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Cantique de l'Olivier Franc
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Cantique de l'Olivier Franc

.Histoire, Présent et Avenir du  Peuple de Dieu.

  

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Théologie du remplacement

(Une erreur lourde de conséquences)


Depuis le commencement de son histoire, un "cancer" s'est propagé insidieusement dans l'Église lui laissant croire qu'elle avait remplacé Israël dans le coeur et les pensées de Dieu.

Il s'agit de la pernicieuse théologie du remplacement, qui prend son origine dans l'héritage gréco-romain.

Ses partisans croient que les Juifs ne sont plus le peuple élu de Dieu et que Dieu n'a pas de plans particuliers pour l'avenir de la nation d'Israël, et que les nombreuses promesses faites à Israël dans la Bible trouvent leur accomplissement dans l'Église chrétienne. Cette hérésie a pour effet l'impossibilité de trouver une cohérence dans les prophéties bibliques et par voies de conséquence l'oublie méthodique de l'enseignement prophétique dans les institues de formation biblique et bien sûr dans les églises.


Voyons ce qu'en dit la parole de Dieu

  

Romains 11 : versets 16 à 29 16  Or, si les prémices sont saintes, la masse l'est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.


Elle dit encore


Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l'olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches.  Si tu te glorifies, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte. Tu diras donc : Les branches ont été retranchées, afin que moi je fusse enté. Cela est vrai ; elles ont été retranchées pour cause d'incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi. Ne t'abandonne pas à l'orgueil, mais crains ; car si Dieu n'a pas épargné les branches naturelles, il ne t'épargnera pas non plus.

Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté ; autrement, tu seras aussi retranché.

Eux de même, s'ils ne persistent pas dans l'incrédulité, ils seront entés ; car Dieu est puissant pour les enter de nouveau.

Si toi, tu as été coupé de l'olivier naturellement sauvage, et enté contrairement à ta nature sur l'olivier franc, à plus forte raison eux seront- ils entés selon leur nature sur leur propre olivier.

Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement, jusqu'à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés ; Et ce sera mon  alliance avec eux, Lorsque j'ôterai leurs péchés.

En ce qui concerne l'Evangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.


Origine de la Théologie du remplacement


L'Eglise chrétienne jusqu'à la fin du second siècle, était composée très majoritairement de personnes d'origine juive. Mais l'Eglise grandissait rapidement par l'apport de nouveaux convertis d'origines païennes.

Dès cette époque cohabitaient dans les assemblées, des chrétiens d'origine juive, dont les traditions d'Israël et les écritures saintes étaient bien intégrées, et des chrétiens de diverses origines païennes qui assimilaient lentement ce que les « pères » de l'Eglise (qui au premier siècle était des juifs) tentaient de leur enseigner.

Mais ces anciens païens convertis apportaient avec eux et dans les églises, leur vision gréco-latine de la foi, ce qui posait un délicat problème d'identité et d'application des paroles de Yeshoua (Jésus).

Croire à l'efficacité de la croix et donner son cœur au sauveur de l'humanité est une chose, comprendre clairement son message en est une autre, dépendant de l'inspiration du Saint-Esprit mais aussi de nombreux efforts d'apprentissage !

La bonne manière de faire, aurait été de prendre le temps d'intégrer, puis d'assimiler ces nouveaux venus par un enseignement scrupuleux des écritures, de la diplomatie et beaucoup d'amour, mais ceci représentait un cheminement bien plus long et bien moins gratifiant que de voir grandir les églises à grande vitesse.


La gloire d'être le dirigeant d'une grande église fut à l'origine de toutes les apostasies ! 

L'église romaine développa ainsi la théologie du remplacement, selon laquelle l'Eglise en tant que « vrai Israël » remplacerait le peuple d'Israël d'origine en tant que « pseudo Israël » soit disant détrôné, dans le programme de Dieu. (Il suffit de lire Romains 11 pour être convaincu de l'hérésie de cette doctrine.) Mais pour Rome le tour était joué ! Plus besoin d'enseigner longuement liturgie et Lois de Dieu aux païens récalcitrants et de les tracasser avec l'histoire et les usages d'Israël.


Ainsi fut inventée une nouvelle religion (le catholicisme romain et orthodoxe) chose que Yeshoua (Jésus) n'avait pas ordonnée !


Il suffit de lire les évangiles pour être immédiatement convaincu.


Afin de soutenir ce nouvel enseignement si éloigné des paroles de Jésus, les « chrétiens » de Rome et d'ailleurs, développèrent la tradition théologique « ad ver-sus Judéos » (contre les Juifs), mettant en place une polémique anti-judaïque systématique.

Les Juifs furent déshérités de tout et l'Ancienne Alliance affublée du nom d'ancien testament pour mieux enterrer les anciennes coutumes, liturgies et Lois d'Israël.


Il était interdit de suggérer que l'alliance de Jérémie 31 incluait à la fois Israël et l'Eglise. 

La rédemption finale d'Israël, sur laquelle Paul avait si soigneusement fondé sa foi la plus profonde, était à peine mentionnée dans les écrits des « Pères » de l'Eglise. 

L'ostracisme anti-Israël qui régnait à Rome serait trop long à décrire en détails.


Pour donner un exemple d'antisémitisme : Au concile de Quinisexte en l'an 692, on ordonna qu'aucun membre du clergé, ni aucun laïc ne mange de pain sans levain qui aurait été cuit par un juif.


Ce n'est pas tout ; On changea les dates des fêtes, on latinisa les noms des personnages bibliques etc…


L'Eglise de Rome s'appropria non seulement l'héritage spirituel d'Israël mais aussi l'histoire nationale des Juifs, leurs patriarches et leurs prophètes. Avec le temps, tout l'arrière plan du judaïsme spirituel et national fut détrôné, déformé et revendiqué comme seule propriété de l'Eglise (romaine et orientale).

Pour parachever le tout et séduire plus encore les anciens païens, leurs vieilles idoles furent habilement métamorphosées en statues de « saints » visibles encore dans les nombreuses églises catholiques ; alors que le second commandement nous déclare :

Exode 20:4  Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.

Ce n'est pas tout, le paganisme fut artificiellement christianisé et le christianisme largement hellénisé pour créer une religion hybride, ce que n'avait aucunement demandé Jésus.

On inventa le culte de la vierge pour remplacer le culte d'Isis et Osiris, les processions des idoles remplacées par les processions des « Saints », les prêtres et les moines en remplacement des prêtres païens, l'eau bénite pour remplacer l'eau lustrale des égyptiens etc.


La structure hiérarchique du catholicisme Romain avait mis main basse sur l'héritage de Dieu. Au lieu que l'assemblée des croyants (l'Eglise) soit structurée collégialement et dirigée par le SAINT-ESPRIT, comme l'avait institué Jésus, elle était devenue une armée obéissante dirigée par un empereur…

Comment les théologiens du remplacement argumentent leur position ?

(Nous commentons leurs affirmations en bleu)


Ils prétendent que :


1) Selon les théologiens du remplacement, Etre un fils d'Abraham, c'est avoir foi en Jésus-Christ. Galates 3 : 29 si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse. Ce verset montrerait que la filiation d'Abraham est vue au sens spirituel, et non en termes nationaux.

C'est en partie spirituelle et biblique absolument vrai, mais physiquement totalement faux car être la postérité d'Abraham même de manière spirituelle, greffe  immédiatement le païen converti sur l'Olivier Franc qui est la représentation symbolique du peuple d'Israël.

Si ce n'était pas le cas, Dieu aurait deux peuples ou en aurait renié un, ce qui n'a aucun sens car Dieu ne change jamais ses promesses, et ne profère aucun mensonge. Dieu n'a pas deux peuples !


2) Selon les théologiens du remplacement, La promesse de Canaan pour Abraham était seulement un « point de départ ». Le vrai pays promis est le monde entier (Romains 4 : 13 En effet, ce n'est pas par la loi que l'héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c'est par la justice de la foi.)

C'est donc selon ces théologiens l'Eglise qui hérite le monde.

Cette affirmation biaisé est vraie, mais ne valide absolument pas la théologie du remplacement, car le mot grec "Eglise" qui signifie assemblée, est le nom usuel qu'ont donné les chrétiens à la partie d'Israël qui a reconnu et accepté son Messie Yeshoua Ha Mashiah (Jésus)! C'est donc Israël qui doit évangéliser le monde entier.


3) Selon les théologiens du remplacement, La nation d'Israël était seulement la semence pour la future "Eglise" qui commencerait, incorporant le peuple et les nations (Malachie 1 : 11 Car depuis le lever du soleil jusqu'à son couchant, Mon nom est grand parmi les nations).

Encore une fois quel est le rapport direct avec la théologie du remplacement et qui parmi les nations connaît le véritable nom de YHWH ?


4) Selon les théologiens du remplacement, Jésus aurait dit, que les Juifs avaient perdu leurs privilèges spirituels, et qu'ils étaient remplacés par d'autres personnes (Matthieu 21 : 43 C'est pourquoi, je vous le dit, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.)

Certes, nombre de juifs qui sont tombés dans l'endurcissement et ont momentanément perdus leurs privilèges spirituels, mais l'Epître aux romains vient éclaircir parfaitement ce verset car Dieu ne remet jamais en cause ses propres paroles !

Les Apôtres posent cette question dans Actes 1 : 6 et 7 Alors les apôtres réunis lui demandèrent:

Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d'Israël ? Il leur répondit : Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.

Il suffit de lire : La question posée par les Apôtres porte sur royaume d'Israël terrestre et Yeshoua répond clairement, mais sans le dénoncer, que ce royaume sera rétablit au temps de Dieu ! Où est-il question d'un quelconque remplacement ?


5) Selon les théologiens du remplacement, Un véritable Juif est né du Saint Esprit, qu'il soit à l'origine un Gentil ou un Juif (Romains 2 : 28-29 Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement ; et la circoncision, c'est celle du coeur, selon l'esprit et non selon la lettre.)

Entièrement d'accord, mais ceci a-t-il un quelconque rapport avec l'annulation des promesses de Dieu faites à Israël en que peuple terrestre, et est-il ici question de la théologie du remplacement ?


6) Selon les théologiens du remplacement, l'Apôtre Paul montre que l'Eglise est réellement le même « olivier » qu'Israël. Par conséquent, vouloir distinguer entre Israël et l'Eglise est une idée erronée.

Les gens d'origine juive ayant besoin d'être greffés à nouveau dans l'Eglise, autrement dit dans l'Israël véritable (Romains 11 : 17à23) (voir le verset plus haut) 

Rien de plus véridique ! Il ne faut pas distinguer l'Eglise et Israël ; ce que nous-nous évertuons à expliquer sur ce site. Il est totalement vrai que les inconvertis d'origines juive et autres ont besoin d'être greffés ou regreffés sur l'Olivier Franc d'Israël. Mais ceci a-t-il un rapport avec la doctrine du remplacement ?


7) Selon les théologiens du remplacement, Toutes les promesses de l'Ancien Testament faites à Israël, à moins qu'elles s'accomplissent historiquement avant la première venue de Christ, sont maintenant la propriété de l'Eglise.

Elles ne doivent pas être interprétées de manière charnelle ou littérale, mais spirituellement et symboliquement.

Par conséquent, les références de l'Ancien Testament concernant Israël, Jérusalem, Sion, et le Temple, quand ils sont des prédictions, se réfèrent à l'Eglise (2 Corinthiens 1 : 20 car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui (l'Amen); c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.)

Nous lisons simplement que les promesse de Dieu sont en lui et par lui (Le Corps de Christ) ! Nous serons entièrement d'accord avec cela ; en ajoutant que  « tout Israël sera sauvé en lui et par lui » et qu'en conséquence, les promesses faites à Israël nation terrestre et spirituelle seront également accomplies en lui et par lui, ce qui n'évoque en rien un quelconque rejet de qui que ce soit !

Ce verset n'a donc encore une fois aucun rapport avec la théologie du remplacement !


Dans le Nouveau Testament toutes ces choses sont à comprendre spirituellement (voir Galates 4 : 22 à 26 Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre.

Mais celui de l'esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes  sont deux alliances. L'une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c'est Agar, car Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c 'est notre mère…)  Ici nous ne sommes plus sur le même plan car le verset compare la terre actuelle avec les nouveaux cieux et la nouvelle terre qui seront établis après le jugement dernier.

Il n'y a encore une fois aucun rapport avec l'Israël et l'Eglise terrestre d'hier et d'aujourd'hui.

Certes le verset parle d'ancienne et de nouvelle Alliance mais pas dans le temps actuel !


Ephésiens 2 : 19 à 22 19  Ainsi donc, vous (les païens convertis) n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. (Israël) Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire.

Encore un fois le verset vient appuyer notre propos : Si nous sommes concitoyens et pas citoyens c'est bien qu'il y a deux types de citoyens !  Les anciens païens convertis sont « édifiés sur le fondement » et n'ont en aucun cas crées leur propre fondement !


Attraits séducteurs de la théologie du remplacement : 


C'est historiquement bien enraciné dans l'Eglise (« Pères » de l'Eglise, Luther, les Réformateurs).

C'est d'abord un intérêt intellectuel, car cela ne demande pas une interprétation littérale de la Bible.

Cela suscite un attrait naturel, parce que cela va de paire avec une vision des « choses de la fin », qui va à l'encontre des enseignements fantaisistes sur la fin des temps, lesquels ont été courants dans l'Eglise durant le dernier siècle. Cela flatte le caractère humain, qui a des difficultés à accéder au thème de l'élection des autres.


Mais cette fausse doctrine a créé un doute dans les esprits


Voici quelques questions que l'on se pose silencieusement dans les églises 


1) L'Eglise est-elle le « Nouvel Israël » ?

2) Le peuple d'Israël en tant que tel a-t-il un rôle signifiant dans le plan de Dieu ?

3) Les promesses de Dieu pour la terre d'Israël sont-elles toujours actuelles ?

4) L'Etat moderne d'Israël a-t-il un sens prophétique, ou est-il un accident de l'histoire ?

5) comment comprendre les prophéties ?

6) À quel moment la bible parle de l'Israël terrestre, de l'Israël Eglise et de l'Israël réuni ?


Pour répondre à ces questions il nous semble que savoir lire est largement suffisant !

Inutile d'épiloguer puisque l'apôtre Paul nous a déjà tout dit !


1) toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine

Rien de nouveau ; les convertis sont greffés en tant que participants sur le tout de l'Olivier Franc image d'Israël et du Corps de Christ.


2) sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte.

Pour faire un trait d'humour tous constateront que la culture biblique ne vient pas des Gaulois !


3) Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages,

Oui c'est un « sod en hébreu » (un mystère) pour certains et une évidence pour d'autres, que le Dieu trois fois Saint ne renie jamais ses paroles. Que ce qu'il a annoncé aux descendants charnels d'Abraham leur sera accordé et ce qu'il a promis aux enfants spirituels d'Abraham aussi !


4) c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement, jusqu'à ce que la totalité des païens soit entrée.

Comme nous l'affirmons il y a deux parties qui constituent l'Israël selon Dieu. Une qui est momentanément tombée dans l'endurcissement et l'autre qui c'est donné le nom d'Eglise.


5) Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés ; Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j'ôterai leurs péchés.

Quoi de plus clair : Dieu veut et fera que tout Israël soit sauvé, ce qui signifie que les promesses faites aux enfants descendants d'Abraham sont toujours effectives et seront accomplis !


6) En ce qui concerne l'Evangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.

Ici encore quoi de plus clair : les Juifs sont encore par ignorance et à cause des erreurs de l'Eglise des ennemis de Jésus-Christ, mais ceci ne remet aucunement en cause leur élection.

Ils sont donc à la fois ennemis et quand même Elus et aimés de Dieu, ce qui devrait faire réfléchir Nombre de théologiens…


7) L'état d'Israël moderne né en 1948 a-t-il un sens prophétique ?

Il est certain que de nombreuses prophéties se sont accomplies avec le retour des Juifs en terre sainte et que ce retour marque une étape majeure de nombreuses prophéties.

L'ETAT d'Israël actuel représentent-il la nation d'Israël selon Dieu ?

Il y a une certaine distance entre la coupe et les lèvres qu'il nous est difficile de franchir aujourd'hui. Mais il est certain qu'il n'y a pas de rapport direct entre le peuple d'Israël selon Dieu et la création d'un état par les instances internationales.


Conclusion


Une des plus grandes tragédies qui soit survenue à l'Eglise fut sa séparation de ses racines culturelles juives, rupture qui fut la cause de nombreuses hérésies, et de déviations de la vérité biblique et du style de vie biblique. La descente de l'Eglise occidentale dans le Moyen-âge ténébreux, qui fut une période de ténèbres intellectuelles et spirituelles s'étendant du 5ème au 15ème siècle a été certainement le résultat de cette séparation, …


La nature de la perte subie par l'Eglise au travers de sa séparation de ses origines hébraïques.
Selon la pensée hébraïque, tout est théologique, c'est-à-dire que les Hébreux ne font aucune différence entre les domaines sacrés et séculiers de la vie. Ils considèrent tous les aspects de la vie comme un tout. Tout est du ressort de Dieu. Il a une part dans tout ce qui se passe, que ce soit des épreuves ou des joies. Et les êtres humains ont une conscience de Dieu dans tout ce qu'ils font.

Le psalmiste parle clairement de cet aspect de la pensée hébraïque  Proverbes 3 : 6 « J'ai constamment l'Eternel sous mes yeux. » (Psaume 16 : 8) Ceci est aussi enseigné dans le Proverbe : « Reconnais-le dans toutes tes voies et Il aplanira tes sentiers ».

Ainsi, Dieu est considéré comme contrôlant à la fois la fécondité (Genèse. 30 :22) et la stérilité (1 Samuel 1 : 5-6). Le livre de Ruth donne des exemples concrets de cet enseignement déclarant que « l'Eternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain » (Ruth 1 :6) (En référence à l'aide apportée lors d'une famine qui avait ravagé la ville de Bethlehem
et le pays de Juda.) Naomi dit à ses belles-filles : « Le Tout-Puissant m'a rempli d'amertume. » (Ruth 1 :21) en référence à la disparition récente de son époux et de ses deux fils en Moab.

Ainsi donc, selon la pensée hébraïque, toutes les circonstances de la vie quelles soient bonnes ou mauvaises, n'arrivent pas par hasard, mais sont sous le contrôle souverain du Tout-puissant Dieu.

Ce n'est pas l'expression d'un fatalisme, mais la reconnaissance de la souveraineté de Dieu.

L'Eglise a malheureusement mis l'accent sur la distinction entre les domaines sacrés et séculiers de la vie, au travers des mouvements monastiques des cloîtres et des couvents.

W.D. Davies a donné un résumé des implications historiques de cette perte dans le contexte de la séparation de l'Eglise d'avec la Synagogue. Une double moralité est apparue : une moralité plus élevée pour une vie hors du monde et une moralité plus basse pour une vie dans le monde. L'affirmation selon laquelle tous les aspects de la vie étaient sacrés et qui caractérisait la synagogue, fut ignorée.


Le monde chrétien se divisa malheureusement en deux : personnes civiles et personnes religieuses, institutions séculières et sacrées ; les personnes et les choses saintes étant placées au-dessus des choses non saintes. L'entièreté de la vie sur laquelle le Judaïsme mettait l'accent, fut perdue.


Le Protestantisme n'échappa pas à ce dualisme « sacré-séculier ».

Le divorce de la religion avec la vie fit partie du prix payé pour avoir négligé la Synagogue.

Ceci demeure vrai malgré la séparation qui existe dans le Judaïsme entre les choses pures et impures et la séparation du monde qu'implique l'observation de la loi ; au travers de toutes ces « séparations » le Judaïsme essayait de prendre au sérieux l'application de la Loi, à savoir la volonté de Dieu, pour la vie dans son ensemble.
Un exemple de cela a récemment été mentionné dans la revue d'une paroisse de campagne, ainsi il est noté : « Le Doyen Alford de Canterbury n'était pas populaire parmi ses concitoyens victoriens parce qu'il aida à remettre en place des cultes de « moisson » dont s'étaient débarrassés les Réformés et que les Puritains avaient tenté de garder bien enterrés.
En général, les ecclésiastiques de l'époque victorienne étaient opposés à ce type de culte parce que le séculier et le sacré devaient être maintenus à bonne distance l'un de l'autre.


Dieu n'a jamais eu l'intention que l'Eglise, qui est le corps des croyants en Jésus-Christ, soit séparée des ses racines juives. L'Eglise Primitive était évidemment entièrement juive et  ses premiers représentants étaient juifs (ceci a été spécifiquement mentionné par Eusébius), jusqu'en 135 AP. JC au moment où des non-Juifs sont devenus évêques de Jérusalem.


Scofield relate que jusqu'à la 2ème révolte juive en 133 AP. JC, treize évêques juifs chrétiens de Jérusalem sont mentionnés.
Il a été estimé que près de 20% de la population de l'Israël du premier siècle a pu reconnaître que Jésus était le Messie !

3000 vinrent au Seigneur à la fête de Shavuot ou Pentecôte (Actes 2 : 4).

Peu de temps après, quelques 5000 hommes juifs (sans compter les femmes et les enfants) devinrent croyants en Jésus-Christ (Actes 4 :4).

Plus tard, le récit indique qu'une « grande foule de sacrificateurs obéissaient à la foi ». (Actes 6 :7) Il est possible que ces responsables aient mis en corrélation le moment de la mort de Yeshoua (Jésus) avec le moment où le voile du temple s'est déchiré du haut vers le bas.
Environ 25 ans plus tard, lorsque Paul revint de son 3ème voyage missionnaire, il rencontra les anciens de l'Eglise de Jésus qui soulignèrent que le nombre de croyants avait atteint des dizaines de milliers.

 Actes 21 :20 « Quand ils l'eurent entendu, ils glorifièrent Dieu puis ils lui dirent : Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru et tous zélés pour la loi. »

Le mot grec « murias » utilisé ici signifie « une dizaine de milliers, une myriade ou nombre indéfini, une multitude innombrable, un nombre illimité. » C'est dans ce sens que ce mot est traduit ailleurs dans le Nouveau Testament. Cela implique donc un grand nombre de croyants en Yeshoua, qui étaient tous des Juifs religieux.

 

L'image biblique du plan de Dieu pour l'Olivier franc est donnée dans Romains 11 : 16 à 26 et utilise cette image d'un olivier pour représenter Israël et ses racines : les patriarches - Abraham, Isaac et Jacob etc. De cette racine est issu le peuple juif. Pendant ce temps là, les Gentils étaient un olivier sauvage, privés de ces racines riches et à qui le fermier n'avait pas donné une attention spéciale et qui pour une grande partie ne portait pas de fruits. (Ephésiens 2 : 12) Les croyants juifs dans le Messie constituent une continuité vraie et vivante de cet olivier.
Comme  un certain nombre de juif n'ont pas cru,  ils ont été retranchés de l'olivier et les Gentils croyants (issus de l'olivier sauvage) ont été greffés sur la racine d'Israël au travers de leur foi dans le Messie. (Ephésiens 2 :13) La sève qui donne la vie et qui nourrit les branches sauvages (l'Eglise des gentils) coule depuis la racine et le tronc d'Israël (Romains 11 : 17-18). Ainsi, plutôt que de remplacer Israël, l'Eglise des Gentils est greffée dans et sur Israël.

Les branches retranchées peuvent être regreffées par la foi, encore plus simplement que n'importe quel gentil, tel que cela se passe actuellement et se passera de façon croissante jusqu'à ce que tout Israël soit sauvé. (Romains 11 :23)


Il n'y a qu'un olivier cultivé et il n'y a qu'un Israël, pas deux. L'Eglise des Gentils n'est pas un nouvel Israël, mais elle a été incluse dans la communauté d'Israël. (Ephésiens 2 :12)

Ainsi les Juifs non sauvés (l'Israël naturel retranché), les Juifs sauvés (branches naturelles attachées à l'arbre) et les croyants gentils (branches sauvages greffées), chacun participe pour sa part à cet Israël unique. Dieu n'a jamais dit qu'Il en avait fini avec le vieil arbre.

Il n'a pas brisé son alliance avec Israël. Il déclare que le reniement par l'Eglise de sa connexion avec Israël et de ses racines juives, est une arrogance qui mérite Son jugement. (Romains. 11 : 20 à 22)


Pour finir par une note plus heureuse, il faut savoir que des chrétiens bibliques fidèles ont existé dans toutes les époques et sous tous les horizons. Ils n'étaient naturellement pas sans reproche quant à leur pratique de la foi, mais ils avaient en commun de chercher à se conformer, tant bien que mal à la parole de Dieu et d'avoir été très largement persécutés pour cela.


Romains 11 : versets 16 Or, si les prémices sont saintes, la masse l'est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.


Réjouissons-nous, le Saint-Esprit de Dieu est de loin plus puissant pour éclairer la vérité et pour convaincre de péché que la faiblesse humaine dans toutes ces représentations !


Compilation de réflexions par l'équipe de l'Olivier Franc




  

Les Papes sont-ils infaillibles ?


Faites-vous votre opinion.

Voici plusieurs de leurs décisions symptomatiques à méditer.


Les Bulles papales


Jules 1er  de  337 à 352  fut élu le 6 février de l'an 337 à la tête de l'évêché de Rome.

Il fut le premier évêque de Rome a qui on donnera le nom de pape car jusqu'alors il n'y avait qu'en orient où le titre de "pope" était parfois utilisé pour les évêques. Jusqu'à Jules 1er ce titre n'était jamais utilisé, ni à Rome, ni en occident. Progressivement cette désignation de "pape" s'imposera pour devenir la norme avec Sirice (384à 399) et perdurera jusqu'à nos jours. Jusque là, les prédécesseurs de Sirice s'étaient plutôt exprimés comme des frères aînés avec leurs coreligionnaires. Ils les encourageaient,  les réprimandaient, les réconfortaient souvent et citaient les Saintes Ecritures pour justifier leurs avis. Mais Sirice ne se comportera plus en frère aîné mais en autocrate. Il décrétera, exigera, interdira, et menacera sévèrement ceux qui auront quelques envies de discuter ses ordres. La doctrine de Sirice sera basée avant tout sur son autorité, qu'il imposera à la manière des monarques romains. C'est d'ailleurs Sirice qui décidât du célibat des clercs et de la date du baptême des adultes.


Jean II 533 à 535 eu un problème car son véritable nom était Mercure, nom qui manquait de crédibilité évidente pour devenir chef de la chrétienté. Mercure s'empressa donc de changer son nom en Jean II, inaugurant ainsi la cette nouvelle tradition.


Tarification des indulgences : Sa pratique héritée du droit romain remonte au troisième siècle. Il s'agit à l'origine de cette pratique extrabiblique de réintégrer dans le giron de l'église romaine les chrétiens ayant « apostasié » selon le jugement de l'église romaine. Mais sa pratique va s'étendre a bien des aspects de la turpitude humaine. Au XIIe siècle, elle reçoit une définition juridique dans les décrétales pontificales qui permet la réconciliation avec l'Église. La doctrine des indulgences a été rappelée par le concile Vatican II puis reprise dans le Code de droit canonique de 1983. Dans le catéchisme catholique de 1992.

Pour se faire une idée des prix de l'époque il faut savoir qu'un carlin est égal à 10 grains qui représentent 53,114 grammes d'or à 21 carats c'est-à-dire presque pur.

1 carlin valait donc environ 53 g d'Or presque pur.

Un ducat valait quant à lui 10 carlins, ce qui correspondait à 530g d'or presque pur.


Voici nos sources


Tarif des indulgences romaines D'après un extrait du livre des Taxes de la chancellerie romaine cité par "Histoire de la réformation française"  F. PUAUX Tome 1, page 15 (1859) (Presse du Vatican)

 

L'absolution pour celui qui révèle la confession de quelque pénitent est taxée à sept carlins*.

L'absolution pour celui qui abuse d'une jeune fille est taxée à six carlins.

L'absolution pour un prêtre concubinaire est taxée à sept carlins.

L'absolution pour un laïque coupable du même fait est taxée à huit carlins.

L'absolution pour celui qui a tué son père, sa mère, son frère, sa sœur, sa femme, ou quelque autre parent ou allié, laïque néanmoins, est taxée à cinq carlins.

L'absolution pour un laïque présent qui a tué un abbé ou un autre ecclésiastique inférieur à l'évêque, est taxée à sept, à huit ou à neuf carlins.

L'absolution pour un mari qui frappe sa femme de manière qu'il en survienne un avortement ou une couche avant terme, est taxée à huit carlins.

L'absolution pour une femme qui prend quelque remède pour se procurer l'avortement, ou qui fait quelque autre chose dans ce dessein et qui fait périr le fœtus, est taxée à cinq carlins.

Le père, la mère, ou quelque autre parent qui aura étouffé un enfant, paiera pour chaque meurtre quatre tournois, un ducat, huit carlins.

Celui qui a commis quelqu'un de ces crimes (sacrilèges, vols, incendies, parjures ou autres semblables) est pleinement absous, et son honneur rétabli dans toutes les formes et avec la clause inhibitoire, moyennant trente-six tournois et neuf ducats.

L'absolution pour tout acte d'impureté, de quelque nature qu'il soit, commis par un clerc, fût-ce avec une religieuse, dans le cloître ou ailleurs, ou avec ses parents ou alliées, ou avec sa fille spirituelle, ou avec une autre femme, quelle que ce soit; soit aussi que cette absolution soit demandée ou non du clerc simplement, ou de lui ou de ses concubines, avec dispense de pouvoir prendre les ordres et tenir des bénéfices. et avec la clause inhibitoire, ne coûte que trente-six tournois et neuf ducats.

L'absolution d'un laïque pour crime d'adultère donné au for de la conscience, coûte quatre tournois.

Une religieuse qui sera tombée plusieurs fois dans le péché de luxure aura son absolution et sera rétablie dans son ordre, quand même elle serait abbesse, moyennant trente-six tournois, neuf ducats.

L'absolution pour un prêtre qui tient une concubine, avec dispense de pouvoir prendre les ordres et tenir des bénéfices, coûte vingt et un tournois, cinq ducats, six carlins.

S'il y a adultère et inceste de la part de laïques, il faut payer par tête six tournois.

La permission de manger des laitages dans les temps défendus coûte, pour une seule personne, six tournois.


En 1155, est brûlé vif Arnaldo de Brescia, coupable d'avoir dénoncé l'immoralité ecclésiastique


De 1181 à 1185 Le pape Lucius III et Frédéric Barberousse définirent les châtiments à infliger aux hérétiques. La bulle pontificale ad abolendam condamna les diverses formes d'hérésie : cathares, vaudois (le prédicateur lyonnais Pierre Valdès fut excommunié), patarins, arnaldistes (partisans d'Arnauld de Brescia, exécuté en 1155, qui préconisait que la papauté et le clergé renonçassent au pouvoir temporel et à leurs richesses) 


Le 25 mars 1199, Innocent III publia une procédure inquisitoriale contre les albigeois, exposée dans la bulle Vergentis in senium (l'hérésie est un crime de lèse-majesté divine) et envoya des prédicateurs dans la région d'Albi.


En 1200 Les premières commissions inquisitoriales composées de prêtres et de laïcs furent présentes au concile d'Avignon. Codifiée et légitimée en 1215 sous Grégoire IX. Hérétique est celui ou celle qui, par les écrits, les mots ou les actes, s'opposait aux normes dictées par l'église romaine, laquelle ne plaisantait pas.


Codifiée et légitimée en 1215 sous Grégoire IX. Hérétique est celui ou celle qui, par les écrits, les mots ou les actes, s'opposait aux normes dictées par l'Eglise catholique.


En 1219, une bulle de Honorius III débutait par ces mots : «Que chacun de vous ceigne son épée et n'épargne ni son frère ni son plus proche parent. »


Le 28 février 1227, le concile régional de Narbonne (canon 14) "enjoint aux évêques d'instituer dans toutes les paroisses des témoins synodaux ou inquisiteurs de l'hérésie et autres crimes manifestes." En été, le château de Labécède-en-Lauragais (Aude), commandé par Oliver de Termes, était pris par Humbert de Beaujeu au nom du roi : le diacre hérétique Gérard de la Mole et se compagnons furent brûlés vifs.


En février 1231, Grégoire IX confirma les décisions du concile de Toulouse de 1229 qui avait fixé la procédure de l'inquisition. Pour la première fois, un ensemble de mesures attribuait à une juridiction d'exception (Inquisitio hereticae pravitatis) le châtiment des ennemis de la foi : l'Inquisition était née.


En 1233, Grégoire IX installa l'Inquisition en Languedoc et deux tribunaux fixes furent mis en place à Carcassonne et à Toulouse, malgré des soulèvements populaires à Toulouse, Narbonne et Albi (1234-1235).


Le 22 avril 1233, par la bulle Ille humani generis le pape Grégoire IX donna mandat au provincial des Frères Prêcheurs de Provence pour désigner des religieux chargés de la répression de l'hérésie. Peu après, les franciscains furent adjoints aux dominicains et leur juridiction s'étendit à la chrétienté toute entière.

La même année, l'évêque cathare Vigoureux de Baconia était brûlé vif : il fut la première victime de l'Inquisition en France. L'action du frère prêcheur, Robert le Petit, dit le Bougre (« le Bulgare », parce ce qu'il avait été cathare), fut si brutale à La Charité-sur-Loire, cette-année-là, que le pape Grégoire suspendit ses pouvoirs dès février 1234 rentré en grâce en août 1235, Robert reprit cependant son activité frénétique, jusqu'à sa condamnation à la prison à vie en 1239.


En 1234, 210 cathares furent brûlés à Moissac par Pierre Seillan et Guillaume Arnaud.


En 1236, la béguine Aleydis fut brûlée vive à Cambrai.


Le 13 mai 1236 Selon l'inquisiteurs: Vendredi de la semaine avant la Pentecôte, fut fait un immense "holocauste" agréable au Seigneur en brûlant des "bougres" (hérétiques cathares) ; 183 furent brûlés (par Robert le Bougre, inquisiteur général du royaume de France,) en présence du Roi de Navarre et des barons de Champagne au Mont-Aimé »


Le 14 mars 1244, Montségur, dernier foyer de résistance cathare, tomba. Le 16, plus de 200 cathares, qui refusaient d'abjurer, furent brûlés vifs


La Bulle du pape Innocent VI, du 15 mai 1252, s'appelle "Ad extirpanda" : elle autorise la torture des hérétiques. "Unam Sanctam". On calcule que les victimes de la "Sainte" Inquisition Romaine sont au moins 500 000 (mais globalement, en comptabilisant aussi celles des consoeurs d'Espagne et du Portugal, on parle de 2 000 000 de morts).


De 1254 à 1261 A la demande de Louis IX, Alexandre IV établit des inquisiteurs en France.


30 mai 1254, Innocent IV confia aux Frères mineurs la répression de l'hérésie dans toute l'Italie centrale et dans la partie orientale de la plaine du Pô ; les dominicains gardaient juridiction sur la Lombardie et la Marche de Gênes.

Dans sa bulle du 11 juillet, Innocent IV ordonna que l'interrogatoire de l'accusé soit fait en présence de « boni viri » (prud'hommes qui formaient un jury et donnaient leur avis avant que soit prononcée la sentence),


En 1300 Fra Dolcino un prêcheur italien devint le chef du mouvement apostolique et, influencé par les théories millénaristes de Joachim de Flore, il donna naissance au mouvement dolcinien qui a duré de 1300 à 1307.

Au nombre de ses idées qui lui valurent d'être brûlé vif on compte :

Le refus de la hiérarchie ecclésiastique et le retour aux idéaux originaux de pauvreté et d'humilité.

Le refus du système féodal

La libération de toute contrainte et de tout assujettissement.

L'organisation d'une société égalitaire d'aide et de respect mutuel, mettant en commun les biens et respectant l'égalité des sexes.


Celle de Boniface VIII, 1301, affirme la suprématie de l'église de rome, en particulier celle du Pape, sur le pouvoir politique. "Dum diversas"


En 1310, à Toulouse, devant le grand inquisiteur Bernard Gui, 18 personnes furent brûlées sur le bûcher, 65 furent emprisonnées à vie dont 3 avec des chaînes, tandis que 20 étaient condamnées à des pèlerinages vers des terres lointaines.


En 1320, mourut en détention le franciscain Bernard Deliciosi, qui défendit les albigeois contre l'Inquisition à Carcassonne et qu'on accusa également d'avoir empoisonné le pape Benoît XI dont il avait annoncé la mort.


En 1337, Guillaume d'Occam (Dialogus), excommunié et menacé d'arrestation, dut quitter Paris et s'enfuir à Pise. La même année, on brûla le « spirituel franciscain » Francesco de Pistoia à Venise.


En 1414 Jan Hus, réformateur tchèque, enseigna la théologie à Prague et critiqua les abus du clergé de son temps, en particulier la possession de bien matériaux par l'Eglise. Auteur de De corpore Christi, de pure doctrine catholique, on le chassa pourtant de l'Université, puis on l'excommunia lorsqu'il s'éleva contre la décapitation de trois de ses partisans qu'il honorait comme martyrs. Jan Hus poursuivit son enseignement jusqu'en 1414 où il fut emprisonné et accusé d'hérésie. Le concile de Constance condamna Jan Hus, son disciple Jérôme de Prague et John Wyclif (à titre posthume) comme hérétiques. Jan Hus a fût brûlé vif à Constance le 6 juillet 1415.


En 1416, ce fut le tour de Jérôme de Prague. Le cadavre de John Wyclif (théologien anglais) fut exhumé et brûlé en 1428 et on jeta ses cendres dans la Swift.


Le tribunal de l'Inquisition siégeant à Rouen entre le 9 janvier et le 30 mai 1431, jugea Jeanne d'Arc sans qu'elle fût assistée d'un avocat et sans tenir compte de son appel au pape, la condamna comme relapse et la livra au bras séculier qui la fit brûler vive au motif de sorcellerie.


Celle de Nicolas V, 1452, autorise Alphonse V du Portugal à "réduire en esclavage en Afrique occidentale tout sarrasin, païen ou autre infidèle".


Celle du susdit Nicolas V qui s'appelle "Romanus Pontifex" ordonne sans crainte de Dieu, la "réduction en esclavage de tous les peuples au sud du Cap Bojador" (Afrique nord occidentale).


La Bulle pontificale d'appel à la "guerre sainte" contre les « nègres », datée du 8 janvier 1454 et rédigée par le Pape Nicolas V (de son vrai nom Tomaso Parentucelli) a eu des conséquences désastreuses pour l'Afrique noire. Il écrit cette bulle papale spéciale au souverain Alphonse V du Portugal, l'autorisant à soumettre en esclavage les « nègres » de Guinée, les païens, infidèles, hérétiques, incroyants. Ce document a rendu légitime la traite négrière. Elle exhorte les Européens à l'esclavage, à l'asservissement et à la déportation des Africains vers le Nouveau monde comme on a eu coutume d'appeler afin de les évangéliser.


Le 14 juillet 1455, un Paul IV institue le ghetto hébraïque, Bulle « Cum nimis absurdum ».


En 1478, Sixte IV, dans sa bulle Exigit sincerae devotionis, autorisa l'Inquisition espagnole demandée par Ferdinand V et Isabelle la catholique


En 1480, Sixte IV permit à Ferdinand et à Isabelle d'Aragon de nommer des inquisiteurs ; la sainte Inquisition s'installa à Séville (expulsion ou conversion forcée des juifs et des Maures, condamnations pour hérésie).


Le 17 octobre 1483, Tomás de Torquemada (1420-1498), frère prêcheur et confesseur de la reine Isabelle de Castille et du roi Ferdinand d'Aragon, était nommé inquisiteur général en Castille, Léon et Aragon par le pape (sa juridiction fut étendue à la Catalogne en 1486).


Le pape Innocent VIII En 1484, il rédigea une bulle papale ordonnant que les sorcières et leurs chats soient brûlés vifs. La cruauté des hommes envers les chats à l'époque de l'Inquisition est sans limite.


Le 29 octobre 1484, avec l'accord des souverains, Tomas Torquemada fit paraître un Code spécial, à l'usage des tribunaux de l'Inquisition en Espagne, pour agir contre les juifs, les morisques, les hérétiques et les gens coupables de sorcellerie, de bigamie, d'usure, etc. Un nombre impressionnant de suspects furent poursuivis, parmi lesquels plus de 2 000 furent exécutés.


En 1487, Innocent VIII lança contre les vaudois (qui prêchaient la pauvreté) une croisade en Dauphiné et en Savoie.


Puis en1494,  le même pape ordonne par la Bulle « Summis desirantes » de supprimer la sorcellerie et l'hérésie dans toute la vallée du Rhin.


Le 19 mai 1498 s'ouvrit le procès du dominicain Jérôme Savonarole qui prêchait contre une société dégénérée recherchant le profit, le luxe et la gloire, et qui dénonçait les dépravations dont souffrait l'Église (d'abord excommunié par Alexandre VI  le 12 mai 1497, puis condamné au bannissement, il avait été arrêté à la suite d'un mouvement populaire suscité par l'aristocratie florentine). Le tribunal, composé de 18 membres, était présidé par le maître général des dominicains et un nonce apostolique. Torturé, Savonarole avoua tout ce qu'on voulut. Le 23 mai, Savonarole était déclaré hérétique et schismatique et condamné à mort avec deux disciples. On les pendit sur-le-champ, leurs corps furent brûlés en public et leurs cendres jetées dans l'Arno.


En 1499, à Cordoue, 107 hérétiques furent livrés au bûcher en une seule fois


En 1520, une « Exurge Domine » souligne la condamnation et l'interdiction de divulguer les thèses de Martin Luther (dûment excommunié par la Bulle ad hoc de Léon X en 1521).


Bulle pontificale anti-juive de Paul IV, du 14 juillet 1555 qui n'a pourtant jamais été abrogée : « Cum Nimis Absurdum », ainsi nommée d'après ses premiers mots : « Comme il est absurde et totalement inopportun que les Juifs, qui en raison de leur propre faute, ont été condamnés par Dieu à un esclavage perpétuel… ». Elle a pour objet d'instituer le ghetto hébraïque.


Le 1er juillet 1523, à Bruxelles, Henri Voes et Jean Van Essem, moines augustins partisans de Luther, condamnés à mort par l'Inquisition, furent brûlés vifs. Un autre moine augustin, Jean Vallière, subit le même sort à Paris la même année.


Le 21 juillet 1542, par la bulle Licet ab initio, Paul III (sous l'impulsion du cardinal Carafa) créa la Congrégation de la Sainte, Romaine et Universelle Inquisition ; six cardinaux dont l'impitoyable Carafa (futur Paul IV) furent nommés inquisiteurs généraux.


En 1555, Paul IV, inquisiteur suprême, relança l'Inquisition. En Janvier 1559, à la demande de l'Inquisition, il publia l'Index librorum prohibitum  qui recensait les livres interdits ; l'Index fut confirmé en 1564 et la Congrégation de l'Index fut instituée en 1571.


1559 Lorsque, au début du règne de Philippe II, furent découverts, à Séville et Valladolid, des noyaux protestants, la réaction fut brutale : les autodafés organisés dans les deux villes en 1559 et 1560 firent périr plusieurs dizaines de personnes, tandis que l'archevêque de Tolède était lui-même emprisonné comme suspect d'hérésie. Sainte Thérèse et saint Jean de la Croix, à cause de leur pensée trop mystique, furent inquiétés ; surtout Jean de la Croix qui fut privé de toute charge et envoyé dans le lointain monastère de la Peñuela, en pleine montagne.

L'inquisition espagnole ne sera officiellement abolie qu'en 1834 par la régente Marie-Christine.


En 1564, nous avons l' « Index librorum prohibitorum », à savoir la liste des livres interdits (y compris aussi les éditions de la Bible en langue vulgaire).


En 1586, apparaît la Bulle « Coeli et terrae Creator », qui établit la condamnation officielle de l'astrologie par l'Eglise.


En 1599, dans Six livres de discussions magiques, le jésuite Martin Del Rio affirma qu'en matière de sorcellerie, tous les témoignages sont acceptables pour soumettre un suspect à la torture.

Gare à l'hérétique, au sens littéral du terme.


Le 17 février 1600, sous le règne de Clément VIII, Giordano Bruno, accusé d'hérésie, est brûlé vif à Rome.


En février 1632, parut le Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo, tolemaico e copernicano (Dialogue sur les deux grands systèmes du monde) de Galilée (Galileo Galilei), ouvrage dans lequel Urbain VIII croira se reconnaître sous les traits de Simplicio, l'aristotélicien trop soucieux de défendre la tradition. En octobre, Galilée fut convoqué devant la sainte Inquisition pour répondre de son livre sous l'accusation de « sérieuse suspicion d'hérésie ». En 1633, Galilée est torturé et condamné à la prison à perpétuité, coupable d'affirmer que la Terre tourne autour du Soleil.


En 1736, Pietro Giannone, philosophe et historien, meurt sous les tortures (il avait osé soutenir la suprématie du roi sur la curie romaine).

Des villes entières ont été saccagées, comme Béziers, en France, au moins 20 000 personnes tuées ; sinistrement célèbre en Espagne le dominicain Thomas Torquemada auquel on attribue, en 18 ans de fervente activité, 800 000 Juifs éloignés après confiscation de leurs biens, 10 000 brûles vifs, 97 000 condamnés à la prison à perpétuité. Et avec l'accusation habituelle de « méchanceté hérétique » sont persécutés des Cathares, des Vaudois, des protestants.

La dissension religieuse se transforme tout de suite en un crime de nature politique (de lèse majesté) et les hérétiques, définis « ministri Diaboli » ne sont pas seulement ceux qui contestent les dogmes de l'Eglise, mais aussi et surtout ceux qui n'obéissent pas sur le plan de la sphère morale et sexuelle.

Les sorcières, abondamment torturées et fréquemment brûlées vives, étaient en commerce avec le diable en ce qu'elles forniquaient et pratiquaient la luxure.

Et cela vaut la peine de noter que, pratiquement dans la première Bulle, apparaît aussi la pratique de la torture.


Le 7 mars 1820, le soulèvement, lancé par le colonel Riego à Cadix le 1er janvier, contraignit le roi d'Espagne, Ferdinand VII, à adopter un régime constitutionnel et à abolir l'Inquisition (elle ne sera définitivement abolie qu'en 1834 par sa veuve, la régente Marie-Christine).


1871 : c'est le tour de la « Pastor aeternus » de Pie IX, qui établit le dogme de l'infaillibilité du pape..... 


En 1908, la Congrégation de la « Sainte » Inquisition devint la Congrégation du Saint-Office (Sanctum Officium). En 1965 Paul VI en changea encore le nom en « Congrégation pour la défense de la foi ».


En 1910 : c'est le moment de la « Quam singulari » de Pie X sur l'admission des enfants à l'eucharistie.


1er juillet 1949 c'est un Décret du Saint Office - l'Excommunication que Pie XII prononce lui-même contre les communistes, par un « Avis sacré », grâce auquel « pèchent mortellement et ne peuvent pas être absous les adhérents au Parti communiste, ceux qui en font la propagande de quelque façon que ce soit, ceux qui votent pour ce parti et ses candidats, ceux qui écrivent, lisent et diffusent la presse communiste ».


1950 : Pie XII, par la « Munificentissimus Deus » crée le dogme de l'assomption de Marie... On invente même des mots le mot « assomption » pour éviter de dire Ascension terme réservé à Christ et à Enoch


L'inquisition Romaine change plusieurs fois de nom en 1965, la Congrégation du Saint-Office fut rebaptisée Sacrée Congrégation pour la doctrine de la foi par Paul VI à la tête de laquelle Jean Paul II appela, en 1981, un certain Joseph Alois Ratzinger qui deviendra pape...


Bonne réflexion


L'équipe de Cantique de l'Olivier Franc


  

Il est important de savoir que le mot « Noël » n’existe qu’en Français !


En effet  On dit plus clairement en Anglais « Merry Christmas » (joyeuse messe de Christ), en Allemand « Weihnachten » (La nuit sacrée) en Espagne « Feliz Navidad », (joyeuse nativité), en Italien « Buone Feste Natalizie » (bonne fête de nativité) et « Christougenna » (en grec) (naissance du Christ) etc… 

Aucune ambiguïté verbale chez nos voisins, on fête la naissance du sauveur Jésus-Christ ; ce qui n’est pas aussi évident avec le mot « Noël », qui reflète bien l’esprit diplomatique et oh combien flexible de la langue française, surtout si on y ajoute le culte du père Noël, les lumières et les boules.


Le mot « Noël » en français a des origines bien énigmatiques.


Il existe en effet plusieurs hypothèses sur l'origine de ce mot « Noël ». Certains expliquent qu’Il vient de l’expression latine « dies natalis » (jour de naissance) employée pour le jour où certains chrétiens célébraient la naissance du Christ. (Cette coutume ne fut introduite qu’au quatrième siècle). 

Au fil du temps « natalis » aurait évolué phonétiquement en « Nael ».  Mot apparu en l’an 1120 et qui serait composé du « NA » de « natalis » et du « EL » mot hébreu désignant Dieu ! Un nouveau mot crée de toute pièce à partir du latin et de l’hébreu. Cette interprétation par « dies natalis » véhiculerait donc l’Idée de l’incarnation de Dieu. 

-D’autres, justifient l’emploi du mot « Nael » en Luc 2 :11 (dans la version latine de Saint Jérôme) «Natus est vobis Emmanuel». (Il est né pour vous Emmanuel)  Ainsi, « N » proviendrait de « Natus », « de « vobis », « E et L » « d’Emmanuel ». (NVEL prononcé NAEL) Le mot « Nael » signifierait : « Il est né pour vous Emmanuel »

-D’autres y voit la contraction du mot hébreu « Emmanuel » qui se prononce : IMMANOU- EL. 


L’évolution du mot « Nael » continuera jusqu’en l’an 1175, où on écrit pour la première fois le mot « Noël ».

L’ « O » de « Noël » viendrait de la dissimilation1 des deux « A » de « natalis », et du « O » de « vobis » (Le tréma sur le E fut ajouté en l’an 1718)

Le mot « Noël » aurait comme signification : « Jour de la naissance de Christ, qui est Dieu avec nous ».


Mais il y a aussi un sens caché bien moins chrétien : Ceux qui ont introduit ce mot de « Noël » ont probablement voulu établir une substitution agréable aux païens qui utilisaient le mot « noio » qui signifie nouveau et « hel » qui désigne le soleil, ce qui donne le mot « Noioel »

Même chose en grec avec les mots « néos » qui signifie nouveau et « hélios » qui désigne le soleil. Le culte du « Nouveau soleil » se traduit donc en grec par « Néoshelios »


Que dirions nous, sinon que le mot «Noël» est un mot confus et consensuel bien Français où chacun peut y mettre un peu ce qu’il veut ! C’est un mot qui amalgame le paganisme et de la foi chrétienne.

Nous y voyons une promiscuité dangereuse entre notre SEIGNEUR Yéchoua ha Mashiah (Jésus-christ) qui est effectivement et divinement la lumière du monde (Jean 8 : 12 à 59), et le culte païen de l’astre solaire, qui certes éclaire le jour et pas la nuit, et qui ne doit en aucun cas être confondu avec la lumière ineffable, constante et éternelle et immanente de la personne de Christ !

Au ce sujet la parole dit ceci : Jean 1:9  Cette lumière (Christ) était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.

1 Jean 1:5  La nouvelle que nous avons apprise de lui (Christ), et que nous vous annonçons, c'est que Dieu est lumière, et qu'il n'y a point en lui de ténèbres…


Rappelons que nous ne trouvons aucune trace ni biblique, ni historique d’une quelconque célébration de l’anniversaire de la naissance de Jésus, ni d’aucun autre personnage biblique.

Notez que Jusqu’au 4em siècle les chrétiens ne célébraient pas la naissance de Jésus, ni d’aucun autre personnage biblique. En revanche dès les temps les plus anciens les romains célébraient en décembre le culte de Mithra, qui était la divinité persane de la lumière. Les Païens romains fêtaient donc cette déesse le 25 décembre pour le solstice d’hiver (« Die natalis solis invicti ») en sacrifiant un jeune taureau.

L’empereur Aurélien déclarera en 274 que le culte de Mithra est religion d’état.

C’est vers le second siècle que l’église romaine a cherché à déterminer le jour de la naissance de Jésus sur laquelle les Evangiles restent scrupuleusement muets. Malgré tout, certaines dates furent avancées comme le 6 janvier, le 25 mars et le 10 avril, mais sans aucun élément historique tangible…

Malgré cela, l’Empereur Constantin et L’église de Rome entre l’an 330 et 354 choisiront arbitrairement le 25 décembre, sans doute pour substituer ou introduire un peu de christianisme dans cet océan de paganisme.

En ce qui concerne les églises orientales elles choisirent vers le 4eme siècle la date du 6 janvier.


Que doivent faire ceux qui désirent plaire à Dieu ?


La nouvelle Alliance en Yéchoua Ha Mashiah (Jésus-Christ) nous a donné toute liberté, et notre propos n’est aucunement de la restreindre !  Galates 5 :1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis…

1 Corinthiens 10:25  Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience…

2 Corinthiens 3:17  Or, le Seigneur c'est l'Esprit ; et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté.

Il n’y a donc aucun mal à célébrer la naissance du fils de Dieu, et même de célébrer Dieu tous les jours de sa vie ; c’est d’ailleurs ce que tous les enfants de Dieu se devraient d’accomplir !


Liberté certes, mais attention à la confusion !


1 Corinthiens 8 : 9 Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d'achoppement pour les faibles.

Pourquoi choisir le 25 décembre qui mélange Dieu et le culte solaire de Mithra ?

Pourquoi utiliser le mot « Noël » qui évoque aussi ce culte du soleil ?

Pourquoi confondre le soleil qui n’éclaire que le jour avec la lumière de Dieu qui éclaire l’éternité ?


Ne fêterions nous pas aussi bien la naissance de Jésus, n’importe quel autre jour comme le 26, décembre, le 1er ou 6 janvier ou plus spirituellement a la date de la fête juive de hanoukka qui est la fête de la lumière victorieuse des ténèbres. Nous avons le choix il nous reste 364 autres jours possibles ;


Alors pourquoi le 25 décembre et pourquoi utiliser le mot Noël ?

Comment les chrétiens convaincront-ils le monde de péché, s’ils ressemblent a tous les autres, s’ils se fondent dans les traditions douteuses ?

Ne soyons plus des pierres d’achoppement pour les plus faibles. Pour cela ne nous conformons plus au siècle présent.  Romains 12 :2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Soyons original dans le bons sens du terme. Evitons aussi d’utiliser ce mot « Noël » sujet de confusions, commerciales solaires et maçonniques, pour nous réjouir comme nos voisins en célébrant plus justement : « La joyeuse nativité » ou « La naissance de notre Seigneur Jésus-Christ ! »


Nous ajouterons avec l’esprit de liberté qui caractérise les enfants de Dieu, que fêter à la face du monde la naissance de notre sauveur Yeshoua (Jésus), devient en notre époque de violence et de haine une affirmation de l’amour de Dieu et de sa bienveillance envers tous les hommes, ce qui est une forme joyeuse mais spirituelle d’évangélisation.   


Esaïe 9 :6 Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule; et on appellera son nom, Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix.


A tous, Joyeuse célébration de noter sauveur !


1 En phonétique la « dissimilation » est un type de modification subie par un son au contact de son voisin qui tend à augmenter les différences entre les deux. Le mot Noël est donc une diérèse qui est une forme utilisée en poésie pour gagner par contraction une syllabe dans un vers.


L’’équipe de cantique de l’Olivier Franc

  

Les Réformateurs ont oublié

que la Nouvelle Alliance avait d'abord été conclue avec les Juifs


Malgré leurs réussites, les Réformateurs ont commis des erreurs graves, qui ont entraîné des conséquences terribles pour l'Eglise. La plus grande de ces erreurs a été d'oublier que la Nouvelle Alliance avait d'abord été conclue avec les Juifs.

 

Article de Jacob Prasch.

 

Les Réformateurs ont accompli certaines réformes essentielles. Mais ils ont aussi oublié beaucoup de choses importantes, ce qui entraîna des conséquences dramatiques pour l'Eglise. L'une de leurs erreurs les plus graves fut de ne pas avoir compris que la Nouvelle Alliance fut d'abord été conclue avec les Juifs, avant d'être étendue aux Gentils.

 

" Voici, les jours viennent, dit l'Eternel, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle" (Jérémie 31 :31).

 

Les deux tiers de la Bible sont composés de l'Ancien Testament, appelé Tanach en Hébreu. Ce mot est formé par les premières lettres des mots Torah (Pentateuque), Neviim (Prophètes), et Ketuvim (littéralement, "Ecrits", comprenant les Psaumes, certains récits, et la littérature sapientielle).

 

Les Chrétiens nés de nouveau acceptent en général le fait que l'objectif principal de l'Ancien Testament est d'annoncer le Nouveau Testament, qui devait être accompli par la venue du Messie promis.

Romains 11 nous apprend que la racine invisible de l'Eglise est Israël. Nous pouvons donc comprendre que les deux mille ans de l'Histoire de l'Ancien Testament, notamment celle qui fut sous la Loi, ont posé les fondements de ce qui allait devenir l'Eglise.

 

Les épîtres aux Romains et aux Galates nous disent que l'objectif principal, mais non unique, de la Loi, était de nous enseigner que nous ne pouvions pas être sauvés par la Loi, et que nous avions besoin d'un Rédempteur, le Messie, qui devait accomplir la Loi pour nous, et faire l'expiation pour notre incapacité à obéir aux commandements de Dieu. Il devait donc Se sacrifier pour nous sur la Croix, à cause de nos péchés.

 

L'épître aux Hébreux nous dit que la prêtrise Lévitique, et tout le système du Temple, représentent Jésus, notre Souverain Sacrificateur. Si nous lisons l'Ancien Testament à la lumière des Evangiles, le patriarche Isaac, ainsi que tous les prophètes d'Israël, de Moïse à Jean-Baptiste, sont des types prophétiques de Jésus. Leur ministère, leurs paroles, et les expériences de leur vie, préfigurent ceux de Yeshoua, d'une manière ou d'une autre.

 

Tout l'Ancien Testament, depuis le premier verset de la Genèse, ainsi que tous les écrits apocalyptiques Juifs non-canoniques, comme les trois mille ans d'Histoire qui se sont écoulés depuis Abraham (et même, pourrions-nous dire, depuis le premier jour de la création), annoncent tous la venue de Jésus, ainsi que la Nouvelle Alliance qu'Il nous offrirait.

 

Une lecture rapide de Jérémie 31:31, ainsi que de son contexte, révèle que ce passage constitue sans doute la prophétie la plus claire, dans tout l'Ancien Testament, annonçant qu'une Nouvelle Alliance nous serait offerte, et que cette Nouvelle Alliance serait complètement différente de l'Ancienne. Voici ce que nous devons savoir :

 

 

Ce que ces Réformateurs ont oublié, en ce qui concerne l'Herméneutique.

Dans toute la Bible, c'est en Jérémie chapitre 31 que nous trouvons la prophétie la plus claire concernant l'intention de Dieu de proposer un jour une Nouvelle Alliance.

 

Jérémie 31 :31 à 33  Voici les jours viennent, dit l'Éternel, que je traiterai une alliance nouvelle avec la maison d'Israël et avec la maison de Juda; Non comme l'alliance que je traitai avec leurs pères, au jour où je les pris par la main pour les faire sortir du pays d'Égypte, -alliance qu'ils ont violée, et toutefois j'avais été pour eux un époux, dit l'Éternel; Mais c'est ici l'alliance que je traiterai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l'Éternel: Je mettrai ma loi au-dedans d'eux, et je l'écrirai dans leur coeur; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.


Le Protestantisme a une manière très occidentale de considérer le Christianisme et ses développements historiques. Pourtant, quand nous lisons le Livre de l'Apocalypse, nous voyons que Jésus nous présente une Eglise considérée, dans son Histoire, non pas selon une perspective occidentale, ni même simplement humaine, mais selon une perspective céleste et éternelle.

 

Quelle que soit l'importance des leçons de l'Histoire de l'Eglise, nous devons donc observer et étudier cette Histoire dans un contexte spirituel, du point de vue des Ecritures, et non pas du point de vue de la culture occidentale ou hellénistique, ni au travers du prisme du concept occidental ou hellénistique de l'Histoire, ainsi que de sa manière de l'interpréter.

 

L'Apocalypse nous révèle l'Eglise et son rôle dans l'histoire du salut, comme Christ les voit, et comme Il choisit de nous les révéler.

 

La première chose que nous remarquons dans Jérémie 31 :31 est que cette Nouvelle Alliance n'a pas été conclue (littéralement "coupée") avec l'Eglise, majoritairement occidentale, mais avec Israël et les Juifs.

Le terme hébreu traduit pas "alliance" est "brit", qui signifie à la fois "alliance" et "testament". Ainsi, le Nouveau Testament est un document légal Juif, concernant une Nouvelle Alliance, de même que la Torah est un document légal Juif, concernant l'Ancienne Alliance.

 

Tout d'abord, la Nouvelle Alliance n'a jamais été conclue avec l'Eglise. Ses dispositions n'ont pas été communiquées en premier lieu à l'Eglise des Gentils, ni par son intermédiaire, mais par le petit reste fidèle d'Israël qui, à cette époque, constituait l'Eglise primitive, composée de Juifs convertis.

 

Les Réformateurs ne sont pas parvenus à redresser et à corriger la fausse "théologie du remplacement" de l'Eglise Catholique.

Non seulement cela, mais ils ont perpétué cette erreur, en remplaçant Israël par l'Eglise Protestante.

Comme l'Eglise Catholique, ils ont commencé à considérer cette alliance conclue avec les Juifs comme un document gréco-romain, dans leur manière de la comprendre et de l'interpréter.

Par exemple, le Livre de l'Apocalypse fait partie d'un genre apocalyptique qui s'est développé peu avant la période du Nouveau Testament, aussi bien dans la littérature hébraïque que dans la littérature hellénistique. Toutefois, son style et sa typologie sont nettement judaïques.

 

L'apparition de Yeshoua au chapitre 1, dans un environnement Lévitique, nous donne une révélation imagée de Jésus en tant que Souverain Sacrificateur, révélation dont les Hébreux comprenaient très bien la signification doctrinale.

Plus loin, au chapitre 3, dans Son message à l'Eglise de Philadelphie, nous voyons Yeshoua dans un rôle davidien.

 

Tout au long de l'Apocalypse, nous rencontrons des allusions thématiques et typologiques à de nombreux livres de l'Ancien Testament, depuis la Genèse, en passant par l'Exode, Josué, Daniel, et Ezéchiel.

Tout comme les évangiles de Jean et de Matthieu, ainsi que les épîtres de Jacques, de 2 Pierre et aux Hébreux, l'Apocalypse est un livre nettement Hébreu dans son inspiration, même si l'Eglise est majoritairement composée de Gentils.

En d'autres termes, Dieu révèle Son message final à l'Eglise dans le style propre aux Hébreux.

Paul lui-même relate la description du salut des Juifs et des Gentils en rappelant l'expérience des Hébreux après leur sortie d'Egypte (1 Corinthiens 10 :1-3). Il dit aussi que l'Eglise finit par redécouvrir ses racines juives (Romains 11 :18 et 25).

 

Les Ecritures décrivent aussi la relation de Christ avec Son Eglise comme celle qui existe au sein d'un couple juif (Cantique des Cantiques, Apocalypse 20, Ephésiens 5, Matthieu 25).

Sans cesse, Dieu, dans Sa Parole, Dieu révèle les vérités essentielles, concernant Sa relation avec l'Eglise, en employant un cadre de référence judaïque.

La révélation donnée par le Seigneur de l'Histoire et de la destinée eschatologique de l'Eglise n'échappe pas à cette règle.

 

Le problème que nous évoquons est le suivant :

Sauf quelques rares exceptions, la plupart des traditions chrétiennes qui nous viennent de la Réforme s'écartent de l'Ecriture, en ignorent le contenu judaïque, et la considèrent comme de la littérature hellénistique.


Même si nous apprécions certains des enseignements de Luther, ce dernier rejetait par exemple le Livre de l'Apocalypse, et le considérait comme inutile et non canonique. Il est vrai aussi que le message de l'Apocalypse était en partie réservé à une époque bien définie.

L'Apocalypse ne s'est que très partiellement accomplie à l'époque du début de l'Eglise. Son message concerne toutes les époques de l'Eglise. Toutefois, les Réformateurs Suisses, dans leur grande majorité, étaient des historiens qui considéraient que l'Apocalypse s'était complètement accomplie au temps de l'Eglise primitive. Ils se contentaient de spiritualiser des événements qui ne s'étaient manifestement pas accomplis dans les premiers siècles de l'Histoire de l'Eglise.

 

Une telle attitude est à la fois ironique et contradictoire, car l'une des caractéristiques essentielles de la théologie Réformée, sous l'influence de l'humanisme du 16e siècle, était une manière d'interpréter la Bible qui obéissait à des règles strictement grammaticales et historiques.

La théologie Réformée s'écarte ainsi de ses propres principes et "spiritualise" automatiquement tout ce qui concerne Israël, en l'appliquant de manière souvent erronée à l'Eglise.

Même si la théologie Réformée admet qu'un texte concerne bien les Juifs, dans un contexte culturel et historique, elle ne considère pas que ce texte s'applique aussi à l'Eglise, tout en s'appliquant prioritairement à Israël, ni que ce texte puisse s'appliquer à l'Eglise de manière simplement symbolique, ou pour en retirer un principe spirituel.

Elle a préféré remplacer carrément Israël et les Juifs par une Eglise majoritairement composée de Gentils, oubliant pratiquement tout de ses racines juives, dont parle pourtant la Bible, et en contradiction directe avec les chapitres 9 à 11 de l'épître aux Romains.

 

Pourtant, les Réformés avaient eu raison de s'opposer à la Scholastique médiévale de l'Eglise Romaine, avec sa forme particulière de gnosticisme papal (redéfini plus tard comme "Sensus Plenior") où la typologie et l'allégorie étaient employées simplement pour illustrer et éclairer la doctrine, et non pour fonder la doctrine. Malgré cela, l'Eglise médiévale a formulé ses doctrines en ayant abondamment recours aux allégories.

Nous continuons à voir les mêmes pratiques aujourd'hui, non seulement dans le Catholicisme Romain, mais aussi dans le néo-gnosticisme du Mouvement Vineyard, ou dans des groupes pseudo chrétiens comme celui des "Promise Keepers" (NDE : dont la branche française s'intitule "Les Compagnons d'Elie"), qui sont influencés par le Nouvel Age, et qui fondent leurs enseignements non sur une exégèse rigoureuse, mais sur une interprétation allégorique des Ecritures.

 

C'est pour cela que, dans leur volonté de réagir contre ces méthodes typologiques et allégoriques, beaucoup de théologiens évangéliques conservateurs finissent par se comporter comme les premiers Réformateurs, et par "jeter le bébé avec l'eau du bain".

C'est malheureusement pour cela que l'on coupe la Bible Juive de ses propres racines culturelles, et que l'on finit par l'interpréter sans tenir compte de son contexte, en utilisant des méthodes mises au point par les Humanistes du 16eme siècle.

On peut à la rigueur se servir de ces méthodes grammaticales et historiques pour lire les épîtres, en les considérant simplement comme des lettres.

Les épîtres peuvent être comparées à un prisme apostolique, qui nous permet de comprendre les autres Ecritures.

Mais les épîtres elles-mêmes emploient la typologie et l'allégorie du Midrash pour commenter les autres Ecritures, comme les textes narratifs, apocalyptiques ou poétiques hébreux.

 

Les méthodes grammaticales et historiques sont essentielles et appropriées pour comprendre certaines vérités bibliques fondamentales, comme le plan du salut ou la marche chrétienne. Mais elles sont inadéquates pour comprendre les révélations profondes contenues dans la Parole de Dieu, dans des livres comme ceux d'Ezéchiel, de l'Apocalypse ou de Zacharie, ou pour suivre le fil eschatologique invisible qui parcourt les Evangiles. Pour cela, il nous faut avoir recours à l'antique perspective juive orientale, et abandonner notre perspective hellénistique occidentale.

 

A mesure que nous approchons du retour du Seigneur, alors que les signes de ce retour deviennent de plus en plus évidents, il devient toujours plus important de comprendre la signification complète de ces textes.

Cela n'a rien à voir avec les pratiques des écoles d'Alexandrie ou même d'Antioche, au temps de l'Eglise primitive, ni avec les écrits de Philon, ni avec le gnosticisme christianisé d'Origène. A fortiori, les interprétations midrashiques n'ont rien à voir avec le "Sensus Plenior" du Vatican.

Il faut interpréter la Parole de Dieu en tenant compte des paramètres utilisés par Dieu quand Il nous l'a donnée.

En ayant recours à des modèles stricts d'exégèse grammaticale et historique, les Réformateurs ont voulu mettre au point un mécanisme qui pouvait les protéger de l'erreur et de la séduction. Mais, trop souvent, cet instrument de protection est lui-même devenu un moyen de les induire en erreur.

Nous ne devons jamais oublier que les Réformateurs étaient des Humanistes. Leur approche exégétique était humaniste avant tout. Cela signifie qu'elle était centrée sur l'homme.

 

Nous devons demander à Dieu de nous guider dans l'interprétation de Sa Parole par Son Esprit. Toutefois, les méthodes d'exégèse grammaticale et historique, séparées de l'herméneutique Juive de la période du second Temple, ont réduit la compréhension de la Bible à un simple exercice intellectuel.

Des érudits profondément athées, qui sont des Humanistes du monde, contrairement aux Réformateurs, qui étaient des Humanistes chrétiens, ont employé les mêmes méthodes grammaticales et historiques pour justifier une apostasie inspirée par Satan.

Devons-nous rejeter les méthodes grammaticales et historiques, sous prétexte que certains les emploient pour prouver la folie du Christianisme évangélique, appelé avec mépris "fondamentalisme" ? Bien sûr que non !

 

Certes, nous devons lire les épîtres comme des lettres. Aucune autre méthode ne serait valide pour interpréter les épîtres. Mais les méthodes du Midrash Juif ne rejettent pas les méthodes grammaticales et historiques. Elles ne les considèrent que comme une première étape de l'exégèse.

Nous ne devons pas rejeter les méthodes grammaticales et historiques, sous prétexte que certains apostats les emploient à tort. De même, nous ne devons pas rejeter les méthodes de l'herméneutique Juive.

 

Comme dans le cas des dons de l'Esprit, Satan ne corrompt que les choses qu'il juge dignes d'être corrompues.

Malgré ses limites, nous ne devons pas rejeter l'approche grammaticale et historique pour interpréter la Bible, approche que nous ont léguée les Réformateurs, sous prétexte que certains apostats utilisent à tort ces méthodes.

De même, il ne faut pas rejeter l'herméneutique Juive, sous prétexte que des sectes, que l'Eglise Romaine, que des critiques libéraux, ou que des gnostiques modernes comme John Wimber ou les Promise Keepers font un mauvais usage de l'allégorie et de la typologie, pour promouvoir l'erreur et la séduction.

 

Même si ce problème remonte à la Réforme, nous le retrouvons toujours aujourd'hui, chez divers théologiens évangéliques et Réformés, dont la plupart sont partisans de la théologie du remplacement d'Israël par l'Eglise.

Ces frères, nous le reconnaissons, luttent pourtant pour défendre l'orthodoxie biblique contre l'hérésie et l'incrédulité. Mais, ce faisant, tout comme les Réformés, ils traitent la Bible, Livre Juif, comme un livre issu de la culture grecque. Ils perdent de vue la racine d'où il est issu, et passent à côté de la profondeur de son contenu.

On ne peut comprendre ce contenu que quand on lit les textes en ayant recours à une compréhension hébraïque de la foi chrétienne.

 

J'avoue que les idées de nombreux théologiens ne sont pas vraiment fondées, et ne méritent pas l'attention qu'elles reçoivent. Toutefois, certains théologiens de l'Ecole de Jérusalem, comme Joseph Frankovic (qui admet pourtant avoir encore beaucoup à faire pour maîtriser l'herméneutique Juive dans l'interprétation du Nouveau Testament), posent cependant les vraies questions.

D'autres théologiens messianiques, comme Dwight Pryor et Arnold Fruchtenbaum, bien qu'ils ne soient pas centrés sur l'herméneutique Juive, mettent toutefois en lumière des parallélismes entre la pensée des premiers Chrétiens et la pensée rabbinique de leur époque. Nous pouvons donc constater quelque progression de bon aloi dans la redécouverte actuelle des racines Juives de l'Eglise. Il n'en est pas de même en ce qui concerne les inepties observées aux extrêmes du mouvement messianique, où l'on s'efforce de redéfinir le Christianisme messianique en mettant lourdement l'accent sur tout ce qui touche à la culture Juive (ou, plus exactement, à la culture de la diaspora Ashkénaze), au lieu de le mettre sur la connaissance de Yeshoua.

 

Dans une synagogue messianique, une véritable liturgie "siddur," conduite par un véritable rabbi ou kantor messianique (comme Stuart Dauerman à Los Angeles, ou à Netiv Ya à Jérusalem), peut avoir une authentique valeur d'évangélisation des Juifs dans l'adaptation du message de l'Evangile, afin de conduire des Juifs au salut. Mais la culture de la diaspora Ashkénaze actuelle n'est pas la culture originelle de la Bible, et n'a que peu de valeur pour redécouvrir les racines Juives de notre foi.

Une simple défense de la culture Juive ne peut se substituer à une véritable exégèse dirigée par le Saint-Esprit, pour révéler le caractère Juif de la Parole de Dieu. Elle ne peut non plus remplacer notre capacité à comprendre véritablement la Bible, comme son auteur divin désire que nous la comprenions.

Les mystères qui doivent être dévoilés à l'Eglise, concernant les derniers jours et notre préparation finale, sont contenus dans les livres apocalyptiques de la Bible, et resteront scellés jusqu'au temps marqué (Daniel 12 : 4).

Ils ne seront jamais révélés tant que nous n'aurons pas redécouvert les racines Juives de notre foi, ni le caractère Hébreu de la Bible, ni les méthodes d'interprétation Juives employées par Jésus et les apôtres.

Il est étonnant et impressionnant de réaliser que ce sont pourtant des théologiens Réformés (des "Pères Puritains" comme John Lightfoot et John Robinson), qui ont commencé à comprendre ces vérités, il y a plus de trois siècles.

 

Dans la pensée Réformée, une exégèse biblique correcte implique, sous la direction de Dieu, l'usage de l'intellect humain et l'emploi de l'approche grammaticale et historique.

Cette approche rejette toute "spiritualisation" de l'exégèse biblique, en réaction au gnosticisme de l'Eglise Romaine médiévale, qui élaborait souvent des doctrines s'appuyant sur des interprétations allégoriques farfelues, qui n'ont presque rien de commun avec les méthodes allégoriques et typologiques Juives du Midrash.

 

Toutefois, dès qu'il s'agit d'Israël et des Juifs, la théologie Réformée finit par aboutir aux résultats mêmes qu'elle voulait corriger :

Elle spiritualise la signification des Ecritures, donnant aux textes une signification allégorique qui ne s'y trouve pas.

Israël devient l'Eglise, sans tenir compte de la signification littérale du texte. Au lieu de considérer que l'Eglise a été greffée sur Israël, comme l'enseigne clairement Romains 11, les Réformés ont commis l'erreur de remplacer Israël par l'Eglise.

Au lieu d'appliquer ce texte à Israël, en l'étendant ensuite à l'Eglise, les Réformés ont fini par donner au texte littéral une interprétation allégorique, violant ainsi leurs propres principes, et finissant par rejoindre l'Eglise Catholique dans sa "théologie du remplacement."

 

L'approche grammaticale et historique exige pourtant de la rigueur et de la cohérence. En cela, les Réformés n'ont pas respecté les exigences de leur propre méthode d'interprétation biblique. Ils ne l'ont appliquée que quand cela leur plaisait. Par exemple, ils ont gardé pour Israël les malédictions annoncées dans l'Ancien Testament, en attribuant à l'Eglise les bénédictions "spiritualisées." Cela, en dépit du fait que la plus grande partie de l'Eglise, en Occident, était rétrograde et rejetait Jésus-Christ, tout comme Israël et les Juifs l'ont fait dans le passé.


Dieu est un Dieu de justice, qui hait les balances fausses (Proverbes 11 :1).

 

Si Dieu en avait fini avec les Juifs, j'aimerais connaître une seule raison pour laquelle Il n'en aurait pas non plus fini avec l'Eglise !

 

Heureusement, pour Israël comme pour l'Eglise, la validité d'une alliance divine dépend non pas de l'infidélité de l'homme, mais de la fidélité de Dieu !

Il est vrai que Dieu, pour un temps, a détourné Sa grâce d'Israël, pour l'accorder aux nations des Gentils, mais ce n'est qu'une mesure partielle et temporaire (Romains 11 :25-29).

Le temps vient, et il est déjà venu, où Dieu va retirer Sa grâce aux nations, pour la redonner à Israël, Son peuple depuis l'Antiquité (Romains 11 :25). Sachant cela, qui pourrait prétendre qu'Israël va remplacer l'Eglise ?

 

Ce que les Réformateurs ont oublié, en ce qui concerne l'alliance et l'ecclésiologie.

Jérémie 31 :31 nous dit que la Nouvelle Alliance ne sera pas comme celle que Dieu avait conclue avec les patriarches d'Israël et avec Moïse.

Jérémie s'opposait à la déconfiture d'un Etat théocratique. On continuait à circoncire les bébés Juifs, pour les introduire dans l'alliance faite avec la nation d'Israël. A cause de cela, on en concluait que les choses étaient en règle avec Dieu.

D'autres prophètes, comme Amos, ont dû affronter le même problème. Les gens continuaient à apporter au Temple leurs sacrifices, oubliant qu'il fallait les offrir avec une foi et une repentance authentiques, pour que leurs offrandes soient agréées.

 

Jean-Baptiste devait faire face à la même situation.

Certains pensaient qu'ils étaient automatiquement en règle avec Dieu, sous prétexte qu'ils étaient les descendants biologiques d'Abraham, circoncis selon la Loi de leurs pères.

La Nouvelle Alliance inaugurée par le Messie devait corriger ces anomalies, car ce ne devait pas prévoir une incorporation collective automatique dans un pacte fondé sur le sang, sur une ethnie, sur une identité culturelle, ou sur la foi des ancêtres.

Mais elle devait impliquer une réponse individuelle au message de l'Evangile.

Dès lors, la nouvelle naissance ne peut être le résultat d'une volonté humaine.

La régénération doit se produire en vertu de la grâce souveraine de Dieu, qui attire individuellement des hommes à Jésus, et qui attend que chacun accepte personnellement le Seigneur. Dieu peut alors inscrire Sa Loi dans leur cœur.

 

Les erreurs Anglicanes.

Pour prendre un autre exemple, nous pouvons voir, dans la liturgie baptismale de l'Eglise Anglicane, que l'on déclare qu'un bébé est "né de nouveau" et devient membre de l'Eglise de Jésus-Christ, simplement parce que ses parents ont décidé de le présenter au baptême, et parce qu'ils sont eux-mêmes nés dans l'Eglise Nationale Anglaise.

Contrairement aux dispositions de la Nouvelle Alliance, on a fait du baptême chrétien une nouvelle circoncision Juive. On déclare qu'un bébé est devenu Chrétien suite à la décision de ses parents. On rejette ainsi clairement Jean 1 :13, en faisant de la nouvelle naissance un acte qui résulte de la volonté des hommes, et non de la volonté de Dieu.

Thomas Hooker avait proclamé ceci : "Un membre de l'Eglise d'Angleterre est aussi un citoyen du Commonwealth, de même qu'un citoyen du Commonwealth est aussi membre de l'Eglise d'Angleterre". Il faisait ainsi d'une Eglise d'Etat, dirigée par son monarque, l'égale d'Israël et de la Maison de David.

Ce que nous avons, en fait, est une sorte de Papauté Royale, dont le prochain souverain, Chef en titre de l'Eglise Anglicane, le Prince Charles, est un divorcé adepte du Nouvel Age, ouvert aux doctrines Bouddhistes, Hindoues et Islamiques ! Alors que la Réforme, sur le continent européen, malgré toutes ses erreurs, a quand même été le résultat de convictions chrétiennes.

 

En revanche, en Angleterre, c'est un fait historique que l'Eglise d'Angleterre est née de la volonté lubrique d'un souverain despotique avide de femmes, qui a massacré 70.000 de ses propres sujets.

La Réforma anglaise a résulté des ambitions d'Henri VIII. Il est absurde de constater que la monarchie britannique a toujours conservé le titre de "Défenseur de la Foi," alors que ce titre avait été attribué au Pape de Rome, lorsqu'il persécutait les Protestants.

Aujourd'hui, des membres de la famille royale britannique se convertissent au Catholicisme, l'Archevêque de Canterbury participe à Walsingham à une procession Mariale et appelle à rejoindre le giron de Rome, tandis que la Reine nomme un prêtre Catholique Romain comme Chapelain de la Cour.

Pourtant, après la mort d'Henry VIII, il y eut une réforme de l'Eglise Anglicane, à la suite de laquelle les Chrétiens évangéliques Anglicans furent martyrisés en masse, à l'instigation de la Reine Mary, poussée par le clergé Catholique. Parmi ces martyrs ont figuré des hommes comme Nicholas Ridley, Hugh Latimer, John Hooper, et Thomas Cranmer.

Mais ce sont des facteurs politiques qui ont conduit à la création de l'Eglise Anglicane, et non des facteurs moraux ou théologiques. Aujourd'hui, avec la déliquescence morale de la famille royale, il redevient politiquement expédient de retourner à Rome. Car ce retour ne s'effectue pas en raison de considérations doctrinales ou éthiques.


L'Anglicanisme est né de Rome et non des Ecritures.

Sur le plan de la doctrine et de la vie de l'Eglise, il n'a jamais clairement coupé avec Rome. Et c'est à Rome qu'à présent il retourne. Il faut voir les raisons de cet échec dans les fondations doctrinales très superficielles posées par les Réformateurs.

A cause de cela, les Anglicans, comme la plupart des autres Protestants traditionnels, sont tombés dans de nombreuses erreurs, erreurs qu'ont pu éviter les églises évangéliques qui enseignaient le baptême des adultes convertis.

 

Lorsqu'un jeune Anglican, qui a été déclaré "né de nouveau" par son baptême de bébé, finit par accepter Jésus-Christ comme son Sauveur personnel, et passe par une véritable nouvelle naissance, son église est bien en peine de lui dire laquelle de ces deux expériences de "nouvelle naissance" est la bonne !

Son pasteur lui disait-il la vérité, quand il lui a affirmé qu'il était déjà Chrétien, suite à son baptême de bébé ? Comment qualifier ensuite son expérience de conversion réelle, à l'âge adulte ?

Dire aux gens qu'ils sont Chrétiens, alors qu'ils ne le sont pas, et qu'ils ont besoin de se convertir à Christ, c'est le meilleur moyen d'empêcher des âmes d'atteindre le salut !

Toutes les églises Protestantes traditionnelles nées de la Réforme doivent faire face à ce dilemme structurel !

 

Un Israël Britannique ?

Le fait de ne pas avoir reconnu que la Nouvelle Alliance a été conclue avec Israël a entraîné une autre erreur, au milieu des Protestants de Grande-Bretagne et d'Irlande. C'est l'erreur de "l'Israël Britannique," qui ne repose sur aucun fondement biblique ou ethnologique, et qui rattache, elle aussi, la Couronne Britannique au trône de David.

L'un des ténors de cette fausse doctrine est James McConnell. Il était déjà engagé dans l'hérésie de Sabellius, qui rejette la Trinité (un seul Dieu en Trois Personnes) et défend la doctrine de "Jésus Seul." Toutefois, on ne sait pas très clairement s'il croit réellement en la Trinité biblique, ou s'il croit que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont trois manifestations de Jésus Seul.

McConnell est pasteur de la plus grande église Elim de Belfast. Il défie ouvertement quiconque de venir débattre avec lui de sa doctrine, selon laquelle les Britanniques sont les dix tribus perdues d'Israël. Cette idée fut acceptée par le fondateur des églises Elim, George Jeffries, mais fut rejetée par le mouvement Elim dans son ensemble, qui a conservé les autres enseignements de Jeffries. Aujourd'hui, les nouveaux dirigeants d'Elim, grâce à McConnell, s'ouvrent de nouveau à cette fausse doctrine.

 

Religion d'Etat et fausse doctrine.

L'Anglicanisme n'est que l'une des expressions des erreurs des Réformés.

Les Presbytériens, les Luthériens et les églises Réformées ont tous accepté la même erreur fondamentale, celle d'une religion d'Etat, dans laquelle on entre, non à la suite d'une nouvelle naissance spirituelle, mais parce qu'on est né dans cette église d'Etat et dans cette culture, après y avoir été initié par le baptême des bébés.

 

Ce précédent ne date pas des Anglicans, mais de Luther.

S'ils avaient voulu vraiment réformer l'Eglise selon des critères bibliques, la première chose que les Réformés auraient dû faire était de renoncer à cette union non-biblique entre l'Eglise et l'Etat, et à condamner la fausse doctrine Augustinienne de l'Eglise, qui cherchait à justifier cette union.

En outre, ils auraient dû restaurer la révélation biblique du baptême des croyants convertis, comme l'ont fait les églises Baptistes, que les Protestants, normalement, haïssent.

 

Au lieu de cela, Luther a enseigné sa doctrine du "Cujus Regio, Ejus Religio" (Ta religion est celle de ton Etat). Si ton gouvernement est Catholique Romain, tu dois être Catholique Romain. S'il est Protestant, tu dois l'être aussi, continuer à asperger tes enfants, et à les proclamer "Chrétiens" par la volonté des hommes et non par la nouvelle naissance, selon la volonté de Dieu. Les Réformés ont échoué dans l'introduction de cette réforme, tout en ayant accompli des choses dignes d'intérêt, quoique inadéquates.

 

D'où provient cette erreur ?

Le mot Grec "ekklesia," traduit par "Eglise", signifie "ceux qui sont appelés hors de…" Pour entrer dans l'Eglise véritable et devenir Chrétiens, nous devons quitter notre culture, notre famille, etc… (Matthieu 10 :35-37).

L'Eglise n'est pas composée de ceux qui sont nés dans une certaine religion ou une certaine culture, mais de ceux qui sont spirituellement nés de nouveau, dans une réalité qui transcende leur identité temporelle, culturelle ou religieuse, même quand cette identité est celle d'une culture chrétienne.

La source de cette erreur remonte à l'Empereur Constantin, lorsqu'il fit du Christianisme une religion d'Etat. Elle remonte aussi aux enseignements erronés de Saint Augustin, et à sa doctrine de "l'Eglise visible et de l'Eglise invisible." Il cherchait par cette doctrine à justifier la nécessité d'une identité chrétienne nationale et culturelle.


Saint Augustin a commis de nombreuses erreurs doctrinales, au point de refonder complètement le Christianisme biblique, pour en faire une religion Platonicienne.

Il s'est inspiré des erreurs de son mentor, Saint Ambroise, ainsi que de certaines influences malheureuses de Saint Cyprien de Carthage, et même de certaines influences gnostiques provenant d'Alexandrie. Il a accepté les doctrines du Concile de Chalcédoine concernant Christ et le Saint-Esprit. Quoique non franchement hérétiques, ces doctrines comportaient de nombreuses erreurs et ont entraîné de graves problèmes.

Selon cette doctrine, Saint Augustin soutenait que "l'Eglise visible" est composée d'hommes qui sont sauvés et d'autres qui ne le sont pas, alors que la vraie doctrine biblique de l'Eglise est celle d'un "Corps spirituel" composé exclusivement de tous ceux qui sont passés par une nouvelle naissance spirituelle, et qui ont hérité du salut par la foi en Christ.

Saint Augustin s'est appuyé sur la parabole de Matthieu 13 :38-42, parabole prise hors de son contexte, dans laquelle Jésus parle du champ où croissent ensemble le bon grain et l'ivraie.

Pour Saint Augustin, ce champ était l'Eglise, alors que Jésus dit clairement que ce champ est le monde.

Selon Jésus, nous devons donc laisser ceux qui sont sauvés et ceux qui sont perdus croître ensemble dans le même monde. C'est Jésus qui fera le tri pour rassembler les membres de Son Eglise.

Alors que Saint Augustin enseignait qu'il faut laisser dans l'Eglise ceux qui sont sauvés et ceux qui ne le sont pas, et que Jésus fera le tri lors de Son retour.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y avait pas de faux Chrétiens dans l'Eglise primitive. Mais, du moins, il était clairement enseigné que l'entrée dans l'Eglise était le résultat d'une régénération personnelle, dont le baptême était le signe.

Il est vrai qu'il y a dans la Bible des passages concernant le baptême qui montrent clairement qu'il s'agit d'un baptême de personnes qui se sont préalablement converties. Mais il y en a d'autres qui sont ambigus.

Au lieu d'interpréter les passages ambigus à la lumière de ceux qui sont tout à fait clairs, on a eu recours à cette pratique illogique qui consiste à jeter le doute sur les passages clairs, en réinterprétant ces passages clairs en invoquant ceux qui sont ambigus, jusqu'à ce que l'on fasse dire à la Bible ce qu'elle ne dit pas ! C'est ainsi qu'on parvient à construire toute une doctrine, qui nous ramène aux dispositions de l'Ancienne Alliance !

 

Nous devons nous rappeler que le premier moyen utilisé par Satan pour tenter de détruire l'Eglise fut d'essayer de la faire retomber dans une forme de Judaïsme (voir l'épître aux Galates).

En disant que l'Eglise est devenue le Nouvel Israël (alors que Romains 11 parle d'incorporation, non de remplacement), et en réduisant le baptême à une forme de circoncision, c'est ainsi que l'on a fait retomber l'Eglise dans une forme de Judaïsme.

 

La Nouvelle Alliance en Christ, que Jérémie et Jean-Baptiste avaient annoncée, et que Paul nous décrit dans l'épître aux Romains, Constantin et Saint Augustin sont venus la détruire pour la remplacer par l'Ancienne ! La Papauté du Moyen Age n'a fait ensuite que s'enfoncer encore plus dans la débâcle, où les ont rejoints par la suite les Réformés.

Ces derniers, au lieu de réformer véritablement l'Eglise en ôtant l'erreur du milieu d'elle, l'ont carrément fait retomber dans cette même erreur.

 

Ils n'ont pas compris que l'Eglise avait des racines Juives. Ils n'ont pas compris que la Nouvelle Alliance était une alliance conclue avec Israël, ni que le Nouveau Testament était un acte légal Juif. C'est pour tout cela que les Réformés n'ont pas réussi à réformer le Christianisme, en plein accord avec la Bible.

Même s'ils ont restauré la justification par la foi et la suprématie des Ecritures sur la tradition, ils n'auraient jamais pu restaurer l'Eglise sur ses véritables fondements apostoliques, sans redécouvrir que ces fondements sont Juifs !

 

C'est pour cela que le Protestantisme libéral est tout autant une hérésie que le Catholicisme Romain.

Aujourd'hui, les médias sont remplis d'histoires qui révèlent le caractère abominable du clergé Catholique, avec sa cohorte de pédophiles criminels, d'homosexuels et de dangereux pervers. Pourtant, l'Eglise Romaine elle-même, en tant qu'institution, n'accepterait jamais de conduire des services religieux regroupant des homosexuels et des lesbiennes, comme cela s'est produit dans l'une des cathédrales Anglicanes. Elle ne reconnaîtrait certainement pas, d'une manière officielle, des membres de son clergé qui sont des sodomites avérés, comme l'ont fait les Méthodistes.

De même, pour des raisons qui lui sont propres, certes, l'Eglise Romaine, pendant des décennies, n'a jamais toléré la Franc-Maçonnerie, tout au moins d'une manière formelle, tandis que les Francs-Maçons étaient (et sont toujours) nombreux parmi les membres du clergé Réformé et Presbytérien.

 

Erasme de Rotterdam.

Tous ces échecs des Réformés furent reconnus par leur propre chef de file, Erasme de Rotterdam, qui se fit l'avocat d'un nouveau baptême, dans sa traduction de l'Evangile de Matthieu.

Erasme écrivit au Pape pour lui dire que c'étaient plutôt les Anabaptistes, persécutés à la fois par Rome et par les Protestants, qui étaient les plus proches de la vérité biblique.

Erasme, réalisant l'échec de Luther dans de nombreux domaines, a dit que la Réforme était une farce, dont il préférait rester spectateur. Il avait pourtant brillamment fustigé la corruption et l'hypocrisie du Catholicisme médiéval pour son hérésie, dans des œuvres satiriques brillantes comme "L'éloge de la folie," et "Julius Exclusis."

 

Si les Réformés avaient des personnalités brillantes, ils n'étaient pas des penseurs brillants.

Luther avait emprunté ses idées à Jan Huss, à Staupidz et à des humanistes comme Le Fèvre. Calvin s'était inspiré de Luther, de Farel, d'Oeclampadius et de Bucer. Les Réformateurs Anglais comme Cranmer s'étaient inspirés de Calvin et de Luther.

Tous, cependant, étaient directement ou indirectement redevables à Erasme, le plus grand de tous les Humanistes Chrétiens. Hélas, l'Histoire de l'Eglise ne lui a jamais rendu justice, et lui a reproché d'avoir été indécis. En fait, et nous pouvons le constater dans ce qui deviendra le Protestantisme, il n'a pas été indécis, mais il a plutôt eu du discernement, et a parfaitement prévu ce que le Protestantisme allait devenir. Nous devons aussi nous rappeler que les Réformés n'ont pas redécouvert les Evangiles, comme leurs partisans le prétendent à tort jusqu'à aujourd'hui.

 

Longtemps avant la Réforme, Wycliffe en Angleterre, Jan Huss en Bohème, et Savonarole en Italie, avaient réuni autour d'eux un grand nombre de partisans, qui étaient de véritables Chrétiens, quoique imparfaits, qui croyaient en la Parole de Dieu, et qui s'efforçaient d'y revenir.

Tous ceux-là, bien sûr, furent férocement massacrés par la Papauté, qui se servit pour cela des Dominicains et du Saint Empire Romain, avant la Réforme, comme Rome s'est servi des Jésuites et des Habsbourg pour massacrer les vrais Chrétiens, après la Réforme.

Dans toutes les époques, Dieu a toujours eu des fidèles qui ont honoré Son Nom.

Malgré leurs fautes, ils ont aimé Jésus, ils ont vécu pour Lui, ils sont morts pour Lui et ont vu leurs enfants mourir pour Lui, étant des témoins fidèles, bien avant la venue des Réformateurs.

 

Ce qui a permis aux Réformateurs de survivre, alors que leurs prédécesseurs furent exterminés par Rome et ses agents, fut tout simplement l'effondrement de la féodalité et du Saint Empire Romain, suivi de l'essor de l'Humanisme issu de la Renaissance, ainsi que de l'invention de l'imprimerie.

A l'époque de la Réforme et par la suite, ce furent les églises Baptistes qui s'efforcèrent, pour le meilleur ou pour le pire, de revenir directement aux Ecritures. Certaines de ces églises étaient bonnes, comme les Mennonites, disciples de Menno Simons. Mais d'autres étaient composées de fous dangereux, comme les Anabaptistes de Munster, qui suivaient les prophètes de Zwickau, les équivalents médiévaux de Mike Bickle, d'Earl Paul ou de Paul Cain.

 

Les Protestants qui ont suivi les Réformés, au lieu de revenir directement aux Ecritures, ont plutôt suivi Saint Augustin. Ainsi, le Catholicisme Romain, comme le Protestantisme, ne sont pas issus directement des Ecritures, mais de la réinterprétation platonicienne qu'en a fait Saint Augustin. Ils ont fait de l'identité Chrétienne une identité nationale et culturelle. Ils ont fait de l'Eglise un "Nouvel Israël." Il ne pouvait en résulter que la mort, et c'était prévisible.

C'est aussi la mort qu'ont introduite dans l'Eglise primitive Constantin et Saint Augustin, en faisant de l'Eglise une puissance politique temporelle, comme l'ont fait par la suite Calvin à Genève avec son Etat policier, Zwingli à Zurich, Knox en Ecosse, etc…

 

De même que la Rome païenne avait été remplacée par l'Etat Romain du Pape, ainsi, cet Etat Romain fut suivi à son tour par un Etat religieux Protestant.

Malgré leurs réalisations positives, comme l'instauration d'une démocratie parlementaire fondée sur des principes bibliques, les Puritains Anglais, tout comme les "Père Pèlerins" Américains (Pilgrim Fathers), ne tardèrent pas à s'engager dans des génocides et des crimes de guerre, que ce soit contre les pauvres paysans en Irlande, ou les prétendues sorcières du Massachusetts.

 

Jésus a dit que Son Royaume n'était pas de ce monde.

Pourtant, Constantin, les Papes du Moyen Age, et les Réformateurs, ont dit le contraire.

N'oublions pas que la raison principale du rejet de Jésus par les Juifs fut Son refus d'exercer le pouvoir politique temporel avant le Millénium, alors que les Réformateurs n'ont pas hésité à exercer ce pouvoir.

Nous devons bien comprendre que les erreurs contemporaines de certains mouvements (comme celui de la Restauration, ou du Royaume Maintenant, avec leur triomphalisme et leur intention de conquérir le monde pour Christ), sont fondées sur le néo-gnosticisme et les excès des "charismaniaques," ainsi que sur la volonté de "reconstruire le monde pour Dieu" du Protestantisme Réformé, en particulier de l'hyper Calvinisme.

 

Certains extrémistes charismatiques de la "théologie du remplacement", comme Rick Godwin, (qui enseigne que l'on perd son temps et son argent à s'intéresser à Israël, et que les Juifs n'ont aucun droit d'occuper la terre d'Israël), tirent leur vision de la fin des temps de l'enseignement Calviniste extrémiste d'hommes comme David Chilton, ardent partisan de la "Reconstruction." Pour ceux-là, Israël a été remplacé par l'Eglise, et un "Nouvel Israël" doit être instauré sur la terre, c'est-à-dire un "Royaume de Dieu" théocratique, un nouveau régime politique qui consacrera le triomphe mondial du Christianisme. Cela revient à retomber dans les erreurs de l'Eglise Constantinienne postérieure au Concile de Nicée. Il est compréhensible qu'aucune place ne soit laissée à Israël dans ce schéma !

 

Il est curieux de constater que chaque fois qu'un Calvinisme extrême a réussi à s'imposer, avec ses conceptions extrémistes de la prédestination, cela a toujours abouti à l'instauration d'une Eglise d'Etat, et à une injustice sociale manifeste.

On peut le constater, historiquement, dans les politiques esclavagistes, puis ségrégationnistes, des Baptistes du Sud Américains, de l'Eglise Réformée Hollandaise d'Afrique du Sud, ou des Unionistes Orangistes, strictement Presbytériens, d'Irlande du Nord. Cette théologie hyper Réformée, théocratique et adepte de la "Reconstruction," représente le Protestantisme dans ce qu'il offre de pire, tout comme le pouvoir théocratique absolu du Pape représente Rome dans ce qu'elle offre de pire !

Une telle théologie ne peut que produire une Eglise construite sur le modèle du Judaïsme de l'Ancienne Alliance, aboutissant à un gouvernement théocratique aussi oppresseur et hypocrite que celui du Sanhédrin. C'est ce qui me fait dire que la Réforme était théologiquement incomplète. Elle n'a donc représenté qu'un événement spirituel incomplet.

On peut donc la considérer comme un effort avorté de restaurer le Christianisme selon le modèle biblique, contrairement aux mouvements qui ont réussi à opérer cette restauration spirituelle.

                 

C'est cette même religion nominale qui a failli détruire complètement l'Israël de l'Ancien Testament, et qui a produit la fausse Eglise du Moyen Age. Elle est toujours la composante principale du Protestantisme, depuis le début, à cause des erreurs commises par les Réformateurs.

Cela a été reconnu au sein du Protestantisme lui-même depuis quelques générations.

Les Piétistes de Zinzendorf en Allemagne, comme les Méthodistes de Wesley en Angleterre, se sont efforcés de réformer le Protestantisme de l'intérieur, de même que les Réformateurs s'étaient efforcés de réformer la Catholicisme de l'intérieur.

L'échec du Protestantisme a été accompagné, sur le plan spirituel, par le déclin de l'exégèse grammaticale et historique, passée du statut d'outil humaniste au service du Christianisme, à celui d'outil humaniste au service de l'athéisme.

Luther affirmait qu'il avait foi en l'Ecriture seule ("Sola Scriptura"). Mais ce n'était qu'une prétention. Les Baptistes, qui s'efforçaient de revenir sincèrement à cette foi, furent terriblement persécutés, et souvent mis à mort par les Protestants.

Même aujourd'hui, certaines églises évangéliques, comme les églises Baptistes, les églises Pentecôtistes, les églises de Frères, et les églises Libres, ne sont pas véritablement des églises Protestantes, selon les critères historiques classiques, même si la définition historique du Protestantisme peut leur être appliquée, en ce qu'elles luttent pour défendre la vérité.

Mais elles ne sont pas Protestantes, en ce qu'elles ne défendent pas l'idée d'une Eglise d'Etat, ni le baptême des nourrissons. Elles sont plutôt les héritières doctrinales des Anabaptistes, qui furent persécutés à la fois par les Protestants et les Catholiques.

 

La source de toute cette tragédie remonte, je le répète, à cette "théologie du remplacement," qui a écarté Israël pour le remplacer par l'Eglise. Les luttes et divisions incessantes entre Chrétiens évangéliques, les affrontements incessants de la théologie systématique, découlent tous de cette incapacité à comprendre que la Nouvelle Alliance a été d'abord conclue avec Israël et les Juifs, comme le révèle Jérémie 31 :31.

 

La "théologie des dispensations" met l'accent sur la continuité entre l'Ancienne et la Nouvelle Alliance. Elle fait remarquer, par exemple, qu'Abraham est le "père de tous les croyants" (Genèse 12 :1-3, Galates 3 :8, Esaïe 63 :l16), ou que nous voyons des expressions extraordinaires de la grâce de Dieu dans l'Ancien Testament (comme pour le Roi Manassé), et des expressions extraordinaires de la colère de Dieu dans le Nouveau Testament (comme pour Ananias et Saphira). C'est pour cela que la "théologie des dispensations" d'un Darby, par exemple, est excessive et erronée.

 

Pourtant, les théologiens des dispensations, ceux du moins dont l'enseignement est plus modéré, font davantage justice à Jérémie 31 :31. Ils ont compris qu'il existe une relation spirituelle et théologique entre l'Eglise et Israël, sans confondre les deux.

Tandis que la théologie Réformée Calviniste souligne la continuité entre l'Ancienne et la Nouvelle Alliance, aboutissant au remplacement d'Israël par l'Eglise.

C'est ainsi que l'antique Etat théocratique d'Israël a été remplacé par l'Etat théocratique du Vatican et de l'Eglise Romaine, puis par une version Protestante de même nature.

Certes, nous devons exercer notre influence chrétienne pour être le sel et la lumière de ce monde perdu, et lui faire connaître la Bible. Mais le véritable Royaume de Jésus n'est pas de ce monde, quoi qu'en disent le Pape,

 

Constantin, ou leurs héritiers modernes.

Notre seule espérance n'est pas dans ce monde, mais dans la résurrection et le retour de Jésus.

 

Une telle théologie n'a abouti, et n'aboutira jamais, qu'à des massacres sanglants, qu'il s'agisse des Croisades impies, ou de la Guerre de Sept Ans.

Si les Baptistes ont tenté de restaurer certaines vérités que les Réformateurs avaient négligées, comme le baptême des croyants, l'autonomie des congrégations, et la séparation de l'Eglise et de l'Etat, les Pentecôtistes, par définition, ont tenté de restaurer ce que les Réformateurs et les Baptistes n'étaient pas parvenus à restaurer, c'est-à-dire les dons de l'Esprit, la préparation du retour imminent de Jésus, et le prémillénarisme. Pourtant aujourd'hui, ce sont des prédicateurs Pentecôtistes qui se repentent publiquement d'avoir cru que le "Royaume n'était pas de ce monde" ! Des enseignements aussi faux et dangereux n'ont sans doute aucun rapport avec le Pentecôtisme classique, que certains Pentecôtistes modernes dénigrent à présent. Mais ils sont parfaitement compatibles avec les enseignements du Protestantisme classique, contre lesquels les premiers Pentecôtistes s'étaient opposés.

Une nouvelle génération de Pentecôtistes est apparue. Ils rejettent les croyances de leurs pères, tout en se définissant toujours comme Pentecôtistes. Ils ont oublié eux aussi ce que les Réformateurs avaient oublié. Au Moyen Age, l'Eglise Romaine prétendait que le Royaume de Dieu était bien de ce monde, et que ce Royaume, c'était elle. De même, aujourd'hui, ces nouveaux Pentecôtistes déclarent vouloir restaurer le Royaume de Dieu dans ce monde, prétendant eux aussi que ce Royaume, c'est eux.

Tout cela, à cause de leur théologie du remplacement d'Israël par l'Eglise.

Comme le dit l'adage bien connu : "Refuser d'apprendre les leçons de l'Histoire nous condamne à répéter les mêmes erreurs, et à en subir les mêmes conséquences".

 

Ce que les réformateurs ont oublié, en ce qui concerne l'élection divine d'Israël,

et les dons de Dieu.

Mais il y a une autre conséquence de cette mauvaise interprétation de la Nouvelle Alliance prophétisée par Jérémie 31 :31. Il s'agit de la relation entre la théologie du remplacement et la croyance que les dons charismatiques du Saint-Esprit ont cessé avec la fin de l'époque des apôtres. Romains 11 nous met en garde contre ces deux erreurs jumelles, et nous indique clairement que ces deux erreurs découlent de la même source.

Romains 11 :29 nous dit : "Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel." Paul emploie ici un verbe grec, traduit par "se repentir," qui n'est que la traduction du concept hébreu de "teshuva," qui signifie "revenir, retourner, s'en retourner."

Il affirme que les Juifs restent les bien-aimés de Dieu, et que le Seigneur n'annulera pas l'appel souverain qu'Il a adressé à Israël en tant que nation, grâce à leurs pères, avec lesquels Il avait conclu une alliance. De même, Dieu ne révoquera pas les dons qu'Il a accordés.

 

Que veut dire Paul ici, quand il parle des "dons" de Dieu ?

Quel rapport fait-il entre le fait que Dieu ne Se repend pas de Ses dons, et le fait qu'Il ne Se repend pas de l'appel qu'Il a adressé à Israël ? La réponse nous est donnée par l'examen du contexte de Romains 11 et par la structure de l'épître, conçue comme une lettre.

Pour commencer, il n'existe pas de chapitres dans le manuscrit original. Le chapitre 11 doit être lu à la lumière des chapitres 9 et 10 qui le précèdent, et en n'oubliant pas le chapitre 12 qui le suit.

Les chapitres 9 à 11 concernent l'élection d'Israël, et les objectifs prophétiques d'Israël en ce qui concerne l'Eglise. Après avoir rappelé que la Loi avait été accomplie par le Messie, Paul développe ensuite le thème du reste fidèle d'Israël et, par implication, du reste fidèle parmi les Gentils.

 

Greffé sur l'olivier franc.

Le chapitre 11 répète par trois fois que Dieu n'en a pas fini avec Israël et les Juifs.

Bien que certains Juifs, à titre individuel, puissent accepter Jésus, et restent donc attachés à leur propre olivier, la plupart l'ont rejeté. Ils ont donc été coupés de l'olivier, pour être remplacés par des Gentils convertis à Christ. Par la suite, certains Juifs, qui avaient d'abord rejeté Jésus, en viennent à L'accepter, ce qui signifie qu'ils sont greffés à nouveau sur leur propre olivier.  Mais l'olivier reste le même.

Les Gentils qui ont cru remplacent sur l'olivier les Juifs qui n'ont pas cru, et sont incorporés à Israël, dans un sens spirituel. L'olivier continu à être Israël, et certain de ses branches finales seront de nouveau des Juifs convertis à Jésus, tout comme l'étaient les premières branches.

Après cela, au chapitre 12, Paul exhorte ses lecteurs à être transformés par le renouvellement de leur intelligence, et à ne pas se conformer au monde.

 

Paul parle ensuite de la question des dons spirituels dans la vie du Corps. Ces dons comprennent non seulement les dons de service, d'enseignement et de direction spirituelle, mais aussi les dons charismatiques, comme celui de prophétie (verset 5).

Ainsi, Romains 11 :29 sert de transition naturelle entre ce qui précède, et ce qui sera expliqué par la suite. Le contexte exégétique de ce verset révèle une progression thématique claire entre les divers aspects de la vie de l'Eglise, chacun conduisant aux autres. D'où le thème expliquant que tous, Juifs et Grecs, sont perdus et ont besoin d'être sauvés. Cela est expliqué dans les premiers chapitres de l'épître, puis est suivi logiquement par l'exposé de Paul sur la nécessité de la Loi, qui conduit notre nature déchue au salut par la foi et à la nécessité d'un Sauveur.

 

Puisque la Loi a été accomplie par Jésus, on doit logiquement se poser la question de ce qu'il va advenir des Juifs, à présent que le Messie est venu pour accomplir la Torah.

Ainsi, Romains 9 à 11 constitue l'étape suivante naturelle. Paul appuie ces chapitres sur le fondement qu'il a posé précédemment.

Là encore, nous constatons une progression naturelle des thèmes, en une suite logique de questions théologiques et doctrinales, qui trouvent leur réponse dans les sections suivantes.

L'épître traite ensuite des points suivants dans le même ordre logique : de quelle manière notre vie chrétienne, en tant qu'individus, ainsi que la vie de l'Eglise, en tant que Corps, doit être menée pour transmettre cette nouvelle Loi de la Grâce. Ainsi, après nous avoir exhortés à la sainteté et à l'humilité, Paul nous parle de la vie du Corps, et du rôle de chaque membre de l'Eglise dans l'exercice des dons spirituels qu'il a reçus.

 

C'est là que Romains 11 :29 redevient essentiel. Dieu ne Se repentira pas des choses qu'Il a confiées à Israël comme à l'Eglise.

Si Dieu en avait fini avec Israël, à cause de son infidélité, j'aimerais trouver une seule raison pour laquelle ce même Dieu, qui hait les balances injustes, en aurait aussi fini avec l'Eglise, à cause de son infidélité.

Il est vrai qu'il n'y a jamais eu qu'un petit reste fidèle parmi Israël. Les Juifs convertis à Jésus font aujourd'hui partie de ce petit reste, tout comme ceux qui n'avaient pas fléchi le genou devant Baal à l'époque d'Elie (Romains 11 :1-5).

 

De même, il n'y a jamais eu qu'un petit nombre de Chrétiens qui soient vraiment restés fidèles au Seigneur. Comme nous l'avons souvent affirmé, il est heureux, pour Israël comme pour l'Eglise, que la validité d'une alliance dépende, non pas de l'infidélité des hommes, mais de la fidélité de Dieu !

 

Luther et le Troisième Reich.

Suivant en cela l'antisémitisme de Saint Jean Chrysostome, et non le "philosémitisme" de Paul, Luther a oublié Romains 9 à 11.

C'est quelque chose de réellement étrange, compte tenu du fait que Luther considérait l'épître aux Romains comme le texte central de toute la Bible, celui qui la résumait tout entière !

Luther attendait que tous les Juifs acceptent le Christ que leur présentait le Christianisme Protestant Evangélique, comme une alternative à l'idolâtrie de l'Eglise Romaine.


Luther demandait que tous les Juifs qui n'accepteraient pas Jésus-Christ soient enfermés dans des enclos, et obligés de se convertir à la pointe de l'épée !

Il enseigna aux Luthériens qu'ils étaient condamnables, s'ils ne massacraient pas les Juifs pour prouver qu'ils étaient Chrétiens. Ils finirent par le faire, et tout cela s'acheva par l'Holocauste. Dans "Mein Kampf", Hitler citait Luther avec délices.

Ce même Luther, qui a inspiré la Réforme, a aussi inspiré l'Holocauste, parce qu'il avait oublié Jérémie 31 :31 et Romains 11 : 1-29.

Au lieu de purger l'Eglise de son Histoire antisémite, pour provoquer les Juifs à la jalousie, comme Dieu nous le demande dans Romains 11 :12-14, Luther acheva son ministère comme un vulgaire vieux tyran meurtrier, tout comme les Papes avant lui. Il avait simplement remplacé la haine du Juif propre à l'Inquisition espagnole par la haine du Juif propre au Protestantisme allemand, pavant ainsi la route au Troisième Reich.

 

En ne comprenant pas la vraie signification de Jérémie 31 :31, Luther n'a pu éviter de réunir l'Eglise et l'Etat. Il a judaïsé l'Eglise, finissant par prendre une position réactionnaire lors de la révolte des paysans allemands. Il appela à poignarder ces paysans dans le dos, afin de préserver l'union de son Eglise avec la noblesse gouvernante allemande.

L'ardeur meurtrière excessive de Luther poussa son propre protégé, Melanchthon, à se distancer de lui. Les Calvinistes étaient un peu mieux disposés envers les Juifs, comme le furent par la suite d'autres Protestants, en Hollande et en Angleterre. Mais ce ne fut pas le cas de Luther et des premiers Réformateurs.

 

Les dons spirituels n'ont pas été abolis.

La seconde moitié de Romains 11 :29 fait remarquer que Dieu ne révoquera pas Ses dons spirituels, dont Paul parle au chapitre 12. Nous pouvons voir ici ce dont le Saint-Esprit nous met en garde.

Romains 11 nous exhorte à ne pas oublier que c'est la racine qui porte l'Eglise, cette racine étant toujours Israël.

Romains 12 nous encourage à exercer nos dons, de concert avec les autres membres du Corps. Le Seigneur connaissait d'avance le danger de croire, à tort, que Dieu en avait fini avec Israël. De même, dans le même verset, le Seigneur nous met en garde contre le danger de croire, à tort, que le Seigneur en a fini avec Ses dons spirituels.

L'erreur de croire que Jésus en a fini avec les Juifs est aussi grave que celle de croire que Dieu en a fini avec les dons spirituels.

Ces deux erreurs ont la même source : une théologie déséquilibrée des dispensations, qui prétend que nous sommes à présent passés à une autre "dispensation," à un autre ensemble de règles que celles qui existaient à l'époque de l'Eglise apostolique. Cela revient à considérer que l'Eglise primitive était "parfaite." Cela revient aussi à considérer que "ce qui est parfait" nous est parvenu sous la forme d'un livre (le Nouveau Testament). On considère le Nouveau Testament avec le même état d'esprit que celui des Musulmans quand ils considèrent leur Coran, ou que celui des Mormons quand ils considèrent leur Livre de Mormon (sauf que, bien entendu, le Nouveau Testament est réellement la Parole de Dieu).

 

Ceux qui croient que les dons ont cessé se comportent, en essence, de la même manière que les Musulmans et les Mormons. Ils finissent par croire, comme les Musulmans et les Mormons, qu'ils sont entrés dans une sorte de "troisième alliance," distincte des deux premières, tout en disant que cette troisième alliance présente une certaine continuité avec les autres, mais aussi qu'elle a abandonné certaines dispositions des alliances précédentes.

On parvient à cette position par une mauvaise compréhension de 1 Corinthiens 13, en prétendant, à tort, que "ce qui est parfait," qui devait venir, est le Canon parfait du Nouveau Testament. Ce qui ne peut être que faux, car un choix effectué par des hommes pécheurs par nature ne peut être parfait aux yeux de Dieu.

 

Toutefois, selon une exégèse correcte, si "ce qui est parfait" est déjà venu, comme le dit le texte, alors l'espérance et la foi ont aussi été abolies, et ne sont plus nécessaires. Seul l'amour devrait demeurer.

Pourtant, ceux qui croient que les dons ont cessé ne rejettent pas la nécessité de l'espérance et de la foi. Il est clair que leur argumentation ne peut que s'écrouler.

Même aujourd'hui, nous voyons certains de ceux qui croient que les dons ont cessé, comme Peter Masters et Jerry Falwell, faire dire à l'Ecriture des choses qu'elle ne dit pas, avec la même "liberté d'interprétation" que celle des partisans de "l'expérience de Toronto," qui affirment sans vergogne des choses que Dieu n'a jamais écrites dans Sa Parole.

Le "ce qui est parfait" de 1 Corinthiens 13 fait référence, bien sûr, au retour de Jésus-Christ. Avant le Concile de Nicée, les premiers Pères de l'Eglise, comme Saint Irénée, immédiatement après l'ère des apôtres, luttaient pour défendre l'enseignement apostolique (par exemple, celui de la Didache), contre les assauts des hérésies gnostiques, qui menaçaient de pervertir l'Eglise.

Ils ont clairement affirmé que les manifestations miraculeuses de l'Eglise apostolique n'avaient pas cessé avec la disparition des apôtres.

 

Selon Hégésippe, cité par Eusèbe, Irénée était dans la droite ligne de la succession apostolique, depuis l'apôtre Jean, à Ephèse, par l'intermédiaire du mentor d'Irénée, le martyr Polycarpe.

De même, les patriarches du Protestantisme Arminien, comme John Wesley (du moins ceux qui ne défendaient pas une interprétation particulière de l'élection ou du salut éternel inconditionnel), ainsi que les patriarches Réformés Calvinistes, comme Jonathan Edwards et George Whitefield, ont rendu témoignage dans leurs écrits que les dons charismatiques et les manifestations du Saint-Esprit étaient fréquents dans leur ministère. Car le Saint-Esprit y était réellement à l'œuvre, contrairement à ce qui se passe dans le mouvement de Toronto. D.L. Moody, comme R.A. Torrey, fondateurs de l'Institut Biblique Moody, ont témoigné dans leur biographie qu'ils avaient reçu le baptême du Saint-Esprit.

Pour ma part, je crois que le Saint-Esprit vient habiter dans le Chrétien dès l'instant de sa nouvelle naissance. Je crois en "une seule foi et un seul baptême." Mais je crois aussi en un baptême du Saint-Esprit qui peut être une première expérience chronologique, au moment de la nouvelle naissance, ou à la suite de la régénération, mais qui peut être suivi de nombreuses autres occasions où l'on peut être à nouveau "rempli."

 

Nous pouvons donc conclure que les partisans de la cessation des dons spirituels, tout comme les partisans d'un hyper "charismatisme" déséquilibré, fondent leurs prétentions sur une mauvaise exégèse biblique pour justifier leurs conclusions. En outre, tous ignorent certainement les témoignages historiques de ceux qu'ils considèrent comme leurs pères spirituels.

Par exemple, nous voyons que Guy Chevreau, ardent défenseur du "saint rire" de Toronto, n'hésitait pas à affirmer que les mêmes choses se sont produites lors des grands réveils historiques passés. Il citait par exemple les récits de Daniel Rowland.

Toutefois, quand nous lisons Daniel Rowland, nous constatons que ces manifestations extrêmes de rire étaient immédiatement arrêtées par les conducteurs spirituels, qui les considéraient comme des contrefaçons sataniques. Guy Chevreau n'a donc pas hésité à publier un mensonge pour promouvoir Toronto.

De même, les avocats les plus ardents de la cessation des dons spirituels citent ce qui se passait au cours des grands réveils qui ont accompagné le ministère de Jonathan Edwards. Mais ils veulent ignorer que ces hommes dont ils se réclament étaient manifestement des charismatiques. C'est encore une preuve de malhonnêteté.

 

A la racine de toutes ces erreurs, il faut encore remonter aux Réformateurs. En voulant réagir contre les faux miracles invoqués par l'Eglise Catholique médiévale, et contre toutes les pratiques frauduleuses de Rome, les Réformateurs ont fini par jeter le bébé avec l'eau du bain. Ils avaient en aversion les miracles et toutes les manifestations surnaturelles. Aujourd'hui, il en est de même pour tous les non-charismatiques, qui rejettent toutes les manifestations charismatiques, simplement à cause des excès de certains hérétiques comme Benny Hinn ou Marilyn Hickey.

 

Comme nous le faisons toujours remarquer, Paul nous dit que l'usage correct des dons spirituels doit donner à ceux qui ne sont pas sauvés le désir de l'être, et aux non charismatiques le désir de devenir charismatiques.

Mais la présence de faux dons spirituels, comme le mauvais usage des vrais dons spirituels, permettront toujours aux non-charismatiques de nous traiter de fous, et de rejeter ce que nous avons (1 Corinthiens 14 :1-23).

 

Tous les croyants sont des sacrificateurs.

Une autre conséquence de toutes ces erreurs concerne le ministère de tous les croyants, en tant que sacrificateurs, comme nous le voyons dans 1 Pierre 2 :5. Je répète ici qu'avant de tenter de paganiser l'Eglise, Satan s'est d'abord efforcé de la judaïser, en instaurant une classe de "sacrificateurs et de prêtres", un clergé possédant des pouvoirs supérieurs à ceux des simples "laïcs."

D'après la Bible, il est clair que tous les Chrétiens ne sont pas appelés à être anciens, ni à exercer un ministère "à plein temps." Toutefois, chaque Chrétien est un sacrificateur et un "prêtre." Chacun possède un ministère. Le Corps de Christ doit être un organisme dans lequel chaque membre exerce sa fonction et ses dons.


Ce n'est pas ce qui se passe dans les églises car les ecclésiastiques on remplacé la classe des Lévites, qui étaient les sacrificateurs de l'Ancien Testament, par un système religieux de "pasteurs" et de conducteurs spirituels, un clergé séparé, qui n'a plus rien à voir avec le ministère biblique de tous les Chrétiens.

A cela, on a ajouté une lourde "couverture spirituelle," clairement condamnée par Ezéchiel 34 ou Matthieu 23.

Ce système religieux porte le nom de "doctrine des Nicolaïtes" (Apocalypse 2 :6)

 

Luther, et c'est tout à son honneur, a justement réagi contre les abominations de l'Eucharistie et de la transsubstantiation, qui prétend que le pain et le vin de la Messe Catholique se transforment littéralement en vrai corps et vrai sang de Jésus, que l'on peut ensuite adorer comme une nouvelle incarnation de Jésus. On peut faire remonter cette croyance aux enseignements aristotéliciens de Thomas d'Aquin, qui furent ensuite promulgués par la Scholastique médiévale.

Luther et les Réformés ont justement mis l'accent sur la prêtrise de tous les Chrétiens. Ils se sont opposés à l'idolâtrie et au "cannibalisme" de la transsubstantiation, ainsi qu'à l'hérésie de la Messe, considérée par les Catholiques comme une réédition du sacrifice du Calvaire.

Luther croyait en une sorte de consubstantiation. Il croyait en une présence divine littérale, mais spirituelle. Il rejetait la transsubstantiation et le blasphème de la Messe.

Le sacrifice de Jésus a été efficace une fois pour toutes, comme l'épître aux Hébreux le déclare clairement. Son expiation sur la Croix a été suffisante, et Jésus ne doit pas mourir sans cesse au cours de la Messe.


Les Réformateurs se sont donc justement opposés à la notion erronée d'un clergé qui serait seul dépositaire du ministère de sacrificateur et de prêtre. Cependant, en adoptant la doctrine de la cessation des dons spirituels, les Réformateurs ont fini par oublier ce qu'était le ministère universel de tous les Chrétiens.

Pour que le ministère de tous les Chrétiens puisse réellement s'exercer, il faut enseigner que tous les Chrétiens doivent exercer dans le Corps les dons spirituels qu'ils ont reçu du Seigneur.

Au lieu de cela, les Réformateurs sont retournés au modèle Catholique d'un clergé hautain et séparé.

 

Dans ce domaine également, les Réformateurs ont oublié d'aller jusqu'au bout de leur réforme !

Selon la Bible, les pasteurs et les anciens ne sont que des ministères particuliers dans le Corps. Parce qu'ils ont oublié que les dons spirituels incluent les signes charismatiques dont parle Romains 12 et 1 Corinthiens 12 à 14, les Réformateurs ont perpétué la plaie d'un clergé Protestant séparé, qui n'a fait que prendre la suite du clergé Catholique Romain.

Il faut toutefois reconnaître que certains mouvements non-charismatiques, comme les Baptistes et les églises de Frères, n'ont pas institué de clergé aussi pesant. Ils se sont rapprochés beaucoup plus du modèle biblique du ministère universel des Chrétiens, contrairement aux églises Protestantes traditionnelles.

Beaucoup de dénominations Pentecôtistes elles-mêmes se sont aujourd'hui hiérarchisées, et dotées d'un "clergé" séparé, au point qu'elles sont devenues presque des sectes, et ont dépassé la plupart des églises Protestantes modérées dans l'application de la "doctrine des Nicolaïtes" !

Pourtant, c'est bien aux Réformés qu'il faut faire remonter la source de tous ces maux. En oubliant ce que dit Romains 11 :29, que Dieu n'en a pas fini avec les Juifs, les Réformateurs ont simultanément oublié ce que Dieu dit aussi dans le même verset, que Dieu n'en a pas fini avec les dons spirituels.

 

Ce que les Réformateurs ont oublié, en ce qui concerne les missions.

 A cause de leur doctrine du remplacement d'Israël par l'Eglise, et mis à part le très peu connu Caspar Schwenkelfeld, Réformateur de la Silésie, qui était de loin le Réformateur le plus proche de la doctrine biblique, les autres Réformateurs ont mal interprété beaucoup de choses. Cela ne pouvait qu'aboutir à la dégénérescence de la plupart des églises Protestantes. En raison de leurs erreurs fondamentales, ces églises ne pouvaient que dégénérer.

 

Même après avoir remis en vigueur la justification par la foi, et l'autorité de la Bible, le Protestantisme, dès son début, a laissé subsister en son sein beaucoup de membres qui n'étaient ni régénérés, ni justifiés, ni fondés sur la Bible. Car les racines du Protestantisme étaient humanistes, et il n'a pas réussi à extirper radicalement tout ce qui n'était pas conforme aux Ecritures, malgré les tentatives des Baptistes et, plus tard, des Pentecôtistes.

Aujourd'hui, le Protestantisme occidental est effectivement mort.

Nous pouvons le constater, par exemple, dans le réveil des nationalismes Ecossais et Gallois. Les Celtes et les Anglo-Saxons n'ont jamais pu réellement s'entendre. Seule leur crainte commune de Rome leur avait permis de se rapprocher. A présent, ce n'est plus le cas.

L'Eglise Romaine elle-même est sur le déclin. Ce qu'elle perd numériquement, elle ne le regagne que par l'œcuménisme, sauf en Amérique Latine et aux Philippines, où une autre réforme est en route au sein du Catholicisme, réforme qui s'est répandue dans les zones Catholiques de l'Amérique du Nord et dans certains pays Catholiques d'Europe.

 

Les missions.

Cela nous permet de parler des missions. Les Réformateurs n'ont pas manifesté le besoin de s'engager dans des missions. Ils n'ont pas considéré que l'évangélisation était le meilleur moyen de gagner les Catholiques.

Ils ont remplacé l'évangélisation par ce qui était, au mieux, un mélange de politique et de polémique et, au pire, par la guerre (quoique la plupart de leurs guerres aient été défensives).

A l'époque des Colloques de Marlborough, il a existé de réelles tentatives, de la part des Protestants, de se réconcilier avec Rome par le dialogue. Plus tard, les Protestants qui eurent des ambitions politiques ont pu chercher le soutien de Rome, ce qui les a empêchés de chercher à convertir les Catholiques.

Nous voyons aujourd'hui se reproduire les mêmes choses sous nos yeux. De prétendus Chrétiens évangéliques aux ambitions politiques, comme Pat Robertson (qui a abandonné l'orthodoxie biblique pour embrasser la doctrine du Royaume Maintenant et l'expérience de Toronto), ont rejoint Chuck Colson, J.I. Packer et Bill Bright, pour signer avec eux un engagement à ne pas évangéliser les Catholiques Romains, et à considérer l'Eglise Catholique comme une Eglise chrétienne.

Pourtant, l'Eglise Catholique est toujours restée fidèle au Concile de Trente, et aux doctrines antichristiques de l'infaillibilité pontificale, de la régénération par le sacrement du baptême, des prières aux morts (qui ne sont que de l'invocation des esprits et de la nécromancie), et de la transsubstantiation (qui nie l'efficacité du sacrifice de la Croix et qui n'est qu'une forme de cannibalisme).

J'écris ces lignes en me rappelant que ma mère était Catholique, et qu'elle a un grand fardeau pour les âmes Catholiques.

James Dobson et Michael Green soutiennent aussi les mêmes points de vue. Quant à George Carey, primat de l'Eglise Anglicane, il milite pour une réunification avec Rome, et décourage l'évangélisation des Juifs.

Carey, s'adressant à une Convention de Chrétiens et de Juifs, proposa une résolution condamnant la conversion des adeptes d'autres religions, en rébellion directe contre les commandements de Jésus.

Des organisations comme l'Ambassade Chrétienne Internationale ou l'Opération Exodus ont remplacé l'évangélisation des Juifs par une sorte de sionisme politico-social, en opposition directe avec la mission d'évangélisation que nous confie la Bible.

Nous pouvons assister aujourd'hui à des forums théologiques où l'on cherche une réconciliation avec Rome, au moyen d'un dialogue qui interdit toute évangélisation des Catholiques.

 

Il en est de même des dialogues interconfessionnels entre les Rabbins et le clergé Romain, qui considèrent ces forums comme des moyens d'empêcher les Chrétiens évangéliques de partager l'Evangile avec les adeptes de leurs religions.

L'Eglise Catholique déclare pourtant de plus en plus clairement que le dialogue œcuménique ne peut aboutir qu'à un retour à Rome.

Comme les Réformateurs, beaucoup de dirigeants Protestants Evangéliques oublient l'enseignement de la Bible en ce qui concerne les missions. En oubliant que la Nouvelle Alliance n'était pas comme l'Ancienne (Jérémie 31 :31), les Réformateurs ont considéré les missions comme on les considérait sous l'Ancien Testament.

Comme l'Europe était déjà christianisée, Luther avait déclaré que la Grande Commission avait déjà été accomplie, et qu'il ne fallait plus y penser. Comme l'Eglise était à présent le Nouvel Israël, il fallait continuer à faire ce que faisait l'Israël antique, c'est-à-dire "témoigner par l'exemple." Il oubliait en passant que le Judaïsme de la période du Second Temple était une religion qui faisait du prosélytisme (Matthieu 23 :15).

Luther n'a donc pas éprouvé le besoin d'envoyer des missionnaires. Comme les Croisés et les Musulmans l'avaient fait avant eux, les Protestants ont plutôt cherché à convertir les âmes à la pointe de l'épée.

 

La redécouverte des missions.

Plus tard, Justinien Welz a rejeté cette erreur, et a lui-même disparu comme missionnaire dans la jungle de l'Amérique Centrale.

 

Les premiers Baptistes pensaient davantage aux missions. Par la suite, les Baptistes devinrent plus "universalistes."

Le mouvement Baptiste fut corrompu par des formes extrêmes de Calvinisme.

Ils poussèrent si loin les doctrines de la prédestination et de la "grâce irrésistible," qu'ils dénoncèrent William Carey, dans son désir d'envoyer des missionnaires à l'étranger.

Ils lui dirent : "Reste tranquille ! Si Dieu veut convertir les païens, Il le fera Lui-même, sans ton aide ni la nôtre !"


Finalement, ce furent les églises non conformistes, principalement des Baptistes indépendants, des Mennonites, des Frères Moraves, des Méthodistes, puis des membres des églises de Frères, qui restaurèrent les missions.

 

Sous le règne de la reine Marie, les martyrs Protestants Anglais avaient continué à proclamer l'Evangile jusqu'à leur mort, et il avait existé une forme d'évangélisation dans la Genève de Calvin ou l'Ecosse de Knox.

Mais ce furent les Puritains comme Joseph Alleine et son "Cri d'alarme aux inconvertis" (qui eut une grande influence sur Whitefield et Spurgeon), qui ont réellement restauré l'évangélisation en Angleterre, comme certains l'avaient déjà fait en Ecosse.

Dans l'ensemble, les Réformateurs ne se sont pas souciés des missions, contrairement aux Chrétiens évangéliques antérieurs au Protestantisme, comme les Vaudois, qui furent cruellement persécutés, mais qui continuèrent à évangéliser.

William Carey, le Docteur Livingstone et Hudson Taylor furent des pionniers des missions. Plus tard, on assista aussi à la renaissance de l'évangélisation des Juifs, avec le Frère Rabinovitch en Europe orientale, Leopold Cohen, un rabbin orthodoxe qui se convertit en Amérique, ou David Barren, un Juif qui se convertit en Grande-Bretagne. Ils ressuscitèrent les missions consacrées aux Juifs, et ravivèrent les cendres de l'Histoire de l'Eglise. Tous ceux-là avaient compris que le Livre des Actes pouvait être aussi actuel aujourd'hui qu'à l'époque où il avait été écrit !

 

Une vie d'entre les morts.

Bien que je ne puisse pas négliger les erreurs et les manquements de la Réforme, je ne peux pas non plus condamner les Réformateurs eux-mêmes pour ces mêmes erreurs et manquements.

La plupart étaient bien intentionnés. Comme nous-mêmes, c'étaient des hommes faillibles qui vivaient à une époque compliquée et difficile. Ils ont au moins essayé de faire ce qu'ils pensaient être le meilleur pour servir leur Seigneur.

Si j'avais été à leur place, je pense que je n'aurais pas pu éviter certaines de ces erreurs, qu'aujourd'hui, rétrospectivement, je peux critiquer aussi facilement.

Pourtant, en ce qui concerne Israël et le salut des Juifs, je ne peux que me lamenter de tout ce que les Réformateurs ont oublié. Mais je ne peux aussi que me réjouir de voir que nombreux sont aujourd'hui ceux qui se le rappellent à nouveau, après tant de longs siècles d'oubli.

 

"Car si leur rejet a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d'entre les morts ?" (Romains 11 :15).  Puissions-nous ne jamais l'oublier !

 

Un petit glossaire


Anabaptistes : Appelés parfois les "radicaux" ou "l'aile gauche" de la Réforme. Ils refusaient le baptême des nourrissons. Ils soutenaient que seuls ceux qui étaient assez âgés pour comprendre la signification de la foi et la repentance, pouvaient être baptisés. Ils furent partout persécutés. Des dizaines de milliers d'entre eux furent massacrés au cours du seizième siècle.

 

(Saint) Augustin (354-430) : Né à Hippo, en Afrique du Nord. Fut un auteur prolifique, qui a été appelé le "père de la théologie orthodoxe."

 

(Saint) Cyprien (200-258) : Evêque de Carthage. Enseignait que l'unité de l'Eglise était "épiscopale" et non théologique : le fait d'être séparé des évêques signifiait être séparé de la véritable Eglise. C'est lui qui a fait certaines déclarations classiques comme : "Celui qui n'a pas l'Eglise pour Mère ne peut avoir Dieu pour Père" ou "Hors de l'Eglise, point de salut."

 

(J.N.) Darby : Fut le dirigeant, mais non le fondateur, des "Frères de Plymouth." Il a joué un rôle majeur dans la division des Frères de Plymouth en "Frères larges" et "Frères étroits."

 

Erasme (1466-1536) : Desiderius Erasmus, appelé parfois Erasme de Rotterdam. Il faut le principal Humaniste Chrétien de l'ère de la Réforme. Fut particulièrement remarqué pour sa publication du Nouveau Testament en Grec, qu'il traduisit lui-même en Latin.

 

Eschatologie : Etude des derniers jours, de la consommation de l'Histoire, et de l'achèvement de l'œuvre de Dieu dans le monde.

 

(Mouvement) Evangélique : Mouvement informel attaché à la défense de l'Evangile (la Bonne Nouvelle), ou, du moins, ce qu'en a compris le Protestantisme historique. Il met l'accent sur la nécessité d'un engagement personnel envers Jésus, et sur l'autorité de la Bible.

 

Futurisme : Mouvement eschatologique qui considère les événements de la "fin des temps" comme essentiellement futurs.

 

Gnosticisme : Mouvement religieux qui enseignait un salut qui n'était pas reçu par la foi, ni par les œuvres, mais par la possession d'une connaissance secrète, la Gnose.

 

Hellénistique : Qui concerne la culture et la langue grecques, ainsi que la perspective historique propre aux Grecs.

 

Historicisme (1554-1600) : Mouvement eschatologique qui considérait que la "événements de la fin" se sont passés au moment où la Bible était rédigée, et qu'ils font donc partie du passé.

 

Humanisme : L'Humanisme Chrétien enseigne que les individus et leur culture ont une valeur intrinsèque, et que la poursuite de nos objectifs dans ce monde est non seulement licite, mais aussi méritoire. Les Humanistes accordent de l'importance à la culture, mais confessent aussi que les hommes ne trouvent leur plein développement que dans une relation juste avec Jésus-Christ.

 

Midrash : Mot Hébreu qui signifie "rechercher, examiner, investiguer." Employé pour décrire la méthode rabbinique d'exégèse biblique, utilisée à l'époque de Jésus et de Paul.

 

Montanisme : Mouvement prophétique né vers 172, et nommé d'après Montanus et ses disciples. Ils appelèrent le peuple à se préparer pour le retour de Christ, en écoutant la voix du Paraclet, parlant par la bouche de Ses prophètes. Leurs prédictions concernant l'imminence de la fin se révélèrent fausses.

 

Néo-Gnosticisme : Versions modernes du Gnosticisme, qui enseigne que le salut s'obtient sur la base d'une connaissance secrète.

 

Origène (185-254) : L'un des Pères Grecs de l'Eglise. L'un des premiers critiques textuels de la Bible : c'est lui qui fut l'un des premiers à rédiger une déclaration systématique de la foi, et l'un des premiers à commenter la Bible.

 

Parousie : Terme grec qui fait référence au retour de Jésus.

 

Philon : Ecrivain Juif prolifique qui vivait à l'époque de Jésus-Christ. Sa doctrine était un mélange de Stoïcisme et de Platonicisme, mais il restait fidèle au Judaïsme.

 

Prétérisme : Mouvement eschatologique qui considère que la plupart des événements de la fin des temps étaient futurs à l'époque de la rédaction de la Bible, mais qu'ils ont été accomplis au cours de l'Histoire de l'Eglise, et qu'ils sont donc aujourd'hui passés.

 

(Théologie du) remplacement : Théologie qui enseigne qu'Israël a manqué le plan de Dieu, à cause de ses péchés, et a été remplacé par l'Eglise.

 

Sabellius : Enseignait que la Trinité n'est pas constituée d'un seul Dieu en trois Personnes distinctes, mais d'une seule Personne, qui Se manifeste de trois manières différentes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

 

Scholastique : Forme de philosophie et de théologie chrétiennes, qui s'est développée à l'époque médiévale en Europe, sous l'influence de théologiens considérés comme des "maîtres."

 

Tanach : Acronyme Juif, employé pour désigner l'Ancien Testament.

 

(Prophètes de) Zwickau : Désigne trois hommes originaires de Zwickau, qui visitèrent Wittemberg en 1521. Ils proclamaient que Dieu parlait directement à Son peuple par Ses prophètes, et révélait Sa volonté par des visions et des songes, plutôt que par les Ecritures. Ils firent de nombreuses prophéties qui ne s'accomplirent pas.

 

Source : Moriel / Latrompette

  

L'incompréhension des deux parties du peuple de Dieu


Des mots changés qui choquent les Juifs !
Les chrétiens doivent comprendre que pour parler aux Juifs, il faut un langage Juif, avec un message Juif du livre Juif qui est la Bible Juive. Avez-vous remarqué que la Bible entière, Ancienne et Nouvelle Alliance, est un livre Juif. Le mot Israël est écrit plus de 5000 fois en référence continuelle aux juifs et citations des patriarches ou prophètes d'Israël !

En changeant les termes hébreux d'origine par des expressions grecques ou latines, on a faussé la compréhension du peuple auquel la Bible appartient (au point qu'on entend chez les juifs :" leur Bible chrétienne n'est pas la nôtre !"


Israël et l'église des nations ont chacun perdu quelque chose qui fausse leur relation avec Dieu : Israël a perdu son Mashiah, et l'église a perdu sa racine Juive (parce qu'elle a oublié le peuple d'où elle est issue.) 

Paul disait dans l'épître : 1 Timothée  5:8  "Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu'un infidèle."

Donc avec les Juifs, il faut que tous les mots que nous employons retrouvent leur consonance hébraïque et surtout le contexte de la pensée hébraïque pour lesquelles la Parole a été dite et inspirée par l'Esprit Saint. Des quantités de mots sont ainsi à remettre dans leur cadre hébraïque de l'époque : parmi les plus courants : église et synagogue, Messie et Mashiah, chrétiens, Jésus, Yeshoua, Ancien et nouveau Testament, convertir, baptême, trinité, croix, Evangile, Sainte Cène, S'identifier à un juif, etc.


1. Église = On a placé ce mot pour désigner une communauté mais son vrai sens hébraïque est "Je bâtirai ma Qéhila" (assembler les croyants locales ou de toute la terre.) Aussi pour une communauté, il vaudrait mieux employer les mots de "Communauté", "Congrégation", "Assemblée"  qui sont des mots moins connotés et faire très attention au mot synagogue qui sous-entend pour les juifs "rabbinique" et qui pour les chrétiens se retrouve avec une connotation très péjorative car dans Apocalypse 3:9 et par le choix partial des traducteurs nous trouvons le mot synagogue accolé à Satan avec « la synagogue de Satan » phrase qui auraient très bien été traduite par « l'assemblée ou l'église de Satan ».

Apoc3:9  "Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé." 

C'est la volonté de rejeter Israël et les juifs qui a négativement inspiré les traducteurs d'accoler à Satan le même mot « synagogue » qu'aux Juifs.

En réalité tous ces mots sont des synonymes et la seule façon d'exprimer l'idée juste est d'employer le mot " Kehila" d'ailleurs très usité par les Assemblées Messianiques.

2. Mashiah et Chrétiens = Israël attendait et attend son «  Mashiah » ( son oint) qui devait avoir une triple onction : prophète, Roi et sacrificateur. Ceux qui croyaient en Yeshoua  le Mashiah s'appelaient « Meshihim » « Meshihye » plus communément autrefois et aujourd'hui à Jérusalem : les « Yehoudim Meshihim ».

Mais quand Paul et Barnabas sont allés à Antioche (Actes 11 :26) il fallait trouver un mot correspondant aux croyants du Mashiah qui ne parlaient que grec.

Ainsi « Mashiah » fut traduit par « Christos » (Yesous Christos) C'est pour cela que les croyants au Mashiah du monde grec furent nommés des christiens puis les « chrétiens ».


3. Yeshoua déformé depuis le grec par (Yesous = Jésus), en hébreu son Nom reçu est Yeshoua (Dieu Sauveur) : « L'ange Gabriel dit : Joseph : Tu lui donneras le nom de Yeshoua, c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés (Matthieu 1 :21).

C'est à Joseph qu'on a dit le nom qu'il portera (le père, même adoptif, a droit de choisir le nom d'un enfant) mais à Myriam sa mère, a été montré la royauté divine du Mashiah = Luc 1 :32-33 « Tu enfanteras un fils et tu lui donneras le Nom de Yeshoua , il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut »  (Ben Elyon) et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père, il règnera sur la Maison de Jacob éternellement et son règne n'aura point de fin ».

Il s'est produit pour les juifs du temps de Yeshoua, la même confusion prophétique que celle où s'est trouvé Joseph en Égypte. Les Égyptiens lui ont donné un autre nom selon leur conception sur Joseph « Tsaphnath-Paenéach » (Celui qui découvre des choses cachées) ; c'est ainsi qu'avec le temps et un nom différent, les propres frères de Joseph ne purent le reconnaître. Un reflet de l'aveuglement du sanhédrin pour Yeshoua, jusqu'à ce qu'il se soit révélé lui-même !

Mais si le nom de Yeshoua représente tant de choses bénies, il faut révéler aux juifs le Nom et la valeur de ce nom « YESHOUA ».

D'autres textes parlent du NOM de DIEU :  "le chandelier à 7 branches" - "Les Noms de Dieu" - "Tri-Unité de Elohim" - "Yeshoua lumière du monde" - "Conseiller Merveilleux, Dieu Puissant, Père Éternel, Prince de la Paix".  "Et Toi Beth Lehem Ephrata" - "Quel est son Nom et le Nom de Son Fils, le sais tu ?"

4. Ancien et Nouveau Testament Ces termes sont des anomalies car le mot testament qui sous-entend que Dieu est mort ou qu'il dicte ses dernières volontés pour préparer sa propre mort.

Il est plus respectueux pour Dieu, plus juste et biblique de dire " Ancienne et Nouvelle Alliance "

En voulant séparer les deux parties de l'Olivier franc, on a crée une hérésie.

Si la Nouvelle Alliance a remplacé l'Ancienne, alors d'un trait de plume et par des mots péjoratifs et bien mal choisis, nous rejetons la plus grande partie des écritures et toute la loi de Dieu.

La Nouvelle Alliance n'a aucunement rejeté l'Ancienne mais l'a éclairé de la lumière du Saint-Esprit.

La preuve en est, que sans cesse Yeshoua et les Shlihim (Shlihim) citent constamment le Tanach (Torah, Neviim,Ketouvim) comme référence de tout ce qu'ils disent. Yeshoua rappelle à ses disciples qu'il est question de Lui dans la loi les prophètes et les psaumes (Torah, Neviim, Ketouvim) et pour qu'ils comprennent les écritures Il leur ouvrit l'esprit (Luc 24 :44-45).

Si vous respectez les juifs, ne dites jamais "Nouveau Testament " qui sous entend que leurs écritures sont un passé révolu, mais " Alliance Nouvelle" (HaBerith HaHadasha) ce qui est beaucoup plus juste.

L'Ancienne Alliance séparée de la Nouvelle, c'est comme un corps coupé en deux (on lui a enlevé la vie). La première Alliance annonce sa venue, la seconde Alliance confirme l'exactitude de la première et annonce son retour. L'ancienne Alliance est le sang et la Nouvelle Alliance est l'air qui emplit les poumons pour faire vivre le corps.


5. Convertir est un terme qui a toujours fait souffrir les Juifs. Il sous-entend tous les moyens pour leur faire changer de religion. On se souviendra de l'inquisition en Espagne, des persécutions en Pologne et en Russie. Pourtant le mot hébreu « Teshouva » (repentance, revenir, se convertir à Dieu) est biblique : Ezéchiel 18:30-32  "VeHashivou"  Si on emploie ce mot il faut immédiatement préciser : convertir un billet en sa valeur originale : changer l'état de pécheur en celui de racheté et surtout revenir à Dieu (faire un demi-tour).

Ce mot "convertir " dans son sens biblique est : si un juif se convertit (retour à Dieu et son Mashiah) il est greffé sur son propre olivier. Si un gentil se convertit (sort du paganisme, revient à Dieu et croit en Yeshoua) il est greffé sur l'olivier d'Israël et pour lui, c'est ce passage biblique qui devient clair : "Vous êtes l'Israël de Dieu" Galates 6 :16

6. Baptême  un mot qui rappelle aux juifs de biens mauvais souvenirs (inquisition et baptêmes forcés), les maranos en Espagne. En réalité selon la Bible il s'agit d'un rite juif prophétique qui s'appelle "tevilah" c'est-à-dire : "immerger" dans le Mikvé : bassin spécial qui rappelle Kumran. Il s'agit d'une triple immersion totale : 3 fois pour la jeune fille à la veille de son, mariage.

Paul se sert de cette image quand il dit II Corinth. 11:1-4 Yochanan HaMatbil immergeait les croyants au Jourdain à Enon près de Salim (Jean 3:23)  parce qu'il y avait là beaucoup d'eau. Ce qui démontre l'erreur du baptême par aspersion.

Remarquez que ceux qui venaient là, n'étaient pas étonnés de ces "tvéloths" mais de ce que Yochanan le faisait : " "Es-tu le prophète, le Mashiah" ... " moi je suis la voix..."
Remarquez aussi les nombreuses allusions proph
étiques de cette immersion (TVILAH) mer rouge, Jourdain, Paul aux Corinthiens (1 Cor 10)

Cette immersion est nécessaire pour le Juif et le Gentil : c'est un engagement de bonne conscience envers Dieu
(1 Pierre 3:21) et non pour enlever les souillures du corps. Cette immersion doit
être pratiquée au NOM (au singulier) du Père Fils et Esprit (Matthieu 28:19). Ce NOM est ELOHIM.


7. Trinité La TRINITE est déjà une expression qui prête à confusion (3 dieux). Nous préférons le mot "Tri-Unité" c'est-à-dire 3 en 1.

Pour être comprise, cette expression doit être remise dans sa valeur hébraïque : ELOHIM  Myla Dieu au pluriel  (plusieurs fois employés dans la Bible) :

Genèse 1:26 "Faisons l'homme à notre image et ressemblance" Genèse 3:22  Genèse 11:7
Dans le Zohar (livre de la splendeur) Elohim est défini par trois sephiroths (3 parties) qui sont = Kether (la Couronne) Ohma (sagesse) Bina (intelligence ou révélation)

Père, Fils, Esprit (nous sommes créés esprit, âme et corps). Si le mot "tri-unité" n'est pas mentionné, le fait se trouve de multiples fois dans la Bible Isaïe, 45:21-22, Isaïe 48:12-17, Zacharie 2:8-13, Isaïe 9:5 montre Yeshoua comme une partie de la Divinité.

8. Croix du calvaire D'abord il est plus intelligent de parler de la crucifixion à Golgotha.

Le mot calvaire vient d'un sens grec ou latin = le crucifix évoque pour les juifs la conversion forcée L'épée en forme de croix pour forcer ou mourir. Ce mot "croix" est un "scandale pour les Juifs" comme le dit Paul.

Un mot bien mal interprété par certains chrétiens et qui a généré une forme d'idolâtrie = " Oh sainte croix, par toi, j'ai la Vie..." au pied de la croix..." " ... soldats de la croix..."  

Paul disait très justement : "Je ne veux pas savoir parmi vous autre chose que Yeshoua Ha Mashiah crucifié.


Parler de Yeshoua crucifié est la seule et véritable évangélisation, alors que parler de la croix pousse inexorablement vers l'idolâtrie d'objets de culte qui sont une forme de fétichisme.

Le crucifix brandit par les persécuteurs des pogroms en Pologne, Russie ou contre les Juifs en Espagne, est malheureusement devenue un sinistre symbole d'oppression.


Quand Paul dit : "La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent mais pour nous qui sommes sauvés, c'est une puissance de Dieu (1 Cor. 1:18) il voulait dire : " La crucifixion de celui qui est le Mashiah est la puissance de Dieu."

Il faut toujours mettre en valeur la personne de Yeshoua et la raison de la crucifixion (pendu au bois pour nos péchés) et sa victoire sur le péché par sa mort.

La croix dans les centres évangéliques est souvent là pour prouver aux catholiques que les Assemblées Evangéliques sont bien chrétiennes, mais il faut savoir qu'autrefois cela ne se faisait pas.


Une autre erreur en rapport avec la croix est de dire "C'est vous les Juifs qui avez crucifié le Mashiah".

Les Juifs accusés de ce que les Romains ont fait et qu'une multitude de Juifs des campagnes d'Israël et de la diaspora (à Rome, Corinthe) ignoraient.

Les peuples (la plèbe) sont des veaux que leurs dirigeants conduisent en les manipulant selon leur bon vouloir. Aussi ce ne sont pas les peuples qui déclarent les guerres, mais leurs dirigeants, et ce ne sont pas les juifs qui ont crucifiés Yeshoua mais leurs chefs religieux et quelques romains qui eux même n'étaient pas le peule de Rome.
Les chefs religieux sont coupables, mais le peuple se lamentait et les filles de Yeroushala
ïm pleuraient.

Quand on parle de croix du calvaire on emploie un mot à racine latine. Dans les Evangiles, c'est le mot Golgotha qui est employé et pour cause « Golgotha lieu du crâne de Guilgal » là où les péchés ont été roulés « crâne rond ».  Matthieu 27:33   Marc 15:22 Jean 19:17 

Il faut rappeler que le "Saint Sépulcre" n'est pas le vrai puisqu'il est écrit dans Hébreux 13:12 que Le supplice a eu lieu en dehors de Jérusalem après la porte de Damas (voir le "garden Tomb" = sépulcre et Golgotha = jardin dont parle les Evangiles) et à Golgotha (femme paisible et lisant sa Bible)

9. Evangiles Mot grec euaggelion « HABESHOURA » en hébreu bonne nouvelle « MEVASER TOV »  

"messager qui annonce de bonnes nouvelles à Sion" Isaïe 52:7  "Mevasereth Sion" 


Isaïe 40:9  Monte sur une haute montagne, Sion, qui annonce de bonnes nouvelles! Élève ta voix avec force, Jérusalem, qui annonce de bonnes nouvelles! Élève ta voix, ne crains point; dis aux villes de Juda: Voici votre Dieu !

Peut-être serait-il mieux de ne pas dire "évangélisation" mais plutôt parler directement de la bonne nouvelle du Salut en Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ)


10. Saint ce mot vient du grec hosiotes et en latin sanctus. En hébreu c'est le mot qodesh ou Kadosh il se traduit « par mis à part pour Dieu ». (Ne pas confondre avec le mot français sain qui signifie « pur et donc sans tache ou sans maladie ») 

Le seul Saint par excellence, c'est Dieu, comme le proclame le prophète Isaïe dans sa vision de gloire : «Saint, saint, saint». Mais Dieu nous sanctifie en nous envoyant son Esprit de Sainteté, pour nous placer hors du monde dans un esprit « à part ».

La sanctification est un processus de croissance en sainteté, c'est une mise a part pour Dieu. Fruit de l'effort de l'homme, elle suppose le don de l'Esprit, agent indispensable de toute sanctification. Cette sanctification intervient par la fréquentation assidue de la Parole de Dieu, qui est vérité et vie pour les croyants. Le Christ lui-même reprendra cette notion disant au coeur de la prière sacerdotale « Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la vérité » Jean 17 :17.

Mais le mot "saint" a été dévoyé par l'idéologie romaine qui a crée avec les soi-disant bienheureux, une sorte de caste supérieure de serviteurs de Dieu soi-disant purs, comme Saint Pierre, Saint Jean, mais aussi Saint Didier, Sainte Sophie etc. alors qu'il est bibliquement impossible à l'homme mortel d'être sans péché Romains 3:23. 

Le seul qu'on puisse appeler saint « KADOSH »  est Dieu. Nous sommes "sanctifiés" par le sang de Yeshoua et "saints" aux yeux de Elohim Dieu lequel en vertu du sacrifice de la croix nous attribut la sainteté de Christ. Ce qui ne veut pas dire que nous sommes personnellement parfait ! C'est pourquoi nous devons nous sanctifier en nous mettant à part du péché.

11. Sainte Cène = encore une expression latine, alors que ce symbole du repas de Pessah s'appelle SEDER (le pain et le vin du SEDER)


12. S'identifier à un juif comme Paul l'a fait avec les païens. Mais attention : il faut garder ses positions honnêtement (par affection ou respect porter la kippa dans certaines circonstances). Oui mais ne pas cacher son drapeau, sa couleur de chrétien car le reniement de Pierre a coûté cher.

Essayons d'avoir le langage hébraïque de Yeshoua et des disciples Juifs.
Quand Paul a
été vers les nations, il a dû s'adapter à chacune des nations (Antioche).

Pour parler aux juifs, nous devons  nous adapter pour ne pas être un "repoussoir" mais un "attiroir" alors que ce sera une "bonne jalousie" qui poussera les Juifs à connaître leur propre Bible et leur propre Mashiah.


13 A propos de la Kippa La kippa est un couvre chef que n'a jamais porté Yeshoua, ni aucun juif de son époque car cette coutume n'existait pas. A l'époque les hommes se couvraient la tête pour prier avec le talith. (Châle de prière)

Porter la kippa est plutôt une habitude historique. La kippa vient de la racine Kaf signifiant cuillère ou paume pour illustrer sa forme incurvée. Elle a donné l'expression kippour qui se traduit par recouvrement pour symboliser le recouvrement des fautes et kape en yiddish au sens de couvre-chef. On retrouve d'ailleurs en français des dérivations militaires de ce terme dans képi ou capitaine, l'homme qui est à la tête.

Il faut attendre le Moyen-âge pour que la kippa devienne un signe de piété pour les juifs. Comme les Chrétiens avaient obligation de se découvrir en entrant dans une église, les Juifs ont donc décidé de faire le contraire.

En revanche les dignitaires religieux chrétiens affichaient leur supériorité ecclésiastique en portant la calotte. Elle avait à l'origine pour but de recouvrir la tonsure, pratique adoptée par certaines Églises chrétiennes, consistant à raser une partie des cheveux d'un clerc en signe de renonciation au monde. La kippa sacerdotale ou calotte mettait tous les prélats au même niveau.


Quelques réflexions et explications sur des passages Bibliques mal compris


Sommaire
1ère partie - 2ème partie- -"Ce sont ces Juifs"- 2 sortes de juifs-  "judaïser" - 613 commandements -  "je vous dis" - liberté  - arguments chrétiens  - il n'y a plus ni juif ni grec ?  - nous ne sommes plus sous la loi ? - L'Eglise a remplacé Israël ?  - Juifs et gentils ensembles pour sauver Israël

1ère partie

Isaïe 41:8-14  Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob, que j'ai choisi, Race d'Abraham que j'ai aimé !  Toi, que j'ai pris aux extrémités de la terre, Et que j'ai appelé d'une contrée lointaine, A qui j'ai dit: Tu es mon serviteur, Je te choisis, et ne te rejette point ! Ne crains rien, car je suis avec toi; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante.  Voici, ils seront confondus, ils seront couverts de honte, Tous ceux qui sont irrités contre toi; Ils seront réduits à rien, ils périront, Ceux qui disputent contre toi.  Tu les chercheras, et ne les trouveras plus, Ceux qui te suscitaient querelle; Ils seront réduits à rien, réduits au néant, Ceux qui te faisaient la guerre.  Car je suis l'Eternel, ton Dieu, Qui fortifie ta droite, Qui te dis: Ne crains rien, Je viens à ton secours. Ne crains rien, vermisseau de Jacob, Faible reste d'Israël; Je viens à ton secours, dit l'Eternel, Et le Saint d'Israël est ton sauveur.


Romains 2 : 17-29 Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu,
18  qui connais sa volont
é, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi; toi qui te flattes d'être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité;  toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes !  Toi qui dis de ne pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges ! Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi ! Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit. La circoncision est utile, si tu mets en pratique la loi; mais si tu transgresses la loi, ta circoncision devient incirconcision. Si donc l'incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision ? L'incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision ?  Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement; et la circoncision, c'est celle du coeur, selon l'esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

2ème partie

Mais en étudiant la 2ème partie du passage nous avons vu que le langage d'origine grecque ou latine, ne peut que créer de la confusion et éloigner du Mashiah et de la Bible le peuple juif qui pourtant est le premier héritier. (lire les 8 promesses)

Romains 9:3-5 Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Mashiah pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent l'adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Mashiah, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen !

Cette 3ème partie va montrer que des passages bibliques mal compris ont été des pierres d'achoppement pour les Juifs comme les Chrétiens et cela à cause de traductions faussées par ignorance ou pour effacer Israël. Origène, St Augustin depuis 135 et le concile de Nicée (185-203 et en 325) où tout ce qui était juif a été remplacé. Le shabbat, les fêtes, la Pâque, l'église remplaçant Israël etc.


Des passages Bibliques mal compris


1. "Ce sont ces Juifs"

1 Thessaloniciens 2:13-16 "C'est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu'en recevant la parole de Dieu, que nous vous avons fait entendre, vous l'avez reçue, non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu'elle l'est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez. Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Eglises de Dieu qui sont en Yeshoua-Mashiah dans la Judée, parce que vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu'elles ont soufferts de la part des Juifs.  Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Yeshoua et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes, nous empêchant de parler aux païens pour qu'ils soient sauvés, en sorte qu'ils ne cessent de mettre le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre".


Nombreux sont ceux qui ont exploité ces mots avec l'intention de nuire aux Juifs (faire croire que Paul est l'ennemi des Juifs). On se souvient d'Ignace de Loyola en Espagne et de l'inquisition. En fait il est clairement question des chefs religieux juifs du sanhédrin, et ce qui leur est arrivé plus tard.

Comment Paul pourrait-il accuser tout Israël et tous les juifs quand il crie :
Romains 10:1 "Frères, le voeu de mon coeur et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés".
Romains 9:2 "J'
éprouve une grande tristesse, et j'ai dans le coeur un chagrin continuel".

2. Il faut définir deux sortes de juifs
Dans les évangiles, les actes des Shlihim et les différentes épîtres on met tous les juifs sans faire de distinction.
- Or, pourquoi dire toujours "les Juifs" puisqu'il n'y a que des juifs dans la Bible ! ?
- Pourquoi ne pas préciser deux catégories que l'on peut constater aujourd'hui :

A. Les Juifs Rabbiniques (datim) : extrémistes de la religion faussée. Ils sont une minorité mais influencent tous les juifs et le gouvernement Israélien comme autrefois le Sanhédrin.

B. Les Juifs Messianiques (Yéoudim Meshihim appelés autrefois "Notsrim" c'est-à-dire "Nazaréens")
On les nomme aussi MaHaminim (les croyants) et, par d
érision, le Talmud les a appelés les "Minimes". Provient de loi, vérité, fidélité


3. Un mot souvent entendu et mal compris : "Judaïser"

Un terme méprisant pour désigner les Juifs Messianiques. Pourquoi ?

A. Par "Judaïser" on veut dire " Vous êtes sous la loi et donc plus sous la grâce". Mais quelle loi ? Les 10 commandements n'ont jamais été enlevés par le Seigneur ou les disciples.

Ici encore dire que nous ne sommes plus sous la loi est un raccourci verbal très dangereux ! En réalité les sauvé en Yeshoua Ha Mashiah (Jésus-Christ) ne sont plus sous la condamnation de la Loi mais la Loi de Dieu reste la même.


C'est Yeshoua (Jésus) lui-même qui déclare : Mathieu 5:17-20 " Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé.  Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
Souvent Yeshoua précisait : " et moi je vous dis..."  Sans loi, on est un " hors la loi "= chemin dangereux. 


B. Par Judaïser on sous-entend que nous sommes sous la HALAHA c'est-à-dire les 613 commandements dont 365 sont des commandements négatifs et 248 positifs.

Nombreux sont des commandements qui étaient valables pour le Temple qui est maintenant détruit donc des commandements caducs. Ces commandements ont été donnés pour la conservation du peuple autrefois mais libérés par le Mashiah. C'est pour la liberté que le Seigneur nous a affranchis. Chacun reste donc libre pour la cashroute (manger cacher) que nous n'imposons à personne.


Actes 15:7-11 et 19-21 7  Une grande discussion s'étant engagée, Pierre se leva, et leur dit: Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendissent la parole de l'Evangile et qu'ils crussent. Et Dieu, qui connaît les coeurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant l' Esprit Saint comme à nous;  il n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs coeurs par la foi. Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ?  Mais c'est par la grâce du Seigneur Yeshoua que nous croyons être sauvés, de la même manière qu'eux. C'est pourquoi moi, je suis d'avis de ne pas inquiéter ceux des nations qui se tournent vers Dieu, mais de leur écrire qu'ils s'abstiennent des souillures des idoles, et de la fornication, et de ce qui est étouffé, et du sang;
Mo
ïse, dès les générations anciennes, a dans chaque ville ceux qui le prêchent, étant lu dans les synagogues chaque sabbat.
Paul disait dans Romains 14:17  Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit.

Le Seigneur a renversé le mur de séparation et "anéanti" par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions (Ephésiens 2:15) et l'Epître aux Hébreux nous rappelle "que ce sont des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu'à une époque de réformation (Hébreux 9:10)


C. Par Judaïser on sous-entend aussi  accepter les règles d'un christianisme paganisé (et les règles de ce côté là n'ont pas manqué comme l'ont fait les rabbins pour les Juifs) Dans ce cas, nous avons raison de ne pas accepter ce qui n'est pas Biblique.


D. Mais si par Judaïser on veut parler du fait qu'il est question du shabbat, des fêtes de l'Eternel ou garder notre culture juive, les racines de  l'olivier Franc, alors : notre seule réponse est que = Yeshoua et les disciples pratiquaient le shabbat, ils allaient à la synagogue. Shabbat mot qui signifie " REPOS" (et non les 39 obligations négatives... ne fais pas ... ne touche pas ... imposées par le judaïsme Rabbinique.)

La Nouvelle Alliance nous démontre aussi que Yeshoua le Mashiah a participé à plusieurs fêtes de l'Eternel comme Pessah - Shavouoth - Hannouka etc.

4. Les arguments chrétiens qui ont empêché les Juifs, d'entendre la Bonne Nouvelle

A. Certains disent : "On ne doit pas prêcher l'Evangile aux Juifs" (doctrine calviniste)

Pourtant Yeshoua a dit : Matthieu 10:6-7 "allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche".
Matthieu 15:24 "Il r
épondit: Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël".
Pourtant Paul a dit
:

Romains 10:1 "Frères, le voeu de mon coeur et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés".

Romains 11:1-5 "Je dis donc: Dieu a-t-il rejeté son peuple? Loin de là! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin.  Dieu n'a point rejeté son peuple, qu'il a connu d'avance. Ne savez-vous pas ce que l'Ecriture rapporte d'Elie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël: Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels; je suis resté moi seul, et ils cherchent à m'ôter la vie ? Mais quelle réponse Dieu lui fait-il? Je me suis réservé sept mille hommes, qui n'ont point fléchi le genou devant Baal. De même aussi dans le temps présent il y a un reste, selon l'élection de la grâce.


B. D'autres disent : "Ils seront sauvés quand Yeshoua reviendra sur le Mont des Oliviers"
Zacharie 14 en parle effectivement et ce sera vrai pour ceux qui vivront
à cette époque, mais il ne faut pas oublier que durant 2000 ans, une multitude est morte sans Dieu, sans Mashiah et sans espérance a cause de l'ostracisme anti-juifs de certains chrétiens qui portent une lourde responsabilité devant Dieu.


C. Certains disent : "Ils ne veulent pas nous entendre quand nous leur parlons de Yeshoua" D'abord il faut savoir que pour parler à un juifs de Yeshoua il faut avant tout aimer les Juifs, désirer leur salut et s'intéresser aux racines de l'olivier Franc (l'Ancienne Alliance) et avoir une culture minimum pour ne pas être ridiculisé. Et ne pas employer un langage greco-latin qui pourrait leur fait penser que vous leur parlons d'une autre religion.


D. "Certains disent : Que les Juifs sont sauvés automatiquement en rentrant en Israël" Ils se trompent car ils croient que la terre a un pouvoir de salut. C'est une d'idolâtrie.


E. "D'autres pensent qu'Israël sera sauvé à cause de ses souffrances" Cette idée est parfaitement contraire au salut par la grâce de Dieu, c'est presque une infâme justification de la shoah.

Jean 8:24 "C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. 

Isaïe disait qu'il fallait annoncer une bonne nouvelle du salut :

Isaïe 40:9-10 "Monte sur une haute montagne, Sion, pour publier la bonne nouvelle; Elève avec force ta voix, Jérusalem pour publier la bonne nouvelle; Elève ta voix, ne crains point, Dis aux villes de Juda: Voici votre Dieu!  Voici, le Seigneur, l'Eternel vient avec puissance, Et de son bras il commande; Voici, le salaire est avec lui, Et les rétributions le précèdent.

Avez-vous entendu le cri de détresse silencieux d'Israël dans

Ezéchiel 37:11 "Il me dit: Fils de l'homme, ces os, c'est toute la maison d'Israël. Voici, ils disent: Nos os sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus!  Prophétise donc, et dis-leur: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici, j'ouvrirai vos sépulcres, je vous ferai sortir de vos sépulcres, ô mon peuple, et je vous ramènerai dans le pays d'Israël".

Même s'ils ne veulent pas entendre, il faut leur dire : car il y aura toujours un reste selon l'élection de la grâce (Romains 1:5) et un ordre a été donné à

Ezéchiel 3: 4-11 "Il me dit: Fils de l'homme, va vers la maison d'Israël, et dis-leur mes paroles! Car ce n'est point vers un peuple ayant un langage obscur, une langue inintelligible, que tu es envoyé; c'est à la maison d'Israël. Ce n'est point vers de nombreux peuples ayant un langage obscur, une langue inintelligible, dont tu ne comprends pas les discours. Si je t'envoyais vers eux, ils t'écouteraient.  Mais la maison d'Israël ne voudra pas t'écouter, parce qu'elle ne veut pas m'écouter; car toute la maison d'Israël a le front dur et le coeur endurci. Voici, j'endurcirai ta face, pour que tu l'opposes à leur face; j'endurcirai ton front, pour que tu l'opposes à leur front. Je rendrai ton front comme un diamant, plus dur que le roc. Ne les crains pas, quoiqu'ils soient une famille de rebelles. Il me dit: Fils de l'homme, reçois dans ton coeur et écoute de tes oreilles toutes les paroles que je te dirai !  Va vers les captifs, vers les enfants de ton peuple; tu leur parleras, et, qu'ils écoutent ou qu'ils n'écoutent pas, tu leur diras: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel.

5. Il n'y a plus ni juif ni grec disait Paul dans Galates 3:23-24

Il ne faut pas sortir un texte du contexte pour en faire un prétexte : remarquez à qui cela est dit = Galates 3: 23  Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée. Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Mashiah, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Yeshoua HaMashiah; vous tous, qui avez été baptisés dans le Mashiah, vous avez revêtu le Mashiah. Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Yeshoua HaMashiah. Et si vous êtes au Mashiah, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse" 


Un pédagogue enseigne et n'enlève pas la loi. Un en Yeshoua : cela montre le côté spirituel.


- Et maintenant Paul montre l'autre aspect du Judaïsme déformé des rabbins : chaque jour la prière selon le talmud = " Je te rends grâce de ce que je ne suis pas un "goï" (païen), un esclave, une femme. On a donc ici une réponse à l'attitude rabbinique du Talmud.


- La preuve que Paul faisait la différence : " Aux juifs premièrement puis aux grecs : l'aîné d'abord et ensuite le cadet. La distinction est nécessaire et Paul savait qu'il y avait 3 catégories de personnes : les Grecs, les Juifs et les Chrétiens (gentils) en disant : " ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l'Eglise de Dieu (gentils des nations)

1 Corinthiens 10:32-33   32  Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l'Eglise de Dieu, de la même manière que moi aussi je m'efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés   


- Paul savait s'adapter aux 3 : son discours aux païens d'Athènes (Actes 17:23-31) le prouve. Mais il s'adaptait aussi dans les 3 situations quand il dit ... (lire 1 Corinthiens 9:19-23) remarquez qu'il cite 5 fois dans la loi... sans la loi...faible..., tout à tous ...afin d'en sauver quelques uns. Le but est de gagner 5 fois.

6. Nous ne sommes plus sous la loi ?

... disent certains car il est écrit Romains 6:14 Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.  Cela ne signifie pas sans la loi, la grâce n'a pas enlevé la loi puisque Yeshoua a dit que pas un yod de la loi ne sera enlevé. Mais la Grâce vient au secours de la loi pour la rendre plus efficace en nous. La loi est un pédagogue pour nous conduire au Mashiah.(Galates 3:24)

Paul disait aussi " Je prends plaisir à la loi de Dieu" Romains 7:14:22 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je  fais ce que je hais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. 22  Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;

Aussi il vaudrait mieux dire que nous sommes toujours sous la loi, mais plus sous la condamnation de la loi !

7. "L'Eglise a remplacé Israël" ?

Doctrine amillénariste qui consiste à remplacer toutes les promesses à Israël en les spiritualisant pour l'Eglise = Sion, Eglise = Israël, le chrétien, le pays les promesses.


Exemple de transformation : Isaïe 60 : 1 à 22 transformé  Lève-toi, sois éclairée, car ta lumière arrive, Et la gloire de l'Eternel se lève sur toi. Voici, les ténèbres couvrent la terre, Et l'obscurité les peuples; Mais sur toi l'Eternel se lève, Sur toi sa gloire apparaît. Des nations marchent à ta lumière, Et des rois à la clarté de tes rayons. Porte tes yeux alentour, et regarde: Tous ils s'assemblent, ils viennent vers toi; Tes fils arrivent de loin, Et tes filles sont portées sur les bras. Tu tressailliras alors et tu te réjouiras, Et ton coeur bondira et se dilatera, Quand les richesses de la mer se tourneront vers toi, Quand les trésors des nations viendront à toi.
Tu seras couverte d'une foule de chameaux, De dromadaires de Madian et d'Epha; Ils viendront tous de S
éba; Ils porteront de l'or et de l'encens, Et publieront les louanges de l'Eternel. Les troupeaux de Kédar se réuniront tous chez toi; Les béliers de Nebajoth seront à ton service; Ils monteront sur mon autel et me seront agréables, Et je glorifierai la maison de ma gloire. Qui sont ceux-là qui volent comme des nuées, Comme des colombes vers leur colombier ?  Car les îles espèrent en moi, Et les navires de Tarsis sont en tête, Pour ramener de loin tes enfants, Avec leur argent et leur or, A cause du nom de l'Eternel, ton Dieu, Du Saint d'Israël qui te glorifie. Les fils de l'étranger rebâtiront tes murs, Et leurs rois seront tes serviteurs; Car je t'ai frappée dans ma colère, Mais dans ma miséricorde j'ai pitié de toi. Tes portes seront toujours ouvertes, Elles ne seront fermées ni jour ni nuit, Afin de laisser entrer chez toi les trésors des nations, Et leurs rois avec leur suite. Car la nation et le royaume qui ne te serviront pas périront, Ces nations-là seront exterminées. La gloire du Liban viendra chez toi, Le cyprès, l'orme et le buis, tous ensemble, Pour orner le lieu de mon sanctuaire, Et je glorifierai la place où reposent mes pieds. Les fils de tes oppresseurs viendront s'humilier devant toi, Et tous ceux qui te méprisaient se prosterneront à tes pieds; Ils t'appelleront ville de l'Eternel, Sion du Saint d'Israël.  Au lieu que tu étais délaissée et haïe, Et que personne ne te parcourait, Je ferai de toi un ornement pour toujours, Un sujet de joie de génération en génération.  Tu suceras le lait des nations, Tu suceras la mamelle des rois; Et tu sauras que je suis l'Eternel, ton sauveur, Ton rédempteur, le puissant de Jacob. Au lieu de l'airain je ferai venir de l'or, Au lieu du fer je ferai venir de l'argent, Au lieu du bois, de l'airain, Et au lieu des pierres, du fer; Je ferai régner sur toi la paix, Et dominer la justice. On n'entendra plus parler de violence dans ton pays, Ni de ravage et de ruine dans ton territoire; Tu donneras à tes murs le nom de salut, Et à tes portes celui de gloire. Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour, Ni la lune qui t'éclairera de sa lueur; Mais l'Eternel sera ta lumière à toujours, Ton Dieu sera ta gloire. Ton soleil ne se couchera plus, Et ta lune ne s'obscurcira plus; Car l'Eternel sera ta lumière à toujours, Et les jours de ton deuil seront passés.  Il n'y aura plus que des justes parmi ton peuple, Ils posséderont à toujours le pays; C'est le rejeton que j'ai planté, l'oeuvre de mes mains, Pour servir à ma gloire. Le plus petit deviendra un millier, Et le moindre une nation puissante. Moi, l'Eternel, je hâterai ces choses en leur temps. Alors ainsi le retour d'Israël ne signifierait rien et il n'y aurait pas de millénium, ni de retour du Seigneur. L'Eglise serait souveraine.
Paul dit clairement aux romains Rom 11:1 Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là.

Posez-vous les bonnes questions : si l'Eglise avait remplacé Israël, alors :
1. Pourquoi Israël existe-t-il encore ?
2. Pourquoi Paul dit-il encore : " aux juifs premi
èrement et puis aux grecs ? "
3. Pourquoi la r
ésurrection de la terre d'Israël après 20 siècles ?
4. Pourquoi le retour d'Isra
ël au pays ?
5. Pourquoi la Bible cite Isra
ël sans arrêt (5000 fois)
6. Comment expliquer les multiples passages qui n'ont de sens qu'avec Isra
ël ? (Les assemblées déforment la Bible)

La réalité est que

Israël et l'Eglise sont comme la mère et la fille ensemble. C'est Israël qui a enfanté l'Eglise. Comme deux rails sur lesquels le train des promesses de Dieu roule. Si vous enlevez un rail, c'est le déraillement de tout le train (catastrophe spirituelle)

Paul disait aux galates
- Galates 6:16  Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l'Israël de Dieu !
Car Paul voyait les gentils comme greffés sur Israël.

La preuve : 1 Corinthiens 10:1 et Romains 11 Ce n'est pas vous qui portez la racine mais c'est la racine qui vous porte.
- Deux ministères : pour les juifs et les gentils mais la pensée Divine est : Isaïe 56:8  8  Le Seigneur, l'Eternel, parle, Lui qui rassemble les exilés d'Israël: Je réunirai d'autres peuples à lui, aux siens déjà rassemblés.
Jean 10:16  16  J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.


8. Juifs et Gentils sauvés ensemble pour ramener Israël

- Dès l'origine, le Seigneur a voulu que JAPHET habite dans la tente de SEM et que Juifs et Gentils soient ensemble dans le plan Divin. Exemples :
- Isaac a
épousé une mésopotamienne (irakienne) Rebecca
- Joseph a
épousé Asnath une Egyptienne
- Mo
ïse a épousé Sephora une madianite
- Boaz a
épousé Ruth une moabite et ont donné ainsi la tribu de David et du Mashiah
- Dieu a utilis
é des non juifs et des païens = Balaam, Cyrus, les mages, la samaritaine
- Dieu a utilis
é des serviteurs chrétiens pour amener des Juifs au salut.
- Il existe un grand nombre de missions ou d'actions pour Isra
ël (Suède, Finlande, Suisse) qui sont soutenues par des chrétiens. Les Chrétiens Amis d'Israël , l'ambassade chrétienne à Jérusalem,  et de ceux là qu'il est dit en Isaïe 44:5   L'un dira: Je suis à l'Éternel, l'autre se réclamera du nom de Jacob, et l'autre écrira de sa main: Je suis à l'Éternel, et prendra le nom d'Israël.


Source : http://juifsetgentils.skynetblogs.be/juif-messianique/