Lyon.


Conciles de Rome 197.


L'évêque de Rome Victor y voulu excommunier les Asiatiques Quartodeciman. Mais Policrate, évêque d'Ephèse ainsi que les asiatiques ne firent pas grand cas de ses menaces.

La Pâque quartodécimaine est une fête religieuse qui a été pratiquée essentiellement jusqu'à la fin du IVe siècle par les Églises chrétiennes d'Asie.

Celles-ci célébraient la Pâque au soir du quatorze Nissan, c'est-à-dire la veille de la Pâque juive, alors que les églises liées à Rome fêtaient Pâque le dimanche suivant. 

Il semblerait que cette observance était considérée comme dangereuse pour l'église romaine et devait être écartée, mais resta en vigueur pendant quelques siècles en orient.

La doctrine du remplacement d'Israël par l'église romaine se met doucement en place en commençant par changer la date de Pâque.


Sous l'évêque de Rome Zéphyrin 198 à 217

Concile de Carthage vers l'an 200


La série des synodes du IIIe siècle s'ouvre par celui de Carthage vers l'an 200, auquel Agrippinus, évêque de cette ville, avait convoque les évêques de la Numidie et de l'Afrique proconsulaire.

Saint Cyprien parle en disant que tous les évêques présents déclarèrent nul le baptême confère par les hérétiques. Alors que jusqu'à cette date l'importance du baptême était la foi de l'avoir demander, et que l'officiant n'avait en réalité aucun autre rôle que celui d'immerger le croyant au nom du Père du Fils et du Saint-Esprit.

Les Philosophoumena racontent en effet l'usage à Rome, de rebaptiser ceux qui avaient été baptisé par des hérétiques.  Rome s'accapare de plus en plus les institutions de l'Eglise de Christ.


Concile d'Alexandrie 231


Sous l'évêque de Rome Pontien 230 à 235

L'évêque Démétrius réunit un synode d'évêques égyptiens et de prêtres d'Alexandrie, qui déclarèrent Origène indigne d'enseigner et l'exclurent de l'église d'Alexandrie, pour les raisons qu'il s'était mutilé lui-même (probablement les parties génitales) et par ses opinions erronées publiés dans son livre De principiis et ses Stromata.

A cette époque certains croyaient que le péché de chair était le rapport sexuel et concluaient comme Origène que la méthode définitive pour ne plus pécher était de se couper les parties génitales.


D'après Jérôme et Rufin, une assemblée romaine (senatus), réunie probablement sous Pontien, délibéra peu après sur ce jugement, et Origène remit plus tard à Fabien (236-250) une profession de foi pour expliquer et rétracter ses erreurs. (Les écrits d'Origène sont encore enseignés dans les facultés de théologie …)


Concile d'Arabie 246


Ce concile s'est tenu contre ceux qui prétendaient que les âmes mourraient et ressuscitaient avec les corps. Origène, fut appelé à ce concile, où il parla fortement de cette erreur qu'il ramena les hérétiques à la doctrine romaine. Première notion de l'âme confondue avec l'Esprit.

Alors que pour les hébreux l'âme (nephèsh) est le sang, et donc la vie des êtres vivant. L'esprit lui est immortel et habite l'âme qui est le moteur de la vie. Lors de la mort la vie disparaît et l'âme disparaît avec mais l'esprit est immortel. Mais a la résurrection de la chair l'âme et le corps ressusciteront ensembles et seront de nouveau habités par l'esprit. 

Genèse 9:4  Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang.


Sous l'évêque de Rome Fabien de 236 à 250

Premiers conciles a Carthage dans l'affaire des novatiens

 à l'occasion des lapsi 251.


(Des lapsi, au singulier un lapsus est un chrétien qui a renié sa foi par peur des persécutions)


Sous l'Evêque de Rome Corneille 251 à 253

Cyprien revint a Carthage après les fêtes de Pâques de 251, et il écrivit son livre De lapsis (les tombés) comme préambule au synode qu'il réunit aussitôt après, probablement durant le mois de mai 251.

L'évêque Corneille réunit a Rome, probablement au mois d'octobre 251, un synode composé de soixante évêques, sans compter les prêtres et les diacres ; le synode confirma les décrets de celui de Carthage et excommunia (de l'Eglise de Rome) Novatien et ses partisans.

Les novatiens soutenaient que l'absolution doit être refusé aux apostats, même à ceux qui après leur baptême sont tombés (dans de graves péchés) et finirent par considérer que l'Eglise n'avait pas le droit de leur accorder l'absolution.

Ce synode traita avec indulgence ceux qui repentis avaient chuté pendant la persécution.

Nous avons ici un exemple du droit d'exclusivité que s'arroge l'église romaine de pardonner ou non les péchés.


Sous les évêques de Rome, Lucius 253 à 254 et Etienne 254 à 257

Synodes de 255 et 256 relatifs au baptême des hérétiques.


Aux synodes concernant les lapsi succédèrent trois conciles africains pour décider de la valeur du baptême conféré par les hérétiques (selon Rome).

Quelques évêques africains étant d'avis qu'il ne fallait pas rebaptiser ceux qui abandonnaient les sectes hérétiques pour rentrer dans 1'Eglise, dix-huit évêques de Numidie, qui étaient d'une opinion différente et rejetaient le baptême des hérétiques et schismatiques, demandèrent au synode de Carthage de 255 s'il fallait rebaptiser, au moment ou ils rentraient dans l'Eglise, ceux qui avaient été baptises par les hérétiques ou les schismatiques.

Ce synode de Carthage de 255, présidé par saint Cyprien, déclara «personne ne peut être baptise hors de l'Eglise (Romaine), vu qu'il n'y a qu'un baptême, lequel est dans l'Eglise (Romaine) ».

Voila c'est fait Israël et les autres chrétiens sont complètement rejetés !


Vers 256, Cyprien se vit oblige de réunir un second et plus grand concile a Carthage dont le point capital fut le baptême des hérétiques. Le même synode décida que les prêtres et les diacres qui avaient abandonné l'Eglise catholique pour embrasser une secte, de même que ceux qui avaient été ordonnés par des évêques sectaires, ne pouvaient, en rentrant dans l'Eglise, être admis qu'a la communion laïque.

La persécution qui éclata contre les chrétiens, sous l'empereur Valérien, en 257, apaisa probablement la controverse qui s'était élevée entre ces deux grands personnages. Etienne évêque de Rome mourut martyr durant cette persécution, au mois d'août 257 ; son successeur Xyste reçut de Denys le Grand, qui avait déjà été médiateur dans celte controverse du baptême des hérétiques, trois lettres dans lesquelles I'auteur s'efforçait d'amener une conciliation ; le prêtre romain Philémon en reçut aussi une de Denys. Le 14 septembre 258, Cyprien tomba a son tour victime de la persécution de Valérien.


Sous l'évêque de Rome Sixte de 257 à 258.

Conciles d'Arsinoé et de Rome (255-260).


Denys le Grand, archevêque d'Alexandrie, présida à Arsinoé un concile au sujet de Nepos, évêque égyptien, homme du reste très vénérable et auteur de cantiques chrétiens, était tombe dans l'erreur des millénaires, qui défendent le sens littéral du passage de l'Apocalypse se rapportant à cette question. Erreur que Népos s'efforçait de défendre contre les allégoristes et en particulier contre Origène. Cet ouvrage obtint un grand succès et même  après la mort de Nepos, survenue a peu de temps de la, le mouvement qu'il avait provoque ne fit que s'étendre.

A partir de ce concile les prophéties bibliques seront considérées comme des allégories poétiques sans réalité tangible. Ce qui est parfaitement contraire à l'enseignement de Jésus.

1 Thessaloniciens 5:20  Ne méprisez pas les prophéties.


Sous l'évêque de Rome Denys de 260 à 268.

Trois conciles d'Antioche, a l'occasion de Paul de Samosate (264-269)


Trois synodes d'Antioche, en Syrie, s'occupèrent de L'accusation et de la déposition de l'évêque d'Antioche Paul de Samosate adepte de Sabellius qui avait voulu fortifier l'idée de l'unité dans la doctrine du mystère de la Trinité, en supprimant la différence des personnes, en n'admettant au lieu des personnes que trois modes différents d'activité de la personne unique de Dieu, en niant par conséquent la différence personnelle entre le Père et le Fils et en les identifiant tous les deux.

Dans son exposition dogmatique du « mystère » de la Trinité, Paul de Samosate prit une voie opposée; il sépara beaucoup trop l'un de l'autre, le Père et le Fils.

Dans Jésus il ne vit qu'un homme pénètre par le Logos, qui, quoique ne miraculeusement d'une vierge, n'était cependant qu'un homme et non l'Homme-Dieu.

Paul de Samosate ajoutait encore : De même que le Logos n'est pas une personne, de même l'Esprit Saint n'est qu'une vertu divine, impersonnelle, appartenant au Père et distincte de lui seulement par une simple distinction logique. Aussi vit-on, en 264 ou 265, se réunir à Antioche un grand nombre d'évêques d'Asie.

Au mois de décembre 268 Félix Ier écrivit immédiatement à l'évêque Maxime et au clergé d'Alexandrie pour définir avec une grande netteté, a l'encontre des erreurs de Paul de Samosate, la foi orthodoxe de l'Eglise (Romaine). Nous avons ici l'origine et les modalités du dogme de la Trinité.

Le père le Fils et le Saint-Esprit sont ils trois représentations de la seule et même personnes de Dieu ou les trois personnes distinctes d'un même Dieu ? Nous dirons que cette subtile distinction ne fut générée que dans l'imagination fertile d'intellectuelles plus que dans ceux de véritables enfants de Dieu.


Sous l'évêque de Rome Marcellin 296 à 304

Concile d'Elvire vers 300.


Ce synode a été, plus que tout autre, l'objet des recherches et des controverses de beaucoup de savants. Pline l'Ancien parle de deux villes du nom d'llliberis : l'une située dans la Gaule narbonnaise, c'est aujourd'hui Collioure dans le Roussillon; l'autre au sud de l'Espagne dans la Bétique, maintenant l'Andalousie ce qui est l'endroit le plus probable.

Quant à la date de ce synode, les actes ne rapportent qu'une seule affirmation certaine, c'est qu'il fut célébré, c'est-à-dire ouvert, aux ides de mai, par conséquent le 15 mai, probablement de l'année 324 de notre ère. Cette date de 324 s'accordant avec celle du concile de Nicée en 325.

Les décisions d'Elvire concernant les lapsi sont beaucoup plus rigoureuses que celles de Nicée ; ainsi le


Canon 1- DE HIS QUI POST BAPTISMUM IDOLIS IMMOLA VERUNT.

Placuit inter eos. Qui post fidem baptismi salutaris adulta aetate ad templum idoli idollaturus accesserit et fecerit quod est crimen capitals, quia est summi sceleris, placuit nec in finem  eum communionem accipere,


« Si un adulte baptisé est entre dans un temple d'idoles pour y sacrifier aux faux dieux et a commis ainsi un crime capital, il ne Peut être reçu a la communion, même a la fin de sa vie. »


1er canon d'Elvire défend d'administrer la sainte communion aux lapsi, même in articulo mortis ; cette sévérité indique évidemment une date antérieure a celle du synode de Nicée.

Une pareille rigueur peut s'expliquer pendant ou immédiatement après une persécution, mais non pas vingt ans plus tard. La communion est vue ici comme viatique destinée aux mourrant privé par la de la vie éternelle. Cette décision ne tient aucun compte de l'Amour de Dieu et de l'éventuelle repentance du coupable. Elle sous entant que la communion ou le repas de la sainte Cène aurait un caractère salvateur et qu'en étant privé l'homme ne pourrait parvenir au salut, ce qui n'est aucunement biblique.


Canon 2 DE SACERDOTIBUS GENTILIUM QUI POST BAPTISMUM IMMOLAVERUNT

Flamines qui post fidem lavacri et regenerationis sacrificaverunt, eo quod geminaverint scelera accedente homicidio, vel triplicaverint  facinus cohaerente moechia, placuit eos nec infinem accipere communionem.

Même sujet que le canon 1


Canon 3- DE EISDEM si IDOLIS MUNUS TANTUM DEDERUNT.

Item flamines qui non immolaverint, sed munus tantum dederint, eo quod se a funestis abstinuerint sacrificiis, placuit in finem eis praestare communionem, acta tamen legitima paenitentia. Item ipsi si post paenitentiam fuerint moechati, placuit ulterius his non esse dandam communionem, ne illusisse de dominica communione videantur.


Canon 4- DE EISDEM SI CATECHUMENI ADHUC IMMOLANT QUANDO BAPTIZENTUR

Item flamines si fuerint catechumeni et se a sacrificiis abstinuerint, post triennii tempora placuit ad baptismum admitti debere.


La fonction d'un flamen consistait, dans les provinces de l'empire romain, soit à offrir des sacrifices aux dieux, soit à préparer les jeux publics. Elle était héréditaire dans beaucoup de familles, et comme elle entraînait a de grandes dépenses, celui qui était légalement tenu a la remplir ne pouvait s'y soustraire, même quand il était chrétien, ainsi que le prouvent le code de Justinien et l'écrit de saint Jérôme De vita Hilarionis. II arriva ainsi que les membres de ces familles de flamines conservaient leur charge, même lorsqu'ils étaient catéchumènes ou baptises…

Le synode décida ce qu'il fallait faire de ces flamines dans les divers cas qui pouvaient se présenter.

S'ils étaient baptises, et s'ils avaient consenti a remplir toutes leurs fonctions, ils avaient par le fait même sacrifie aux idoles et pris part, en préparant les jeux des gladiateurs, a des meurtres, a des actes d'immoralité : leur faute était donc double et même triple.

Aussi devait-on leur refuser la communion à la fin de leur vie. S'ils étaient baptises, mais si, sans sacrifier, ils avaient seulement donne les jeux a leurs frais, on pouvait a la fin de leur vie leur administrer la communion, pourvu qu'ils eussent fait préalablement une pénitence convenable.


Canon 5- SI DOMINA PER ZELUM ANCILLAM OCCIDERIT.

Si qua foemina furore zeli accensa flagris verberaverit anc'illam suam, ita ut intra tertium diem animam cum cruciatu effundat, eo quod incertum sit voluntate an casu occiderit; si voluntate, post septem annos, si casu, post quinquennii tempora, acta legitima paenitentia, ad communionem placuit admitti ; quod si intra tempora constituta  fuerit infirmata, accipiat communionem.


« Si, une femme dans un mouvement de colère, frappe sa servante avec des étrivières, (ceintures)et que celle-ci en meurt an bout de trois jours, et qu'on ignore si c'est intentionnellement ou accidentellement qu'elle a frappé ; si c'est avec intention, cette femme subira une pénitence de sept ans, sinon elle subira une pénitence de cinq ans ; elle ne sera reçue a la communion qu'après ce délai. Si elle tombe gravement malade pendant le temps de sa pénitence, elle peut recevoir la communion. »

Ce canon fut insère dans le Corpus juris canonici.

Nous avons ici le début de la tarification des péchés, sous la forme de pénitence, ce qui conduira plus tard à la vente des indulgences.


Canon 6-  SI QUICUMQUE PER MALEFICIUM HOMINEM INTEHFECERIT.

Si quis vero maleficio interficiat alterum, eo quod sine idololatria  perficere scelus non potuit nec in finem  impertiendam illi esse communionem.


Si une femme s'adonne à des maléfices, les artifices de magie, de sorcellerie, auxquels, croyait-on, on ne pouvait s'adonner sans se rendre coupable d'idolâtrie.

On entend ici par maléfice les artifices de magie, de sorcellerie, auxquels, croyait-on, on ne pouvait s'adonner sans se rendre coupable d'idolâtrie.


Canon 7 DE PAENITENTIBUS MOECHIAE SI RURSUS MOEGHAVERINT

Si quis forte fidelis post lapsum moechise, post tempora constituta, acta paenitentia, denuo fuerit fornicatus, placuit nec in finem habere eum communionem.

Canon 8- DE FOEMINIS QUE RELICTIS VIRIS SUIS ALIIS NUBUNT.

Item foeminae, quae nulla praecedente causa reliquerint viros suos et alteris se copulaverint, nec in finem accipiant communionem.


Une femme chrétienne qui abandonne un mari chrétien mais adultère, et épouse un autre homme ne peut être admise à la communion tant que le mari abandonné vit encore. Elle ne peut être traitée avec moins de rigueur et être admise à la communion que dans le cas d'une maladie grave.

Cette décision ne tient aucun compte de l'éventuelle repentance du coupable.


Canon 9   DE FAEMINIS QUAE ADULTEROS MARITOS RELINQUUNT ET ALIIS NUBUNT.

Item foemina fidelis, quae adulterum maritum reliquerit fidelem et alterum ducit, prohibeatur ne ducat; si duxerit, non prius accipiat communionem, nisi quem reliquit de saeculo exierit, nisi forsitan necessitas infirmitatis darecompulerit.


Canon 10- DE RELICTA CATECHUMENI SI ALTERUM DUXERIT.

Canon 11- DE CATECHUMENA SI GRAVITER AEGROTAVERIT.


Ces deux canons sont difficiles a expliquer, parce qu'ils parlent de deux cas tout a fait différents, et chacun de ces cas se subdivise en deux autres.

1.a) Si un catéchumène abandonne (sans motif) sa femme encore baptisée et si celle-ci épouse un autre mari, elle peut être baptisée.

b] De même si une catéchumène abandonne (sans raison) son mari non baptise, et que celui-ci se marie, il peut être baptise.

Tel est le premier cas; il suppose que la partie abandonnée sans motif n'est pas baptisée. La devait s'arrêter le 10e canon. Ce qui suit a trait a une autre question, savoir : si l'on peut épouser la partie

qui a illégalement répudie l'autre. Le 11e canon établit les décisions qui suivent :

2. a] Si une chrétienne épouse un homme qu'elle sait avoir illégalement répudié sa femme, elle ne pourra communier qu'a son lit de mort. Comme chrétienne elle devrait savoir que, d'après saint

Paul, le chrétien (et le catéchumène est ici considère comme tel) ne peut renvoyer son conjoint encore infidèle, si celui-ci veut continuer a vivre avec lui.

b] Si une catéchumène épouse un homme qui a répudie illégalement sa femme, le baptême sera remis a cinq ans plus tard (nouveau temps d'épreuve), et elle ne pourra être baptisée avant ce temps que dans le cas d'une maladie grave.


Canon 12- DE MULIERIBUS QUAE LENOCINIUM FECERINT.

Mater v el parens vel quaelibet fidelis, si lenocinium exercuerit, eo quod alienum vendiderit corpus vel potius suum, placuit eam nec in finem accipere communionem.


Ce canon 12 menace d'une excommunication perpétuelle tous ceux qui livrent les enfants à la prostitution, non pas seulement les mères, mais aussi les pères et toutes les autres chrétiennes

(car ce sont habituellement les femmes qui se livrent a cet odieux trafic). Les mots vel potius suum corpus, etc., ne s'appliquent évidemment toutefois qu'aux pères et mères de la jeune fille prostituée :

Ils vendent en effet leur propre chair et leur propre sang en vendant leur fille.


Canon 13- DE VIRGINIBUS DEO SACRATIS SI ADULTERAVETINT.

Virgines quae se Deo dicaverunt, si pactum perdiderint virginitatis atque eidem libidini servierint, non  intelligentes quid admiserint, placuit nec in finem eis dandam esse communionem. Quod  si semel persuasae aut infirmi corporis lapsu vitiatae omni tempore vitae suae hujusmodi foeminae egerint paenitentiam, ut abstineant se a coitu, eo quod lapsae potius videiantur, placuit eas in finem communionem accipere debere.


Quand des vierges consacrées a Dieu commettaient une faute charnelle (par la luxure ou par le mariage) sans reconnaître leur péché, et par conséquent s'obstinaient dans leur aveuglement, elles restaient pour toujours excommuniées; mais si elles reconnaissaient leur faute et faisaient une pénitence perpétuelle, sans rechute, elles pouvaient recevoir la communion a la fin de leur vie. Canon fut insère dans le Corpus juris canonici.


Canon 14- DE VIRGINIBUS SAECULARIBUS SI MOECHAVERINT.

Virgines, quae virginitatem suam non custodievint, si eosdem qui eas violaverint,duxerint et tenuerint maritos, eo quod solas nuptias violaverint, post annum sine paenitentia reconciliari debebunt ; vel sialios cognoverint viros, eo quod maechatae sunt, placuit per quinquennii tempora, acta legitima paenitentia, admitti eas ad communionem oportere.


Si une jeune fille qui n'a pas fait de voeu a commis une faute charnelle, et si elle épouse celui auquel elle s'est livrée, elle sera réconciliée au bout d'un an, sans être condamnée à la pénitence, c'est-à-dire qu'elle pourra au bout d'un an recevoir la communion, parce qu'elle n'a violé que la loi du mariage, dont elle a usurpe les droits avant qu'ils ne lui eussent été confères.

Mais Si cette femme épouse un autre que celui avec lequel elle a fornique, elle commet une espece d'adultère, et on doit la soumettre à cinq années de pénitence.


Canon 15- DE CONJUGIO EORUM QUI EX GENTILITATE VENIUNT.

Propter copiam puellarum gentilibus minime in matrimonium dandae sunt virgines Christianae, ne aetas in flore tumens in adulterium animae resolvatur.


Les mariages entre païens et chrétiennes étaient autrefois très fréquents, surtout a cause du nombre de femmes et de jeunes filles chrétiennes qui dépassait de beaucoup celui des chrétiens, et parce que dans ces mariages mixtes les hommes, pour la plupart, se montraient indifférents, ne contrariaient en rien la religion de leurs épouses et leur permettaient de faire élever leurs enfants dans la foi.

Le concile d'Elvire blâme absolument de tels mariages mais ne leur applique aucune peine disciplinaire.


Canon 16- DE PUELLIS FIDELIBUS NE INFIDELIBUS CONJUNGANTUR.

Haeretici si se transferre noluerint ad Ecclesiam catholicam, nec ipsis catholicas dandas esse puellas ; sed neque Judaeis neque haerelicis dare placuit, eo quod nulla possil esse societas fidelicum infideli: si contra interdictum fecerint parentes, abslineri per quinquennium placet.


Le concile se montre beaucoup plus sévère pour les mariages avec les hérétiques et les juifs que pour les mariages avec les païens. Les hérétiques et les juifs ne se montraient pas en effet aussi indifférents que les païens au sujet de la religion de leurs épouses et aussi conciliants pour l'éducation des enfants dans les pratiques de la foi. II y avait là, un grave danger.

C'est la première fois que nous trouvons le mot Catholique dans un canon.

Nous voyons ici que selon cette vision étrange de la foi il serait pire de se marier avec un hérétique ou un juif qu'avec un païen…


Canon 17- DE HIS QUI FILIAS SUAS SACERDOTIBUS GENTILIUM CONJUNGUNT.

Si qui forte sacerdotibus idolorum filias suas junxerint, placuit nee in finem eis dandam esse communionem.


L'épouse d'un prêtre païen devait participer aux sacrifices offerts aux idoles, c'est pourquoi le concile se montre plus rigoureux envers elle. Mais le mot forte montre que ce cas était exceptionnel.


Canon 18-  DE SACERDOTIBUS ET MINISTRIS SI MOECHAVERINT.

Episcopi, presbyteres et diacones si in ministerio positi detecti fuerint quod sint moechati, placuit pnpter scandalum et propter profanum crimen nec in finem cos comnunionem accipere debere,


II faut entendre ici par moecharti, comme dans d'autres endroits, non pas seulement l'adultère in specie, (en l'espèce) mais en général toute fornication.


Canon 19- DE CLEHIGIS NEGOTIA ET NUNDINAS SECTANTIBUS.

Episcopi, presbyteres el diacones de locis suis negotiandi causa non discedant, nec circumeuntes provincias quaestuosas nundinas sectentur : sane ad victum sibi conquisendum aut filium aut libertum aut

mercenarium aut amicum aut quenlibet mittant, et si voluerint negotiari, intra provinciam negotientur.


Dans son traite De lapsis, saint Cyprien se plaint aussi de ce que beaucoup d'évêques abandonnement leurs Eglises et vont dans des provinces étrangères suivre les marches pour s'y livrer au commerce.

Le concile d'Elvire interdit seulement aux ecclésiastiques espagnols de se livrer au commerce a l'intérieur des quatre (plus tard cinq) provinces d'Espagne dans lesquelles ils vivent, il ne leur défend pas de le faire dans les pays voisins le l'Espagne et encore moins en Italie, en Afrique, etc.


Canon 20- DE CLERICS ET LAICIS USURARIIS.

Si quis clericonun delectus fueri usuras aceipere, placuit eum de gradari et abstineri. Si quis ctiam laicus accepisse probatur usuras, et promiserit correptus jam se cessaturum nee nlterius exacturum, placuit ei veniam tribuij sivero in ea iniquitate duraverit, ab ecclesia esse projiciendum.


L'Eglise alors identifiait le prêt a intérêt avec l'usure.

La première partie de notre canon a été insérée par Gratien dans le Corpus juris canonici.


Canon 21- DE HIS QUI TARDIUS AD ECCLESIAM ACCEDUNT.

Si quis in civitate positus tres dominicas ad ecclesiam non accesserit, pauco tempore abstineatur, ut correptus esse videatur,


Il s'agit ici de l'exclusion temporaire de l'office divin, accompagnée de la privation des droits ecclésiastiques qui appartiennent a la communauté des fidèles. Comme nous l'avons déjà dit, Osius proposa et fit passer au concile de Sardique un statut analogue centre ceux qui négligeaient de fréquenter l'église : c'est le canon 11 du texte grec et le canon 14 du texte latin des décrets de Sardique.


Canon 23- DE TEMPORIBUS JEJUNIORUM.

Jejunii superpositiones per singulos menses placuit celebrari, exceptis diebus duorum mensium Julii et Augusti propter quorumdam Infirmitatem.


Le superponere ou la superpositio était un degré d'austérité qu'on ajoutait au jeune ordinaire; il consistait a prolonger le jeune au delà de sa durée habituelle (jusqu'au soir) et même a le prolonger jusqu'au milieu de la nuit.

La pénitence physique et l'austérité de faire souffrir son corps remplacent ou s'ajoute progressivement la repentance spirituelle.


Canon 24- DE HIS QUI IN PEREGRE BAPTIZANTUR, UT AD CLERUM NON VENIANT.

Omnes qui in peregre fuerint baptizati, eo quod eorum minime sit cognita vita, placuit ad clerum non esse promovendos in alienis provinciis.


Nul ne pouvait être admis dans les rangs du clergé hors de la province dans laquelle il avait été baptise. Ce canon passa dans le Corpus jur. canonici.

 

Canon 25- DE EPISTOLIS COMMUNICATORIIS CONFESSORUM.

Omnis qui attulerit litteras confessorias, sublato nomine confessoris co quodomnes sub hac nominis gloria passim concutiant simplices,communicatoriae ei dandae sunt litterae.


Ce canon a été interprète de plusieurs manières. Mendoza, Baronius et d'autres songèrent, en le Commentant, aux lettres de paix que les martyrs et les confesseurs remettaient aux lapsi, afin de leur procurer une prompte réintégration dans l'Eglise.

Certains fidèles, sur le point de faire un voyage, ne demandèrent pas de lettres de communion a leur évêque, mais préférèrent des lettres de recommandation données par des confesseurs, et ils ont admis l'hypothèse que cette manière de faire avait été interdite par le concile.

Le canon : « Si un fidèle qui veut entreprendre un voyage, soumet a son évêque le projet d'une lettre de recommandation dans laquelle il est dit que le porteur est un confesseur, l'évêque doit effacer le mot du confesseur (sublato nomine confessoris}, parce que beaucoup de gens simples sont trompes par ce titre… »


Canon 26- UT OMNI SABBATO JEJUNETUR.

Errorem placuit corrigi, ut omni sabbati die superpositiones celebremus.


Le titre, semble indiquer qu'il ordonne de jeûner rigoureusement tous les samedis, et de supprimer la pratique contraire, suivie jusqu'alors. Cependant, comme le 66e canon apostolique prescrit de ne jamais jeûner le samedi, sauf un seul (le samedi saint), ce canon pourrait aussi signifier : « II faut abolir l'ancienne erreur consistant a jeûner strictement tous les samedis »

Le canon 43, ou se retrouvent les mêmes expressions, on voit que ut détermine ce qui doit être désormais observé, et non ce en quoi consistait l'erreur. D'après cela, ce décret signifierait qu'il faut observer la superpositio tous les samedis; c'est-à-dire que le jeûne doit être observe du vendredi jusqu'a la neuvième heure du samedi …


Canon 27- DE CLERICIS UT EXTRANEAS FOEMINAS IN DOMO NON HABEANT.

Episcopus vel quilibet aliUs clericus aut sororem aut filiam virginem dicatam Deo tantum secum habeat; extraneam nequaquam habere placuit.


Ce canon est plus sévère que le 3e canon du concile de Nicée sur un sujet analogue. II ne permet aux ecclésiastiques d'avoir chez eux :

a) que leurs soeurs ou leurs propres filles;

b) et encore faut-il qu'elles soient vierges et consacrées a Dieu, c'est-à-dire ayant voue a Dieu leur virginité. Voir aussi le 19e canon d'Ancyre.


Canon 28- DE OBLATIONIBUS EORUM QUI NON COMMUNICANT.

Episcopum placuit ab eo, qui non communicat, munus accipere non debere.


Le sens du canon est : « L'évêque ne peut accepter a l'autel aucune offrande de ceux qui ne communient pas. »


Canon 29-  DE ENERGUMENIS, QUALITER HABEANTUR IN ECCLESIA

Energumenus qui ab erratico spiritu exagitatur, hujus nomen neque ad altare cum oblatione esse recitandum, nec permittendum, ut sua manu in Ecclesia ministret.


Ce canon, comme le 79e (78e) canon apostolique, exclut les énergumènes possèdes du malin esprit de la participation active au culte divin; ils ne peuvent présenter des offrandes, leur nom ne doit pas être lu parmi ceux qui sont inscrits dans les diptyques comme offrant le sacrifice (diptychis offerentium], et on ne peut leur permettre d'exercer aucun ministère dans l'Eglise.


Canon 32- DE EXCOMMUNICATIS PRESBYTERIS UT IN NECESSITATE COMMUNIONEM DENT.

Apud presbyterum, si quis gravi lapsu in ruinam mortis inciderit, placuit agere poenitentiam non debere, sed potius apud episcopum ; cogente tamen infirmitate necesse est presbyterem communionem praestare debere, et diaconem si ei jusserit sacerdos.


« Quiconque aura commis une faute grave susceptible d'occasionner la mort (de son âme) ne pourra être réconcilié que par l'évêque et non par un simple prêtre. Si cependant ce pécheur tombe gravement malade le prêtre ou, d'après les ordres de l'évêque, un diacre pourra lui donner la communion. »


Canon 33-  DE EPISCOPIS ET MINISTRIS UT AB UXORIBUS ABSTINEANT.

Placuit in totum prohibere episcopis, presbyteris et diaconibus vel omnibus clericis positis in ministerio abstinere se a conjugibus suis et non generare filios : quicumque vero fecerit, ab honore clericatus exterminetur.


Ce célèbre canon contient la plus ancienne prescription du célibat ; les évêques, les prêtres, les diacres, et en général tous les ecclésiastiques qui in ministerio positi sunt, c'est-à-dire qui sont spécialement employés au service de l'autel, ne doivent plus, s'ils sont maries en entrant dans les ordres, avoir de commerce conjugal avec leur femme, sous peine de déposition.


Canon 34- NE CEREI IN COEMETERIIS INCENDANTUR.

Cereos per diem placuit in coemeterio non incendi, inquietandi enim sanctorum spiritus non sunt. Qui hae non observaverint, arceantur ab Ecclesiae communione.

II est défendu d'allumer pendant le jour des cierges dans les cimetières, de peur de troubler les esprits des saints. « De peur de troubler et de distraire les fidèles, qui prient dans les cimetières. »

« Maints néophytes avaient, dit-il, apporte du paganisme la coutume d'allumer beaucoup de cierges sur les tombeaux. Le synode défend cet usage, parce que cela trouble, métaphoriquement, les âmes des défunts, c'est-à-dire que cette superstition les blesse. »

Une opinion, très répandue alors, que les âmes des défunts planaient encore pendant quelque temps au-dessus de leurs tombeaux. Le synode défendit par conséquent d'allumer des cierges le jour, peut-être pour abolir un reste de paganisme, mais aussi pour empêcher qu'on ne troublât le repos des âmes des morts.


Canon 37- DE ENERGUMENIS NON BAPTIZATIS.

Eos qui ab immundis spiritibus vexantur, si in fine mortis fuerint constituti, baptizari placet; si fideles fuerint, dandam esse communionem (communion eucharistique). Prohibendum etiam ne lucernas hi publice accendant; si facets contra interdictum voluerint, abstineantur a communione.


Ce canon parle, comme le 29e, des énergumènes, c'est-à-dire des possédés. Sont-ils catéchumènes : ils peuvent être baptises a l'article de la mort, mais pas avant ce moment. Sont-ils baptises : la communion eucharistique peut leur être administrée a l'article de la mort, mais pas plus tôt.

Nous avons ici encore cette fausse croyance que le baptême sauverait même les possédés.


Canon 38- UT IN NECESSITATE ET FIDELES BAPTIZENT.

Loco peregre navigantes aut si ecclesia proximo non fuerit, posse fidelem, qui lavacrum suum integrum habet nec sit bigamus, baptizare in necessitate infirmitatis positum catechumenum, ita ut si supervixerit ad episcopum eum perducat, ut per manus impositionern perfici possit.


Durant une traversée, ou, en général, si l'église est éloignée, un laïque qui n'a pas souille sa robe baptismale, n'a pas eu a faire pénitence et qui n'est pas bigame, peut baptiser un catéchumène a l'agonie ; l'évêque devra ensuite imposer les mains au nouveau baptise pour le confirmer.


Canon 39- DE GENTILIBUS si IN DISCRIMINE BAPTIZARI EXPETUNT.

Gentiles si in infirmitate desideraverint sibi manum imponi, si fuerit eorum ex aliqua parte honesta vita, placuit eis manum imponi et fieri Christianas.


On a interprété ce canon, qui est identique au 6e canon du concile d'Arles, de deux manières.

Certains prétendent que l'imposition des mains dont parle ce canon, signifie non pas la confirmation, mais une cérémonie par laquelle un infidèle était admis dans la dernière classe des catéchumènes

« Nous les admettons comme païens : le premier jour nous en faisons des chrétiens, le second, des catéchumènes, le troisième, nous les exorcisons, »

Le prévôt de la cathédrale de Cologne, le docteur München, donne une autre explication dans sa dissertation sur le premier synode d'Arles. D'après lui: a. Le canon 37e permettant de baptiser les possèdes, il n'est pas probable qu'on ait voulu se montrer plus dur a 1'egard de malades ordinaires


Canon 40-  NE ID, QUOD IDOLOTHYTUM EST FIDELES ACCIPIANT.

Prohiberi placuit, ut quum rationes suas accipiunt possessores, quidquid ad idolum datum fuerit, accepto non ferant: si post interdictum fecerint, per quinquennii spatia temporum a communions esse arcendos.


Les fermiers païens avaient l'habitude d'offrir des sacrifices à Pan, à Flore ou à Vertumne et comme, a leur avis, ces sacrifices ne pouvaient qu'être favorables a leurs propriétaires, ils déduisaient de leurs redevances les produits de la terre offerts aux idoles et les propriétaires les en tenaient quitte.

Le canon 40 dit : « A l'avenir les propriétaires chrétiens, lorsqu'ils recevront les redevances de leurs fermiers, ne devront considérer comme reçu rien de ce qui aura été sacrifie aux idoles. Si, malgré cette défense, il leur arrive encore de le faire, ils seront excommunies pendant cinq ans ».


Canon 41- UT PROHIBEANT DOMINI IDOLA COLERE SERVIS SUIS.

Admoneri placuit fideles, ut in quantum possunt prohibeant ne idola in domibus suis habeant: sivero vim metuunt servorum, vel se ipsos puros conservent; si non fecerint, alieni ab ecclesia habeantur.


Le canon 41 pose le cas ou un chrétien a des esclaves païens, et il statue :

a) qu'il ne doit pas, même dans ce cas, tolérer des idoles dans sa maison;

b) que s'il ne peut se conformer à cette prescription et s'il a craindre des esclaves a cause de leur grand nombre ou peut-être aussi a cause de la conservation de leur honnêteté, il peut leur laisser leurs idoles,

mais il doit d'autant plus s'en éloigner et se tenir en garde contre tout péché d'idolâtrie.

 

Canon 42- DE HIS QUI AD FIDEM VENIUNT, QUANDO BAPTIZENTUR

Eos qui ad primam fidem credulitatis accedunt, si bonae fuerint conversationis, intra bienninm temporum placuit ad baptismi gratiam admitti debere, nisi infirmitate compellente coëgerit ratio velocius subvenire periclitanti vel gratiam postulanti.


Celui qui a bonne réputation et qui voudra devenir chrétien, devra être catéchumène pendant deux ans, puis il pourra être baptise. S'il tombe malade et demande la grâce du baptême, on peut la lui accorder avant le terme de deux ans.


Canon 43- DE CELEBRATIONE PENTECOSTES.

Pravam institutionem emendari placuit juxta auctoritatem Scripturarum, ut cuncti diem Pentecostes celebremus, ne si quis non fecerit, novam haeresim induxisse notetur.


Quelques contrées de I'Espagne avaient laisse s'introduire l'habitude de célébrer, non le cinquantième, mais le quarantième jour après Paque, par conséquent de célébrer l'Ascension du Christ et non la Pentecôte. Plusieurs anciens manuscrits renferment en effet cette addition : non quadragesimam.

La même addition se retrouve dans un ancien abrége des canons d'Elvire, que Mansi nous fait connaître : post Pascha quinquagesirna teneatur, non quadragesima.

Nous apprenons aussi par Cassien que, dans l'Eglise primitive, quelques chrétiens voulaient clore le cycle pascal par la fête de l'Ascension, c'est-à-dire par le quarantième jour; ils considéraient tout le temps pascal uniquement comme un souvenir du séjour du Christ au milieu de ses disciples pendant les quarante jours qui suivirent sa résurrection et par conséquent ils voulaient clore cette période par la fête de l'Ascension. Herbst présume qu'un parti montaniste en Espagne voulut supprimer la fête de la Pentecôte, parce que les montanistes croyaient que le Saint-Esprit n'était descendu sur la terre que dans Montan.


Canon 44- DE MERETRICIBUS PAGANIS SI CONVERTANTUR.

Meretrix quae aliquando fuerit et postea habuerit maritum, si postmodum ad credulitatem venerit, incunctanter placuit esse recipiendam.


Si une courtisane païenne a abandonne cette vie abominable et s'est mariée étant encore païenne, il n'y a pas d'obstacle particulier a son admission dans l'Eglise. Elle doit être traitée comme les autres païennes.


Canon 47- DE EO QUI UXOREM HABENS SAEPIUS MOECHATUR.

Si quis fidelis habens uxorem non semel sed saepe fnerit moechatus, in fine mortis est conveniendus ; quod si se promiserit cessaturum, detur ei cornmunio : si resuscitatus rursus fuerit moechatus, placuit ulterius non ludere eum de communione pacis.


Si un fidèle, étant marie, se rend plusieurs fois coupable d'adultère, on doit, s'il est a la mort, aller le voir, et lui demander si, dans le cas de guérison, il promet de s'amender. S'il le promet, on doit lui administrer la communion; s'il guérit et commet de nouveaux adultères, on ne le laissera pas se moquer de la sainte communion, elle lui sera désormais refusée, même in articulo mortis a l'a'rticle de la mort.  Les canons 69 et 78 complètent le sens de ce canon.


Canon 48- DE BAPTIZATIS UT NIHIL ACCIPIAT CLERUS.

Emendari placuit, ut hi qu baptizantur, ut fieri solebat, nummos in concha non mittant, ne sacerdos quod gratis accepit pretio distrahere videatur. Neque pedes corum lavandisunt a sacerdotibus vel clericis.


Ce canon pose a la fois deux défenses relatives au baptême :

1. Les néophytes avaient coutume en Espagne, lors de leur baptême, de déposer une offrande dans la conque qui avait servi au baptême. On devait supprimer cette offrande, appelée plus tard droit d'étole.

2. La seconde partie du canon montre qu'il y avait dans certaines contrées de l'Espagne la même coutume qu'à Milan et dans les Gaules

3, mais qui, au témoignage de saint Ambroise, n'existait pas a Rome; savoir, que 1'eveque et le clergé lavaient les pieds des baptises quand ils sortaient des eaux baptismales.

Ce synode le défend, et ce canon a passe dans le Corp. jur. canonici.


Canon 49- DE FRUGIBUS FIDELIUM NE A JUDAEIS BENEDICANTUR.

Admoneri placuit possessores, ut non patiantur fructus suos, quos a Deo percipiunt cum gratiarum actione, a judsaeis benedici, ne nostram irritam et infirmam faciant benedictionem; si quis post interdictum facere usurpaverit, penitus ab Ecclesia abjiciatur.


Les juifs furent si nombreux et si puissants en Espagne dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, qu'ils purent un moment judaïser tout le pays.

Ils ne passèrent d'Afrique dans la Péninsule hispanique qu'environ cent ans avant Jésus-Christ.

Le concile d'Elvire crut nécessaire de défendre aux propriétaires chrétiens de laisser aux juifs le soin de faire prospérer leurs biens ; le concile interdit également aux prêtres et aux laïques tout commerce intime avec les juifs (can. 50) et notamment le mariage (can. 16), car il est hors de doute qu'a cette époque beaucoup de chrétiens d'Espagne judaïsaient.

Nous avons ici un exemple du rejet de plus en plus grand envers les juifs et l'ancienne Alliance.

La théologie du remplacement produit ses fruits amers.


Canon 52- DE HIS QUI IN ECCLESIA LIBELLOS FAMOSOS PONUNT.

Hi qui inventi fuerint libellos famosos in ecclesia ponere anathematizentur.


Ce canon défend d'afficher des satires (libellos famosos) dans les églises ou de les lire.

II a été insère dans le Corp. jur. can. 4.


Canon 53- DE EPISCOPIS QUI EXCOMMUNICATO ALIENO COMMUNICANT

Placuit cunctis, ut ab eo episcopo quis recipiat communionem, a quo abstentus in crimine aliquo quis fuerit ; quod si alius episcopus pasesumpserit eum admitti, illo adhuc minime faciente vel consentiente a quo fuerit communione privatus, sciat se hujusmodi causas inter fratres esse cum status sui periculo pasestaturum.


Un excommunie ne peut être réconcilié que par l'évêque qui l'a condamne. Un second évêque qui le recevrait a la communion, sans que le premier agit de même ou approuvât la réconciliation, devrait en répondre devant ses frères, c'est-à-dire devant le synode provincial (usité déjà en Espagne a cette époque) et courrait le danger d'être destitue de ses fonctions.


Canon 55- DE SACERDOTIBUS GENTILIUM QUI JAM NON SACRIFIANT

Sacerdotes, qui tantum coronas portant, nec sacrificant nec de suis sumptibus aliquid ad idola praestant, placuit post biennium accipere communionem.


Pour nous, nous pensons que ce canon 55 n'est autre chose qu'un complément des canons 2 et 3, et qu'il forme avec ceux-ci une gradation ainsi disposée :

CAN. 2. Les chrétiens qui, en qualité de flamine, ont sacrifie aux idoles et donne des jeux publics païens, ne peuvent recevoir la communion, même à l'article de la mort.

CAN. 3. S'ils n'ont pas sacrifie, mais s'ils ont fait célébrer des jeux, on leur rend la communion a la fin de leur vie, après une pénitence préalable.

CAN. 55. S'ils n'ont ni sacrifie ni contribue par leur fortune aux sacrifices païens (et aux jeux publics analogues), ils peuvent recevoir la communion après deux ans de pénitence.

Cette gradation se continue dans les deux canons 56 et 57 qui suivent; il y est question de chrétiens qui n'ont pas été flamines, mais qui ont revêtu d'autres charges dans l'Etat païen et qui, par la, ont été en rapport avec le paganisme. Le canon 55 fait évidemment allusion a un temps de persécution antérieur et encore peu éloigné pendant lequel les chrétiens craignaient de refuser les fonctions de flamines qui leur tombaient en partage, et par une demi-condescendance portaient la couronne, signe distinctif de leur charge, afin de traverser sains et saufs le temps de la persécution.


Canon 57- DE HIS QUI VESTIMENTA AD ORNANDUM POMPAM DEDERUNT.

Matronae vel earum mariti vestimenta sua ad ornandam saeculariter pompam non dent; et si fecerint, triennio abstineantur.


Ce canon est dirige centre les chrétiens qui prêtaient leurs vêtements pour servir aux pompes publiques, aux processions solennelles et religieuses des païens. Ils sont punis de trois ans d'exclusion.


Canon 59- DE FIDELIBUS, NE AD CAPITOLIUM CAUSA SACRIFICANDI ASCENDANT.

Prohibendum ne quis christianus ut gentilis ad idolum Capitolii causa sacrificandi ascendat et videat; quod si fecerit, pari crimine teneatur; si fuerit fidelis, post decem annos acta paenitentia recipiatur.


Beaucoup de municipes (municipalité) avaient, comme Rome, un capitole, dans la cour duquel on sacrifiait aux dieux, et beaucoup de chrétiens allaient assistaient aux cérémonies du culte païen.

Etait-ce par curiosité ? Était-ce pour se mettre a l'abri des recherches, n'être pas reconnus pendant la persécution et passer pour païens ? C'est ce que nous ne pouvons décider.

Toujours est-il que le synode déclare que : Tout chrétien, baptise ou catéchumène, Qui assistera aux sacrifices, sera considère comme ayant sacrifie lui-même.  Par conséquent tout chrétien qui aura assiste à ces sacrifices sera pendant dix ans excommunié et pénitent.


Canon 60- DE HIS QUI DESTRUENTES IDOLA OCCIDUNTUR.

Si quis idola fregerit et ibidem fuerit occisus, quatenus in Evangelio scriptum non est neque invenietur sub Apostolis unquam factum, placuil in numerum eum non recipi martyrum.


II arrivait quelquefois que les chrétiens trop zèles renversaient des idoles et payaient de leur vie leur hardiesse. II ne faut pas, dit le synode, les considérer comme des martyrs : car l'Evangile ne demande pas des actes de ce genre, et les apôtres n'ont pas agi de cette façon. Mais on regardait comme louable l'acte par lequel un chrétien, qu'on voulait contraindre a sacrifié devant une idole, renversait la statue, la brisait,


Canon 61- DE HIS QUI DUABUS SORORIBUS COPULANTUR.

Si quis post obitum uxoris suae sororem ejus duxerit et ipsa fuerit fidelis, quinquennium a communione placuit abstineri, nisi forte velocius dari pacem necessitas coëgerit infirmitatis.


Lorsque saint Basile le Grand monta sur le siège archiépiscopal de Césarée, il défendit qu'un mari, après la mort de sa femme, épousât la soeur de la défunte ;

D'après le droit canon, ces mariages sont également interdits et déclarés invalides.


Canon 65- DE ADULTERIS UXORIBUS CLERICORUM.

Si cujus clerici uxor fuerit moechata et scierit earn maritus suus moechari et non earn statim projecerit, nec in flnem accipiat communionem, ne ab his qui exemplum bonae conversationis esse debent, abeis videantur scelerum magisteria procedere.


Le Pasteur d'Hermas avait déjà rigoureusement ordonné, comme ce canon, non seulement aux clercs, mais a tous les chrétiens, de ne pas continuer a vivre maritalement avec un conjoint adultère qui ne s'amenderait pas et qui persévérerait dans le péché.

Ce qui rendit le canon 65 nécessaire, ce fut probablement le cas très fréquent ou des hommes maries, étant entres dans les ordres et ne pouvant avoir de commerce conjugal avec leurs femmes, celles-ci

étaient par la même facilement exposées a s'oublier.


Canon 67- DE CONJUGIO CATECHUMEN.E FOEMINAE.

Prohibendum ne qua fidelis vel catechumena aut comatos aut viros cinerarios habeant : quaecumque hoc fecerint, a communione arceantur.


« Une chrétienne ne peut épouser un acteur, »

Cette défense s'expliquerait par l'aversion que l'ancienne Eglise avait pour le théâtre.


Canon 68- DE CATECHUMENA ADULTERA, QUAE FILIUM NECAT.

Catechumena, si per adulterium conceperit et praefocaverit, placuit eam in fine baptizari.


Quand une catéchumène devenait enceinte par un adultère et qu'elle procurait la mort de son enfant, elle ne pouvait être baptisée qu'a la fin de sa vie.


Canon 69- DE VIRIS CONJUGATES POSTEA IN ADULTERIUM LAPSIS.

Si quis forte habens uxorem semel fuerit lapsus, placuit eum quinquennium agere debere paenitentiam et sic reconciliari, nisi necessitas infirmitatis coëgerit ante tempus dari communionem; hoc et circa foeminas observandum.


L'adultere commis une Ibis etait puni de cinq ans de pénitence.


Canon 70- DE FOEMINIS, QUAE CONSCIIS MARITIS ADULTERANT.

Si cum conscientia mariti uxor fuerit maechata, placuit nec in finem dandam ei esse communionem; si vero eam reliquerit, post decem annos accipiat communionem, si earn quum sciret adulteram aliquo tempore in domo sua retinuit.


Si une femme violait la fidélité conjugale avec le consentement de son mari, celui-ci ne devait pas être admise la communion même à la fin de sa vie. S'il se séparait de sa femme après avoir vécu encore avec elle malgré la faute commise, il était exclu pour dix ans.


Canon 71- DE STUPRATORIBUS PUERORUM.

Stupratoribus puerorum nec in finem dandam esse communionem.


Les pédérastes ou sodomites ne pouvaient plus être admis à la communion, pas même a leur lit de mort.


Canon 72- DE VIDUIS MOECHIS SI EUMDEM POSTEA MARITUM DUXERINT.

Si qua vidua fuerit moechata et eumdem postea habuerit maritum, post quinquennii tempus acta legitima paenitentia placuit earn communioni reconciliari : si alium duxerit relicto illo, nee in finem dandam esse communionem; vel si fuerit ille fidelis quem accepit, communionem non accipiet, nisi post decem annos acta legitima paenitentia, vel si infirmitas coëgerit velocius dari communionem.


Quand une veuve avait forniqué et épousé son complice, elle était soumise a cinq ans de pénitence ; si elle épousait un autre homme, elle ne pouvait plus être admise a la communion, pas même a l'article de la mort, et si ce mari était baptise, il était passible d'une pénitence de dix ans pour avoir épousé une femme qui, a proprement parler, n'était plus libre. Ce canon insère dans le Corpus jur.canonici.


Canon 73- DE DELATORIBUS

Delator si quis extiterit fidelis, et per delationem eius aliquis fuerit proscriptus vel interfectus, placuit eum nec in finem accipere communionem; si levior causa fuerit, intra quinquennium accipere poterit communionem; si catechumenus fuerit, post quinquennii tempora admittetur ad baplismiun.


Ce canon ne fait aucune différence entre la délation se rapportant a un fait véritable et la délation mensongère. Toute délation ayant eu des conséquences graves doit être punie.

Ce canon a été insèré dans le Corp. jur. can. 2.


Canon 78- DE FIDELIBUS CONJUGATIS, SI CUM JUD.EA VEL GENTILI MOECHATAE FUERINT.

Si quis fidelis habens uxorem cum Jndaea vel gentili fuerit moechatus, a communione arceatur; quod si alius eum detexerit, post quinquennium acta legitima paenitentia poterit dominicae sociari communioni.


Les canons 47 et 69 ont déjà traite de l'adultère entre chrétiens ; le canon actuel parle du cas particulier d'un adultère commis avec une juive ou une païenne, et décrète une pénitence de cinq ans, si le coupable ne s'est pas accuse lui-même. S'il a fait un aveu spontané, le canon ne contient que cette prescription vague et générale : arceatur, c'est-à-dire qu'il soit exclu, mais il ne dit pas pour combien de temps; on pourrait penser a une exclusion de trois années, par analogies avec le canon 76

Nous avons ici un exemple du rejet de plus en plus grand envers les juifs et l'ancienne Alliance mis au même rang que les païens.


Canon 79 DE HIS, QUI TABULAM LUDUNT.

Si quis fidelis aleam, id est tabulam, luserit nummis, placuit eum abstineri; et si emendatus cessaverit, post annum poterit communioni reconciliari.


« Si un fidèle joue de l'argent avec des dés, c'est-à-dire sur une planchette à jouer... »

Les dés des anciens ne portaient pas sur leurs faces des points ou des chiffres, comme les notre, mais des dessins, des images d'idoles, et celui qui amenait I'image de Venus gagnait tout, comme le dit

Auguste dans Suétone : quos tollebat universos, qui Venerem jecerat. C'est pour ce motif que les anciens chrétiens considéraient le jeu de des, non seulement comme immoral (en tant que jeu de hasard) ; mais comme ayant un caractère essentiellement païen.


Canon 80- DE LIBERTIS.

Prohibendum ut liberti, quorum patroni in saeculo fuerint, ad clerum non promoveantur.


Celui (Un chrétien) qui affranchissait un esclave, en restait le patron; il avait sur lui certains droits et une certaine influence. L'affranchi restait dans un rapport de dépendance a l'egard de son ancien maître ; c'est pourquoi les affranchis dont les patrons étaient païens, ne devaient pas être promus aux ordres.  Ce canon fut insère dans le Corp. jur. canonici


Canon 81 DE FOEIMINARUM EPISTOLIS.

Ne foeminae suo potius absque maritorum nominibus Laicis scribere audeant, quae fideles sunt vel literas alicuius pacificas ad suum solum nomen scriptas accipiant.


Ce canon se divise en deux parties :

a. Les femmes ne doivent pas écrire en leur nom à des laïques chrétiens (laicis qui fideles sunt]; elles le peuvent seulement an nom de leurs maris ;

b. Elles ne doivent recevoir de personne des lettres d'amitié a elles adressées.


Sous l'évêque de Rome Miltiade 310 à 314.

Concile de Rome de 313.


Contre les donatistes : Donat, alors que Cécilien n'était encore que diacre, avait excite des divisions dans Carthage ; qu'il avait rebaptise des fidèles déjà baptises, et, contrairement aux prescriptions de l'Eglise, impose les mains a des évêques tombes, pour les rétablir dans leurs fonctions.

Il fut défendu a Donat et a Cécilien de retourner immédiatement dans leurs évêchés. Cécilien fut momentanément retenu a Brescia.


Sous l'évêque de Rome Silvestre 314 à 335.

1er août 314 Concile d'Arles dans les Gaules 314.


On voit que la plus grande partie de la chrétienté occidentale était représentée a Arles, et l'empereur Constantin pouvait dire avec raison : « J'ai convoque un nombre presque infini d'évêques de l'empire. »

Le concile d'Arles ne se contenta pas de juger l'affaire des donatistes ; il voulut résoudre la controverse pascale, la question du baptême des hérétiques, et promulguer diverses prescriptions disciplinaires.

Les actes de ce concile ne nous sont pas parvenus. 


Canon 1- UT UNO DIE ET TEMPORE PASCHA CELEBRETUR.


Par ce canon, le concile d'Arles voulait faire prédominer partout le comput romain relatif a la Paque,et par conséquent abolir celui d'Alexandrie, et tout autre qui serait différent (en supposant que les évêques du concile connussent la différence qui existait entre le comput romain et celui d'Alexandrie). Nous avons indique plus haut les opinions les plus fondées sur la controverse relative a la fête de

Paque et nous y reviendrons pins loin dans l'histoire du concile de Nicée.

L'ordre romain veut s'étendre sur toute la chrétienté.


Canon 2- UT UBI QUISQUE ORDINATUR IBI PERMANEAT.


Le canon 21 contient la même décision, avec cette différence que le premier ne parle que des ministres inférieurs de l'Eglise, tandis que le second parle des prêtres et des diacres, et tons deux expriment 1'opinion de 1'ancienne Eglise, suivant laquelle 1'ecclesiastique attache a une église ne devait point passer dans une autre. Nous trouvons la même défense dans les canons apostoliques


Canon 3- UT QUI IN PACE ARMA PROJICIUNT EXCOMMUNICENTUR


« Celui qui jette les armes durant le combat sera excommunie. »

Ce canon semble relatif au combat des gladiateurs car Constantin le Grand, défendit, le 1er octobre 325, les jeux des gladiateurs.



Canon 4- UT AURIGAE DUM AGITANT EXCOMMUNICENTUR


Ces agitatores sont les cochers et les écuyers des courses, c'est-à-dire les aurigae du 62e canon du concile d'Elvire. Le concile prohibe ici les courses de chevaux et de chars, qui avaient lieu au cirque.



Canon 8- DE BAPTISMO EORUM, QUI AB HAERESI CONVERTUNTUR.


Nous avons vu plus haut que plusieurs synodes africains, tenus sous Agrippinus et saint Cyprien, prescrivirent que quiconque aurait été baptise par un hérétique, devrait être de nouveau baptise en rentrant dans le giron de l'Eglise.

1) Le concile d'Arles abolit cette loi des Africains, et ordonna de ne pas rebaptiser ceux qui auraient reçu le baptême par les mains des hérétiques au nom de la sainte Trinité, et de leur imposer simplement les mains.

Le concile d'Arles promulgua dans ce canon 8 la règle de tout temps en vigueur et qui s'est conservée jusqu'a nous, touchant le baptême confère par les hérétiques ; elle fut adoptée et renouvelée par le canon 19 du concile œcuménique de Nicée.

2) Un sacrement est valide, même quand il a été confère par un ministre indigne.

Il est important de noter que ni le mot ni l'Idée de « sacrement » n'existe dans la bible.

L'origine en est le mot hébreu « SOD » sorte de parabole en images, qui permet la compréhension des choses divines. Ce mot « SOD »qui fut traduit en grec par « mystếrion » (chose incompréhensible) avec un glissement de sa signification vers les mystères d'Eleusis, puis ce mot fut traduit en latin par « mysterium » puis par « sacramentum » ce qui a ajouté au sens premier du mot « SOD » un aspect magique qui n'existait absolument pas dans la bible.


Canon 13- DE EIS, QUI SCRIPTURAS SACRAS, VASA DOMINICA VEL NOMINA

FRATRUM TRADIDISSE DICUNTUR.


L'empereur Dioclétien avait ordonné, par son premier édit de persécution de 303 :

1) que toutes les églises fussent détruites

2) que tous les livres sacres fussent brûles

3) que les chrétiens fussent prives de tout droit et de tout honneur, et, dans le cas ou ils seraient esclaves, qu'ils fussent déclares incapables de jamais acquérir la liberté.

En conséquence, on demanda partout aux chrétiens de livrer les saints livres qui devaient être brûles et les vases sacres qui devaient être confisques (ad fiscum].


Le canon 13 parle de ces deux demandes et, en outre, de la traditio nominum. Apres le premier édit peut-être avait-on demande a quelques chrétiens, et surtout aux évêques, de remettre les listes des fidèles appartenant a leurs diocèses, afin qu'on leur appliquât le décret qui les privait de tout droit et de tout honneur.

Cet édit ordonna d'emprisonner tous les ecclésiastiques et de les contraindre à sacrifier (aux Idoles). Beaucoup cherchèrent à se soustraire au danger par la fuite ; mais il arriva aussi que beaucoup furent trahis, et que leurs noms (nomina fratrum) furent livres aux païens.


Le 13e canon ordonne la déposition de ces traîtres, s'ils sont ecclésiastiques. Mais cette peine ne devait être appliquée que dans le cas où le crime de trahison serait prouve, non par de simples dénonciations privées (verbis nudis}, mais par des actes publics, par les procès-verbaux (ex actis publicis) que les fonctionnaires romains devaient rédiger en exécutant l'édit de l'empereur.


Canon 14- UT QUI FALSO ACCUSANT FRATRES SUOS USQUE AD EXITUM EXCOMMUNICENTUR.


Ce canon est comme la suite du précèdent : « S'il est avère que quelqu'un a produit contre un autre une accusation insoutenable qui est positivement fausse, il sera excommunie jusqu'a la fin de sa vie. »


Canon 15- UT DIACONES NON OFFERANT.


Durant la persécution de Dioclétien, un certain nombre de diacres s'étaient arrogé le droit d'offrir le saint sacrifice, surtout la ou il n'y avait ni évêque ni prêtre. Le synode d'Arles prohiba cet abus.

« Les diacres ne doivent pas donner aux fidèles la communion en divers endroits, mais seulement dans les églises qui leur sont assignées. »



Canon 19- UT PEREGRINIS EPISCOPIS LOCUS SACRIFICANDI DETUR


Le canon 17e ayant interdit aux évêques d'exercer des fonctions épiscopales dans un diocèse étranger

Le canon 19e déclare que la célébration du saint sacrifice n'est pas comprise dans cette défense et par conséquent qu'on doit laisser un évêque offrir le saint sacrifice dans un diocèse étranger.

Nous dirions : lui permettre de dire la messe.


Canon 22- DE APOSTATIS QUI IN INFIRMITATE COMMUNIONEM PETUNT


II était interdit d'administrer la communion eucharistique aux apostats, mais il n'était pas défendu de leur donner l'absolution sacramentelle qui devait précéder leur nouvelle admission dans le sein de l'Eglise et la permission qui pouvait leur être accordée de recevoir la sainte communion.

Le concile de Nicée, can. 13e adoucit cette ordonnance et permit d'administrer la sainte communion a tout pécheur qui la demandait a 1'article de la mort.


Prétendu concile de Sinuesse 303.


Ce synode aurait eu lieu vers le commencement du IVe siècle, en 303.  Voici ce qu'il dit : « L'empereur Dioclétien avait pressé Marcellin, évêque de Rome, de sacrifier aux dieux.

L'évêque, d'abord inébranlable, finit par se laisser entraîner dans le temple de Vesta et d'Isis, et y offrit de l'encens aux idoles.

Un synode se réunit et Marcellin nia le fait. L'enquête fut continuée dans une crypte près de Sinuesse, à cause de la persécution. Après avoir nié plusieurs fois,  Marcellin se jeta alors a terre, et, couvrant sa tête de cendres, reconnut hautement sa faute, en ajoutant qu'il s'était laissé séduire a prix d'or.

La conséquence de ce synode fut que Dioclétien fit mettre a mort beaucoup des évêques qui s'y étaient trouves, et Marcellin évêque de Rome lui-même, le 23 août 303.


Concile de Cirta 305.


Peu de temps auparavant, un édit de Dioclétien avait exige qu'on livrât les saintes Ecritures. Une foule de chrétiens, même des évêques, avaient faibli et obéi.

Un autre, affirmât qu'au lieu des livres sacres il avait livre des livres de médecine, un troisième, qu'on l'avait contraint par la violence, etc., etc. Tous implorèrent grâce et pardon.

Voila ce que rapporte le fragment des actes synodaux. Nous savons encore par ce fragment que le synode se tint dans une maison particulière appartenant à Urbanus Donatus, sous le huitième consulat de Dioclétien, le septième de Maximien, c'est-à-dire en 303Conjointement avec son évêque Paul.

Ce Silvanus et quelques-uns des évêques réunis a Cirta, après avoir été si indulgents pour eux-mêmes, devinrent plus tard les chefs du parti rigoureux et exagère des donatistes, qui voyaient partout des traditores.


Concile d'Alexandrie 306.


A peu près à la même époque, peut-être un an plus tard, vers 303, un synode se tint à Alexandrie, sous la présidence de Pierre, archevêque de cette ville. L'évêque de Lycopolis, Mélétius, auteur du

schisme mélétien, fut ainsi que saint Athanase le rapporte, déposé par ce concile pour diverses fautes, et entre autres pour avoir sacrifie aux idoles. Saint Athanase dit encore, dans son Epistola ad episcopos : « Les mélétiens ont été déclares schismatiques il y a plus de cinquante-cinq ans. »

Cette lettre ayant été écrite en 356 ou en 361, la dernière date donnerait l'année 306 comme celle du concile dans lequel Mélétius fut déposé comme lapsus et schismatique.


Sous l'évêque Militiade 310 à 314

et

 Sous l'empereur Constantin qui défait Maxence en 312.

En 313 la convention de Milan garanti aux chrétiens la pleine liberté de culte.

Evêque Militiade auquel l'empereur Constantin fera un très beau cadeau le palais impérial du Latran.


Sous l'évêque Silvestre 314 à 335

314, C'est l'heure de l'alliance de la chrétienté romaine avec le pouvoir politique de l'empire romain.

L'empereur occupe désormais la première place et l'évêque de Rome le second rôle à tel point qu'il n'assistera même pas aux conciles d'Arles et de Nicée ce qui ne l'empêchera pas d'être largement honoré par Constantin qui conférera au vicaire de Pierre, puissance impériale, dignité, gloire, force et magnificence. Constantin conférera la primauté de l'église de Rome sur toutes les autres églises de l'empire. Et pour lustrer le tout, Constantin conférera à Silvestre le diadème impérial, la mitre, le pallium, la chlamyde de pourpre, le sceptre impérial et le labarum qui font parti du costume du Pape actuel avec pour demeure le palais du Latran, la basilique de la sainte croix, l'église Saint Pierre sur le Vatican etc.

Cette façon de diriger l'Eglise est en tout différente de ce qu'a préconisé Yeshoua (Jésus) qui donne ses indications précises pour l'évangélisation :

Matthieu 10 : 9 à 14  Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures; ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton ; car l'ouvrier mérite sa nourriture. Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s'il s'y trouve quelque homme digne de vous recevoir; et demeurez chez lui jusqu'à ce que vous partiez. En entrant dans la maison, saluez-la ; et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle; mais si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne à vous. Lorsqu'on ne vous recevra pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.


Le concile d'Ancyre en 313 et 319.

Maximin étant mort durant l'été de 313, l'église commença a respirer librement en Orient; de nouveaux temples furent bâtis, de nombreux synodes furent célébrés, dit Eusèbe.


Canon 1

Les prêtres qui ont sacrifie (aux idoles)(durant la persécution), mais qui ensuite, se repentant, ont repris le combat, non pas artificiellement (en apparence), mais en vérité, continueront a jouir des honneurs de leur charge ; mais ils ne pourront ni offrir, ni prêcher, ni remplir aucune fonction sacerdotale.

Canon 2

De même, les diacres qui auront sacrifie et seront retournes au combat, conserveront les honneurs de leurs charges, mais ne rempliront plus aucune fonction de leur ministère, n'offriront plus le pain et le vin (au célébrant ou aux communiants), et ne prêcheront plus. Que si quelques évêques, ayant égard à leurs efforts (à leur ardente pénitence) et à leur humiliation, veulent leur accorder davantage ou les humilier davantage, ils y sont autorisés.


Canon 3

Ceux qui se sont enfuis devant la persécution, mais qui ont été arrêtes, trahis peut-être par ceux de leur maison, qui ont souffert avec persévérance la confiscation de leurs biens, les tortures et la prison, déclarant qu'ils étaient chrétiens, mais qui ensuite ont été vaincus, soit que les oppresseurs leur aient mis de force de l'encens dans les mains ou leur aient fait prendre de force des mets offerts aux idoles, et qui malgré cela ont persévéré a déclarer qu'ils étaient chrétiens et ont prouvé leur douleur de tout ce qui leur était arrivé par leur abattement et leur humilité ; ceux-la, n'ayant commis aucune faute, ne doivent pas être privés de la communion de l'Eglise, et s'ils l'ont été par une trop grande sévérité ou par l'ignorance de leur évêque, ils doivent immédiatement être réintégrés.

Cela s'applique aux ecclésiastiques comme aux laïques.

On examina de même si les laïques a qui on avait fait violence (c'est-à-dire qui avaient el ceux-la, n'ayant commis aucune faute, ne doivent pas être privés de la communion de l'Eglise, et s'ils l'ont été par une trop grande sévérité ou par l'ignorance de leur évêque, ils doivent immédiatement être réintégrés. Cela s'applique aux ecclésiastiques comme aux laïques.

On examina de même si les laïques a qui on avait fait violence (c'est-à-dire qui avaient été physiquement contraints de sacrifier) pouvaient être promus dans le clergé. et l'on décréta que n'ayant pas commis de faute (durant ces sacrifices), ils pouvaient être élus, pourvu que leur vie antérieure ne pût pas être incriminée.


Canon 4

Quant à ceux qui ont été contraints de sacrifier, et qui ont en outre mangé des mets consacres aux dieux (c'est-à-dire qui ont été obliges de prendre part au banquet des sacrifices), le concile statue que tous ceux qui étant contraints d'aller au sacrifice, s'y sont rendus gaiement, revêtus de leurs meilleurs habits et sans chagrin aucun (comme s'il n'y avait pas de différence entre ce banquet et d'autres) et qui y auront mangé, resteront un an parmi les audientes (deuxième classe des pénitents), trois ans parmi les substrati (troisième classe de pénitents), prendront pendant deux ans part aux prières (quatrième classe), puis enfin seront admis au complément, c'est-à-dire a la communion.


Canon 5

Toutefois ceux qui s'y sont rendus en habits de deuil (c'est-à-dire au banquet des sacrifices), qui ont été pleins d'abattement pendant le repas, qui ont pleure durant toute la fête, seront trois ans parmi les substrati (3e degré) sans être admis a prendre part a l'offrande ; s'ils n'ont pas mangé (et n'ont fait qu'assister au banquet des sacrifices), ils seront substrati pendant deux ans, et la troisième année ils seront admis au culte sans toutefois prendre part a l'offrande, (au degré des consistentes ) afin de recevoir le complément (la communion) la quatrième année. Le's évêques auront le pouvoir, après avoir éprouve la conduite de chacun, de mitiger les peines ou d'étendre le temps de la pénitence ; mais il faut examiner ce qui s'est passé avant et après la chute et se régler d'après le résultat de ces recherches.


Canon 6

Quant a ceux qui se sont rendus a la seule menace de la confiscation de leurs biens, ou de l'exil, et qui out sacrifie, qui n'ont pas fait pénitence jusqu'a ce jour el ne sont pas revenus, mais qui se repentent a

l'occasion de ce concile, et ont résolu de se convertir, il a été décrété que jusqu'a la grande fête (Paque) ils seront admis au degré des audientes, qu'ils seront après la grande fête substrati pendant trois ans ; puis, qu'ils seront admis au culte mais sans prendre part a l'offrande, pendant deux ans, et qu'alors seulement ils seront admis au complément (a lacommunion), de sorte que tout le temps sera de six ans.


Canon 7

Quant a ceux qui, durant une fête païenne, se sont assis dans le local destiné a cette fête, et ont apporté et mangé leurs mets, ils seront deux ans substrati, puis admis ; quant a l'offrande, chaque évêque en décidera et prendra en considération la vie entière de chacun.


Canon 8

Ceux qui, étant contraints, ont sacrifie deux ou trois fois, demeureront quatre ans substrati ; ils participeront au culte, sans présenter d'offrande, pendant deux ans (en qualité de consistentes au quatrième degré) ; la septième année ils seront admis a la communion.


Canon 9

Ces neuf premiers canons forment une catégorie bien distincte dans la législation d'Ancyre.

Elle a trait exclusivement a ceux qui, par faiblesse ou par présomption, avaient failli a leurs devoirs de chrétiens pendant la persécution.

Ceux qui non seulement ont apostasie, mais sont devenus les ennemis de leurs frères et les ont contraints (a l'apostasie) ou ont été cause de la contrainte exercée sur eux, resteront pendant trois ans parmi les audientes (deuxième degré), puis six ans parmi les substrati ; ils prendront part au culte sans offrande (en qualité de consistentes} pendant un an, et ce ne sera qu'au bout de dix ans qu'ils pourront recevoir la communion eucharistique. On observera aussi leur conduite pendant tout ce temps.


Canon 10

Si des diacres, au moment d'être institués, déclarent qu'il faut qu'ils se marient, et qu'ils ne peuvent vivre dans le célibat, et s'ils se marient en effet, ils pourront continuer leurs fonctions, parce que l'évêque leur a permis de se marier ; mais si au moment de leur élection ils se sont tus, et accepté, en recevant les ordres sacrés, de vivre dans le célibat, et si plus tard ils se marient, ils perdront le diaconat. Ce canon a été insère dans le Corpus juris canonici.

A cette époque l'église romaine est encore dans une position intermédiaire au sujet du célibat des officiants.

Canon 11

Des filles fiancées, enlevées par d'autres, doivent être rendues a leurs fiances, même quand les ravisseurs en ont abuse par violence. Le fiance était du reste libre de reprendre ou de laisser la fiancée qui lui avait été enlevée.


Canon 12

Ceux qui ont sacrifié aux dieux avant leur baptême, et qui ont été baptises ensuite, peuvent être promus aux ordres, puisqu'ils sont purifies (par le baptême) de tous leurs pèches antérieurs.

L'idée existait déjà depuis de nombreuses années mais nous avons ici la première affirmation de l'effet purificateur et donc rédempteur du baptême.

Ce dogme est parfaitement contraire à l'Evangile qui affirme que c'est la foi en le sacrifice salvateur de Jésus-Christ sur la croix qui sauve, puis l'affirmation publique de sa foi, le tout visualisé publiquement par la mort à son ancienne vie dans les eaux du baptême.

Romains 10:10  Car c'est en croyant du coeur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessantde la bouche qu'on parvient au salut

Marc 16:16  Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.

Le bon ordre des choses est donc de croire, puis de confesser sa foi enfin de demander le baptême.


Canon 13

II n'est pas permis aux chorévêques d'ordonner des prêtres et des diacres, et cela n'est pas permis non plus aux prêtres des villes dans d'autres paroisses (diocèses) sans l'autorisation écrite de l'évêque du lieu.

Canon 14

Les prêtres et les clercs, qui s'abstiennent de manger de la viande doivent y toucher (en goûter); mais ils peuvent, s'ils le veulent, s'en abstenir. S'ils la dédaignent et si, ne mangeant pas même des légumes cuits avec des viandes, ils n'obéissent pas a la prescription du présent canon, ils doivent être exclus des rangs du clergé. Le 53e canon apostolique avait déjà promulgué la même loi pour condamner ce faux ascétisme gnostique ou manichéen.

Certes l'ascétisme n'a rien de spirituel au regard de l'Evangile, mais nous voyons ici que l'église romaine veut décider de tout, alors que la parole de Dieu offre la liberté de conscience.

Romains 14:21  Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s'abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

1 Corinthiens 8:13  C'est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

1 Corinthiens 10:25  Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience…

Canon 15

Si les prêtres ont vendu durant la vacance d'un siège épiscopal quelque chose qui appartient a l'Eglise, celle-ci a le droit de le revendiquer, et c'est a l'évêque de décider si (les acheteurs) doivent recevoir le prix donne pour l'acquisition, vu que souvent l'usufruit temporaire de la chose vendue a égale le prix de l'acquisition. Si l'acheteur de biens ecclésiastiques a plus perçu, par le revenu temporaire de ces biens, que le prix de l'acquisition, le concile pense qu'il n'y a pas lieu de lui restituer ce prix, parce qu'il a déjà touche par le revenu une indemnité suffisante, et que, d'après les principes alors en vigueur, un surplus, un intérêt tire de la chose achetée n'était pas permis. En outre, l'acheteur avait eu tort d'acquérir un bien ecclésiastique sede vacante.


Canon 16

Ceux qui ont commis des actes immoraux avec des animaux ou qui en commettent encore, s'ils  n'avaient pas vingt ans quand ils ont commis (ce) péché, devront être quinze ans substrati, être ensuite admis a participer a la prière sans offrande (par conséquent demeurer dans le quatrième degré de la pénitence), et après ce temps ils pourront participer au sacrifice. II faudra aussi examiner la conduite qu'ils tiendront pendant qu'ils seront substrati, et avoir égard a la vie qu'ils mèneront.

Quant a ceux qui auront été sans mesure dans leur péché (c'est-à-dire qui auront longtemps commis ce péché), ils seront soumis a la longue substratio (il ne leur sera rien remis).

Ceux qui avaient plus de vingt ans, qui étaient mariés et qui cependant sont tombes dans ce péché, ne seront admis a participer a la prière qu'après vingt-cinq ans de substratio ; après cinq ans passes dans la communauté de prières, ils pourront prendre part au sacrifice. Si des hommes maries, ages de plus de cinquante ans, tombent dans ce péché, ils ne recevront la communion qu'a la fin de leur vie.

Nous voyons une gradation des pénitences (15 ans substrati)( longue substratio)( 25 ans de substratio) gradation dont on ne trouve aucune trace dans l'Evangile.

 

Canon 17

Ceux qui ont commis des actes de bestialité, et qui, étant lépreux, ont rendu les autres également lépreux… Autres traductions : « Ceux qui, frappes de la lèpre de ce péché, y poussent d'autres personnes et les rendent également lépreuses. »

Ces pécheurs devront prier au plus bas degré des pénitents, les flentes, qui, sans pouvoir entrer dans l'église, restaient sous le portique, en plein air, exposes a toutes les intempéries, et qui devaient prier ceux qui entraient dans l'Eglise d'intervenir pour eux au même niveau que les démoniaques qui étaient aussi sous le portique.


Canon 18

Si des évêques élus, mais non agrées par la paroisse pour laquelle ils ont été nommés, s'introduisent dans d'autres paroisses, y font violence aux (évêques) légitimement institues, et veulent exciter des troubles centre eux, ils doivent être excommunies. Mais si ces évêques veulent demeurer en qualité de simples prêtres la où ils ont été prêtres jusqu'alors, ils ne doivent pas perdre cette dignité.

S'ils soulèvent des partis centre l'évêque du lieu, ils perdront la dignité presbytérale et seront exclus.


Canon 19

Tous ceux qui ont consacré leur virginité a Dieu et qui ont violé leur promesse, doivent être considérés comme des bigames (mot a mot : subir les décrets, les prescriptions concernant les bigames).

Nous défendons également que les vierges vivent comme des soeurs avec des hommes.

Aucun texte de la bible ne demande à des femmes de consacrer leur virginité à Dieu. Au contraire Dieu dit a l'homme et à la femme : « Genèse 1:28  Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez…


Canon 20

La femme qui a commis l'adultère ou celui qui a viole la loi du mariage devra suivre, durant sept ans, les divers degrés (de pénitence), au bout desquels il sera admis à la communion (d'après le can. 4).


Canon 21

Les femmes qui se prostituent, qui tuent leurs enfants ou qui cherchent à les détruire dans leur sein, étaient, par l'ancienne ordonnance, excommuniées jusqu'a la fin de leur vie; nous avons adouci cette mesure et les avons condamnées aux divers degrés de pénitence pendant dix ans.

Le 63e canon d'Elvire avait défendu de donner, même a leur lit de mort, la communion a de telles femmes ; c'est ce canon que le synode d'Ancyre a probablement en vue ici.


Canon 22

Quant aux meurtriers volontaires, ils devront être substrati, et ne pourront recevoir la communion qu'à la fin de leur vie.


Canon 23

Quant au meurtre non prémédité, la première ordonnance accordait au bout de sept ans de pénitence la communion (au coupable) ; la seconde ordonnance ne demande que cinq ans de pénitence.

La première et la seconde ordonnance désignées dans ce canon ne sont pas connues par ailleurs.


Canon 24

Ceux qui prédisent l'avenir, qui suivent les coutumes des païens, qui admettent dans leur maison des gens (des magiciens) pour leur découvrir des remèdes magiques ou pour accomplir des expiations, seront soumis a cinq ans de pénitence, savoir trois années de substratio et deux années de prière sans participer a l'offrande.


Canon 25

Un homme ayant une fiancée s'était malheureusement oublié avec la soeur de celle-ci, l'avait rendue enceinte, puis avait épouse sa fiancée. Sa belle-sœur se pendit. II fut statue que tous les complices ne seront admis (au quatrième degré de pénitence) parmi les sistenles, qu'après avoir fait dix ans de pénitence.

L'église romaine a institué une hiérarchie cléricale inconnue de l'Evangile, et nous voyons dans les canons que nous venons d'étudier une gradation dans la hiérarchie de pénitents.

C'est un ordre religieux, militaire et impérial qui se met en place.


Concile de Néocésarée (314-325).


D'après le titre dont les anciens manuscrits grecs font précéder les canons du concile de Néocésarée en Cappadoce, il fut célébré un peu plus tard que celui d'Ancyre, mais avant celui de Nicée.


Canon 1

Si un prêtre se marie, (après une ordination) il sera exclu des rangs du clergé; s'il commet une fornication ou un adultère, il sera excommunie et soumis à la pénitence.

S'il mène une mauvaise vie et commet un adultère, il sera excommunie, et devra passer par tous les degrés de la pénitence, pour pouvoir rentrer en communion avec l'Eglise. »


Nous avons vu plus haut, dans le canon 10e d'Ancyre, qu'il était permis aux diacres de se marier après leur ordination, quand ils en avaient déjà annonce l'intention au moment ou on leur conférait le diaconat; pour les prêtres, ni le concile d'Ancyre ni celui de Néocésarée n'admettent d'exception.

Ce 1er canon a été insère dans le Corpus jur. Canonici.

Le célibat des ecclésiastiques est définitivement établit dans l'église romaine.

1 Timothée 4 : 1 Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure) dans leur propre conscience,  prescrivant de ne pas se marier, et de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés pour qu'ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité.


Canon 2

Si une femme a épousé deux frères, elle sera excommuniée jusqu'a sa mort; si elle est en danger de mort et si elle promet, en cas de guérison, de rompre cette union illégitime, on pourra, par miséricorde, l'admettre a la pénitence. Si la femme ou le mari meurt dans cette union, la pénitence sera rigoureuse pour la partie survivante.

Le canon prononce une excommunication absolue centre de pareils époux ; celui qui était engage de cette manière ne pouvait obtenir la communion, même à l'article de la mort.


Canon 3

Quant à ceux qui se sont plusieurs fois mariés, on connaît la durée de la pénitence ; une bonne conduite et la foi peuvent abréger ce temps.

On ignore quelles étaient les anciennes dispositions pénitentiaires que le concile a en vue. Plus tard les bigames furent condamnes a un an de pénitence, les trigames de deux a cinq ans.

Matthieu 19 : 9  Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.


Canon 4

Si celui qui brûle d'amour pour une femme se propose de cohabiter avec elle et ne réalise pas sa pensée, il semble que c'est la grâce qui l'a détourné.

Le sens de ce canon est que celui qui a seulement péché en pensée ne doit pas être soumis à une pénitence publique


Canon 5

Si un catéchumène déjà introduit dans l'Eglise et admis dans les rangs des catéchumènes se conduit comme un pécheur, il faut, s'il est genuflectens (signe distinctif du catéchumène qui, après l'homélie, se tenait a genoux pendant que le diacre priait sur eux), qu'il devienne audiens (c'est-à-dire qu'il soit placé parmi les catéchumènes de cette categorie) jusqu'a ce qu'il ne pèche plus ; si étant audiens il pèche encore, il sera tout a fait exclu.


Canon 6

Une femme enceinte peut être illuminée (c'est-à-dire baptisée), des qu'elle le demande : car celle qui enfante n'a sous ce rapport rien de commun avec celui qui est enfanté, vu que chacun doit faire connaître par sa profession de foi la volonté (d'être baptise).

Quelques-uns pensaient qu'en baptisant une femme enceinte le sacrement portait aussi sur le fruit de ses entrailles et lui transmettait la grâce du baptême, de sorte que baptiser ensuite cet enfant, après sa naissance, c'était pour eux tomber dans l'erreur de ceux qui réitéraient le baptême, et ils concluaient de la qu'on ne devait point baptiser une femme enceinte, mais attendre qu'elle fut délivrée.


Canon 7

Le prêtre ne doit pas assister au repas de noces de ceux qui se marient pour la seconde fois. Car si ce bigame demande (ensuite) à faire pénitence, que dira le prêtre qui a approuvé le mariage en assistant au festin ?

Canon 8

Si la femme d'un laïque a violée la fidélité conjugale et si sa culpabilité est publiquement démontrée, son mari (innocent) ne peut être admis au service de l'Eglise ; si elle a violé la loi du mariage après l'ordination du mari, celui-ci doit l'abandonner. Si, malgré cela, il continue à vivre avec elle, il ne peut conserver les fonctions sacrées qu'on lui a confiées.


Canon 9

Un prêtre qui a commis un péché charnel avant d'avoir été ordonné, et qui avoue spontanément avoir péché avant son ordination, ne doit pas offrir la messe ; mais il doit continuer ses autres fonctions, s'il a d'ailleurs du zèle ; car les autres péchés (sauf l'impureté), suivant l'opinion de beaucoup, sont éteints par l'ordination sacerdotale.


Canon 10

De même le diacre, qui a commis le même péché, ne doit plus remplir que les fonctions d'un ministre inférieur.


Canon 11

Nul ne sera ordonne prêtre avant trente ans ; serait-il tout a fait digne, il devra attendre. Car Notre Seigneur Jésus-Christ fut baptise et commença a enseigner a l'age de trente ans.

On sait que dans l'Eglise primitive, être illumine, voulait dire être baptise.

On trouve ce canon dans le Corp. jur. can. 5.


Canon 12


Celui qui a été baptise étant malade ne peut être ordonne prêtre ; car ce n'est pas par une résolution spontanée, mais par nécessité (par crainte de la mort), qu'il a fait profession de foi ; (on pourrait cependant l'ordonner) s'il avait manifesté dans la suite un grand zèle, une foi vive, ou si on manquait de sujets (capables).


Canon 13


Les prêtres de la campagne ne peuvent offrir la Messe dans l'église de la ville, quand l'évêque ou les prêtres de la ville sont présents ; ils ne peuvent pas non plus présenter (distribuer) le calice et le pain. Si l'évêque et ses prêtres sont absents, et que le prêtre de la campagne soit invite à célébrer, il peut distribuer (la sainte communion).

Les anciens traducteurs latins des canons, Denys le Petit et Isidore, ont lu « s'ils sont appelés, alors seulement ils peuvent distribuer la sainte communion. Ce canon se trouve dans le Corp. jur. canonici.


Canon 14


Les chorévêques représentent les soixante-dix (disciples du Christ) : comme coopérateurs, et a cause de leurs soins pour les pauvres, ils peuvent, a raison de leur caractère, offrir la communion.

Voyez sur les chorévèques le canon 13e d'Ancyre, et plus has nos remarques sur le 57e canon de Laodicée. Beaucoup de manuscrits et d'éditions réunissent les canons 14 et 13.


Canon 15

Dans une ville, même très grande, il ne doit y avoir régulièrement que sept diacres. Vous en aurez la preuve par les Actes des Apôtres. Ce canon a été insère dans le Corp. jur. canonici.



LE PREMIER CONCILE OECUMENIQUE DE NICEE EN 325


Les documents existants

Il ne nous reste plus que trois pièces : le Symbole, les vingt canons et le décret synodal.


 La convocation par l'empereur.

Les lettres d'invitation au concile de Nicée, adressées par l'empereur Constantin le Grand aux évêques, n'existent malheureusement plus, nous devons nous contenter de ce qu'Eusèbe dit a ce sujet : « L'empereur pria par des lettres très respectueuses, Ies évêques de toutes les contrées de se rendre promptement a Nicée. »

II n'est pas possible de déterminer si l'empereur Constantin, en convoquant les évêques, agit uniquement en son nom ou de concert avec le pape


Nombre des membres du concile.

D'après Eusèbe il y eut au concile de Nicée plus de deux cent cinquante évêques, et la foule des prêtres, des diacres et des acolytes qui les accompagnaient était presque innombrable.


Date du concile.

Tous les anciens s'accordent a dire que le concile eut lieu sous le consulat d'Anicius Paulinus et Ceionius Julianus, 636 ans après Alexandre le Grand, par conséquent en 325 après Jésus-Christ. Probablement le 20 mai au 19 juin et les sessions se terminèrent le 25 août.


La question sur la doctrine d'Arius

Athanase nous donne quelques détails sur l'intervention d'un tiers parti connu sous le nom d'eusebien.

II se composait, au temps du concile, d'environ douze a quinze évêques dont le chef était Eusèbe de Nicomédie, qui leur donna son nom. Théodoret dit a leur sujet : « Ils cherchaient a cacher leur impiété et favorisaient secrètement les blasphèmes d'Arius. » Eusèbe de Césarée, qui a écrit l'histoire de l'Eglise, se rangea souvent de leur cote, quoiqu'il s'éloignât plus de l'arianisme que les eusebiens et qu'il se rapprochât davantage de la doctrine orthodoxe.

Les « Pères » se montrant disposes a accepter l'expression : Le Logos est de Dieu (et non pas issu du néant, comme le prétendaient les ariens), les eusébiens se consultèrent : « Nous voulons, dirent-ils, accepter cette formule : car tout est de Dieu, nous et toutes les créatures, comme le dit I'apôtre saint Paul. » Lorsque les évêques s'aperçurent de cette fausseté et de cette ambiguïté, ils précisèrent les mots « de Dieu » et ajoutèrent dans leur symbole : « Le Fils est de la substance de Dieu ».Les évêques voulant préciser davantage, ajoutèrent : « Le Logos est la vertu de Dieu, l'éternelle image du Père, parfaitement semblable au Père, immuable et vrai Dieu »


Le symbole d'Eusèbe de Césarée.

Eusèbe de Césarée remit au concile un projet d'un symbole rédigé par lui, qui fut lu en présence de l'empereur et propose a l'adoption de l'assemblee.

Ce symbole était ainsi conçu : « Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur des choses visibles et invisibles, et au Seigneur Jésus-Christ, car il est le Logos de Dieu, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vie de la vie, son Fils unique, le premier-né de toutes les créatures, engendré du Père avant tous les temps, par qui tout a été crée, qui s'est incarne pour nous racheter, qui a vécu et souffert parmi les hommes, est ressuscite le troisième jour, est retourne vers le Père et reviendra un jour dans sa gloire pour juger les vivants et les morts. Nous croyons aussi au Saint-Esprit.

Nous croyons que chacun de ces trois est et subsiste : le Père vraiment comme Père, le Fils vraiment comme Fils, le Saint-Esprit vraiment comme Saint-Esprit, ainsi que l'a dit Notre Seigneur, lorsqu'il envoya ses disciples prêcher : « Allez et enseignez toutes les nations, et baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

Le symbole de Nicée.

« Nous croyons en un seul Dieu, Père Tout-puissant, créateur des choses visibles et invisibles  ; et en un Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, seul engendre du Père, c'est-à-dire de la substance du Père, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendre, non crée, de la même substance que le Père, par qui tout a été crée dans le ciel et sur la terre ; qui est descendu du ciel pour nous et pour notre salut, s'est incarne, s'est fait homme, a souffert, est ressuscité le troisième jour,est monté aux cieux, et il viendra juger les vivants et les morts.

Et au Saint-Esprit. Ceux qui disent: II y a eu un temps ou il n'était pas, et il n'était pas avant d'avoir été engendré, il est né du néant (il a été crée), ou qui soutiennent qu'il est d'une autre hypostase, ou d'une autre substance (que le Père), ou que le Fils de Dieu est crée, qu'il n'est pas immuable, soumis au changement, l'Eglise catholique les anathématise.

Tous les évêques, cinq d'entre eux exceptés, se déclarèrent incontinents prêts à souscrire ce symbole, dans la conviction que cette formule renfermait l'antique foi de l'Eglise apostolique. Cette conviction fut si générale que l'évêque novation Acesius, quoique sépare de l'Eglise pour des motifs de discipline, rendit témoignage a la vérité dogmatique et adopta le symbole sans condition, en disant: «Sire, le concile n'a rien introduit de nouveau dans cet acte, on a cru de cette manière depuis les temps apostoliques »

Les cinq évêques qui refusèrent de signer, étaient: Eusèbe de Nicomédie, Théognis de Nicée, Maris de Chalcédoine, Théonas de Marmarique et Second de Ptolémaïs.


Mesures prises par l'empereur contre les ariens.

Lorsqu'on mit sous les yeux de l'empereur la formule du synode, il la regarda comme inspirée de Dieu, comme révélée par l'Esprit Saint parlant par ses saints, et menaça d'exiler quiconque ne la signerait pas.

L'effet de ses menaces fut immédiat. L'empereur les réalisa sans retard, et exila en Illyrie Arius, les deux évêques Second et Théonas, qui avaient refuse de souscrire, et les prêtres qui leur étaient attaches. II ordonna en même temps de livrer au feu les livres d'Arius et de ses amis, et menaça de la peine de mort ceux qui les cacheraient.

La règle de l'église romaine et de l'Empire devenait la suivante ; se soumettre ou se démettre.


Solution de la question pascale.

Le second objet de la réunion du concile de Nicée était la solution des difficultés qui avaient existe jusqu'alors sur la célébration de la fête de Paque.

Une partie de la chrétienté (les quartodécimans), en particulier en Asie Mineure, célébrait la Paque

le même jour que les Juifs, le 14 nisan quel que fut le jour de la semaine, tandis que le plus grand nombre, en particulier en Occident, en Egypte et en Grèce, célébrait cette fête le dimanche qui suivait le 14 nisan, et prolongeait le jeûne jusqu'a ce jour.

Une question astronomique vint ajouter une difficulté nouvelle et compliquer le débat.

Quel jour précis tombe dans l'année le 14 nisan ? Ou comment concilier cette date lunaire du 14 nisan avec l'année solaire ?

Les quartodécimans célébraient toujours la Paque le 14 de nisan quel que fut le jour de la semaine, tandis que les autres chrétiens la célébraient le dimanche suivant.

Mais alors cette question se présenta : Quel jour précis tombe dans l'année le 14 nisan ? Ou comment concilier cette date lunaire du 14 nisan avec l'année solaire puisque l'empire utilisait le calendrier julien ? L'année ecclésiastique des Juifs, dont le premier mois se nomme nisan, commence au printemps. Au commencement du printemps, et en particulier vers l'équinoxe, l'orge est mûre en Palestine : c'est pourquoi le mois de nisan se nomme aussi le mois des gerbes, et la grande fête du mois de nisan, la Pâque, est en même temps la fête de la moisson, dans laquelle la première gerbe d'orge est offerte a Dieu en prémices. Le 14 nisan arrive donc a peu près avec la pleine lune qui suit l'équinoxe du printemps, et l'année lunaire étant plus courte que l'année solaire, les Juifs comblaient ce déficit par un mois intercalaire, de sorte que le 14 nisan tombait toujours a une même époque qui d'ailleurs était fixée approximativement par la maturité de l'orge.

Plusieurs Pères de l'Eglise s'appuyaient sur ce fait que la Pâque avait été célébrée par les anciens Hébreux et par les contemporains du Christ toujours après l'équinoxe alors qu'elle devait l'être après le commencement du printemps, pour ordonner la célébration de la fête a cette même époque.

Ils faisaient remarquer que les Juifs avaient toujours déterminé le 14 de cette manière jusqu'a la chute de Jérusalem. La pratique défectueuse de ne pas fixer le 14 d'après l'équinoxe ne s'était introduite chez eux qu'après cet événement.

On voit clairement ce qui résultait de cette ordonnance. Celui qui l'observait ne pouvait plus désormais régler sa Pâque d'après le 14 nisan des Juifs qu'autant que ce jour tombait après l'équinoxe.

Si le 14 arrivait chez les Juifs avant l'équinoxe, les chrétiens devaient dire : Les Juifs célèbrent cette fois le 14 nisan a une fausse date, un mois trop tôt ; ce n'est pas la pleine lune avant, mais la pleine lune après l'équinoxe qui est la vraie pleine lune de nisan. (le 14 nisan était toujours nécessairement pleine lune, puisque chaque mois des Juifs commençait avec la nouvelle lune.)

Dans ce cas, les chrétiens célébraient leur Paque un mois plus tard que les Juifs et la fixaient d'après la première pleine lune après l'équinoxe du printemps.

De la il résultait:

1° Si un Quartodeciman se réglait d'après l'équinoxe, il célébrait toujours sa Paque exactement le jour de la pleine lune après 1'equinoxe du printemps, sans s'inquiéter du jour de la semaine et de la coïncidence avec le 14 nisan des Juifs ;

2° Si un occidental se réglait d'après l'équinoxe, il célébrait toujours sa Paque le dimanche après la première pleine lune qui suivait l'équinoxe du printemps ; si la pleine lune tombait un dimanche, il

célébrait sa Paque non ce dimanche-la, mais seulement le dimanche suivant, et cela parce que le jour de la résurrection, par conséquent sa Paque, devait avoir lieu non le jour même du 14 (jour de la mort

du Christ), mais après le 14.

Le 8e canon dit « apostolique » n'ordonnait que d'une manière tout à fait générale de célébrer la Paque après l'équinoxe du printemps. En abandonnant la manière de compter des Juifs.

La théologie du remplacement d'Israël par l'église romaine est en œuvre !


Les chrétiens eurent naturellement beaucoup plus de peine à déterminer l'époque de leur Pâque.

II fallut faire des calculs spéciaux pour connaître ; l'époque de la Pâque, et le plus ancien comput connu sur ce point est celui d'Hippolyte qui pose les principes suivants :

1. Le jeune ne doit cesser que le dimanche.

2. Le dimanche est le jour principal pendant lequel doit se faire la communion de la fête, et c'est le vendredi que doit se célébrer la fête de la mort du Christ. Aucune trace biblique !

3. Hippolyte plaçant toujours le 14 nisan après le 18 mars, il est hors de doute qu'il prit le 18 mars pour le temps de l'équinoxe, et que cette époque fut pour lui la base de son calcul pascal.

4. Si le 14 tombait un vendredi, il célébrait ce jour-la le vendredi saint; si le 14 tombait un samedi, il ne célébrait pas la Pâque le lendemain, mais il la retardait de huit jours (c'est ce qui arriva l'année 222). De même si le 14 tombait un dimanche, ce n'était pas ce dimanche, mais le suivant, qui était pour lui le dimanche de Paque (par exemple en 227).

Tel était l'état de la question au commencement du 4e siècle, elle fait voir que les différences dans le temps de la célébration de la Pâque étaient à ce moment plus grandes qu'elles ne l'avaient jamais été.

Non seulement quelques Eglises asiatiques conservaient, au moins en partie, le calcul judaïque alors en usage, de sorte que leur Pâque pouvait tomber avant l'equinoxe; mais quelques Occidentaux, ne consultant pas les derniers calculs astronomiques, célébraient la Pâque avant l'équinoxe.

Pourquoi ne pas faire simple en demandant à un Rabbin juif d'apprendre aux chrétiens a calculer la date de Pâque de la bonne façon ?

Ces graves et nombreuses divergences, très regrettables, faisaient naître d'incessantes disputes et des troubles fréquents dans les contrées ou ces divers modes existaient simultanément. Elles rendaient les chrétiens l'objet des plus amères moqueries de la part des païens.

Aussi le concile d'Arles répondait-il parfaitement aux besoins du temps en essayant, en 314, d'établir un accord général sur cette question. Ce concile prescrivit dans son 1er canon que l'on célébrât désormais la Paque uno die et uno tempore per omnem orbem, et que, selon la coutume, le pape envoyât partout des lettres a ce sujet.

Mais les prescriptions d'Arles ne furent pas acceptées partout, et ne purent établir l'uniformité dans l'Eglise. La décision d'un concile œcuménique devint nécessaire, c'est pourquoi le premier concile œcuménique de Nicée s'occupa de cette affaire.

Dans le premier document, le concile de Nicée parle ainsi a l'Eglise d'Alexandrie : « Nous vous donnons la bonne nouvelle de l'unité qui a été rétablie quant a la Pâque. En effet, à votre prière, nous avons heureusement élucidé cette question. Tous les frères de l'Orient, qui autrefois célébraient la Pâque avec les Juifs, la célébreront désormais en même temps que les Romains, avec nous et avec tous ceux qui de tout temps l'ont célébrée en même temps que nous. »

L'ordre romain règne désormais sur la chrétienté.


L'empereur Constantin de son cote annonce à tous ceux qui n'ont pas assiste au concile ce qui suit : « On déclara qu'il était particulièrement indigne de suivre pour cette fête, la plus sainte de toutes, l'habitude (le calcul) des Juifs, qui ont souillé leurs mains du plus effroyable des forfaits et dont l'âme est aveuglée.

En rejetant leur coutume, nous pouvons transmettre a nos descendants le mode légitime de célébration de la Pâque, que nous avons observe depuis le premier jour de la passion du Christ jusqu'a présent. Nous ne devons par conséquent avoir rien de commun avec le peuple des Juifs.

Le Sauveur nous a montre une autre voie; notre culte suit un autre cours plus légitime et plus convenable, et par conséquent, en adoptant unanimement ce mode, nous voulons, très chers frères, nous soustraire a la détestable compagnie des Juifs.

Les racines de l'Eglise sont désormais définitivement coupées !

II est véritablement honteux pour nous de les entendre se vanter que, sans eux, nous ne pourrions pas célébrer cette fête. Comment pourraient-ils être dans le vrai, eux qui, après la mort du Seigneur, ne se sont plus laisse conduire par la raison, mais bien par une passion insensée ?

Ils ne possèdent pas la vérité dans cette question de la Pâque; dans leur aveuglement et leur répugnance pour toute amélioration, ils célèbrent souvent deux Pâques dans la même année.

Nous ne saurions imiter ceux qui sont ouvertement dans l'erreur. Comment donc irions-nous suivre ces Juifs, que l'erreur aveugle incontestablement ? Célébrer deux fois la Pâque en une année est tout a fait inadmissible. Mais quand même il n'en serait pas ainsi, ce serait encore pour vous un devoir de ne pas souiller votre âme en restant en communion avec d'aussi méchantes gens. En outre, songez que dans une affaire aussi importante, et à l'occasion d'une solennité si fameuse, il ne faut aucune division.

Le Sauveur ne nous a laisse qu'un jour de fête de notre rédemption, c'est-à-dire de sa sainte passion, et il n'a voulu qu'une seule Eglise catholique. Aucun verset de l'Evangile ni parole de Jésus ne va en ce sens !

Songez combien il est inconvenant que le même jour les uns observent le jeune, tandis que les autres s'assoient a un banquet, et qu'après les jours de Pâque les uns soient dans la joie des fêtes lorsque les autres sont encore dans un jeune rigoureux. C'est pourquoi la divine Providence veut que cette manière de faire soit rectifiée et qu'elle soit règle d'après un mode uniforme; tous, je l'espère, seront d'accord sur ce point. Comme d'une part c'est pour nous un devoir de n'avoir rien de commun avec les meurtriers du Christ, et comme, d'autre part, cette coutume, déjà suivie par les Eglises de l'Ouest, du Sud, du Nord et par quelques-unes de l'Est, est la plus acceptable, il a paru bon a tous que vous l'acceptiez avec joie, puisqu'elle est suivie a Rome, en Afrique, dans toute l'Italie, l'Egypte, l'Espagne, les Gaules, la Bretagne, la Lybie, toute l'Achaïe, dans les diocèses d'Asie, du Pont et de Cilicie.

Vous devez considérer non seulement que le nombre des Eglises de ces provinces forme la majorité, mais encore qu'il est juste de demander ce que la raison approuve, et que nous ne devons avoir rien de commun avec les Juifs.

En résume, le jugement unanime a décidé que la très sainte fête de Pâques serait célébrée partout le même jour, et il ne convient pas que la sainteté de cette solennité soit ternie par nos divisions. Puisqu'il en est ainsi, acceptez avec joie la grâce divine et ce commandement véritablement divin, car tout ce qui arrive dans les assemblées des évêques doit être regardé comme provenant de la volonté de Dieu. Faites connaître a vos frères ce qui a été décrété, fêtez ce très saint jour conformément au mode indique. Nous pourrons ainsi célébrer ce saint jour de Pâque en même temps, s'il m'est donne, comme je le désire, de me réunir a vous. Nous pourrons nous réjouir tous ensemble en voyant que la puissance divine s'est servie de nous pour détruire la méchanceté du démon, et en voyant fleurir au milieu de nous la foi, la paix et l'union. Pour vous, frères très chers, que Dieu vous garde. »


II résulte de cette seconde décision une règle très importante qui n'a pas été formellement décrétée par le concile mais qui est conforme aux usages antérieurs et fut plus tard explicitement prescrite :

Si le 14 tombait un dimanche, on ne devait pas célébrer la Pâque ce dimanche, mais bien huit jours après. Et cela pour deux motifs :

1) parce que le 14 indique seulement le jour de la mort du Seigneur, et que la fête de la Résurrection doit suivre ce jour, et non pas coïncider avec lui ;

2) Parce que, dans les années où le 14 tombe un dimanche, les Chrétiens eussent célébré leur Paque en même temps que les Juifs, ce que le concile voulait éviter.


La troisième décision prise à Nicée tendait a défendre aux chrétiens de célébrer deux fois la Pâque dans une même année (ce que faisaient les Juifs et les Protopaschites), c'est-à-dire que l'on devait tenir compte de l'équinoxe dans tous les calculs sur la Paque.


Même après les calculs de Victorius, il restait encore de notables différences dans la manière de fixer la célébration de la Pâque, et ce fut Denys le Petit qui, le premier, les fit complètement cesser, en donnant aux Latins une table pascale ayant pour base le cycle de dix-neuf ans. Ce cycle correspondait parfaitement au cycle d'Alexandrie et établissait ainsi cette harmonie que l'on avait en vain longtemps cherchée.


Les 20 canons de Nicée


Canon 1

Le canon 1 interdit l'ordination des eunuques volontaires.

Si quelqu'un a été mutilé par les médecins durant une maladie, ou bien par les barbares, qu'il reste dans le clergé ; mais si quelqu'un étant en bonne santé s'est mutile lui-même, qu'on l'exclue du clergé dont il fait partie et a l'avenir on ne devra pas ordonner celui qui aura agi ainsi.

Comme il est évident que ce qui vient d'être dit ne regarde que ceux qui ont agi ainsi avec intention et qui ont eux-mêmes voulu se mutiler, ceux qui l'auront été ou par les barbares ou par leur maître pourront, conformément an canon, rester dans la cléricature s'ils en sont dignes par ailleurs

En Rome antique, les adorateurs de la déesse phrygienne Cybèle se castraient volontairement.


Canon 2

Le canon 2 interdit l'admission des néophytes à la cléricature.

Le texte de ce canon montre qu'il avait été auparavant défendu de baptiser et d'élever a l'épiscopat ou a la prêtrise celui qui n'était catéchumène que depuis peu de temps; cette défense est en effet contenue dans le 80e (79e) canon apostolique, qui d'après cela serait plus ancien que le concile de Nicee.


Canon 3

Le canon 3 interdit aux clercs d'avoir une femme dans sa demeure, à l'exception de sa mère, de sa sœur, de sa tante ou de quelque personne au-dessus de tout soupçon.

Le grand concile a défendu absolument aux évêques, aux prêtres, aux diacres, en un mot à tous les membres du clergé, d'avoir (avec eux) une soeur agapète, a moins que ce ne fut une mère, une soeur, une tante, ou enfin les seules personnes qui échappent a tout soupçon.


Canon 4

Le canon 4 concerne l'ordination des évêques. Il prévoit que les évêques doivent être ordonnés par leurs collègues de la province et exige, si tous ne peuvent être présents

L'évêque doit être choisi par tous ceux (les évêques) de l'éparchie (province) ; si une nécessite urgente, ou la longueur du chemin s'y oppose trois (évêques) au moins doivent se réunir et procéder a la  cheirotonia (citoyenneté) (sacre), munis de la permission écrite des absents. La confirmation de ce qui s'est fait revient de droit dans chaque éparchie, au métropolitain.

Le 4e canon du concile de Nicée avait un précèdent dans le 1er canon apostolique et dans le 20e canon du concile d'Arles tenu en 314.


Canon 5

Le canon 5 traite de l'excommunication et institue les synodes d'évêques tous les deux ans. 

Pour ce qui est des excommunies clercs ou laïques, la sentence portée par les évêques de chaque province doit avoir force de loi, conformément a la règle prescrivant que : Celui qui a été excommunie par l'un ne doit pas être admis par les autres.


Canon 6

Le canon 6 reconnaît la prééminence du siège d'Alexandrie sur toutes les églises d'Egypte de Libye et de la Pentapole.

Que l'ancienne coutume en usage en Egypte, dans la Libye et la Pentapole soit maintenue c'est-à-dire que l'évêque d'Alexandrie conserve juridiction sur toutes (ces provinces), car il y a le même rapport que pour l'évêque de Rome. On doit de même conserver aux Eglises d'Antioche et des autres éparchies (provinces) leurs anciens droits.


Canon 7

Le canon 7 est relatif au siège d'Ælia ou Jérusalem. Il reconnaît à l'évêque d'Ælia une primauté relative consistant en une préséance d'honneur sur les autres évêques de Syrie-Palestine, sans préjudice de l'autorité du métropolitain qui était l'évêque de Césarée.

Comme la coutume et l'ancienne tradition portent que l'évêque d'Aélia doit être honore, qu'il obtienne la préséance d'honneur sans préjudice cependant de la dignité qui revient a la métropole.


Canon 8

Au sujet de ceux qui s'appellent eux-mêmes les cathares (les purs) le grand concile décide que s'ils veulent entrer dans l'Eglise catholique et apostolique, on doit leur imposer les mains, et ils resteront ensuite dans le clergé ; mais avant tout ils promettront par écrit de se conformer aux enseignements de l'Eglise catholique et apostolique et d'en faire la règle de leur conduite, c'est-à-dire qu'ils devront communiquer avec ceux qui se sont maries en deuxièmes noces et avec ceux qui ont faibli dans la persécution, mais qui font pénitence de leurs fautes. Ils seront donc tenus à suivre en tout l'enseignement de l'Eglise catholique. Par conséquent, lorsque, dans des villages ou dans des villes, il ne se trouve que des clercs de leur parti, ils doivent rester dans le clergé et dans leur charge; mais si un prêtre ou un évêque catholique se trouvait parmi eux, il est évident que I'évêque de l'Eglise catholique doit conserver la dignité épiscopale, tandis que celui qui a été décoré du titre d'évêque par les cathares n'aura droit qu'aux honneurs réservés aux prêtres, a moins que l'évêque ne trouve bon de le laisser jouir de l'honneur du titre (épiscopal). S'il ne le veut pas, qu'il lui donne une place de chorévèque ou de prêtre, afin qu'il paraisse faire réellement partie du clergé et qu'il n'y ait pas deux évêques dans une ville.

Les cathares dont il est ici question ne sont que des novations qui, par un esprit de rigorisme, voulaient exclure a perpétuité de l'Eglise ceux qui avaient faibli durant la persécution.


Canon 9

Les canons 9 et 10 privent du sacerdoce ceux qui se sont rendus coupables de quelque crime avant leur ordination ou qui ont apostasié au temps de la persécution.

Si quelques-uns ont été, sans enquête, élevés a la prêtrise, ou si, au cours de l'enquête, ils ont avoue leurs crimes, l'imposition des mains faite contrairement a ce que le canon ordonne, sera déclarée invalide, car l'Eglise catholique veut des hommes d'une réputation intacte.


Canon 10

Le 10e canon diffère du 9e en ce qu'il s'occupe uniquement des lapsi et de leur élévation, non seulement à la prêtrise, mais encore a toute autre dignité cléricale. On ne détermine pas la punition de I'évêque qui fait sciemment une pareille ordination, mais il est incontestable que les lapsi ne pouvaient en aucune manière être admis aux ordres, même après avoir accompli leur pénitence.


Canon 11

Quant a ceux qui ont faibli pendant la tyrannie de Licinius sans y être pousses par la nécessite ou par la confiscation de leurs biens, ou par un danger quelconque, le concile décide qu'on les traitera avec ménagement quoique, a la vérité, ils ne s'en soient pas montres dignes.

Ceux d'entre eux qui sont véritablement repentants et qui, sont déjà baptises, doivent faire pénitence pendant trois ans avec les audientes et sept ans avec les substrati; ils pourront pendant les deux années suivantes assister avec le peuple au saint sacrifice, mais sans prendre part a l'offrande.

La persécution de Licinius n'avait pris fin que quelques années avant la célébration du concile de Nicée.


Canon 12

Ceux qui, appelés parla grâce ont d'abord proclame leur foi abandonnant le ceinturon, mais qui ensuite, semblables a des chiens retournant a leurs vomissements, vont jusqu'a donner de l'argent et des présents pour être réintégrés dans le service public, ceux-la devront rester trois ans parmi les audientes et dix ans parmi les substrati. Mais, pour ces pénitents, il faut avoir soin d'étudier leurs sentiments et leur genre de contrition.

Dans sa dernière prise d'armes, Licinius s'était pose en champion du paganisme Aussi pouvait-on regarder comme lapsus tout chrétien qui avait, dans cette guerre, soutenu la cause de Licinius et du paganisme ; a plus forte raison pouvait-on traiter de lapsi les chrétiens qui, après avoir abandonné le service militaire, (c'est-à-dire le ceinturon du soldat), revenant plus tard sur leur résolution, avaient donné de l'argent et des présents pour être réintégrés.

Le concile punit de trois ans dans le second degré de pénitence et de dix ans dans le troisième degré les fidèles qui avaient soutenu Licinius dans sa lutte centre le christianisme.


Canon 13

Ce canon 13e règle une question d'autant plus intéressante qu'elle visait indirectement le cas de Novatien, dont le concile trouvait en face de lui les partisans.

On doit continuer à observer à l'égard des mourants l'ancienne règle de l'Eglise qui défend de priver du dernier et du nécessaire viatique celui qui est près de la mort. S'il ne meurt pas après qu'on l'a pardonné et qu'on l'a admis à la communion, il doit être placé parmi ceux qui ne participent qu'a la prière. De même l'évêque doit donner l'Eucharistie après I'enquête nécessaire a celui qui, au lit de mort, demande a la recevoir.   Ce 13e canon a été inséré dans le Corpus juris canonici.


Canon 14

Le saint et grand concile ordonne que les catéchumènes qui ont faibli soient seulement audientes pendant trois ans ; ils pourront ensuite prier avec les autres catéchumènes.


Canon 15

Les canons 15 et 16 interdisent aux clercs de passer d'un diocèse à l'autre ou d'une Église à l'autre.

Les troubles nombreux et les divisions ont fait trouver bon d'abolir la coutume qui, contrairement au canon, s'est établie dans certains pays, c'est-à-dire de défendre aux évêques, aux prêtres on aux diacres de passer d'une ville dans une autre.

Si quelqu'un osait agir contre la présente ordonnance et suivre l'ancienne continue, la translation sera frappée de nullité et il devra revenir dans l'Eglise pour laquelle il avait été ordonne évêque ou prêtre.


Canon 16

Les prêtres, les diacres, ou en général les clercs qui, par légèreté et n'ayant plus sous les yeux la crainte de Dieu, abandonnent, au mépris des lois ecclésiastiques, leur Eglise, ne doivent, en aucune façon, être reçus dans une autre ; on doit les forcer de toutes manières a revenir dans leur diocèse, et s'ils s'y refuserait, on doit les excommunier.

Si quelqu'un ose, pour ainsi dire, voler un sujet qui appartient a un autre (évêque), et s'il ose ordonner ce clerc pour sa propre Eglise sans la permission de l'évêque auquel appartient ce clerc, l'ordination sera nulle.


Canon 17

Le commerce de l'argent étant considéré par l'église romaine comme impur, ce canon offrit sur un plat d'argent ce commerce aux juifs qui n'en avaient pas tant demandé.

Le canon 17 dépose les clercs coupables d'usure.

Comme plusieurs clercs, remplis d'avarice et de l'esprit d'usure et oubliant la parole sacrée : « II n'a pas donne son argent a intérêt » exigent en véritables usuriers un taux d'intérêt p. % par mois, le saint et grand concile décide que si quelqu'un, après la publication de cette ordonnance, prend des intérêts pour n'importe quel motif, ou fait ce métier d'usurier de n'importe quelle autre manière, ou s'il réclame la moitie et plus ou s'il se livre a quelque autre manière de gain scandaleux, celui-la doit être chasse du clergé et son nom rave de l'album.

L'interet légal et le plus doux était de 12 %, mais quelquefois il montait jusqu'a 24 %, binae centesimae, et même 48 %, quaternae centesimae. Horace par le même d'un certain Fufidius qui exigeait 60 %, et ce qui est remarquable, c'est qu'il parle de ce Fufidius a propos des pharmaciens.

Les anciens chrétiens n'ont guère connu que ce prêt a intérêt ; aussi s'en sont-ils abstenus comme d'une chose défendue, du moins aussi longtemps que régna parmi eux cet amour fraternel qui avait fait établir la communauté des biens.


Canon 18

Les diacres doivent se tenir dans les limites de leurs attributions, se souvenir qu'ils sont les serviteurs des évêques, et ne viennent qu'après les prêtres. Ils ne doivent recevoir la communion qu'après les prêtres, ainsi que l'ordre l'exige, que ce soit un évêque ou un prêtre qui la leur distribue.

Les diacres ne doivent pas non plus s'asseoir entre les prêtres, cela est contre la règle et contre l'ordre. Si quelqu'un refuse d'obéir aux présentes prescriptions, il sera suspendu du diaconat.

Ce canon se trouve dans le Corpus juris canonici.


Canon 19


A l'égard des paulianistes qui veulent revenir a l'Eglise catholique, il faut observer l'ordonnance portant qu'ils doivent être rebaptises. Si quelques-uns d'entre eux étaient auparavant membres du clergé, ils seront ordonnes par I'évêque de l'Eglise catholique après qu'ils auront été baptises, a la condition qu'ils aient une réputation intacte et qu'ils n'aient pas subi de condamnation.

Les paulianistes étaient les partisans de Paul de Samosate, l'antitrinitaire qui, en 260, avait été nommé évêque d'Antioche et qui avait été déposé par un grand concile en 269.


Canon 20


Le canon 20 interdit la génuflexion pour prier le dimanche et pendant la Pentecôte.

Comme quelques-uns plient le genou le dimanche et aux jours de la Pentecôte, le saint concile a décidé que, pour observer une règle uniforme, tous devraient adresser leurs prières a Dieu en restant debout.

Tertullien dit que les chrétiens regardaient comme étant contre la discipline de prier a genoux le dimanche. Cette liberté (de rester debout), ajoute-t-il, nous est accordée depuis la Pâque jusqu'à la Pentecôte. Il faut entendre tout le temps qu'il y a entre la Pâque et cette fête de Pentecôte.

Au lieu de prier a genoux, comme les autres jours, les Chrétiens priaient debout les dimanches et pendant le temps pascal. Cette conduite symbolisait la résurrection du Christ, et par conséquent leur libération par le Christ ressuscite. Toutes les Eglises n'adoptèrent cependant pas cette pratique, car nous voyons dans les Actes des Apotres (20 : 36, et 21 : 5) que saint Paul pria Dieu a genoux pendant le temps qui sépare la Pâque de la Pentecôte.


Nous terminerons ici cette première partie des conciles de l'église romaine en soulignant l'extraordinaire hégémonie spirituelle qu'a exercé cette église sur le monde chrétien, arraché à ses racines, mis en ordre séré et soumis à l'autorités Impériales et ecclésiastiques auto proclamé chefs de l'Eglise.

Que disait Paul dans sa lettre aux Galates 5:1  C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.


L'équipe de Cantique de l'olivier franc